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Full text of "Le temple de Kalabchah"

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The 

McAfro 

Libraiy 

ofAncient 

Ail 


NEW  YORK  UNIVEESITY  LIBRARIES 
INSTITUTE  OF  FINE  ARTS 


SERVICE  DES  ANTIQUITÉS  DE   L'EGYPTE 


LES 


TEMPLES  IMMERGÉS  DE  LA  NUBIE 


-3*<- 


LE 


TEMPLE  DE  KALABCHAH 

PAR  M.   HENRI i  GAUTHIER 


PREMIER  FASCICULE 


LE  CAIRE 

IMPRIMERIE   DE  L'INSTITUT  FRANÇAIS 

D'ARCHÉOLOGIE   ORIENTALE 


1911 


I 


h 


Les  planches  en  couleurs  numérotées 
de  E  à  L  inclusivement'  paraîtront  dans 
le  second  fascicule. 


LE 

TEMPLE  DE   KALABCHAH 


CHAPITRE    PREMIER 
CELLA. 

(PI.  I-XVIII.) 


[.   DESCRIPTION   GENERALE. 

La  cella  est  la  dernière  salle  du  temple,  et  servait  probablement  de  sanctuaire 
ou  saint  des  saints.  Un  naos  devait  se  dresser  face  à  la  porte,  à  peu  de  distance 
de  la  paroi  du  fond  (ouest);  quelques  débris  en  ont  été,  en  effet,  retrouvés  dans 
les  décombres  de  la  salle,  mais  ils  n'ont  pas  été  suflisants  pour  permettre  de  le 
reconstituer  et  de  le  remettre  en  place.  Parmi  ces  débris  je  signalerai  l'escalier 
visible  sur  la  planche  I.  A. 

Cette  salle  est  la  plus  large  du  temple;  dans  le  sens  perpendiculaire  à  l'axe 
(  nord-sud),  elle  mesure  1  1  m.  80  cent.  Comme  profondeur,  elle  a  5  m.  63  cent, 
(exactement  comme  l'antichambre),  et  comme  hauteur  seulement  5  m.  i3  cent.: 
elle  est  donc  la  plus  basse  de  tout  le  temple,  qui  allait  toujours  en  diminuant 
de  hauteur  depuis  l'entrée  du  pylône  jusqu'au  fond.  Elle  communique  avec  la 
salle  précédente  (procella)  par  une  grande  porte  centrale,  dont  l'ouverture  est 
haute  de  3  m.  60  cent,  et  large  de  2  mètres  exactement,  qui  était  malheureu- 
sement très  mutilée  el  dont  toute  la  partie  supérieure  a  dû  être  construite  à 
nouveau.  Par  extraordinaire,  cette  porte  se  trouve  dans  l'axe  de  la  relia,  à  la 
différence  des  autres  portes  qui  sont  toujours  percées,  non  au  milieu  des  parois, 
mais  plus  près  de  leur  extrémité  sud  que  de  leur  extrémité  nord.  La  cella 
communique  encore  avec  la  procella  par  une  petite  porte  large  de  o  m.  72  crut, 
seulemenl  el  haute  de  2  mètres;  le  passage  prend  naissance  dans  la  paroi  sud 
de  la  procella  (à  l'angle  sud-ouest),  et  débouche  sur  la  paroi  est  de  la  cella  (à 
l'angle  sud-est).  On  ne  saurait  dire  avec  quelque  précision  à  quel  but  était 
destiné  ce  passage;  il  a  été  retrouvé  aussi  en  fort  mauvais  état  et  a  dû  être 
consolidé  el  restauré. 

Le  Temple  </<•  Kalabcliah.  ï 


2  II.   GAUTHIER. 

Tout  le  plafond  de  la  salle  est  tombé,  de  sorte  qu'elle  est  maintenant  à  ciel 
ouvert.  Mais  dans  l'antiquité,  elle  ne  prenait  jour,  outre  la  porte  centrale, 
que  par  quatre  petites  fenêtres  hautes  chacune  de  o  ni.  o,.*S  cent,  environ  et 
larges  de  o  m.  80  cent.,  dont  deux  sont  percées  dans  le  haut  de  la  paroi  ouest, 
nue  dans  la  paroi  nord,  et  une  dans  la  paroi  sud.  Peut-être  \  avait-il  aussi  deux 
fenêtres  creusées  dans  l'épaisseur  du  plafond. 

La  décoration  de  la  salle  est  absolument  achevée,  et  relativement  encore  bien 
conservée;  sauf  les  brèches  pratiquées  par  les  Barbarins  modernes  sur  presque 
tous  les  joints  de  pierres  pour  extraire  les  queues  d'aronde,  sauf  également 
quelques  cassures  de  peu  d'importance  de-ci  et  de-là,  on  peut  dire  que  les  murs 
sont  restés  intacts.  Les  couleurs  primitives  dont  étaient  peints  les  bas-reliefs  et 
les  inscriptions  sont  encore  très  apparentes,  et  l'on  peut  voir  que  tous  les  rois 
étaient  peints  en  rouge,  les  divinités  au  contraire  en  couleurs  diverses.  Le  style 
des  bas- reliefs  est  assez  bon  pour  l'époque  très  avancée  à  laquelle  ils  ont  été 
sculptés,  les  hiéroglyphes  sont  également  d'un  travail  assez  satisfaisant  en  ce 
qui  concerne  la  forme,  mais  ils  renferment  beaucoup  de  fautes  et  incorrections. 

La  décoration  de  la  cella  consiste  en  une  double  procession  de  dieux  Nils  au 
soubassement,  une  double  inscription  dédicatoire  au  bandeau  du  soubassement, 
deux  registres  superposés  de  tableaux  variés,  une  double  inscription  à  la  frise, 
et,  couronnant  le  tout,  une  série  de  I  I  à  hauts  de  o  m.  .*io  cent.,  touchant 
directement  le  plafond,  et  courant  tout  autour  de  la  salle.  Les  deux  faces  de  la 
porte  centrale  ainsi  que  son  plafond  sont  également  décorés. 

II.   PORTE  CENTRALE. 

Cette  porte  mesure  3  m.  63  cent,  de  largeur  et  5  m.  '18  cent,  de  hauteur 
dans  ses  plus  grandes  dimensions,  et  n'est  pas  percée  au  milieu  de  la  paroi 
ouest  de  la  procella,  mais  beaucoup  plus  près  de  l'extrémité  sud  de  cette  dernière 
que  de  son  extrémité  nord. 

FAÇADE    EXTÉRIEURE. 

(PI.  I.  A.) 

(lette  façade  se  décompose  en  plusieurs  parties  : 

1"  Tout  au  sommet,  une  haute  et  très  proéminente  corniche  (de  •?  m.  63  <•. 
sur  o  m.  70  cent.),  dont  la  décoration  consiste  en  urseus  dressés  et  rangés  les 
uns  à  côté  des  autres. 


LE  TEMPLE  DE  k  iLABCH  VII.  3 

2°  Une  frise  supérieure  de  o  m.  69  cent,  de  hauteur  vient  immédiatement 
au-dessous  de  cette  corniche,  entre  elle  et  le  boudin  arrondi;  un  disque  solaire 
aux  ailes  éployées  el  llan<|ué  de  deux  uraeus  coiffés,  l'un  de  la  couronne  V^,. 
l'autre  de  la  couronne  Jj  l'occupe  presque  tout  entière;  sur  les  côtés,  la  double 
légende  usuelle  de  ce  disque  ailé  :  à  gauche  ;  (« — «)  "■^|(s'c)  J  _  _:  à  droite  : 

.'S"  Au-dessous  du  boudin  une  Irise  inférieure  formant  linteau,  un  peu  moins 
haute  (0  m.  h']  cent.)  et  un  peu  moins  large  (2  m.  1  2  cent.)  que  la  précédente. 
est  décorée  du  même  disque  solaire  llanqué  des  deux  uraeus;  les  couronnes  de 
ces  derniers  sont  cassées,  et  les  ailes  sonL  légèrement  différentes  de  celles  du 
disque  de  la  frise  supérieure.  De  chaque  côté,  les  mêmes  légendes  que  plus 
haut  :  à  gauche  :  («— «  )  -— Npt-)  j_ \  à  droite  :  («— «)  J*^|    (,)  {, ,- 

\°  Entre  ces  deux  frises,  un  boudin  arrondi  descendant  également  sur  toute 
la  hauteur  des  deux  montants,  et  épais  de  o  in.  \h  cent.;  aux  extrémités  infé- 
rieures de  chacun  des  montants,  à  o  m.  kk  cent,  au-dessus  du  sol,  ce  boudin 
cesse  d'être  cylindrique  pour  devenir  carré  : 


5°  Entin  les  deux  montants  de  la  porte,  larges  chacun  de  o  m.  54  cent,  et 
hauts  de  3  m.  43  cent.,  sont  ornés  chacun  de  deux  longues  bandes  verticales 
d'hiéroglyphes,  celles  du  montant  droit  orientées  (-< — ■),  celles  du  montant 
gauche  orientées  (» — ►).  L'espace  compris  entre  les  deux  lignes  les  plus  inté- 
rieures, c'est-à-dire  l'ouverture  de  la  porte  proprement  dite,  mesure  1  m.  6f>  c. 
de  largeur  et  3  m.  43  cent,  de  hauteur. 

a.    Lignes  de  la  façade  (côté  sud). 

o  s  *~~~\  / —  r\  (?)  «, *•*'<    =^«=    a>  (  1  )  v  ■  •  /f  \  ^  1 

î  O  —  O  xx  ^  *  £    V  ^n^^     \  ',  h  M  J 1 1 


ffi 


111   Sur  l'original,  rc  si;;nr  esl  le  plus  souvenl  retourné  de  bas  en  haut. 


II.   G  UiTIllER. 


li.   Lignes  de  lu  façade  (côté  nord). 

III  5*  /<=»-!  ll^vw^Silk       — m— I     I     I  -=».A(<"-)|Ia~~aII    _^>  I     III        1    «J[l]ll/ \1 

P3)i?PifTiT;T.î!!-i:-=j;Pij:p-n::jTP 

iif^V7Prr,,,Vw,-ini~ ^r:^ 


X     <s 


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^»^iiiV-^--»**r  À  i  J 

FEUILLURES. 

En  entrant  dans  l'ouverture  de  la  porte,  on  voit  de  chaque  côté  deux  bandes 
verticales  de  textes  décorant  les  feuillures  nord  et  sud;  les  deux  bandes  ont  une 
hauteur  de  3  m.  h'i  cent,  chacune  et  une  largeur  totale  de  o  m.  5  i  cent.  Celles 
de  la  Feuillure  droite  (nord)  sont  orientées  (■ — ►  ),  et  celles  de  la  feuillure  gauche 
(sud)  sont  orientées  (< — •),  c'est-à-dire  toujours  dans  le  sens  de  l'extérieur  vers 
l'intérieur.  La  porte  s'élargit  ensuite  et  passe  de  i  m.  6a  cent,  à  a  mètres: 
elle  conserve  cette  plus  grande  largeur  sur  une  longueur  de  i  mètre,  jusqu'à 
son  débouché  dans  la  relia:  mais  les  feuillures  de  cette  partie  large  ue  portent 
aucune  décoration. 

n.    Feuillure  du  cillé  sud  (pi.  I.  B). 

I  -^m-  *~~a  ■        i  .=      I  ' mU3     I     a*w~a  -^m-  I  O  ■  B  l  -^m-  T  \  JJ 

1    Sur  l'original,  te  groupe  est  orienté  en  sens  inverse  du  contexte  (-— ). 
-'    Le  signe  porte  deux  petites  boucles  au  lieu  des  deux  comtes  pointes  latérales. 
(3)  Le  signe  est  orienté  en  sens  inverse  du  contexte  (• — ). 
1     Voir  p.  3,  note  p. 
Voir  note  a. 


O 


LE  TEMPLE   DE  k  \L\UUIAI 


h.    Feuillure  iht  coté  nord  (pi.  I.  (I). 

•TTAVSAMri»^mti;<js;î3f-5Si 

«JS  *  I  r  '  I J    III  l^j  f  «  J  a—a  ®mo  od  -—  y*       l  n  w  -h-       >tt 

PLAFOND. 

Le  plafond  de  la  porte  mesurait  î  m.  52  cent,  de  longueur  de  la procella  à  la 
cella,  et  était  à  deux  niveaux  différents  :  une  première  partie,  de  o  m.  5i  cent, 
de  longueur,  était  à  3  m.  43  cent,  au-dessus  du  sol,  une  seconde  partie,  de  î  mètre 
de  longueur,  était  à  3  m.  6o  cent,  au-dessus  du  sol.  La  première  partie  était  un 
peu  plus  étroite  (i  m.  (î5  cent.),  puis  la  porte  allant  en  s'élargissant,  la  seconde 
partie  du  plafond  mesurait  1  in.  8o  cent,  de  large.  Tout  ce  plafond  était  écroulé, 
sauf  une  très  petite  surface  en  bordure  sur  la  procella,  et  qui  laisse  encore  aper- 
cevoir des  ailes  (de  vautour  ou  d'uraeus)  avec  la  ligne  d'hiéroglyphes  que  voici, 
légèrement  mutilée  vers  la  fin  (côté  nord)  :  (•< — «) 


Un  autre  bloc  de  ce  même  plafond  fut  retrouvé  au  cours  des  travaux  de 
déblaiement,  mais  trop  lard  pour  qu'il  fût  possible  de  le  remettre  eu  place;  on 
avait  dû.  en  effet,  se  hâter  de  consolider  le  peu  qui  subsistait  de  ce  plafond  par 
des  poutres  de  fer  et  du  ciment,  pour  prévenir  un  éboulement  plus  considérable 
qui  aurait  pu  se  produire.  Ce  bloc  devait  former  le  centre  du  plafond,  car  les 


111   Signe  tourné  de  l'autre  côté  (• — )  sur  l'original. 

'■2|  Les  deux  ur.eus  ont  leurs  replis  dirigés  ici  en  sens  inverse  de  ceux  du  groupe  précédent. 


h.  g  urniiin;. 


deux  lignes  d'inscriptions  qu'il  porte,  séparées  par  un  vautour  aux  ailes  éployées 
coiffé  de  la  couronne  M    sont  orientées  en  sens  inverse.  Voici  ces  deux  lignes  : 


(«*)    milieu 


' 


■•"'  1    .  .V.lh* 2.1M   ;P'J^^[>i™t™Suiie ....» 

bande  représentant  un  vautour  coiffé  de  la  couronne  SJ  |. 

Ce  bloc  porte  encore  quelques  signes  sur  une  autre  face,  perpendiculaire  à 
cette  dernière,  et  qui  devait  former  le  linteau  de  la  porte  dans  la  cella.  On  \  voit 
^  .  et  ces  deux  lignes  semblables  tendraient  à  faire  croire  que   le 

linteau  contenait  deux  tableaux,  dans  chacun  desquels  était   re- 
présenté le  dieu  Mandoulis. 


11 


11 

■  <i 


FAÇADE    INTERIEUR K. 

(PI.  II.) 


(lette  façade,  haute  de  3  m.  60  cent.,  et  large  de  2  mètres,  a  beaucoup  souffert 
du  temps.  Le  linteau  est  perdu,  à  quelques  rares  fragments  près  qui  ont  pu 
être  recueillis  dans  les  décombres  et  remis  en  place  dans  la  nouvelle  maçonnerie 
qui  a  dû  être  faite  pour  empêcher  la  porte  de  s'effondrer  complètement.  Les 
deux  montants  sont  un  peu  mieux  conservés,  tout  au  moins  dans  leur  partie 
inférieure. 

a.    Moulant  gauche  (nord)  (pi.  II.  B). 

Il  mesure  3  m.  (io  cent,  de  hauteur  et  1  in.  10  cent,  de  largeur.  La  partie 
basse  ne  porte  pas  de  décoration  spéciale,  mais  contient  la  fin  de  la  procession 
des  Nils  qui  court  tout  autour  de  la  salle.  A  1  m.  35  cent,  seulement  au-dessus 
du  sol  commence  la  décoration  spéciale  de  la  porte.  Elle  consiste  en  deux  lon- 
gues lignes  verticales  d'hiéroglyphes  (» — ►  ).  larges  à  elles  deux  de  0  m.  34  cent.. 
qui  occupent  le  bord  du  montant;  puis  en  arrière  de  ces  deux  lignes  viennent 
Inns  petits  tableaux  superposés,  larges  de  o  m.  72  cent,  et  hauts  chacun  de 
1  m.  10  cent.  L'étal  de  dégradation  des  parties  supérieures  ne  permet  pas  de 
dire  avec  certitude  si  la  décoration  spéciale  de  la  porte  montait  jusqu'au  plafond  : 
il  est  probable  qu'elle  s'arrêtait  au  linteau,  et  que  celui-ci  portait  une  ornemen- 
tation encore  différente,  dont  on  voit,  du  reste,  encore  quelques  traces,  et  qui 
devait  être  composée  de  deux  tableaux  juxtaposés.  Chacun  des  trois  tableaux 
superposés  représente  un  génie  redoutable,  à  corps  d'homme  et  tête  de  lion,  el 


LE  TEMPLE   DE  K  \l.  \  l'.t'.ll  Ail.  " 

armé  de  deux  glaives  11  qu'il  brandit  d'un  air  menaçant;  devant  lui  sont  deux 
petites  lignes  verticales  de  textes,  et  au-dessus  de  lui  une  troisième  ligne,  hori- 
zontale, continuant  les  deux  précédentes. 

Lignes  verticales  du  bord  :  (— >)  !  (Cette  ligne  est  tout  entière  détruite,  sauf 
quelques  débris  de  signes  allongés  tout  au  bas)  iw"i  j  (tout  le  haut  est  perdu) 

KXftmyv*»^  ;:v  w     ois 


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Iableau 

INFÉRIEUR 

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Tableau  mo\en  :  (■ — m  i  A  JT 

A«w»A   CV      ' 

^^  W  *=►  *v~a  I     I     I  J  »  yw«v    I  il  *l   » 


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I    # 


©_»  © 
.111  W 


Tableau   supérieur.    —  Il   ne  reste  absolument  rien   des  lignes   i   et  2,  et 
de  la  ligne  3  on  aperçoit  seulement  un  signe  et  un  fragment  de  signe  :  (— -*) 


t 


/;.    Montant  droit  (sud)  (pi.  11.  G). 


La  décoration  de  ce  montant  est  absolument  analogue  et  symétrique  à  celle 
du  moulant   nord;  mais  il  est  encore  bien  plus  endommagé  que  le  précédent. 

Lignes  verticales  du  bord.  —  Des  deux  longues  lignes  verticales  en  bordure 
de  la  porte,  il  ne  reste  que  les  débris  suivants  :  (- — «)  |  ^^ 


|  ||     :  r—^  -"- 


.  (?) 


1^1         SIM—"-  *~~*      ^sr 

iii  o    ,  ^«,  (  )  lw 


m 


m  ,,  Œ3EEI  ?  (*nprgfi::t-i 


r   Sur  l'original,  te  signe  a  une  forme  légèrement  différente  (voir  la  photographie). 


8  II.   G  VUTHIER. 

Tableau  infebieub.  --  Le  génie  est  représenté  ici  foulant  aux  pieds  un  serpent. 


VJ 


t    s 


!(»>)    I 


I     I     I 


53W^^fj7Jx,"Zî<  7  \lrr, 

TABLEAU  MOYEN  :  (*— )   ,  5fc  «SM  $U  I 

Tableau  supÉBrEUB.  -  -  Il  n'en  reste  que  le  dernier  signe  de  la  ligne  3,  N*^  . 

c.   Linteau  (pi.  II,  A). 

Le  linteau  devait  mesurer  ^>  mètres  de  large  sur  i  m.  58  cent,  de  haut,  mais 
il  n'eu  reste  presque  rien.  Les  débris  retrouvés  dans  les  décombres  de  la  salle 
et  remis  en  place  par  M.  Barsanti  montrent  que  ce  linteau  était  divisé  en  deux 
parties  : 

1"  Une  surface  haute  de  o  m.  35  cent.,  qui  portait  le  disque  solaire  aux  ailes 
éployées;  on  voit  encore   l'aile   gauche  et   quelques  signes  hiéroglyphiques  : 

(" — **)  Û      [■  ^|r  ■■l&,  et  un  débris  portant       ,^, 

3°  Au-dessous  de  ce  disque  ailé,  une  surface  mesurant  o  m.  70  cent,  de 
hauteur  contenait  un  (ou  deux)  tableau;  il  ne  reste  que  quelques  fragments  du 
tableau,  au  nord;  on  \  voit  le  roi  (» — ►  )  coiffé  d\i  pschenl  W ,  avec  les  restes  de 

légende  :  ^^  («>),  en  face  d'un  dieu  (■< — «)  dont  il  ne  reste  plus  qu'un 
débris  de  la  couronne,  et  qui  est  Mandoulis.  comme  l'indiquent  les  quelques 
hiéroglyphes  encore  lisibles  devant  lui  :  (■< — ■)  ~       V  .  etc. 


III.   SOUBASSEMENT. 

(PI.  III-V,  XI-XIII  el  XVI,  B.) 

SECTION   DE  GAUCHE  (SUD). 
(PI.  III-V.) 

Cette  section  du  soubassement   mesure,  comme  celle   de   la   partie  droite. 
1  m.  i5  cent,  de  hauteur,  mais  elle  est  un  peu  moins  longue  que  l'autre  (quinze 

■"   Sur  l'original,  la  jambe  du  personnage  est.  connue  son  bras,  attachée  au  piquet. 

-■'  Le  vase  n'a  pas  exactemenl  cette  forme  (voir  la  photographie). 

l!   Sur  l'original,  l'animal  a  la  queue  redressée  el  recourbée  sur  le  dos. 


LE  TEMPLE   DE   K  ILABCHAH.  9 

figures  seulement,  au  lieu  de  seize).  Elle  contient  une  procession  de  dieux 
Nils  précédée  par  le  roi  (» — ►  )  el  apportant  à  Osiris  et  à  Mandoulis  ( -< — «)  les 
mêmes  vases  1  (pie  la  procession  de  la  partie  droite.  Derrière  le  roi  el  chacun 
des  Nils  est  représentée  également  la  même  guirlande  de  Heurs  que  sur  la 
section  de  droite.  Les  hiéroglyphes  sont  bien  conservés,  et  l'ensemble  a  gardé 
ses  couleurs  beaucoup  mieux  que  la  section  de  droite:  on  peut  encore  voir  que 
les  Nils  étaient  peints  en  vert,  avec  un  large  collier  violet,  et  que  les  inscriptions 
revêtaient  toute  la  gamme  des  plus  vives  couleurs. 

La  scène  commence  au  milieu  de  la  paroi  ouest,  dont  elle  occupe  toute  la 
partie  sud:  (die  se  continue  sur  la  paroi  sud.  et  se  termine  sur  la  paroi  est,  après 
l'ouverture  de  la  petite  porte  percée  sur  colle  paroi.  Elle  esl  longue,  au  total, 
de  ô  m.  0,0  cent.      5  m.  55  cent.  ;   h  m.  ->o  cent.,  soit  i5  m.  65  cent. 

a.    Paroi  ouest  (  pi.  III .  A  et  B,  et  pi.  V,  A). 


Cette  paroi  comprend  les  deux  divinités,  le  roi  el  les  quatre  premiers  Nils 
de  la  procession.  Le  roi  est  coiffe  du  diadème  15.  1  1.  Osiris  du  diadème  B.  7.  et 

7 


Mandoulis  du  diadème  A.  h  surmonté  de  B.  7(l 


Titre  :  (— - )  ,  ****%    ■    w  ^_  q  q  <"'■> 


osnus  :  i — )  ;  i^t  H  (]u52±D  î  t w  1  ^  Ci  H  l  î  **  W 

Mandoulis  :(—*)]  ^f\  ^  \  ,',  -%&  J|  W  J  "|  |  — '  Tt|  ^  ?  £=!  ? 


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\stci   ^m****^ 


"  Toutes  tes  coiffures  des  personnages  royaux  et  divins  ont  été  groupées  sur  quatre  planches 
désignées  par  les  lettres  A,  B.  C,  D,  el  sur  chacune  de  ces  planches  elles  portent  des  numéros 
allant  de  1  à  12  ou  de  1  à  11.  Dans  la  plupart  des  cas,  du  reste,  l'examen  des  photographies 
Millira  pour  donner  au  lecteur  une  idée  exacte  de  ces  diadèmes. 

Le  Temple  de  Kalabchah.  2 


10 


II.  G  VUTHIER. 


a-N,,:(^)7vr:(vMPr^;ij-^:j:AfT.n 

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etc. 


16 


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(la  suite  sur  la  paroi  sud). 

rie)     |    \  I 

b.   Paroi  sud  (pi.  IV.  A  el  B). 
Elle  comprend  si\  Nils  (n"s  ii  à  10  inclus)  : 

5-  Nil  («à»)  :  (— >)  ;  ^O^  |  ^ ClZZl' 

^i,.îj-it^w' 

ULlMï~ ^IHÎ^/jEÔ' 

8"  n»  =  (-)ï-kr(yMPrf^;^ii^1?:OfT,n 

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LE  TEMPLE   DE  k  ILABCH  Ul.  Il 

c.    Paroi  est  (pi.  V.  B). 

EHe  comprend  la  guirlande  de  fleurs  du  dixième  Nil,  puis  les  quatre  Nils 
(  uos  i  i  à  i  V).  H  enfin,  orientée  en  sens  inverse  (-< — -).  une  figure  de  divinité  qui 
regarde  vers  la  porte  débouchant  de  \aprocella,  et  qui  fait  pendant  à  la  divinité 
de  la  section  de  droite,  à  laquelle  elle  est,  du  reste,  absolument  semblable 
comme  costume,  coiffure  (B.  7  sur  A.  '1)  el  altitude,  dette  paroi  ne  mesure 
que  6  m.  ao  cent,  de  longueur,  à  cause  de  la  petite  porte  de  o  m.  72  cent. 
d'ouverture,  qui  y  est  creusée  et  qui  fait  communiquer  la  crlla  avec  la procella. 


(■«-•). 

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i3-Na?(~)  î  ih  S  (SUS  H  n  1 1  in /Tî  =  ; w 

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Figure  n°  i5  (dieu  Vlandoulis)  :  (-> — «)   1   (ligne  non  gravée). 

Ces  Nils  s'adressent  alternativement,  et  de  façon  absolument  régulière,  à 
Osiris  d'abord,  puis  à  Isis,  enfin  à  Mandoulis,  et  ainsi  de  suite. 

Ils  sont  tous  figurés  sous  la  forme  d'hommes  nus,  vêtus  seulement  d'une 
ceinture  retombant  en  avant  jusqu'au-dessus  des  genoux;  ces  hommes  ont  les 
pectoraux  extrêmement  développés  et  gonflés,  symbole  de  l'abondance  et  de  la 
richesse  des  offrandes  qu'ils  viennent  apporter  aux  dieux.  Les  corps  sont  peints 
alternativement  en  vert  et  en  bleu,  le  premier  Nil  de  chacune  des  sections  sud 
et  nord  (celui  qui  vient  immédiatement  derrière  le  roi)  étant  bleu.  Tous  sont 
coiffés  du  symbole  JT,  mais  ceux  qui  ont  le  corps  bleu  ont  cette  coiffure  peinte 
en  vert,  et  inversement,  ceux  qui  ont  le  corps  vert  ont  celte  coiffure  peinte  en 


12  II.  GAUTHIER. 

bleu.  Pourtant  le  sol  d'où  émergent  les  tiges,  ainsi  que  le  bord  supérieur 
arrondi  des  Heurs,  sont,  partout  peints  en  rouge.  Tous  ces  Nils  portent  un 
collier  et  quatre  bracelets  (deux  aux  bras  et  deux  aux  poignets),  el  colliers  et 
bracelets  étaient  peints  en  pourpre  violette:  cette  couleur  a  presque  partout 
disparu,  sauf  sur  quelques  ligures  de  la  paroi  sud.  Enfin  chacun  d'eux  porte 
deux  vases  f  peints  aussi  en  violet,  l'un  dans  la  main  droite  el  I  autre  sur  l'épaule 
gauche:  la  couleur  de  ces  vases  a  presque  partout  disparu.  Les  perruques  de 
chaque  personnage  sont  d'un  bleu-gris,  assez  foncé,  qui  esl  en  général  bien 
conservé. 

Derrière  chaque  Nil  bleu  est  une  guirlande  de  Heurs  verte,  el  inversement, 
derrière  chaque  Nil  vert,  la  guirlande  est  peinte  en  bleu.  Mais  que  les  feuilles 
soient  vertes  ou  bleues,  les  boutons  non  épanouis  de  ces  guirlandes  sont  toujours 
peints  en  violet. 

Quant  aux  hiéroglyphes  des  textes,  ils  sont  surtout  peints  en  rouge  et  en 
vert,  et  contiennent  une  bien  moins  grande  proportion  de  bleu  et  de  violet  que 
ceux  de  la  procella  (voir  la  description  détaillée  des  hiéroglyphes  et  de  leurs 
couleurs,  plus  bas,  au  chapitre  n  concernant  la  procella). 

SECTION    DE   DROITE    (NORD). 

(PI.  \l  à  MU.  et  XVI,  B.'i 

Cette  section  coin  porte  une  procession  de  quinze  dieux  Nils  précédée  par  le 
roi,  apportant  à  lsis  et  à  Mandoulis  chacun  deux  vases  1.  Cette  procession  est 
identique  à  celle  de  la  section  précédente,  mais  compte  un  personnage  de  plus. 
Les  deux  divinités  qui  reçoivent  les  offrandes  de  cette  procession  sont  orientées 
(■ — ►),  et  le  roi  leur  l'ail  face  ainsi  que  les  Nils  qui  l'accompagnent  (< — «  ). 
Derrière  le  roi  et  derrière  chaque  Nil  est  figurée  une  guirlande  de  fleurs  qui 
occupe  toute  la  hauteur  de  la  scène.  Les  hiéroglyphes  sont  très  petits  el  gros- 
sièrement sculptés,  mais  ils  sonl  bien  conservés,  et  portent  encore  des  traces 
de  couleurs  diverses.  Les  Nils  sont  tous  semblables,  uniformément  coiffés  de  la 
plante  JT.  et  portent  deux  vases  1,  l'un  dans  la  main  droite,  verticalement, 
l'autre  sur  l'épaule  gauche,  obliquement. 

La  scène  commence  exactement  au  milieu  de  la  paroi  ouest,  dont  elle  occupe 
toute  la  partie  nord:  elle  se  continue  ensuite  sur  la  paroi  nord,  el  se  termine 
sur  la  paroi  est.  à  la  porte  qui  débouche  de  la  procella.  Elle  est  longue  au  total 
de  5  m.  90  cent.      5  m.  63  cent.      '1  m.  o,r>  cent.,  soit  16  m.  'iiî  cent. 


I.K  TEMPLE   DE  KALABCH  Ul. 


13 


a.   Paroi  oued  (pi.  XI,  A  et  B,  el  \\l.  B). 

Cette  paroi  comprend  les  deux  divinités,  le  roi  et  les  quatre  premiers  iNils 
de  la  procession. 

Le  roi  porto  la  coiffure  l>.  i  i  .  Isis  In  coiffure  I).  5  par-dessus  I).  1 .  et  VJandoulis 
le  diadème  C.  <). 

Titre  :  (•> — -  I  J  m~~a  x    ■  o  n  ■ 

I    ^^  X  AwvwA  (lie)    , iU     Li 


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1 1  „  i  j  (longue  ligne  à  l  extrémité  gauche  du  tableau)  ^ — ;  ^3L 


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-•^', — s  W^   (la  suite  sur  La  paroi  nord). 


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l'i  II.  GAUTHIER. 


0.   Paroi  nord  (pi.  XII.  A  el  B). 

Cette  paroi  comprend  six  Nils  (nos  5  à  10  indus),  sur  une  longueur  totale  de 
.")  m.  63  cent. 


s-ih:(^)î-kr:(KHPrfa'»;^i=^v.'.^jii 

a~«i      (■»)    n     ^^n  1  («<■)  I      A  •*<  •^^    î   '  iT   '  /     1  i-"i  a»w~«v 

*~~a «        JJ  I  ^  9  9  («<>>    I    >  »        JtU  I  I  !      J         *m~a © 

'         (»e)   U    *  I  J      "1         I  ^^     l'    l-*J  f        I  A~«*       . 

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■-  n-  ^  (~)  T  KSŒSS?: m  ZC\B IJL 

^^  ^^b/     ('a  su't°  sur  'a  paroi  est). 

c.   Pâmes*  (pi.  XIII,  A  et  15). 

Cette  paroi  comprend,  sur  une  longueur  totale  de  h  m.  <)•>  cent.,  trois  Mis 
analogues  aux  précédents  (-> — «)  (nos  1  1 .  1  a  et  1  3).  puis  deux  faucons  coiffés  de 
la  double  couronne  de  la  Haute  el  de  la  Basse-Egypte,  perchés  sur  une  branche 
de  lotus  qui  occupe  toute  la  hauteur  de  la  décoration,  et  orientés  en  sens 
inverse  des  Nils  (- — ►);  enfin,  elle  est  terminée  par  une  figure  divine  debout, 
coiffée  du  diadème  B.  7  sur  le  bonnel   \.  '1 .  el  regardant  l'entrée  de  la  porte  qui 


LE  TEMPLE  DE  K  \l.  U(<:|IAII. 


débouche  do  la  pmcelta  '(—»);  la  légende  de  cetle  figure  n'a  |»is  .'lé  gravée. 
Jai  donné  aux  deux  faucons  les  ri'"  16  et  l5,  cl  :i  relie  figure  divine  le  n"  if>. 

,  I-  Nu.  !>*)  :  (  —  )  \  °\ j*if  —  ^/CJHÔ- 

%:?^ëiy:i=^v,.,!--iii- 
■3-n-(— »  ï  k  ^  (sus  t:  n  n~  C\  ±ll 

N".M~}i,ï(~)S^;iï~1i-ra' 

N"  i  6  :  (- — ►)  'i   (ligne  non  gravée). 


k  © 


(««). 


IV.    BANDEAU   DU   SOUBASSEMENT. 

Ce  bandeau,  haut  de  o  m.  i5  cent.,  est  tracé  à  i  m.  i5  cent,  au-dessus  du 
sol.  Il  comprend  une  longue  inscription  horizontale  qui  est  double,  ses  deux 
moitiés  étant  gravées  dans  une  direction  opposée,  et  commençant  chacune  au 
milieu  de  la  paroi  ouest,  avec  le  signe  ?£$  comme  point  de  départ  commun  : 
(■ — ►)  |0|  (« — .).  Les  hiéroglyphes  en  sont  grossiers  et.  assez  barbares  de  forme, 
mais  fort  bien  conservés;  l'orthographe  est  très  incorrecte. 

SECTION    DE    GAUCHE    (SUD). 

(lette  section  occupe  5  in.  90  cent,  sur  la  paroi  ouest,  puis  toute  la  paroi  sud 
(5  m.  55  cent.),  enfin  toute  la  paroi  est  à  gauche  de  la  petite  porte  latérale 
faisant  communiquer  la  cella  avec  la  procella  (k  m.  ->o  cent.).  L'inscription 
mesure  donc  au  total  i5  m.  65  cent,  de  longueur. 

(_  )(ParoioueSt)«fXI.WJrîr-¥^f3'==^T-V 


\\ 


16  M.  GAI  THIEK. 

i  p= (paroi  sud)  vjffirtidi^Lnrr'îJiîtîT'^n 

_      A*    -      i    i  i  i  (paroi  est)  <=-   ^  8  —-1  V   4-1        -£- 

( V5    ^-**^  J         ^""'lyJ '■'*__     (les  signes  veiiiinl  ;i près  le  cartouche  sonl 
;\ssi'z  incertains  |. 

SECTION    DE   DROITE    (NORD). 

(leltc  section  occupe  la  moitié  de  la  paroi  ouest  (soit  5  m.  90  cent.)  sur  laquelle 
elle  commence,  la  paroi  nord  tout  entière  (5  m.  63  cent.),  et  la  partie  de  la 
paroi  est  allant  de  l'angle  nord -est  jusqu'à  la  porte  qui  vient  de  la  procella 
( '1  m.  92  cent.):  cette  inscription  mesure  donc  au  total  16  ni.  65  cent,  de 
longueur. 

(«—<.)  (Paroi  ouesl  )  r*t  4  *  À  W  ■¥■  TT  /"""   I  ~~*  ^  5  î  î  *  , ,  ,   « 

+-Hfr^r^t:pcD™^4^iti<i-"' «>* 

M"Tï^S^I4-:à~-F;MPXSfî:S" 

lkf    D    I  1    xF*™5?*ÎZ2ww«>  I«=»  (paroi  est) 

^  w  J^  I       TrS1      _t_  n  1  L  M  a~~a  J  %  1     J    Vsr  Ll  L  m.  *~~«.  ^~^  LJ 


1  Sur  l'original  ce  groupe  est  oriente  en  sens  inverse. 

>'2'  Sur  l'original,  le  0  de  ce  groupe  est  orienté  en  sens  inverse. 

13>  Peut-être  faut-il  lire  ^n. 

'4)  Lire  1,  dont  la  partie  supérieure  seule  a  été  écrite  pour  le  signe  complet. 


LE  TEMPLE   DE   KALAliCIIAII. 


V.   PARTIE  DE  GAUCHE  (SUD). 

PREMIER   REGISTRE. 
(PI.  III.  V,  VI,  Vil.) 

Le  premier  registre,  au-dessus  du  bandeau  de  soubassement  précédemment 
décrit,  mesure  1  m.  64  cent,  de  hauteur.  Les  tableaux  vont  en  se  succédant  de 
la  paroi  est  à  la  paroi  ouest  en  passant,  par  la  paroi  sud. 

a.   Pavot  est  (pi.  VI). 

Cette  paroi  mesure  k  m.  ->o  cent,  de  largeur,  mais  les  tableaux  faisant  à 
proprement  parler  partie  de  la  décoration  de  la  salle  ne  commencent  qu  à 
1  m.  10  cent,  de  la  porte,  et  les  3  m.  10  cent,  ainsi  décorés  sont  divisés  en 
deux  tableaux  d'inégale  largeur,  le  premier  mesurant  î  ni.  90  cent.,  le  second 
1  m.  90  cent.  L'espace  de  1  m.  10  cent,  compris  entre  la  porte  et  le  premier 
tableau  fait  partie  de  la  décoration  de  la  porte  et  a  été  décrit  avec  cette  dernière 
(voir  plus  haut,  p.  6-8). 

Premier  tableau  (pi.  VI,  A).  —  Le  roi  (» — ►),  coiffé  du  klaft  et  de  l'urœus, 
A.  1 ,  est  reçu  à  l'entrée  de  la  salle  par  Isis  coiffée  du  diadème  D.  5  sur  D.  1 , 
et  par  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  5  sur  A.  2  ;  il  ne  porte  pas  de  diadème, 
mais  au-dessus  de  sa  tête  plane  un  faucon  coiffé  du  disque  solaire. 

Le  roi  est  nu  jusqu'à  la  ceinture;  les  chairs  et  le  visage  sont  peints  en  rouge, 
et  cette  couleur  sera  uniformément  celle  de  toutes  les  figures  de  rois  dans  les 
deux  salles  coloriées  du  temple  de  Kalabchah.  Le  klaft  royal  est  décoloré,  mais 
était  probablement  à  l'origine  rayé  en  violet  ou  bleu  sur  fond  blanc.  Le  roi  est 
vêtu  d'un  jupon,  dont  les  couleurs  ont  disparu,  mais  paraissent  avoir  été  le 
bleu  et  le  rouge,  d'un  long  manteau  tombant  jusqu'aux  chevilles,  rayé  en  bleu, 
violet,  vert  et  rouge,  et  de  la  longue  queue  pendante,  décolorée.  Le  faucon 
planant  au-dessus  de  la  tête  du  roi  est  bleu,  rouge  et  vert,  et  coiffé  du  disque 
solaire,  rouge. 

La  déesse  Isis,  aux  chairs  violettes,  est  vêtue  de  la  longue  robe  des  déesses 
composée  de  plumes  rouges,  vertes,  bleues  et  violettes.  Le  disque  de  la  coiffure 
est  peint  en  rouge,  les  cornes  en  noir,  le  signe  I  en  bleu  et  en  vert,  l'urœus  et 
le  coussinet  supportant  la  coiffure  en  violet. 

l*e  Temple  île  kttlnhrhtili.  '■*> 


18  11.   GAUTHIER. 

Le  dieu  Mandouiis  est  peint  en  vert,  avec  collier  et  bracelets  violets;  il  est 
vêtu  d'un  justaucorps  violet  couvrant  le  buste,  et  d'un  jupon  court  mi-partie 
violet,  mi-partie  rayé  en  bleu  et  blanc.  La  queue  pendante  est  peinte  en  violet, 
ainsi  que  le  sceptre  et  le  symbole  &  que  le  dieu  tient  entre  ses  mains.  Le  disque 
de  la  coiffure  est  rouge,  les  deux  plumes  latérales  bleues  (ou  vertes??),  les 
quatre  uraeus  violets,  et  les  deux  disques  coiffant  les  deux  uraeus  du  baut  rouges; 
les  cornes  sont  noires.  La  perruque  du  dieu  est  décolorée,  mais  le  bandeau  qui 
la  lixe  est  violet,  ainsi  que  l'urœus  frontal. 


5    i  a 


(?) 


i        I        L.  A       I  *******  A 
TlTHE  DU  TABLEAU   :   (» ►)    i   fc^j  Ih  ^^  I       I- 

^  -  ■  (-)  i  MB*)  î  ■'(XM>rfa;»ij3  !  X 

(la  suite  de  la  légende  qui  se  trouve  habituellement  tracée  derrière  le  dos  du 
roi  n'a  pas  été  gravée). 

is.s  :  («)  ;  ï^O^CJ  Sô*  î  ;S©^wrri^X£s 

1$   O   I  il  il  -^rt /==  1       73a~~a-^pt) 

M«»0UL,S:(«)ji^^^|'|J«"lt^îrÎir^V»vl.3 

(Voir  pour  l'oiseau  et  les  coiffures  pi.  G,  nos  i,  a,  3(1).) 

Deuxième  tableau  (pi.  VI,  B).  —  Ce  tableau,  plus  petit  que  le  tableau  corres- 
pondant du  registre  supérieur  à  cause  de  la  porte  ici  creusée  dans  la  paroi  est, 
a  été,  en  outre,  mutilé;  un  bloc  de  pierre,  de  o  m.  70  cent,  de  longueur  sur 
o  m.  h&  cent,  de  hauteur,  a  disparu  tout  entier,  emportant  la  coiffure  et  la 
légende  du  dieu,  ainsi  que  le  premier  cartouche  du  nom  royal.  Le  tableau 
représente  l'offrande  de  l'œil  \  S  à  une  divinité  masculine  (Mandouiis  le  Jeune?) 
par  le  roi,  coiffé  de  la  couronne  du  sud  B.  6.  De  la  coiffure  de  la  divinité  \\ 
ne  reste  plus  que  la  tresse  caractéristique  des  enfants  (A.  6),  et  ce  débris  nous 
permet  de  penser  que  le  dieu  est,  soit  Mandouiis  le  Jeune,  soit  llarpocrate. 

M  Huit  planches  en  couleur  contiennent  les  mieux  conservés  ou  les  plus  caractéristiques  des 
sièges,  diadèmes  et  costumes  :  à  savoir  les  planches  E,  F,  les  sièges,  les  planches  G,  H,  I.  J,  les 
diadèmes,  les  planches  K  el  I...  les  costumes. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  19 

TlTBE  1)1    TABLEAU   :   (— *)   j  * 1  ^g      ^^         ^  _i_  •  »  I      O  kL^  * I  ! 

Le  no,  :  (-*)  ]  (ligne  détruite)  ]  ^  (  V  MP-Ï^D  ■11^0   |  ft  U 

Mandoulis  i>k  Jeune  (?)  :  (la  légende  donnant  son  nom  est  détruite)  (-. — -) 

I^W-     ©(»)•      4  0  "J 

Le  roi  a  les  chahs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  rayés  en  jaune 
et  violet (?).  Il  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  porte  le  long  costume  tombant 
jusqu'aux  chevilles,  rayé  probablement  en  violet  et  bleu,  mais  aujourd'hui  très 
décoloré  et  noirci  par  la  fumée,  comme  toutes  les  parties  basses  de  cette  paroi, 
qui  paraissent  avoir  eu  à  souffrir  beaucoup  du  l'eu.  La  couronne  du  sud  et 
l'uraeus  sont  violets. 

L'œil  oudja  olfert  par  le  roi  est  décoloré,  mais  porte  dos  traces  de  vert. 

Le  dieu  (Mandoulis  le  Jeune  ou  Harpocrate  )  était  peint  en  vert,  car  la  jambe 
droite  porte  encore  des  traces  de  cette  couleur  sous  la  couche  de  fumée  qui  la 
recouvre.  Il  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  porte  le  pagne  rayé  en  vert  et  rouge(?). 
La  coiffure  n'existe  plus,  les  bracelets  devaient  être  violets,  comme  le  collier. 

b.   Paroi  sud  (pi.  VII). 

Cette  paroi  mesure  5  m.  62  cent,  de  longueur:  elle  est  divisée  en  deux  grands 
tableaux  à  quatre  personnages  chacun,  légèrement  inégaux  :  le  premier  mesure, 
en  effet,  2  m.  99  cent,  de  largeur,  tandis  que  le  second  n'a  que  2  m.  70  cent. 

Premier  tableau  (pi.  VII,  A).  —  Le  roi  (— ->■),  coiffé  du  diadème  A.  1  1  sur 
A.  h,  offre  le  symbole  de  la  vie  et  de  la  puissance  ÎtI  à  Osiris  coiffé  du  diadème 
G.  8,  à  Isis  coiffée  du  diadème  D.  5  sur  D.  1,  et  à  Mandoulis  coitfé  du  diadème 
G.  9  sur  A.  h. 

Titre  du  tableau  :  (— *  )  j  (       \^*=\  \\\  x  ,  ,££■ 

le  ro,  :  (^î^CYcfljnr^yMPr^;!^!  \VJ 


20  II.   G  U  TIIIER. 


Isis  =  (~)  J  jft  |  ~  A  fl  ^  fia  Ù  ï  IL  mànî^Q  »W 

\     I     -^m>Q  I  II  A~~A         m,    O 

Le  roi  est  rouge,  son  collier  est  composé  Je  plusieurs  rangées  d'ornements 
divers,  où  domine  la  couleur  violette.  La  coiffure  se  compose  du  disque  solaire 
rouge,  des  cornes  noires,  des  deux  plumes  rayées  transversalement  en  bleu, 
vert,  bleu,  rouge,  etc.,  et  de  deux  urœus  violets  coiffés  chacun  d'un  petit  disque 
solaire  rouge.  La  perruque  est  bleu  foncé,  et  le  bandeau  frontal  ainsi  que 
l'urœus  dressé  à  son  extrémité  antérieure  sont  violets.  Le  roi  est  nu  jusquà  la 
ceinture  (laquelle  est  rayée  en  bleu  et  blanc),  et  porte  le  jupon  empesé  pointant 
en  avant;  ce  jupon  est  assez  décoloré;  on  voit  encore  des  rayures  bleues  à 
barrière,  et  le  devanteau,  rouge,  terminé  à  son  extrémité  inférieure  par  deux 
urœus  rouges,  coiffés  chacun  d'un  disque  solaire  rouge,  est  orné  de  rayures  et 
d'ornements  divers  peints  en  rouge  et  en  bleu.  Dans  le  ftl  offert  par  le  roi, 
les  deux  sceptres  sont  rouges,  tandis  que  le  •¥•  et  le  -^^  sont  peints  en  violet. 

Osiris  a  les  chairs  et  le  corps  bleus,  le  collier  et  les  bracelets  rayés  en  violet  et 
rouge.  Il  est  coiffé  du  diadème  alcf,  dont  les  cornes  sont  noires,  les  deux  disques 
rouges,  le  bonnet  central  rayé  longitudinalement  en  rouge,  violet,  bleu,  violet, 
rouge,  violet,  vert,  violet,  rouge,  violet,  bleu,  violet  et  rouge  (le  milieu  étant 
constitué  par  le  vert),  les  deux  plumes  latérales  vertes,  et  l'urœus  antérieur 
violet.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  violet,  et  d'un  jupon  divisé  en  deux 
parties  :  le  devant  est  rayé  en  bleu,  vert  et  rouge,  l'arrière  au  contraire  est  rayé 
en  vert  et  blanc;  les  deux  parties  sont  séparées  par  un  bandeau  diagonal  rouge  et 
bleu.  La  ceinture  du  haut  (au-dessus  du  justaucorps)  est  violette  et  rouge,  celle 
du  bas  (entre  le  justaucorps  et  le  jupon)  est  verte.  Le  sceptre,  la  queue,  ainsi 
que  le  signe  ►jp  tenu  par  le  dieu,  sont  violets. 

Isis  a  les  chairs  et  le  corps  violets,  le  collier,  les  bracelets  et  la  ceinture 
verts.  Le  disque  de  la  coiffure  esl  rouge,  les  cornes  noires,  le  J  violet  et  bleu, 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  21 

l'uraeus  et  le  coussinet  violets.  Le  voile  est  vert,  bleu  et  rouge,  la  tête  de  vautour 
sur  le  front  est  verte;  la  perruque  esl  bleu-gris  très  foncé,  presque  noire  (voir 
pi.  I,  n°  9).  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  collante,  composée  de  plumes 
d'oiseau  bleues,  rouges,  vertes;  ces  plumes  sont  disposées  verticalement  et 
alternent  avec  de  larges  bandes  diagonales  peintes  d'une  seule  teinte  uniforme, 
bleue  ou  verte. 

Le  dieu  Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et  les  bracelets 
ornementés  et  violets.  La  coiffure  se  compose  de  deux  cornes  noires,  six  disques 
solaires  rouges,  trois  Heurs  rayées  longitudinalement  en  violet,  vert  et  rouge, 
deux  plumes  latérales  ï  violettes,  et  deux  uraeus  latéraux  violets  surmontés 
chacun  d'un  petit  disque  rouge.  La  perruque  est  bleu-gris,  le  bandeau  frontal  et 
l'uraeus  sont  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  formé  de  sept  rangées 
horizontales  d'écaillés  (bleue,  rouge,  bleue,  verte,  bleue,  rouge,  bleue),  et 
retenu  sur  les  épaules  par  des  bretelles  violettes.  Une  ceinture  bleue  et  rouge 
sépare  ce  justaucorps  du  jupon:  le  jupon  lui-même  se  divise  en  deux  parties 
nettement  différentes  :  le  devant  se  compose  de  rangées  horizontales  décailles 
multicolores  semblables  à  celles  du  justaucorps,  le  derrière  est  rayé  longitudi- 
nalement en  noir  et  vert,  et  séparé  du  devant  par  un  bandeau  bleu,  rouge, 
bleu,  vert,  etc.  Il  est  bon  de  noter  ici  une  règle  qui  ne  souffre  aucune  exception 
au  temple  de  Kalabchah  :  dans  tous  les  costumes  de  divinités  masculines,  la 
partie  antérieure  du  pipon  est  toujours  identique,  comme  dessin  et  couleur,  au 
justaucorps. 

Deuxième  tableau  (pi.  VII,  B).  —  (Pour  les  coiffures  en  couleur,  voir  pi.  G, 
nos  8,  9,  1  o  et  1  1 ,  et  pour  le  costume  du  roi,  voir  pi.  K,  n°  2.) 

Le  roi  (» — >■),  coiffé  du  pschent  B.  1  9,  est  dans  l'attitude  de  l'adoration  devant 
Mandoulis  le  Jeune,  coiffé  du  disque  et  du  croissant  lunaires  surmontant  la  tresse 
de  cheveux  bouclée  (A.  8  sur  A.  (i),  une  divinité  féminine  coiffée  de  la  couronne 
B.  7  sans  urœus,  et  dont  le  nom  est  détruit  (probablement  Nekhabit),  et  la  déesse 
Ouadjit,  coiffée  de  la  couronne  du  nord,  B.  1  1,  sans  urœus. 

Titre  nu  tableau  :  (- — *)  !  ■  ©(?)*•*"'■*  A  •¥■. 

l.  B»,  :  (~)îjfc(î5igiîrc:ii(M<ic*a=iigMtJ 
Zïr.l'à- 

Mandoulis  le  Jeune  :  («—  )  j'  j^J  ^  ^  "  j%&  m  jfy  ~  j  J  j  "|  m  J^  £  ^ 


22  II.   (i  U  TIIIEli. 


t*    I  ^^  •     »     *  1 1 1  9    1     •  — w-       ."\- 

I      <v   '♦Mil         J        II  I 

0uawit  :  ( ~)  ?  En  I T  h  7^  j;  H  I  h — ï"  H  t  J  ï  •  À  J 

I    v  («)    il   i   i   îk-  ■  l  O 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  11  est 
coiffé  du  pschent,  dans  lequel  la  couronne  du  sud  est  violette,  celle  du  nord 
bleue  et  rouge;  l'uraeus  frontal  est  également  violet.  11  est  vêtu  d'un  justaucorps 
formé  de  cinq  rangées  horizontales  d'écaillés  (bleue,  rouge,  bleue,  verte,  bleue), 
et  du  jupon  empesé  pointant  en  avant,  spécial  aux  rois.  L'avant  de  ce  jupon  est 
très  décoloré,  mais  on  peut  encore  reconnaître  qu'il  était  orné  de  rayures 
convergentes  bleues,  rouges,  et  violettes,  aboutissant  toutes  à  la  pointe  anté- 
rieure; l'arrière  est  rayé  longitudinalemenl  en  bleu  et  blanc;  le  devanteau 
retombant  verticalement  sur  le  tout  est  rouge,  ainsi  que  les  deux  uneus  et  les 
deux  disques  qui  les  coiffent,  et  orné  de  dessins  et  rayures  bleues.  La  ceinture 
du  roi  est  violette,  ainsi  que  la  queue  pendant  derrière  le  jupon. 

Le  dieu  Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  les  bracelets  bleus;  le  collier 
est  constitué  de  plusieurs  rangées  d'ornements  divers,  multicolores.  Il  est  coiffé 
du  disque  et  du  croissant  lunaires  ^,:  le  disque  est  rouge,  le  croissant  bleu. 
La  perruque  est  bleue,  le  bandeau  frontal  et  l'uraeus  sont  violets;  quant  à  la 
tresse  de  cheveux  \,  elle  est  décolorée.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  com- 
posé de  six  rangées  horizontales  d'écaillés  (bleue,  rouge,  bleue,  verte,  bleue, 
rouge),  retenu  aux  épaules  par  des  bretelles  tachetées  de  rouge.  —  d'une 
ceinture  bleue,  rouge  et  verte  —  d'un  jupon  divisé  en  deux  parties  (l'avant 
pareil  au  justaucorps,  l'arrière  rayé  longitudinalement  en  bleu  et  blanc,  el 
séparé  de  l'avant  par  un  bandeau  rouge .  bleu  et  vert).  Le  sceptre,  la  queue  el 
le  ■¥>  sont  violets. 

La  déesse  Nekhabit(?)  avait  probablement  les  chairs  et  le  visage  bleus,  mais 
la  couleur  en  a  disparu;  les  bracelets  sont  violets  et  rouges.  Elle  est  coiffée  du 
bonnet  de  la  Haute-Egypte,  peint  ici  en  violet  (bien  qu'il  s'appelât  le  blanc), 
llanqué  des  deux  plumes  latérales  vertes  et  serties  de  rouge  sur  toute  l'étendue 
de  leur  contour.  La  tète  et  la  gorge  sont  détruites.  La  déesse  est  vêtue  d  une 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  23 

longue  robe  descendant  de  la  poitrine  jusqu'aux  chevilles  et  ue  laissant  à  mi 
que  la  gorge  et  les  pieds;  le  fond  de  cette  robe  est  rouge,  et  par-dessus  ce  fond, 
un  quadrillage  forme  des  losanges  blancs;  les  intersections  de  chacune  des  lignes 
constituant  le  quadrillage,  ainsi  que  le  centre  de  chacun  des  losanges,  sont 
marqués  d'un  point  violet.  Le  sceptre  de  la  déesse  est  vert. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  le  collier  et  les  bracelets 
ornementés  et  multicolores,  la  ceinture  rouge  et  bleue.  Elle  est  coillée  de  la 
couronne  du  nord,  peinte  ici  en  bleu  (bien  qu'elle  s'appelât  la  rouge};  le  Ç 
de  la  couronne  est  rouge.  Elle  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes,  analogue 
à  celle  d'Isis  au  tableau  précédent,  mais  sans  aucune  trace  de  couleur  verte. 
Le  sceptre  est  violet,  contrairement  à  l'usage,  qui  était,  de  représenter  les 
sceptres  des  déesses  en  vert. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  III,  A  et  B,  et  pi.  V,  A). 

Cette  paroi  mesure  5  m.  90  cent,  de  largeur,  et  se  divise  en  trois  tableaux  de 
chacun  trois  personnages,  larges  respectivement  de  1  m.  ob  cent..  1  m.  80  cent, 
et  2  m.  1  5  cent. 

Premier  tuîleau  (pi.  V,  A).  —  (Pour  la  coiffure  de  la  déesse  Ouadjit.  voir 
pi.  G,  11°  12.) 

Le  roi  (» — >-),  coiffé  de  la  couronne  du  sud,  B.  (1,  offre  un  objet  qui  est 
détruit,  mais  que  la  ligne  1  (titre  du  tableau)  indique  comme  étant  le  vase 
à  huile  w,  à  Mandoulis  le  Jeune  tout  nu  et  coiffé  de  la  tresse  bouclée  des  enfants. 
A.  6,  surmontée  du  diadème  C.  9,  et  à  une  divinité  féminine  dont  le  nom  est 
détruit,  mais  qui  doit  être  Ouadjit.  d'après  sa  coiffure  ^J  (B.  1  1). 

Titre  du  tableau  :  (- — »)  ]  -<*=-  Tn  (»)       -    ^ ■    ^ZllL1"^' 

Le  «<>■:(  —  )K  Wfcsajii  Jl^JlXf         |i    UJZV 

Mandoclis  le  Jeune  :  („)  {  j^^V.'T^  |  f|JL  -  Hd^  î 

2    I  I  I         ■        ^~v~A  A      © 


|l|9/]. j/1_..:»_\   '"  I  I=™z  "  A — '*    *■ 

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Oi  ADJur  :    - — «    i  I  %"'     (ligne  détruite 

M©  m.    I    V     D 


va:- 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  ornementés 


2â  II.  GAUTHIER. 

et  multicolores.  Il  esl  coiffé  de  la  couronne  du  sud  (dite  couronne  blanche*), 
peinte  en  violet,  et  de  l'urœus,  également  violet.  Il  est  vêtu  du  costume  ordinaire 
des  rois  (jupon  empesé  pointant  en  avant),  plus  ornementé  que  les  précédents, 
mais  très  effacé  et  décoloré. 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  et  les  bracelets 
ornementés  et  multicolores.  Il  est  coiffé  du  diadème  déjà  décrit  (voir  pi.  G, 
ii°  7),  très  décoloré,  et  présentant  cette  particularité  que  les  deux  urœus  latéraux 
(violets)  ne  sont  pas  surmontés  des  disques  habituels.  La  perruque  est  bleue, 
le  bandeau  frontal  et  l'urœus  sont  violets;  la  tresse  de  cheveux  parait  avoir  été 
bleu-gris  assez  foncé.  Le  dieu  est  absolument  nu,  porte  le  sceptre  (violet)  et 
le  signe  ■¥■,  mais  n'a  pas  le  doigt  à  la  bouche,  malgré  la  tresse  de  cheveux 
indiquant  qu'il  est  considéré  comme  enfant.  Il  porte  au  cou  une  amulette  en 
forme  de  cœur,  décolorée. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés,  les  bracelets,  la  ceinture 
et  les  bretelles  violets,  le  collier  rave  en  rouge.  Elle  est  coiffée  de  la  couronne  du 
nord,  où  le  Jt  est  bleu,  le  ç  rouge,  et  le  bord  inférieur  violet.  Un  urœus  violet 
se  dresse  sur  le  front  de  la  déesse.  Ouadjit  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes, 
violettes  et  bleues,  fort  bien  conservée,  et  terminée  à  son  extrémité  inférieure 
par  des  franges  alternativement  rouges  et  bleues.  Le  sceptre  est  vert,  le  signe  ■¥■ 
semble  avoir  été  bleu(?). 

Deuxième  tableau  (pi.  III,  B).  —  Le  roi  (» — >■),  coiffé  du  diadème  B.  3,  offre 
l'encens  t  à  Mandoulis,  coiffé  de  la  couronne  B.  7  sur  A.  ^ ,  et  à  une  déesse  dont 
le  nom  est  détruit,  mais  qui  doit  être  Ouadjit.  d'après  sa  coiffure,  ^J  (B.  1  1). 

Titre  du  tableau  :  (» — ►  )  1  ■<*-  I        *    t~~~*i  m         T~Tl\\' 

l<  »o,  :  (-)r*(S5igii3g(K»raa=itë1i  IXJïJ 

Mandoulis  :  («—)  ,  g/\  ^  \  ,  J^^j  ^  —  |  e11Ul=w^ 
^A  |  ^»vArTTTT~^DJ  V^ —  (peut-être  y  avait-il  encore  après  k. —  le  signe  "^^)- 

r\         1      \*!        i-  n  oi  .0.1    n  "•  <£,  ' 

U&Jd  n  1 


(sir) 


LE  TEMPLE   DE  K  \l.\r.CII  \ll.  25 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  les  bracelets  violets  (?) ,  le  collier 
composé  de  plusieurs  rangées  multicolores,  de  teinte  générale  violette.  Le  disque 
de  la  coiffure  esl  violet,  les  deux  plumes  sont  vertes,  les  cornes  noires;  il  n'y 
a  pas  d'uraeus  (voir  pi.  H,  n"  1).  Le  roi  est  vêtu  d'un  justaucorps  violet,  d'un 
jupon  mi -partie  violet,  mi -partie  rave  en  vert  et  violet  (les  deux  moitiés  étanl 
séparées  par  un  bandeau  rouge,  bleu,  rouge,  bleu,  etc.),  et  d'un  long  costume 
multicolore,  mais  très  effacé  (rayé  longitudinalement  en  violet,  rouge  et  bleu), 
tombant  jusqu'aux  chevilles.  La  ceinture  est  décolorée,  la  queue  violette. 

Le  #  offert  par  le  roi  aux  divinités  est  décoloré,  sauf  la  flamme  et  les  deux 
grains,  qui  sont  rouges. 

Le  dieu  Mandoulis  est  absolument  décoloré,  parce  qu'il  se  trouve  au-dessous 
de  la  fenêtre  et  a  reçu  l'eau  et  tout  ce  qui  pouvait  tomber  de  cette  fenêtre.  Seul 
le  sceptre  a  conservé  quelques  traces  de  violet. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  mais  cette  couleur  a  passé 
par  endroits  au  rouge  cuivre,  par  décoloration.  Le  collier  et  les  bracelets  sont 
rayés  en  vert  et  rouge.  La  coiffure  est  la  couronne  du  nord  (bleue  et  rouge) 
avec  l'uranis,  violet.  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes  rouges  et 
bleues,  semblable  à  celles  précédemment  décrites,  mais  beaucoup  plus  mutilée 
et  décolorée.  Le  sceptre  a  perdu  sa  couleur,  le  signe  ■¥•  tenu  par  la  déesse  est  bleu. 

Troisième  tableau  (pi.  III,  A).  —  Le  roi  (. — »-),  coifle  du  pschenl  B.  1  a ,  offre 
encore  l'encens  ^(?)  (l'objet  est  cassé  et  il  ne  reste  que  7),  mais  cette  fois  à 
Osiris  coiffé  de  la  couronne  C.  8.  et  à  Isis  coiffée  du  diadème  D.  3  surD.  î. 

llTIÎE    DU   TAISLEAl     :    (» ►       |   a~~a  !         •  ~  Jl  I -=— '    I  »~***  • 

I  ^m  i     I  •  x  i  '  ^v^   I  m  <■  «  («)  ■=»-  »>~~\ 

™=si  "V  V  V    '» a — I"-"-»-,,**        io   oT%        vie?) 

— h-  I  JRsJ^ JM  ^»»i^-i-^^      tt  I    A  I  TÊ  wn 

Le  Temple  de  Kalabchah.  h 


26 


IL  GAUTHIER. 


[SIS  :  (- 


hI/i.  i  i  â  ■?  l»j  ^  m  ©  ï  «\  ï  %  ^  £i 


T    1  1 1    I    I  »      I  5^ 

Tout  ce  tableau  est  absolument  décoloré,  de  même  que  le  tableau  voisin 
Taisant  partie  de  la  section  nord  de  la  salle. 

DEUXIÈME    REGISTRE. 
(PL  VIII,  IX.  X.) 

Ce  registre  a  la  même  hauteur  tjue  le  premier  (1  m.  (i'i  cent.),  et  sa  décora- 
tion est  semblable.  Il  comprend,  comme  le  précédent,  sept  tableaux,  dont  deux 
sur  la  paroi  est,  deux  sur  la  paroi  sud,  et  trois  sur  la  paroi  ouest.  La  plupart 
des  divinités  sont  assises  sur  leur  trône,  tandis  qu'au  premier  registre  elles 
étaient  toutes  debout. 

* 

a.    Paroi  est  (pi.  IX,  A). 

Celte  paroi  (déduction  laite  de  la  décoration  spéciale  de  la  porte  d'entrée  : 
voir  plus  haut,  p.  6-8)  est  large  de  3  m.  8o  cent.,  et  se  partage  en  deux  tableaux 
égaux  de  i  m.  qo  cent,  chacun  de  largeur. 

Premieb  tableau  (voir  pi.  E,  n"s  i  et  .2,  pour  les  sièges  d'Osiris  et  d'Isis).  — 
J>(i  roi  (» — ►),  coiffé  de  la  couronne  A.  1 1  sur  le  bonnet  A.  'i ,  offre  les  millions 

d'années   &l   à  Osiris  et  à  Isis  assis.  Osiris  porte  la  coiffure  C.  8.  Isis  la  coiffure 

D.  5  surmontant  le  voile  D.  i . 


Titre  du  tableau  :  (- — »  )  |  — ^-  ^  ?»,  m    „  [*~I^At   ' 

i-..».  :  (~  >  ;  s(m^|  ï  r~(EHs!ÏHJiJ  \ÎU 


C^*     A     8  A 1 


-III» 

I 


© 


\\\ 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  ±1 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  rayé  en  verl  et  violet,  les 
bracelets  verts.  Le  disque  de  la  coiffure  est  rouge,  les  cornes  noires,  les  plumes 
sont  rayées  transversalement  en  violet,  rouge  et  vert,  les  deux  urseus  sont 
violets,  et  nulles  chacun  d'un  disque  rouge.  La  perruque,  absolument  décolorée, 
recouvre  l'oreille  et  la  cache  complètement.  Le  bandeau  frontal  el  l'urœus  sonl 
violets.  Le  roi  ne  porte  pas  ici  la  I cesse  de  cheveux  pendante  sur  l'épaule,  qu'il 
a  généralement.  L'ensemble  de  la  coiffure  a  beaucoup  moins  de  rouge  que  les 
autres  coiffures  analogues  :  le  vert  et  le  viole!  \  dominent. 

Le  roi  est  vêtu  d'un  justaucorps  verl.  d'un  jupon  mi-partie  violet  (devant), 
mi-partie  rayé  vert  et  violet  (derrière),  et  d'un  long  costume  rave  vert  et  violet 
(mais  d'où  le  violet  a  presque  totalement  disparu),  tombant  jusqu'aux  chevilles. 
La  queue  esl  violette.  Dans  le  \&\  ,  qu'il  offre  aux  divinités,  le  personnage  du 
milieu  et  le  disque  sont  rouées,  les  deux  pousses  j      et  le  -^^  sont  verts. 

Osiris  a  les  chairs  el  le  visage  bleus,  les  bracelets  violets  (ou  noirs),  le  collier 
rouge  et  verl,  les  bretelles  et  les  ceintures  violettes.  La  coiffure  est  le  diadème 
alof.  dont  les  cornes  sont  noires,  le  bonnet  central  violet,  les  disques  rouges, 
les  plumes  vertes,  l'urœus  antérieur  rouge  (?)  (voir  pi.  H,  n°  a).  Sur  l'épaule 
retombe  la  tresse,  peinte  ici  en  rouge,  alors  que  sa  teinte  habituelle  est  le  violet. 
Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  (décoloré)  et  d'un  jupon  court  rave  longitudi- 
nalement  en  vert  et  violet.  La  queue  est  seulement  peinte  en  violet,  et  n'a 
pas  été  sculptée. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  E,  n°  1 .  Le  dossier  en  est  rouge,  le  double  encadrement 
(extérieur  et  intérieur)  violet;  l'intérieur  du  cadre  est  orné  de  rangées  horizon- 
tales d'écaillés  alternativement  bleue,  verte,  bleue,  rouge,  bleue,  verte,  etc.; 
le  petit  carré  de  droite  était  orné  d'un  dessin,  qui  a  disparu.  Le  socle  est  divisé 
en  deux  moitiés  dans  le  sens  de  la  largeur;  la  partie  supérieure  est  elle-même 
subdivisée  en  sept  compartiments  égaux,  dans  lesquels  étaient  peints  des  dessins 
variés  et  multicolores,  aujourd'hui  effacés;  la  partie  inférieure  esl  subdivisée  en 
trois  compartiments  égaux  à  l'intérieur  desquels  sont  tracées  quatre  lignes  horizon- 
tales parallèles  (violette,  rouge,  verte,  violette);  l'encadrement  du  socle  est  violet. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Elle  porte  la  coiffure  ordinaire  des  Isis  (voir  pi.  G,  n°  2)  :  le  I  l'urœus  et  le 
coussinet  en  sont  violets,  le  disque  rouge,  les  cornes  noires.  Le  voile  est  bleu, 
rouge,  et  vert;  la  tète  de  vautour  sur  le  devant  du  front  est  verte.  La  déesse  esl 
vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes  multicolores  (très  effacées);  son  sceptre  est 
vert,  l'our  le  siège,  voir  pi.  E,  n"  •>.  Le  dossier  en  est  rouge,  le  double  encadre- 
ment multicolore;  il  est  orné  de  lignes  verticales  parallèles  divisées  sur  toute 

'1. 


28  II.  GAUTHIER. 

leur  hauteur  en  zones  multicolores  (bleu,  vert,  bleu,  violet,  bleu,  vert,  bleu, 
violet,  bleu).  Le  petit  carré  porte  sur  un  fond  vert  le  groupe  *  fi.  dans  lequel 
les  deux  sceptres  et  le  ■¥•  sont  rouges,  le  -^  violet,  et  le  losange  central  du  -*^ 
rouge  encadré  de  blanc.  Le  socle  est  divisé  en  deux  moitiés  transversales,  subdi- 
visées chacune  en  six  compartiments  égaux,  renfermant  des  dessins  variés  et  des 
ornements  rectilignes  multicolores,  dont  les  teintes  sont  assez  bien  conservées. 
Le  cadre  du  socle  est  violet. 

Deuxième  tableau  (voir  pi.  E,  n°  3,  pour  le  siège  de  Mandoulis).  —  Le  roi 
(m — ►  ),  coiffé  du  diadème  C.  9,  offre  un  objet  cassé  et  difficile  à  reconnaître,  (. 
à  Mandoulis  assis,  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  le  bonnet  A.  à,  et  à  la  déesse 
Ouadjit  debout,  coiffée  de  la  couronne  du  nord,  r>.  11,  sans  uraeus.  Le  graveur 
a  interverti  les  deux  lignes  du  bas  concernant  l'offrande  du  roi  et  le  présent  fait 
par  le  dieu  Mandoulis  en  échange  (1.  1  et  7). 

Tenu:  du  tableau  (?)  :  (— ->-)  j  Aj  ^^  ,  ,  ,  7;  1 g y^  (  cette  phrase 

doit  être  placée  en  réalité  à  la  ligne  7,  dans  la  bouche  de  Mandoulis). 

Zïrâ'à- 

Mandoulis  :  (— )  ]  j^^^V^ll  îevïvl^Ç'"'  % 

11    II  -^  (cette  ligne  7  doit  être  placée  en  réalité  à  la 
ligne  1,  dans  la  bouche  du  roi,  et  constitue  le  titre  du  tableau). 

Ouadjit  :  («—  )  \  j^|  \\  Tfj  -^  3&  m  \  \  «Rj  ~  'f  ~  ^  f  g, 

I     \\    J 


1119 


Le  roi  est  peint  en  rouge,  selon  la  règle,  et  ses  bracelets  sont  verts.  11  est 
coiffé  du  diadème  déjà  décrit  plus  haut  à  propos  de  Mandoulis  (voir  p.  2  1).  très 
mutilé  et  décoloré.  11  est  vêtu  d'un  justaucorps  vert,  et  du  jupon  empesé  pointant 
en  avant  particulier  aux  rois,  orné  de  rayures  longitudinales  très  larges,  multi- 
colores, et  bien  conservées.  La  ceinture  est  bleue,  rouge  et  violette.  La  queue 

"'   Ou  peut-être  +  (?)  :  l'objet  détruit  offert  par  le  roi  sérail  dans  ce  cas  un  miroir(?). 


LE  TEMPLE   DE  k  VLABCHAH.  29 

est  violette;  les  débris  de  l'objet  que  le  roi  offre  aux  divinités  sont  décolorés. 

Mandoulis  a  les  chairs  tout  à  l'ail  décolorées,  mais  on  y  aperçoit  encore 
quelques  traces  permettant  d'affirmer  quelles  étaient  peintes  en  bien;  son 
collier  est  violet,  rehaussé  de  lignes  vertes;  ses  bracelets  et  bretelles  sont  violets, 
les  ceintures  multicolores.  Il  est  coiffé  du  diadème  aiïf  sans  cornes  ni  disques 
solaires  :  le  bonnet  du  sud  y  est  violet,  les  deux  plumes  latérales  vertes.  La 
perruque  est  d'un  bleu  très  foncé,  presque  noir,  et  le  bandeau  frontal  est  violet. 
Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  qui  semble  avoir  été  violet,  et  d'un  jupon  rayé 
longitudinalement  en  vert  et  violet.  Le  sceptre,  la  queue  el  le  signe  •¥■  sont  violets. 

Le  siège  a  le  dossier  rouge,  le  double  encadrement  violet.  La  décoration  se 
compose  de  deux  parties  différentes  :  la  moitié  supérieure  consiste  en  rangées 
horizontales  d'écaillés,  toutes  violettes;  la  moitié  inférieure  porte  un  lion  (?) 
assis  sur  ses  pattes  de  derrière,  peint  en  violet  (mais  presque  partout  décoloré 
en  jaune-rouge),  sur  fond  bleu  (?).  Dans  le  petit  carré  de  droite,  le  symbole  de 

l'union  du  Sud  et  du  Nord  wtfw,  décoloré,  est  peint  sur  fond  violet.  Le  socle  a 
son  encadrement  violet.  Il  est  divisé,  comme  les  socles  des  deux  sièges  précé- 
dents, en  deux  moitiés  dans  le  sens  de  la  largeur;  la  moitié  supérieure  est  elle- 
même  subdivisée  en  sept  compartiments  égaux  contenant  des  dessins  divers  et 
multicolores,  assez  peu  reconnaissahles;  la  moitié  inférieure  est  subdivisée  en 
quatre  compartiments  égaux,  dont  trois  portent  des  ornements  géométriques,  et 
le  quatrième  un  homme  étendu,  les  mains  attachées  derrière  le  dos.  Le  rouge  et 
le  vert  sont  les  couleurs  dominantes. 

La  déesse  Ouadjit,  représentée  debout,  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés 
(peut-être  originairement  bleus);  ses  colliers,  bracelets  et  ceinture  sont  violets 
(les  bracelets  des  chevilles  sont  raves,  tandis  que  ceux  des  bras  sont  tout  unis). 
Elle  est  coiffée  de  la  couronne  du  nord  ^7  bleue  et  rouge,  sans  urœus,  et  à 
rebord  inférieur  violet.  Elle  est  vêtue  de  la  longue  robe  collante  des  femmes, 
tombant  jusqu'aux  chevilles  :  le  fond  est,  vert,  et  des  lignes  brisées  violettes 

(verticales  en  haut  Ili},  horizontales  en  bas  ZZZZ)  courent  sur  ce  fond.  Le 

signe  Hp  tenu  par  la  déesse  est  bleu;  elle  n'a  pas  de  sceptre  dans  sa  main  droite, 
qui  est  élevée  verticalement  contre  l'épaule  de  Mandoulis. 

6.  Paroi  sud  (pi.  VIII). 

Cette  paroi  se  divise  en  deux  tableaux  de  mêmes  dimensions  que  ceux  du 
premier  registre,  mais  beaucoup  moins  bien  conservés,  et  chacun  légèrement 


30  II.  GAUTHIER. 

mutilé  par  la  présence  d'une  fenêtre  de  o  m.  g3  c.  de  hauteur  sur  o  m.  79  c. 
de  largeur  creusée  au  sommet  de  la  paroi ,  en  son  milieu. 

Premier  tableau  (pi.  VIII,  A).  --  Le  roi  (. — ►).  coiffé  du  pschent  B.  1  2,  offre  les 

deux  couronnes  du  sud  et  du  nord,  k  utW,  à  Harendotès  hiéracocéphale  et 
coiffé  aussi  du  pschent  B.  1  9 ,  à  Hathor  coiffée  du  diadème  D.  3  sur  le  voile  D.  1 . 
et  à  Mandoulis  le  Jeune  coiffé  seulement  de  la  perruque  et  de  la  tresse  bouclée 
(A.  (\),  tous  les  trois  assis  (pour  les  sièges,  voir  pi.  E,  u"s  h .  5  et  (>). 


TlTRE  DU  TABLEAU   :  (— *  )   ]i— '^P^S/^^^ff- 

Harendotès  :    -> — «)  1  1^1  (««)  ^1     |-  f  1  *~~*     ♦ 


© 


Hathor  :  (- 


Ï1V1LS 


© 


n.- 


C" 


(?) 


© 


i.O 


JOV 


e  1 11 


Mandoulis  le  Jeune  :  ( 

,3/A— ;!"!-;  "*^n 

de  0  m.  60  cent,  en  hauteur  et  o  m 


>  f  I 


^ïiyl^^ï-^j^fj^wïC1^  détruite) 

[La  fenêtre,  qui  empiète  sur  le  tableau  sur  une  surface 

>  2  cent,  en  largeur,  n'a  pas  permis  au 
décorateur  de  donner  une  coiffure  à  Mandoulis  enfant.  lequel  est.  du  reste, 
représenté  le  plus  souvent  ainsi,  sans  diadème.] 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  vert,  les  bracelets  violets  el 
verts.  Il  est  coiffé  du  pschent  (le  bonnet  du  sud  violet,  celui  du  nord  bleu  et 
rouge)  et  de  l'uraeus  violet  (voir  pi.  (î.  11"  8).  11  est  vêtu  d'un  justaucorps  com- 
posé d'écaillés  en  rangées  horizontales  vertes,  rouges  et  violettes,  et  du  jupon 
empesé  pointant  en  avant,  spécial  aux  rois  (voir  pi.  k.  n"  3);  la  ceinture  est 
violette,  ainsi  que  la  queue;  le  jupon  est  multicolore,  avec  prédominance  du 
rouge,  du  vert  et  du  violet.  Le  devauleau  est  divisé  en  compartiments  portant 
ebacun  un  dessin  spécial,  et  terminé  à  sa  partie  inférieure  par  deux  uraeus 
violets.  Les  deux  couronnes  que  le  roi  offre  aux  divinités  sont  peintes  aux  mêmes 


LE  TEMPLE  DE   KALABCHAH.  31 

couleurs  que  dans  le  pschenl  dont  il  est  coiffé  :  celle  du  sud  est  violette,  celle 
iln  nord  est  bleue  et  rouge. 

Harendotès,  hiéracocéphale,  est  coiffé  «lu  pschent  aux  mêmes  couleurs  que 
celui  du  roi.  Il  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  lé  collier  et  les  bracelets  violets. 
Le  voile  est  rayé  en  violet  et  bleu.  Le  justaucorps,  décoloré,  parait  avoir  été 
violet  el  vert;  la  ceinture  est  violette,  le  jupon  rayé  en  vert  et  violet.  La  queue. 
le  sceptre  et  le  signe  ■¥-  sont  violets. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  E.  n°  h.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
est  violet,  La  décoration  consiste  en  carrés  multicolores  et  en  losanges  tous 
rouges;  ces  derniers  ont  disparu  sur  toute  la  moitié  inférieure.  Le  petit  carré 
porte  une  Heur  violette  et  rouge  sur  fond  décoloré.  Le  socle  est  composé  de  sept 
rectangles  emboîtés  les  uns  dans  les  autres,  de  couleurs  différentes  (le  plus 
extérieur,  formant  cadre,  est,  violet,  puis  vient  un  bleu,  un  vert,  un  rouge,  un 
bleu,  un  vert,  un  bleu,  el  tout  à  l'intérieur,  une  ligne  droite  horizontale  violette). 

La  déesse  Hathor  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  vert;  les  bracelets 
sont  décolorés,  mais  étaient  probablement  aussi  verts.  Elle  <^st  coiffée  des  cornes 
noires  entre  lesquelles  est  engagé  le  disque  solaire  rouge,  et  de  l'uraeus  violet 
(voir  [il.  II.  n°  3).  Le  voile  est  vert,  bleu,  rouge  et  violet,  la  tète  de  vautour  du 
front  est  verte.  La  robe  est  divisée  en  zones  parallèles  de  couleurs  diverses  (bleu, 
rouge,  vert,  bleu),  et  sur  la  jambe  cette  robe  est  rayée  en  violet  et  bleu.  Le 
sceptre  est  vert,  le  signe  >*•  est  bleu. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  E,  n°  5.  Le  dossier  et  le  double  encadrement  sont 
\iolets.  La  décoration  consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  multicolores: 
le  petit  carré  de  droite  porte  le  symbole  ^|  très  effacé.  Le  socle  est  encadré 
de  violet,  et  décoré  de  dessins  uniquement  géométriques,  peints  en  vert  et  en 
violet;  cette  dernière  couleur  est  devenue  presque  partout  jaune  cuivré,  mais  il 
n'y  a  nulle  part  trace  de  rouge  ni  de  bleu. 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  et  le  visage  bleus;  le  collier  est  ornementé 
en  violet,  rouge  et  vert;  les  bracelets,  la  queue  (repliée  derrière  la  jambe  par 
manque  de  place),  le  sceptre  et  le  signe  $■  sont  violets.  Il  n'a  pas  de  coiffure,  et 
porte  simplement  la  perruque  bleu-noir  et  l'uraeus  frontal  violet.  La  tresse 
caractéristique  des  enfants  est  peinte  en  vert  (voir  pi.  11.  n"  '\).  Le  justaucorps  csl 
vert,  les  ceintures  violettes,  le  jupon  rayé  eu  vert  et  violet. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  E.  n"  (i.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
violet;  la  décoration  consiste  en  lignes  brisées  disposées  horizontalement  et 
parallèles  r^T,  alternativement  violette,  verte,  violette,  bleue,  violette,  verte. 
violette,  bleue,  etc.  Le  petit  carré  de  droite  contient  une  Heur  de  lotus  rouge, 


32  II.  GAUTHIER. 

bleue  et  verte,  sur  fond  bleu.  Le  socle  est  encadré  de  violet.  La  décoration 
consiste  en  onze  rectangles  disposés  verticalement,  et  juxtaposés;  ds  sont  alterna- 
tivement violets  et  bleus,  et  l'intérieur  des  rectangles  violets  est  coloré  en  vert, 
tandis  que  l'intérieur  des  rectangles  Meus  est  coloré  en  rouge. 

Deuxième  tableau  (pi.  VIII,  li).  —  Le  roi  (» — >-),  coiffé  simplement  du  kla/t 
rayé  et  de  l'uraeus,  A.  1,  offre  l'emblème  de  la  Justice  et  de  la  Vérité,  u  .  à 
Amon-Ra-Harmakbis,  hiéracocéphale  et  coilfé  des  longues  plumes  et  du  disque 
solaire,  A.  1  2  ,  à  la  déesse  Tanennit  d'Héliopolis(?)  coiffée  du  pschent  IL  1  a  (sans 
uraeus)  sur  le  voile  D.  1,  et  à  Mandoulis  coiffé  du  diadème  C.  o,;  les  deux  dieux 
sont  assis  sur  le  trône  habituel  (voir  pour  ces  deux  sièges,  pi.  F,  nos  1  et  •»), 
mais  la  déesse  est  représentée  debout. 


Titre  du  tableau  :  (» — ►  ) 

Le  ro,  :  (~)  |S(  M±]  j'  (ligne  détruite)  \<j(ï       ~     '^fâ' 

*-»**"'"»  ■■  (— )  î  w\  H]  ™  J^l  I — ï  i  41  \  M 


<?  m 


MAx,,orus:(^)yj^^^\,^"|t^Tr^r^r:<^^^r 


,3 ±-*^^~ 1 1 
m    I  £^^^  a  îf 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  violets.  Il  ne 
porte  aucune  couronne,  mais  simplement  le  hlaft  rayé  en  bleu  et  violet,  et  1  uraeus 
violet  (voir  pi.  H,  n°  5).  Le  justaucorps  est  vert,  la  ceinture  violette  et  rouge. 
Le  jupon  empesé  est  analogue  aux  précédents;  les  deux  uraeus  terminant  le 
devanteau  à  sa  partie  inférieure  sont  violets,  et  le  devanteau  lui-même  est 
rouge  et  violet;  le  devant  du  jupon  est  multicolore,  le  derrière  rayé  vert  et  violet. 

"  Sur  l'original ,  la  déesse  porte  une  plume  ï  aussi  bien  sur  les  genoux  (au  lieu  du  signe  ■¥•)  'l'"' 
sur  la  tète. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  33 

La  queue  est  violette.  Le  symbole    \i     offert  par  le  roi  a  le  corps  bleu,   le 

visage  rouge,  les  deux  plumes  l  rouges,  le  ■«■^  vert  et  serti  de  rouge  à  sou  bord 
supérieur. 

Le  dieu  Amon-Ra-lIarmakhis,  hiéracocéphale,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus, 
les  bracelets  rouges,  verts  et  violets,  les  bretelles  violettes,  le  klajï  rayé  en 
vert  et  violet  et  terminé  à  son  bord  inférieur  par  une  lisière  analogue  aux 
bracelets;  le  collier  est  rayé  en  vert  et  violet  comme  le  klnfl.  La  coiffure  (voir 
pi.  Il,  n°  6)  a  le  disque  rouge,  l'urseus  violet,  les  deux  longues  plumes  caracté- 
ristiques d'Ainon  divisées  en  zones  horizontales  alternativement  bleue,  rouge, 
bleue,  verte,  bleue,  rouge,  bleue,  verte,  etc.  Le  justaucorps  est  composé  de 
rangées  horizontales  d'écaillés  vertes,  bleues  et  violettes;  les  ceintures  sont 
rouges,  vertes  et  violettes,  le  jupon  est  rave  en  vert  et  violet.  La  queue,  le  sceptre 
et  le  signe  •¥■  sont  violets. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  1.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
violet.  La  décoration  consiste  en  rangées  d'écaillés  vertes,  bleues,  rouges,  bleues, 
vertes,  etc..  disposées  en  \y,  parallèlement  les  unes  aux  autres.  Le  carré  de 
droite  porte  le  symbole  Pri,  blanc  (?)  sur  fond  rouge.  Le  socle  est  encadré  de 
violet,  et  se  divise  en  deux  moitiés  dans  le  sens  de  la  largeur;  celle  du  bas  ne 
comporte  que  des  lignes  droites,  horizontales  et  verticales,  formant  trois  com- 
partiments, et  peintes  en  violet  et  rouge;  celle  du  haut  consiste  en  cinq  com- 
partiments, dont  trois  décorés  de  fTl  violets,  et  les  deux  autres  ornés  de 
fleurs(?),  effacées,  sur  fond  vert.  Encadrant  en  haut  et  en  bas  la  moitié  inférieure 
du  socle,  sont  peintes  deux  lignes  parallèles  d'ornements  rectangulaires  rouges, 
verts,  violets,  verts,  rouges,  verts,  violets,  verts,  etc. 

La  déesse  Tanennit,  debout,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  les  bracelets 
violets,  le  collier  ornementé  vert  et  violet.  Elle  est  coiffée  du  pschenl  (bonnet  du 
sud  violet,  bonnet  du  nord  bleu  et  rouge),  sans  urseus.  Le  voile  est  violet;  la 
coiffure  est  celle  que  nous  avons  déjà  décrite  lorsqu'il  s'est  agi  des  déesses  Isis 
et  Hathor,  mais  elle  est  détruite.  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  de 
plumes  multicolore  (rouges,  bleues,  vertes).  Le  sceptre  est  vert,  bordé  de  rouge 
à  l'extrémité  supérieure;  le  signe  •¥•  est  bleu. 

Le  dieu  Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  rayé  en  vert  et 
violet,  les  bracelets  verts  et  violets,  la  ceinture  verte,  les  bretelles  vertes.  Il  est 
coiffé  du  diadème  déjà  décrit  à  la  page  21  (voir  pi.  G,  n°  7)  :  les  cornes  sont 
noires,  les  six  disques  rouges,  les  urseus  violets  coiffés  chacun  d'un  disque  rouge, 

tlJ  Même  remarque  que  ci-conlre,  p.  3a,  note. 

Le  Temple  de  Kalabchah.  5 


34  11.   GAUTHIER. 

les  trois  fleurs  rayées  longitudinalement  en  violet,  vert  et  rouge.  La  perruque 
est  bleue,  le  bandeau  frontal  et  Furaeus  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d"un  justau- 
corps violet,  d'un  jupon  rayé  en  vert  et  violet.  La  queue,  le  sceptre  et  le  signe  ■¥■ 
sont  violets. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  2.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
bleu.  La  décoration  consiste  en  un  quadrillage  de  lignes  perpendiculaires  uni- 
quement violettes  et  vertes.  Le  petit  carré  de  droite  porte  une  fleur  de  lotus 
bleue  et  verte  sur  fond  décoloré.  Le  socle  est  encadré  de  violet,  et  se  divise 
en  trois  compartiments  superposés  : 

i°  Celui  du  haut  est  divisé  en  huit  sections  contenant  des  fleurs  et  des  rosaces 
de  diverses  couleurs; 

a°  Celui  du  milieu  consiste  en  huit  -^  alternativement  bleu,  rouge,  bleu, 
vert,  bleu,  etc.; 

3°  Celui  du  bas  est  divisé  suivant  sa  longueur  en  trois  sections,  comprenant 
de  larges  bandes  horizontales  violettes  et  rouges. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  IX,  B,  et  X). 

La  paroi  ouest  mesure  5  m.  90  cent,  de  largeur,  et  se  divise  en  trois  tableaux 
de  chacun  trois  personnages  :  le  premier  est  large  de  1  m.  9b  cent.,  le 
second  de  1  m.  80  cent.,  le  troisième  de  2  m.  i5  cent.  Au  milieu  du  second 
tableau  est  percée  une  fenêtre  de  0  m.  93  cent,  de  hauteur  sur  o  m.  78  cent,  de 
largeur. 

Premier  tableau  (pi.  IX,  B).  —  Le  roi  (- — ►  ),  paraissant  être  coiffé  du  simple 


T,  à  Isis  assise  coiffée  du  diadème 
ebout  coiffé  de  la  tresse  bouclée  des 


klnft  rayé  A.  1,  offre  deux  tiges  de  papyrus, 

D.  3  sur  le  voile  D.  1 ,  et  au  dieu  Harpocrate  (  1 

enfants  A.  6  et  du  pschent  B.  12;  ce  dernier  est  absolument  nu  sous  un  grand 

manteau  entr'ouvert  (voir  pi.  K,  n°  6);  il  porte  la  main  droite  à  sa  bouche  et 

tient  de  la  main  gauche  un  oiseau  relth,  Tf* .  par  les  ailes. 

TlTllE  DU  TABLEAU  :  (— *)   !  [  £^  J  ~"d  «ÏT  */    '  T  "  inn£  m  0e   del'mei'  Slëm   PSl 

indistinct). 

u  „o,  :  (~)  ;  mŒmA)  ï  HdHœHïU  !  ïï\U 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAII.  35 


© 


I  I  I 

9  (•«)  ' 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  les  bracelets  et  le  collier  violets.  Il  ne 
reste  plus  de  coiffure  visible,  et  il  semble  qu'il  ait  porté  simplement  le  hlaft 
rayé  en  bleu  et  violet  (voir  pi.  II,  n°  5).  Il  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  celle 
dernière  est  violette.  Il  est  vêtu  du  jupon  court  empesé,  pointant  en  avant.  Les 
Heurs  qu'il  offre  aux  divinités  sont  vertes,  et  bordées  de  rouge  à  leur  extrémité 
supérieure. 

Les  chairs  et  le  visage  d'Isis  sont  décolorés,  ainsi  que  le  collier  et  les  bracelets 
et  la  plus  grande  partie  du  voile;  ce  dernier  semble  pourtant  avoir  été  peint  en 
rouge  et  en  bleu.  La  déesse  est  coillée  du  disque  rouge  inséré  entre  les  cornes 
noires,  et  de  l'urœus  violet.  La  robe  de  plumes  est  multicolore  (bleue,  rouge, 
verte,  violette);  le  sceptre  est  vert,  le  signe  •¥-  tenu  par  la  déesse  est  bleu. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  3.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
violet.  La  décoration  consiste  en  un  quadrillage  multicolore,  les  couleurs  des 
différents  petits  carreaux  étant  disposées  de  façon  à  former  des  lignes  de  la 
lorme  suivante  f\f\f\,  alternativement  bleues,  vertes,  bleues,  rouges, 
bleues,  vertes,  bleues,  etc.  Le  socle  est  très  effacé  et  décoloré.  Il  se  divise  en 
deux  longues  moitiés  superposées;  la  moitié  supérieure  est  elle-même  subdivisée 
en  sept  compartiments,  ornés  de  rosaces  et  de  fleurs  bleues  et  vertes;  la  moitié 
inférieure  est  ornée  d'une  succession  de  lignes  verticales  juxtaposées,  alternati- 
vement bleues  et  vertes.  L'encadrement  du  socle  est  violet. 

Harpocrate  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  est  constitué  de  plusieurs 
rangées  rouges  et  bleues:  les  bracelets  sont  rayés,  mais  ont  perdu  leurs  couleurs. 
Le  dieu  est  coiffé  du  pcAen/(bonnet  du  sud  violet,  bonnet  du  nord  bleu  et  rouge, 
urseus  violet),  et  porte  la  tresse  bouclée  des  enfants,  décolorée,  mais  paraissant 
avoir  été  violette  (voir  pi.  H,  n"  7).  Il  est  tout  à  fait  nu,  sous  un  grand  manteau 
largement  ouvert  (voir  pi.  Iv.  n°  G):  le  fond  du  manteau  est  bleu,  et  les  bords 
sont  composés  de  lignes  parallèles  divisées  chacune  en  petits  rectangles  multi- 
colores; les  couleurs  des  rectangles  de  deux  lignes  voisines  (bleu,  rouge,  vert 
et  violet)  sont  disposées  de  façon  à  s'alterner,  et  l'ensemble   devait  être  du 

5. 


30  II.  GAUTHIER. 

plus  bel  effet.  L"oiseau  tenu  à  la  main  gauche  par  le  dieu  paraît  avoir  été  vert. 

Deuxième  tableau  (pi.  X,  A).  —  Le  roi  (» — ►),  coiffé  du  diadème  B.  8,  offre 

le  lait,  sous  la  forme  de  deux  vases  iir  à  Mandoulis  le  Jeune  assis  coiffé  de 
la  tresse  et  du  bonnet,  A.  6,  avec  uraeus,  et  à  la  déesse  Ouadjit  debout  coiffée 
de  la  couronne  du  nord,  B.  1 1 ,  sans  urœus.  Aucune  des  deux  divinités  ne  tient 
le  sceptre.  Le  dieu  Mandoulis  est  représenté  sous  les  traits  d'un  enfant,  avec  la 
tresse  de  cheveux  caractéristique,  et  portant  un  doigt  à  sa  bouche.  Une  fenêtre, 
large  de  o  m.  78  cent.,  empiète  sur  le  tableau  sur  une  hauteur  de  o  m.  ho  cent., 
et  sa  présence  a  obligé  le  décorateur  à  graver  la  ligne  5  dans  le  sens  horizontal, 
immédiatement  au-dessous  de  l'ouverture. 

Titre  du  tableau  :  (» — *•)  j  t~~~\{         i  "_ïll%' 

Lb  „o,  :  (~)  J  ""à]  j  —  ..fàîllOI  j  <t  (le  reste 

de  la  légende  n'a  pas  été  gravé). 

Mandoulis  le  Jeune  :  (*— )  j  ~\"        l'j^ltl^  ï  ££  î  î  ^  .7!"^  T ' 

'    \vi\\    %*\\mQ\    I    i    I  O(-)  m   i  i    I    L S.A  "\ vl 

"^^     I  i  (la  ligne  8  n'est  pas  visible  sur  la  photographie,  qui  avait  été 

prise  avant  que  le  bloc  en  contenant  les  débris  n'eût  été  remis  en  place). 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  bleus.  11  est 
coiffé  du  diadème  alef  sans  cornes  :  le  bonnet  du  sud  est  violet,  les  deux  plumes 
vertes  serties  de  rouge  à  leur  bord  extérieur,  le  disque  rouge  et  l'uraeus  violet. 
11  est  vêtu  d'un  justaucorps  décoré  d'écaillés  en  rangées  horizontales  vertes  et 
violettes,  et  du  jupon  empesé  spécial  aux  rois.  La  partie  postérieure  du  jupon  est 
rayée  en  vert  et  violet ,  le  devanteau  est  rouge  et  bleu ,  terminé  à  son  extrémité  infé- 
rieure par  deux  urseus  rouges;  la  partie  antérieure  est  violette  et  bleue,  la  pointe 
est  rayée  en  rouge,  vert  et  bleu.  La  queue  esL  violette,  ainsi  que  la  tresse  retom- 
bant sur  l'épaule.  Les  deux  vases  offerts  par  le  roi  ont  une  forme  toute  spéciale 
(voir  la  photographie);  le  haut  est  rouge,  le  bas  et  les  deux  oreilles  sont  violets. 

Mandoulis  est  tout  à  fait  décoloré,  parce  qu'il  est  placé  au-dessous  de  la 
fenêtre,  et  a  reçu  l'eau  qui  en  descendait.  Du  socle  du  siège,  il  reste  seulement 
quelques  losanges  formés  de  carreaux  rouges  juxtaposés;  le  centre  de  chacun 
des  losanges  est  marqué  par  un  carreau  rouge. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  37 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  el  le  visage  verts,  le  collier  et  les  bracelets 
rouges  (avec  peut-être  un  peu  de  bleu  ou  de  violet).  Elle  est  coiffée  du  bonnet 
de  la  Basse-Égvpte,  qui  n'est  pas  uni,  comme  à  l'ordinaire,  mais  tacheté  de 
petits  cercles;  le  tout  est  peint  en  bleu,  et  le  Ç  de  ^  est  rouge;  il  n'y  a  pas 
d'urœus  (voir  pi.  H,  n°  9).  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes 
ordinaire,  très  effacée  et  décolorée.  Elle  est  debout,  et  le  -^  qu'elle  tient  à  la 
main  n'est  pas  bleu,  comme  c'est  généralement  l'usage  pour  les  déesses,  mais 
bien  violet. 

Troisième  tableau  (pi.  X,  B).  —  Le  roi  (— *),  dont  la  coiffure  est  détruite, 
sauf  quelques  débris  du  bonnet  à  bandeau  frontal,  A.  h,  offre  les  étoffes(?)  à 
Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  le  bonnet  A.  h,  et  à  la  déesse  Ouadjit 
coiffée  de  la  couronne  du  nord,  B.  1 1,  sans  ureeus. 

Titre  du  tableau  :  (— -)  j  ^  (.wr)  q  ,(.■,)'!    ,    1    î 

0»aw1t:(— )    ,    |fjj,,88||  |    .ftf. 

*1 


III  95 

Les  couleurs  de  ce  tableau  ont  totalement  disparu. 

VI.   PARTIE  DE  DROITE  (NORD). 

PREMIER   REGISTRE. 
(PL  XI.  XIII,  XIV,  XVI,  B,  XVIII,  B.) 

Ce  registre,  mesurant  1  m.  6^1  cent,  de  hauteur  comme  dans  la  moitié  sud 
de  la  salle,  comprend  toute  une  série  de  tableaux  commençant  sur  la  paroi  est,  à 


38  II.   GAUTHIER. 

droite  do  la  porte  d'entrée,  se  poursuivant  sur  la  paroi  nord,  et  se  terminant  au 
milieu  de  la  paroi  ouest.  Tous  les  personnages,  roi  et  divinités,  y  sont  repré- 
sentés debout. 

a.   Paroi  est  (pi.  XIII). 

Cette  paroi  mesure  k  m.  92  cent,  de  longueur,  mais  le  premier  registre  ne 
commence  pas  immédiatement  à  la  porte;  une  partie  de  la  paroi  (1  m.  1  0  cent.  ) 
est  occupée  par  des  représentations  qui  font  partie  de  la  décoration  de  la  porte 
venant  de  la  procella,  et  que  nous  avons  décrites  avec  cette  porte  môme.  Le 
premier  registre  (comme  aussi  le  second)  ne  mesure  donc  sur  celte  paroi  que 
3  m.  82  cent,  de  longueur,  et  se  divise  en  deu\  tableaux  légèrement  inégaux,  le 
premier  avant  1  m.  0,7  cent,  de  largeur,  le  second  1  m.  80  cent,  seulement. 

Premier  tableau  (pi.  XIII,  B).  —  Le  roi  (« — -),  coiffé  du  pschent  1).  1  •> ,  offre 
le  vin,  sous  la  forme  de  deux  vases  ë#  à  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  - 
sur  le  bonnet  A.  h,  et  à  Mandoulis  le  Jeune  coiffé  du  diadème  B.  h  sur  la 
tresse  bouclée  A.  (i. 

Titre  du  tableau  :  (*— )  j  *— '^^L  J^  M^  I  Z^\  ^Âf 

l*  ,0,  :hî|  (SM33  ï  r£  (KMPr^i!J-J  ;  Xti 

Mandoulis  :  (~)  )  [j^  |    ]  ^[^IM  HHT  I  JL  .  .  1T 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  cl  les  bracelets  verts (?).  Il 
est  coiffé  du  pschent  déjà  plusieurs  fois  décrit  (bonnet  du  sud  violet,  bonnet  du 
nord  bleu  et  rouge,  urœus  violet).  Le  justaucorps  est  bleu;  le  jupon  empesé  est 
celui  que  portent  ordinairement  les  rois;  il  n'a  pas  de  violet,  mais  seulement  du 
bleu,  du  vert  et  du  rouge;  les  sept  grandes  bandes  divergentes,  partant  de  la 
pointe  antérieure,  sont  respectivement  bleue,  verte,  bleue,  rouge,  bleue,  verte, 
bleue.  La  partie  postérieure  est  bleue,  avec  des  lignes  parallèles  noires. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  30 

Mandoulis  ;i  les  chairs  et  le  visage  Meus;  les  bracelets  et  le  collier  sont 
décolorés.  Il  est  coiffé  du  diadème  ale-f  sans  cornes  (honnet  du  sud  violet, 
plumes  latérales  rayées  transversalement  en  Ideu  et  vert).  La  perruque  est  bleu- 
noir,  le  bandeau  frontal  et  l'uraeus  sont  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps 
décoré  de  rangées  horizontales  d'écaillés  vertes  et  violettes,  et  d'un  jupon  court 
divisé  en  deux  parties  :  le  devant  est  décoloré,  mais  devait  avoir  des  écailles 
vertes  et  violettes,  comme  le  justaucorps;  le  derrière  est  rayé  en  Ideu  et  vert.  Le 
sceptre  et  le  signe  •¥■  sont  violets. 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  et  les  bracelets 
sont  décolorés.  Dans  sa  coiffure  (précédemment  décrite  et  représentée),  le  disque 
est  rouge,  les  plumes  vertes (?),  les  cornes  noires,  les  uraeus  violets,  coiffés 
chacun  d'un  disque  rouge.  La  perruque  est  bleu-noir,  la  tresse  bouclée  a  perdu 
sa  couleur,  le  bandeau  frontal  et  l'uraeus  sont  violets.  Le  dieu  est  absolument  nu. 

Deuxième  tableau  (pi.  XIII,  A).  —  Le  roi  (« — «),  qui  parait  être  coiffé  du  bonnet 
A.  5,  et  dont  la  tête  est  surmontée  du  disque  solaire  flanqué  des  deux  uraeus, 
\%j.  offre  cinq  vases  mu  sur  un  plateau  à  une  divinité  mâle  dont  le  nom 
est  détruit  (Mandoulis  le  Jeune [?]),  coill'ée  du  diadème  (!.  7  sans  le  disque 
inférieur,  et  à  la  déesse  Ouadjit,  coiffée  de  la  couronne  du  nord  (B.  1  1)  sans 
uraeus. 

t™  du  tu,l,!,u  :  <*—  )  i  K.~:\LK.^\iT"  ■ 

^ =  (-)  î  *(k!1S1  !  H  (SEMIïSJ  \VJ 

Mandoulis  le  Jeune (/)  :  (» — *)  i     iy  |  -  ^  ,  ■     j  »~~~v  =L 


I    I    I  i».     I     m 


(JUADJIT   :   (» — ►)  ,  J  -    ■!   J      JJJ      .       '    ....         f".        {>•')     i    *~~*  -*mr  Q 

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J  («"    r> 


(sic). 


Le  roi  a  la  tète  détruite,  mais  on  voit  cependant  qu'il  portait  comme  coiffure  le 
casque  de  guerre  et  l'uraeus.  Il  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  ainsi  que  le  collier 
et  les  bracelets;  c'est  là  du  reste  une  chose  exceptionnelle,  car  ordinairement 


40  II.  GAUTHIER. 

le  collier  et  les  bracelets  sont  toujours  d'une  couleur  tranchant  nettement 
sur  la  teinte  des  chairs.  Au-dessus  de  la  tête  est  sculpté  le  disque  solaire  rouge 
flanqué  des  deux  uraeus  violets.  Le  roi  est  nu  jusqu'à  la  ceinture;  celte  dernière 
est  rouge.  Le  jupon  empesé  a  le  devant  vert,  le  derrière  rayé  en  bleu  (ou  vert  [?]) 
et  violet.  Le  long  manteau,  tombant  jusqu'aux  chevilles,  est  rayé  en  bleu  et  en 
une  autre  couleur,  qui  a  disparu;  entre  les  jambes,  à  la  partie  supérieure,  le 
manteau  a  des  rayures  horizontales  bleues;  à  la  partie  inférieure,  les  mêmes 
rayures,  mais  verticales.  Les  cinq  vases  w  offerts  par  le  roi  aux  divinités  sont 
alternativement  violets  et  rayés  transversalement  (1,  3,  5)  et  rouges  et  unis 

(.,4). 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et  les  bracelets  violets, 
les  bretelles  rouges.  Il  est  coiffé  du  diadème  alej  et  porte  la  tresse  bouclée  des 
enfants  (voir  pi.  I,  n°  î).  Le  centre  du  bonnet  est  décoloré;  vient  ensuite,  de 
chaque  côté,  en  allant  du  centre  vers  les  bords,  une  partie  rouge,  puis  une 
bleue,  et  les  deux  plumes  latérales  sont  vertes;  entre  chacune  des  sections  de 
couleur  différente,  et  aussi  entre  le  bonnet  central  et  les  deux  plumes,  un  filet 
violet  sépare  entre  elles  les  différentes  teintes.  Les  cornes  sont  noires,  les  urœus 
violets;  chaque  uraeus  est  coiffé  d'un  disque  violet  [non  rouge,  comme  ordinai- 
rement]. Le  costume  est  absolument  décoloré,  sauf  quelques  traces  de  vert 
par-ci  par-là.  La  queue,  le  sceptre  et  le  signe  ■¥•  sont  violets. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier,  les  bracelets  et 
les  bretelles  bleus.  Elle  est  coiffée  de  la  couronne  du  nord  (bleue  et  rouge), 
sans  urœus.  Les  colliers,  bracelets,  ceintures,  franges  de  la  robe,  ainsi  que  le 
sceptre,  ne  sont  pas  unis  comme  à  l'ordinaire,  mais  ornementés.  De  la  longue 
robe,  formée  probablement  de  plumes,  on  ne  voit  que  quelques  lignes  avec 
traces  de  pointillé  rouge  et  bleu. 


b.   Paroi  nord  (pi.  XIV  et  XVIII,  B). 

Cette  paroi  mesure  5  m.  G. '5  cent,  de  largeur,  et  se  divise  en  deux  tableaux,  me- 
surant le  premier  2  m.  95  cent,  de  largeur,  le  second  2  m.  68  cent,  seulement. 

Premier  tableau  (pi.  XIV,  A  et  XVIII,  B).  —  Le  roi  (-. — «),  coiffé  du  pschent 

B.  1  2 ,  suivi  de  la  reine,  coiffée  du  diadème  D.  7,  offre  à  Osiris  coiffé  du  diadème 

C.  8.  à  Isis  coiffée  du  diadème  D.  5  sur  le  voile  D.  1  et  à  Nephlhys  coiffée  du 
diadème  D.  6  sur  le  voile  D.  1,  le  symbole  de  la  Vérité,     J    ■ 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  41 

TiTIIE    DU   TABLEAU    :   (-« — «)    i   * 1  ^     »  a»^  »  .Y. . 

La  reine  (pi.  XVIII,  B)  :  («—)  |  (ligne  non  gravée)  '[  ^  *  ^  ^ J  J 

<5  1 1 1  0*_  1  I  I  L^fcJ  -„*\ 

a™ =c — ->îfi7\îrn (&»s-,i i  1« î ■§:  ;  P  &  ;i  H 

9  i— '  v        r  r  r        * 

I     <W^>I      I      I      («)       III  ■      . 

Isis:|"»T&lirÀfH,/,TJÔîJ^ïr^rff;,-k',J^r 

*< -^)î^î:i:ia^^=:-v=in 

f-on 


•  O         16 

le  ni 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Il  est  coiffé  du  pschent  (bonnet  du  sud  violet,  bonnet  du  nord  bleu  et  rouge, 
uraeus  violet).  Il  est  nu  jusqua  la  ceinture,  et  porte  le  jupon  empesé  des  rois, 
avec  prédominance  de  vert  et  de  violet;  les  rayures  de  la  partie  postérieure  sont 
vertes  et  violettes.  Le  symbole     J    qu  il  offre  aux  divinités  est  décoloré. 

La  reine,  dont  c'est  ici  la  seule  représentation  qui  existe  dans  tout  le  temple 
de  Kalabchah,  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés,  ainsi  que  le  collier  et  les 
bracelets.  Elle  est  coiffée  du  disque  rouge  inséré  entre  les  deux  hautes  cornes 
de  vache,  noires,  le  tout  sur  deux  plumes  plus  hautes  encore  que  les  cornes  : 
ces  plumes  se  divisent  chacune  longitudinalement  en  deux  moitiés,  et  sont 
rayées  transversalement  en  rouge,  violet  et  vert.  Le  coussinet  sur  lequel  est 
posée  cette  coiffure  est  violet,  ainsi  que  le  bandeau  frontal.  La  perruque  est 
bleue.  La  reine  est  vêtue  dune  peau  d'animal  rayée  en  rouge,  violet  et  vert  comme 
les  plumes  de  la  coiffure,  et  tombant  jusqu'aux  chevilles  (voir  pi.  K,  n°  7).  Elle 
tient  de  la  main  droite  rabattue  sur  la  poitrine  un  long  fouet  (ou  chasse- 
mouches),  dont  le  manche  est  divisé  en  petits  rectangles  alternativement  bleus, 

Le  Temple  île  Kalabchah.  0 


42  M.   CALTIlIEIi. 


verts,  bleus,  rouges,  etc.,  et  les  lanières  ou  plumes  de  l'extrémité  sont  vertes. 
De  la  main  gauche  pendante  elle  tient  le  signe  •*•  bleu. 

Osiris  a  les  chairs  et  le  visage  hleus.  le  collier,  les  bracelets  et  les  bretelles 
violets,  la  ceinture  rouge.  Il  est  coiffé  du  diadème  atef  avec  cornes,  déjà  décrit 
(bonnet  du  sud  violet,  disques  rouges,  cornes  noires,  plumes  latérales  rayées 
transversalement  vert  et  jaune,  uraeus  violet).  Il  est  vêtu  d'un  justaucorps  vert, 
et  du  jupon  court  divisé  en  deux  parties  (le  devant  vert,  le  derrière  rayé  lon- 
gitudinalement  vert  et  blanc)  (voir  pi.  K,  n°  8).  La  queue  est  violette. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés,  le  collier  et  les  bracelets  bleus.  La 
coiffure  présente  une  particularité  curieuse  :  le  disque  y  est  peint  en  violet  (au 
lieu  d'être  rouge);  les  cornes  sont  noires,  le  |  bleu  et  violet;  il  n'y  a  pas  d'urœus. 
Le  voile  est  multicolore  (bleu,  rouge,  bleu),  avec  toute  la  partie  postérieure 
verte;  sur  le  front,  la  tête  de  vautour  est  peinte  en  vert.  La  robe  est  complètement 
décolorée,  le  sceptre  vert. 

Nephthys  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  et  les  bracelets  sont 
décolorés.  Le  disque  de  la  coiffure  est  rouge,  les  cornes  noires,  le  17  violet  et 
bleu  (voir  pi.  I,  n°  3).  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe,  multico  ore,  dont 
il  ne  reste  plus  que  quelques  lignes  verticales  rouges  et  vertes,  au  bas.  Le 
sceptre  est  vert. 

Deuxième  tableau  (pi.  XIV,  B).  —  Le  roi  (-. — «),  coiffé  du  diadème  A.  î  î,  offre 
le  vin,  sous  la  forme  des  deux  vases  èé  Harendotès  hiéracocéphale  et  coiffé 
du  pschent  B.  î  2 ,  à  Hathor  coiffée  du  diadème  D.  3  sur  le  voile  D.  1,  et  à  Man- 
doulis  coiffé  du  diadème  G.  (). 

Titre  du  tableau  :  («—  )  j  i~i^Bs=j  ^^ ^  in~- 

H»«E»DOTiS  :  (— )  ;  j^(  "^  jj  3:  '  i  '.  »  H  î  $  $  ~~  Pi"1" 

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LE  TEMPLE   DE   KAI.AliCH AIL 


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Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  rayés 
multicolores.  La  coiffure  (A.  1  1),  déjà  plusieurs  fois  décrite,  a  le  disque  rouge, 
les  plumes  rayées  transversalement  en  vert  et  rouge,  les  cornes  noires,  les 
uraeus  violets,  coiffés  chacun  d'un  disque  rouge.  Cette  coiffure  repose  sur  le 
bonnet  A.  3,  bleu,  muni  à  sa  partie  antérieure  de  l'uraeus  violet.  Il  porte  le 
costume  ordinaire  des  rois.  Les  vases  qu'il  offre  aux  divinités  sont  divisés  en 
deux  moitiés,  celle  du  haut  peinte  en  rouge,  celle  du  bas  non  colorée. 

Harendotès,  biéracocéphale,  a  le  corps  et  le  visage  bleus;  il  est  coiffé  du 
pschent,  dans  lequel  le  bonnet  du  sud  est  resté  sans  couleur;  le  bonnet  du  nord 
est  bleu  et  rouge,  l'uraeus  violet.  Les  bracelets  et  le  collier  sont  décolorés,  les 
bretelles  rouges.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  vert(?)  et  du  jupon  court 
divisé  en  deux  parties  (le  devant  vert,  le  derrière  rayé  en  vert  et  blanc).  La 
queue,  le  sceptre  et  le  signe  •¥•  sont  violets. 

Ilathor  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  et  les  bracelets  verts  (?). 
Elle  est  coiffée  du  disque  rouge,  inséré  entre  les  cornes  noires;  l'urœus  est 
violet.  Le  voile  est  analogue  à  celui  que  portent  toujours  les  divinités  féminines: 
on  y  voit  encore  des  traces  de  rouge  et  de  vert.  La  robe  était  composée  de 
plumes  peintes  en  vert,  bleu  et  rouge,  mais  très  effacées  et  décolorées. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus;  le  collier  et  les  bracelets  sont 
constitués  de  plusieurs  rangées  multicolores;  les  deux  ceintures,  au-dessus  et 
au-dessous  du  maillot,  sont  rouges.  11  est  coiffé  du  diadème  C.  9  décrit  plusieurs 
fois  déjà  :  les  trois  fleurs  sont  divisées  chacune  en  cinq  zones  longitudinales  de 
couleur  différente  (verte,  violette,  rouge,  violette,  verte);  les  six  disques  sont 
rouges,  les  deux  cornes  vertes,  les  uraeus  violets  et  coiffés  chacun  d'un  disque 
rouge.  La  perruque  est  bleu-noir;  le  bandeau  frontal  et  l'uraeus  sont  violets.  Le 
dieu  est  vêtu  du  justaucorps  vert  et  du  jupon  court  divisé  en  deux  parties  (le 
devant  vert(?),  le  derrière  rayé  en  vert  et  blanc).  La  queue  est  violette. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  XI  et  XVI,  11). 

Cette  paroi  mesure  en  tout  11  m.  80  cent,  de  largeur;  la  moitié  qui  dépend 
de  la  partie  droite  (nord)  est  exactement  égale  à  l'autre,  précédemment  décrite. 

6. 


44  II.   GAUTHIER. 

et  sa  largeur  de  5  m.  go  cent,  est  divisée  en  trois  tableaux,  les  deux  premiers 
mesurant  1  m.  85  cent,  chacun,  le  troisième  a  m.  20  cent. 

Premier  tarleau  (pi.  XVI,  B).  —  Le  roi  (-. — «).  coiffé  de  la  couronne  du  nord 
B.  11,  offre  deux  fleurs  de  lotus  à  Isis  coiffée  du  diadème  D.  5  sur  le  voile 
D.  1,  et  à  Harpocrate  coiffé  du  pschent  B.  12  sur  la  tresse  bouclée  A.  G. 

Titre  du  tableau  :  (-< — -)  j  £ n^a-^^t — 1» -3=>  . 

/    I    H  II  »  <==»  ^1%  L^J  m.    OiiT    I  LSJ  f  «  J  CZ^  ©  LU  Ç  lll^>f) 

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I     —H—  UU  ^V7l  O      I     »~~A  <S    I  I  I  1  il     \\ 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Il  est  coiffé  de  la  couronne  du  nord,  peinte  en  bleu  et  rouge,  et  de  l'urœus  violet. 
11  porte  le  jupon  ordinaire  des  rois,  mais  très  décoloré.  Les  deux  fleurs  de  lotus 
oflèrtes  aux  divinités  ne  laissent  plus  apercevoir  que  quelques  traces  de  couleur 
violette  sur  leurs  calices. 

Isis  est  décolorée;  la  coiffure  porte  encore  quelques  traces  de  rouge  et  de  vert, 
les  bracelets  ont  conservé  aussi  un  peu  de  couleur  (rouge  ou  violet  [?]). 

Harpocrate  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  les  bracelets  et  les  bretelles  violets; 
le  collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  Le  pschent  est  décoloré, 
la  tresse  est  noire.  Le  justaucorps  n'est  pas  uni  ni  composé  décailles,  mais 
porte  un  losange  violet  sur  fond  blanc  (?).  La  ceinture  est  bleue  et  rouge.  Le 
jupon  court  est  divisé  en  deux  parties  :  lavant  se  compose  de  rangées  horizontales 
d'écaillés,  alternativement  bleue,  rouge,  verte,  bleue,  rouge,  bleue,  etc., 
l'arrière  est  rayé  longitudinalement  en  bleu  et  blanc.  La  queue  et  le  sceptre 
sont  violets. 

a 

"'  Sur  l'original  le  signe  traversé  par  « —  est  orienté  en  sens  inverse,  [1. 


LE  TEMPLE   DE   KALABCIIAII.  45 

Deuxième  tableau  (pi.  XI,  B).  —  Le  roi  («— ),  coiffé  de  la  couronne  du  sud 
H.  6,  fait  offrande  du  vase  à  huile  w  à  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  le 
bonnet  A.  'j,  et  à  la  déesse  Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  H.  1  1. 

Titre  du  tableau  :  (•> — «)  1  •«>-  TH  s*~   ^      *    *~~1  A T ' 

le  bo,  :  (^  »  ;  s  (kHS  ï  Sf  «  (SiïÊïlIQIEl  I  X 

Mandoulis  :  (— )  j'  j^(  ^V,'  -*«"]  j  — '  |  ^  M  ^$   _<**^  j  * 

ouaDJ,t  :  (— )î[j^K37I^'Z/»11lTrr.^>A^?TÎTS 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  fortement  décolorés.  Les  bracelets  sont 
verts;  le  collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  La  couronne  du 
sud  dont  il  est  coiffé  est  peinte  en  rouge  (non  en  violet  comme  c'est  l'usage 
dans  ce  temple,  ni  en  blanc  comme  elle  devrait  l'être  d'après  son  nom);  l'urœus 
est  violet  (voir  pi.  I,  n°  k).  Le  justaucorps  est  vert,  la  ceinture  porte  une  ligne 
brisée  violette  sur  fond  rouge  (?).  Le  roi  est  vêtu  du  jupon  ordinaire  des  rois, 
dont  il  reste  surtout  des  traces  de  vert  et  de  violet;  la  partie  postérieure  est 
rayée  en  violet  et  blanc,  et  le  bandeau  oblique  est  vert.  Le  vase  w  offert  par  le 
roi  est  rayé  transversalement  en  violet. 

Mandoulis  a  les  chairs  complètement  décolorées;  le  collier,  les  bracelets  et 
les  bretelles  sont  rayés  en  vert  et  violet,  ainsi  que  les  deux  ceintures,  au-dessus 
et  au-dessous  du  justaucorps.  La  coiffure  est  le  diadème  atef  sans  cornes,  dont 
le  bonnet  du  sud  est  violet,  et  les  plumes  vertes.  La  perruque  est  bleu-noir, 
fixée  par  un  bandeau  frontal  violet;  l'urœus  est  violet.  Le  jupon  est  divisé  en 
deux  parties,  l'avant  peint  en  vert,  l'arrière  rayé  en  vert  et  violet  (le  violet  seul 
est  resté).  La  queue  et  le  sceptre  sont  violets. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  est  formé  de 
plusieurs  rangs  multicolores,  les  bracelets  et  les  bretelles  sont  décolorés.  Elle 
est  coiffée  de  la  couronne  du  nord,  bleue  et  rouge,  avec  l'urœus  violet.  Elle  est 
vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes,  ornée  de  larges  bandes  multicolores,  et 


/iG 


H.  GAUTHIER. 


terminée  à  sa  partie  inférieure  par  huit  rangées  parallèles  de  franges,  peintes 
respectivement  en  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  bleu.  vert. 

TnoisiÈME  tableau  (pi.  XI,  A).  —  Le  roi  (-( — «),  coiffé  de  la  couronne  du  nord 
B.  1 1.  et  la  tête  surmontée  du  disque  solaire  flanqué  des  deux  uraeus  l%j .  offre 
l'encens  %  à  Isis  coiffée  du  diadème  D.  5  sur  le  voile  D.  î .  et  à  Harendotès  hiéra- 
cocéphale,  coiffé  du  pschent  B.  12. 

TlTIiE   DU   TABLEAU   :  (■> ■)    l       a.     •— *  ,    ,  *• <î>    ,       A~~A  •¥•  A '-"i. 

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î  y  — h—  c^H>   j   >       I  <wt> 111  9 w     Jm     U( 

Les  couleurs  de  ce  tableau  ont  totalement  disparu. 


(»>) 


w. 


© 


DEUXIEME   REGISTRE. 
(PL  XV,  XVI,  A,  XVII  cl  XVIII.  A.) 

Ce  registre  mesure,  comme  le  précédent,  1  m.  64  cent,  de  hauteur,  et  affecte 
la  même  disposition  générale  et  les  mêmes  divisions  en  tableaux.  La  seule 
différence  est  qu'ici  les  divinités  sont,  en  général  et  sauf  de  très  rares  exceptions, 
représentées  assises  sur  le  trône  habituel,  tandis  qu'au  premier  registre  elles 
étaient  debout. 

a.   Paroi  csl  (pi.  XVI,  A). 

Cette  paroi  comprend  deux  tableaux,  sur  une  longueur  totale  de  3  m.  8a  cent., 
le  premier  mesurant  2  m.  02  cent.,  le  second  1  m.  80  cent,  de  largeur. 


m 


Sur  l'original ,  le  signe  1  est  orienté  en  sens  inverse. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHA11.  hl 

Premier  tableau.  —  Le  roi  (« — «),  coiffé  du  diadème  C.  6,  offre  deux  miroirs 
^^  à  Isis  dont  la  coiffure  est  détruite,  et  à  Hathor,  coiffée  du  diadème  D.  7 
sur  le  voile  D.  1 . 

Titre  du  tableau  :  (« — «  )  |  Jk.Hr    *  T  T  **-^  (ï(c)  J  %  ■ 


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°-:*a,  : .- 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  La 
coiffure  est  un  composé  du  diadème  atef  (avec  les  cornes)  et  de  la  couronne  du 
nord  (voir  pi.  I,  n"  5).  Les  cornes  du  diadème  sont  noires,  les  deux  disques 
rouges,  le  bonnet  central  divisé  en  trois  zones  longitudinales  (celle  du  milieu 
verte,  les  deux  latérales  violettes);  les  plumes  sont  rayées  transversalement  en 
rouge  et  en  bleu;  les  deux  uraeus  sont  violets,  et  coiffés  chacun  d'un  petit  disque 
rouge.  La  couronne  du  nord  est  peinte  comme  toujours  en  bleu,  le  Ç  en  rouge, 
l'urœus  et  le  voile  retombant  sur  l'épaule  en  violet.  Le  justaucorps  est  décoloré; 
le  roi  porte  aussi  le  jupon  ordinaire,  dont  il  ne  reste  que  les  couleurs  verte  et 
violette.  Les  deux  miroirs  offerts  par  le  roi  aux  divinités  sont  décolorés. 

Isis  est  décolorée;  les  bracelets  et  le  collier  sont  violets.  La  coiffure  est 
détruite;  on  voit  encore  quelques  traces  de  vert  sur  le  voile  et  sur  la  tète  de 
vautour  ornant  le  front.  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  collante  décorée  de 
petits  losanges  rouges  sur  fond  blanc,  au  centre  de  chacun  des  losanges,  et  à 
l'intersection  de  toutes  les  lignes  rouges,  un  point  violet  (presque  partout 
décoloré).  Le  sceptre  est  vert,  avec  bordure  rouge  à  l'extrémité  supérieure  de 
la  Heur. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  h.  Le  dossier  en  est  rouge,  le  double  encadre- 
ment violet;  la  décoration  a  complètement  disparu.  Le  socle  est  un  peu  mieux 
conservé;  il  est  divisé  en  deux  moitiés  allongées  superposées;  la  moitié  supérieure 


/,8  11.   GAUTHIER. 

est  subdivisée  en  sept  compartiments  dont  chacun  portait  un  dessin  différent, 
mais  dont  il  ne  reste  plus  rien.  La  moitié  inférieure  est  décorée  de  lignes 
droites  verticales  et  horizontales  de  couleurs  diverses.  L'encadrement  du  socle 
est  bleu  (ou  vert[?]),  tandis  que  celui  du  siège  est  violet;  c'est  là  une  anomalie 
à  noter,  car  généralement  siège  et  socle  ont  des  encadrements  de  même  teinte. 

llathor  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  la  ceinture  et  les  bretelles  vertes; 
le  collier  et  les  bracelets  ont  perdu  leurs  couleurs.  Elle  est  coiffée  du  diadème 
que  nous  avons  déjà  décrit  à  propos  de  la  ligure  de  la  reine,  représentée  au 
premier  registre  de  la  paroi  nord  (voir  plus  haut,  p.  Ai).  Le  voile  est  vert, 
bleu  et  rouge,  comme  tous  les  autres  voiles  de  divinités  féminines;  la  tête  de 
vautour  qui  se  dresse  sur  le  devant  du  front  est  verte.  La  robe  est  effacée;  on 
voit  seulement  quelques  traces  de  points  violets,  verts  et  rouges,  et  de  franges 
aux  mêmes  couleurs;  c'était  probablement  la  robe  de  plumes  que  nous  avons 
déjà  vue  portée  par  presque  toutes  les  déesses. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  5.  Le  dossier  du  siège  est  rouge,  les  deu\  encadre- 
ments sont  violets;  la  décoration  consiste  en  écailles,  mais  celles-ci  ne  sont  pas 
disposées  uniformément  en  rangées  parallèles,  comme  c'est  généralement  l'usage. 
La  moitié  supérieure  comprend  six  rangées  horizontales  (hleue,  rouge,  bleue, 
verte,  bleue,  rouge);  la  moitié  inférieure  comprend  onze  rangées  obliques  (verte, 
rouge,  violette,  verte,  rouge,  violette,  rouge,  verte,  violette,  rouge,  verte).  Dans 
le  petit  carré  de  gauche,  il  semble  qu'il  y  ait  eu  une  Heur  sur  fond  rouge.  Le 
socle  est  encadré  de  rouge,  et  divisé  en  deux  moitiés  allongées  superposées  : 
celle  du  haut  est  subdivisée  en  sept,  celle  du  bas  en  six  compartiments,  qui  devaient 
contenir  des  dessins  divers,  de  couleurs  variées,  dont  la  plupart  sont  effacés. 

Deuxième  tableau.  —  Le  roi  (  -. — «),  coiffé  du  diadème  A.  1  1 ,  offre  deux  palmes 
entre-croisées  |  Jj  à  Mandoulis  coiffé  du  diadème  C.  9,  et  à  la  déesse  Ouadjit, 
coiffée  de  la  couronne  du  nord,  V^  (B.  11),  sans  urœus. 

Titre  du  tableau  :  (  - — «)  1  ©il      ]         -^pti. 

l.  -  ■  (~)  ;  m  (HEÏ3  î  H  (vhp-^[;iu;-1  ;  X 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  W.) 

Ocadjit  (la  déesse  est  debout  et  ne  tient   pas  de  sceptre)  :  (» — ►  )  .  i^|  I 

■         111         ^-^m.      kllllll        III  I    A»^    JV       * 


10  m 


Le  roi  a  les  eliairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  Il  porte 
la  coiffure  déjà  décrite  plus  baut,  dans  laquelle  les  deux  plumes  latérales  sont 
rayées  transversalement  en  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  etc.,  un  filet  violet  séparant 
chaque  ligne  de  sa  voisine;  le  disque  est  rouge,  les  cornes  noires,  les  urœus 
violets,  coiffés  chacun  d'un  petit  disque  rouge.  La  perruque  est  bleue,  le  bandeau 
frontal  violet.  Le  justaucorps  est  décoloré,  la  ceinture  rayée  en  vert,  bleu,  rouge, 
vert,  etc.  (Pour  le  costume  du  roi,  voir  pi.  K,  n"  10.)  Le  jupon  court,  divisé 
en  deux  parties,  a  son  avant  violet,  son  arrière  rayé  longitudinalement  en  vert  et 
violet.  Un  étroit  bandeau  orné  de  petits  rectangles  bleus,  rouges,  bleus,  verts, 
sépare  entre  elles  ces  deux  parties;  le  même  bandeau,  horizontalement  disposé, 
termine  le  jupon  à  sa  partie  inférieure.  Le  roi  porte  en  outre  le  long  manteau 
descendant  jusqu'aux  chevilles,  rayé  en  violet  sur  fond  vert.  La  queue  est 
violette.  Les  guirlandes  offertes  par  le  roi  aux  divinités  sont  vertes  et  violettes. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  les  bracelets  et  le  collier  verts.  Il  est 
coiffé  du  diadème  spécial  qu'il  porte  très  souvent  au  temple  de  Kalabcbah,  et 
qui  a  été  déjà  décrit  ici  plusieurs  fois;  dans  cette  coiffure  les  trois  fleurs  sont 
divisées  en  trois  zones  longitudinales  chacune,  celle  du  milieu  étant  rouge,  celles 
des  côtés  bleues;  chacune  des  couleurs  différentes  est  séparée  de  sa  voisine  par 
un  trait  violet.  Les  six  disques  sont  rouges,  les  cornes  noires,  les  uraeus  violets 
et  coiffés  chacun  d'un  petit  disque  rouge.  La  perruque  est  bleue,  le  bandeau 
frontal  et  l'urams  sont  violets.  Le  justaucorps  est  formé  de  rangées  horizontales 
d'écaillés  multicolores.  La  ceinture,  très  décolorée,  semble  avoir  eu  du  rouge  et 
du  bleu.  Le  jupon  court  est  rayé  en  vert  et  violet.  Le  sceptre,  la  queue  et  le 
signe  "V-  sont  violets. 

Pour  le  siège,  voir  pi.  F,  n°  6.  Le  dossier  est  rouge,  le  double  encadrement 
vert.  La  décoration  consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  violettes  peintes 
intérieurement  en  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  etc.  Le  petit 
carré  de  gauche  semble  avoir  porté  une  fleur  de  lotus  sur  fond  vert(?).  Le  socle 
est  encadré  de  rouge,  et  porte  trois  rangées  horizontales  superposées  de  chacune 
trois  lignes  courbes  ^-^;  ces  lignes  sont  peintes  en  violet  sur  fond  blanc. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier,  les  bracelets  et 
les  bretelles  sont  décolorés.  Elle  est  coiffée  de  la  couronne  du  nord  (bleue  et 
rouge)  sans  urœus.  Elle  est  vêtue  de  la  longue  robe  collante  bleue  piquée  de 

Le  Temple  de  Kalabchah.  - 


H.   GAUTHIER. 


points  violets,  et  terminée  à  sa  partie  inférieure  par  une  lisière  violette.  La 
ceinture  est  colorée  en  rouge,  bleu,  vert,  bleu,  rouge.  Le  signe  ■¥■  est  ici  bleu 
(au  lieu  detre  violet),  à  seule  fin  de  se  distinguer  de  la  main  qui  elle-même 
est  peinte  en  violet.  La  déesse  est  debout  la  main  droite  pendante  tandis  que 
la  gauche  est  élevée  à  la  hauteur  de  la  nuque  de  Mandoulis. 

b.    Paroi  nord  (pi.  XV). 

Cette  paroi  comprend  deux  tableaux  sur  une  largeur  totale  de  5  m.  63  cent., 
le  premier  mesurant  2  ni.  y5  cent.,  le  second  2  m.  68  cent.  Elle  est  coupée  en 
son  milieu  par  une  fenêtre  rectangulaire,  mesurant  0  m.  93  cent,  de  largeur 
sur  0  m.  8A  cent,  de  hauteur  à  partir  du  plafond. 

Premier  tableau  (pi.  XV,  A).  —  Le  roi  (-. — «),  coiffé  de  la  couronne  du  nord 
B.  1 1 ,  offre  le  vase  f  à  Khnoum  criocéphale  et  coiffé  du  diadème  C.  y,  à  la  déesse 
Satit  coiffée  du  diadème  D.  8,  et  à  Mandoulis,  coiffé  de  la  seule  perruque  et  de 
la  tresse  bouclée  A.  6. 

Titre  du  tableau  :  (« — «  )  j  »~~a  a\  I  ^       q  q. 

l.  „o,  ;  (~)  i  éé&HS  ï  H  (mw-^-u-)  j  VJ 


©  I   ^»n  X  a~~* Q  Q 


*   I 


a 

Sath  :  (— * )  \  j^  jf,  ^  f  »J  l  ^  ,  — '  |  (détruite)  \°  t£  tt 

Mandoulis  :  (• — ►  )  (il  n'a  pas  de  coiffure,  à  cause  de  la  fenêtre  qui  empiète 
sur  l'angle  du  tableau  de  0  m.  63  cent,  en  hauteur  et  0  m.  56  cent,  en  largeur) 

ïi^v:~     ï^::^:  ;  ;ï="¥- 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  vert,  les  bracelets  bleus.  11 
est  coiffé  de  la  couronne  du  nord  et  de  Fur.eus  (la  couronne  bleue  et  rouge. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  r.l 

l'urœus  violet).  Le  justaucorps  est  vert,  la  ceinture  ornée  d'une  ligne  brisée 
rouge  sur  fond  violet.  Outre  le  jupon  empesé  ordinaire  des  rois,  muni  du 
devanleau  vert,  rouge  et  bleu,  le  roi  porte  un  grand  manteau  à  rayures  et  à 
ornements  divers  violets  et  blancs;  les  lignes  arrondies  entre  les  jambes  sont 
bleues,  violettes,  rouges  et  vertes.  La  queue  est  violette.  Le  vase  f  offert  par  le 
roi  aux  divinités  est  décoloré. 

Khnoum,  criocépbale,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et  les  bracelets 
rouges.  11  est  coiffé  du  diadème  a<ç/'(avec  les  cornes),  dans  lequel  le  bonnet  du 
sud,  aujourd'hui  décoloré,  devait  être  violet;  les  plumes  sont  vertes,  les  disques 
rouges,  les  ura-us  violets,  coiffés  chacun  d'un  petit  disque  rouge  (voir  pi.  I,  n°  6). 
Le  klaft  est  rave  en  violet  et  blanc,  et  terminé  à  ses  extrémités  inférieures,  en 
avant  comme  en  arrière,  par  une  lisière  horizontale  à  rayures  rouges  et  violettes. 
Le  justaucorps  est  décoloré,  le  jupon  court  est  rayé  en  vert  et  violet;  la  queue, 
le  sceptre  et  le  signe  •*•  sont  violets. 

Le  siège  est  assez  décoloré,  sauf  le  dossier,  qui  est  rouge;  la  couleur  des 
deux  encadrements  a  disparu;  la  décoration  consistait  en  rangées  horizontales 
d'écaillés  multicolores;  il  reste  encore  des  débris  de  rouge.  Dans  le  petit  carré 
de  gauche,  on  voit  encore  une  Heur  de  lotus,  très  décolorée.  Le  socle  a  son 
encadrement  violet.  11  porte  quatre  Heurs  de  lotus  juxtaposées  et  se  reliant  toutes 
les  unes  aux  autres;  la  première  et  la  troisième  ont  le  calice  vert  et  la  corolle 
bleue,  tandis  qu'inversement  la  seconde  et  la  quatrième  ont  le  calice  bleu  et  la 
corolle  verte.  Les  tiges  reliant  les  Heurs  entre  elles  sont  violettes,  et  terminées 
par  cinq  boutons,  alternativement  verts  et  bleus. 

La  déesse  Salit  a  les  chairs  et  le  visage  violets (?),  le  collier  et  les  bracelets 
verts.  Elle  est  coiffée  d'un  diadème  qui  lui  est  spécial,  formé  de  la  couronne  du 
sud  (peinte  ici  en  vert),  des  deux  hautes  cornes  (noires)  et  de  la  tète  de  vautour 
(verte).  Elle  est  vêtue  de  la  robe  de  plumes,  très  décolorée,  ayant  seulement 
conservé  quelques  traces  de  vert  et  de  rouge. 

Le  siège  a  le  dossier  rouge;  le  double  encadrement  est  décoloré.  La  décoration 
consiste  en  lignes  brisées  parallèles,  alternativement  vertes  et  rouges.  Dans  le 
petit  carré  de  gauche,  il  semble  qu'il  y  ait  eu  une  rosace  dessinée  en  noir  et 
peinte  en  blanc  sur  fond  rouge. 

Le  cadre  du  socle  est  violet;  le  socle  se  divise  en  trois  parties  allongées  super- 
posées; celle  du  haut  est  subdivisée  en  sept  compartiments  contenant  des  dessins 

divers  (peu  visibles,  sauf  le  f  ■¥■  1  dans  le  compartiment  du  milieu);  celle  du 
milieu  compte  sept  ^^  alternativement  bleus  et  rouges ('?);  celle  du  bas  est 
divisée  en  trois  compartiments  décorés  de  lignes  horizontales  rouges  et  vertes. 

7- 


52  II.   GAUTHIER. 

Mandoulis  est  tout  à  fait  décoloré,  sauf  quelques  traces  de  vert  sur  le  costume 
et  sur  le  siège.  Le  dessin  de  ce  dernier  est  invisible;  le  socle  a  le  cadre  vert,  et 
est  divisé,  comme  le  précédent,  en  trois  zones  superposées;  celle  du  haut  devait 
compter  sept  compartiments  et  sept  dessins  différents;  celle  du  milieu  contient 
sept  ■*»-  alternativement  bleus  et  rouges;  celle  du  bas  se  subdivise  en  trois 
compartiments,  ornés  de  lignes  horizontales  violettes  et  bleues. 

Deuxième  tableau  (pi.  XV,  B).  —  Le  roi  (•< — -),  coiffé  de  la  simple  perruque, 
du  klaj'l  et  de  l'uraeus  (A.  1),  offre  l'emblème  de  la  Vérité  û  à  Amon-Ra  coiffé 
du  diadème  B.  1,  à  Maut  coiffée  du  psclicnt  B.  12  sans  urœus  sur  le  voile  D.  1, 
et  à  Harendotès  hiéracocéphale  coiffé  du  psclient  B.  12  avec  uraeus. 

TlTIiE   DU    TABLEAU   :    (< -)    j    a^a  T  O    if?  _         x     «T         ^^      T 

-,  i(?)ILJi  1 1*^^"^' 


• 


Le  roi  :  (1 — «)  (il  ne  porte  pas  de  couronne,  à  cause  de  la  fenêtre  qui  empiète 
sur  l'angle  du  tableau  de  0  m.  43  cent,  en  hauteur  et  o  m.  28  cent,  en  largeur) 


:;    «s» 


Amon-Ra  :  (— *     |  lin  1 7XZZ  T  T  f      1  t  11     ■  *w'  ~l     8  1    \} 

yi  yi ^ip 

Maut  :  („)  (elle  est  debout)  |   |Vl  "il  T  ^  j^  "^  T  T  "T"  î  { 

''    A~~*   (««)  •*■  1  "W  [I  S 


(«') 


o   I   ^^       I  h  J  e  111 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  11  n'a 
pas  d'autre  coiffure  que  le  klafl,  et  ce  dernier  ne  semble  pas  être  rayé  comme 
à  l'ordinaire,  mais  peint  d'un  bleu  uniforme;  l'uraeus  est  violet,  la  perruque  est 
décolorée.  H  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  cette  dernière  est  verte.  Il  porte  le 
jupon  empesé  habituel  aux  rois,  mais  très  effacé,  et  conservant  seulement 
quelques  traces  de  vert  et  de  rouge.  Le  symbole  m  offert  par  le  roi  aux  divi- 
nités est  décoloré. 


LE  TEMPLE  DE  KALABGHAH.  53 

\mon-Ra  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  les  bracelets,  le  collier  et  les  bretelles 
violets(?).  Il  porte  la  coiffure  spéciale  à  Amoa  (aussi  sous  sa  forme  de  Min 
itli\  phallique,  voir  plus  bas  au  second  registre  de  la  paroi  nord  de  l'antichambre); 
celte  coiffure  est  reproduite,  avec  ses  couleurs,  pi.  I,  n°  8.  Elle  consiste  en  un 
disque  solaire  rouge,  et  deux  hautes  plumes  arrondies  à  leur  sommet;  ces  plumes 
sont  divisées  en  une  série  de  zones  transversales  de  couleurs  différentes  (rouge 
bleu,  vert,  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  etc.).  Le  tout  repose  sur  un  bonnet  peint  en 
bleu,  traversé  en  son  milieu  par  un  bandeau  rougi;  qui  tourne  à  angle  droit 
pour  venir  descendre  derrière  le  dieu  presque  jusqu'au  niveau  du  sol,  |~.  Le 
justaucorps  est  détruit,  le  jupon  court  a  perdu  ses  couleurs. 

Le  siège  a  le  dossier  violet,  le  double  encadrement  bleu.  La  décoration  consiste 
en  lignes  brisées  verticalement  disposées  et  parallèles,  peintes  alternativement 
en  violet,  bleu,  et  vert.  Le  petit  carré  de  gauche  contient  une  rosace  blanche 
sur  fond  violet.  Le  socle  est  encadré  de  violet,  et  divisé  en  trois  étages  super- 
posés :  celui  du  haut  se  subdivise  lui-même  en  sept  compartiments  contenant 
chacun  un  dessin  spécial  (le  numéro  1 .  en  commençant  par  la  gauche,  le  numéro 
3  et  le  numéro  7  portent  un  œil  ^«g  vert  et  blanc  sur  fond  bleu;  le  numéro 
•>  porte  une  rosace  bleue  et  verte  sur  fond  rouge;  les  numéros  U  à  6  sont  effacés); 
l'étage  moven  consiste  en  petits  rectangles  alternés  bleus  et  rouges;  l'étage  infé- 
rieur est  divisé  en  cinq  compartiments  décorés  de  rectangles  bleus,  verts  et 
violets  insérés  les  uns  dans  les  autres. 

La  déesse  Maut  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  et  les  bracelets 
rouges.  Sa  coiffure  est  le  pschent,  sans  urœus  (couronne  du  sud  violette,  couronne 
du  nord  bleue  et  rouge).  Le  voile,  bleu,  vert,  rouge,  est  analogue  à  celui  des 
déesses  précédemment  décrites.  La  robe  est  composée  de  plumes  très  décolorées: 
il  ne  reste  que  des  traces  de  rouge.  La  ceinture  est  rouge,  le  sceptre  vert. 

Harendolès  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés:  le  collier,  les  bracelets  et 
le  hlajt  sont  rayés  en  violet  et  blanc.  La  coiffure  est  le  pschenl  avec  lirais  violet 
(couleurs  pareilles  à  celles  du  psclwnl  précédent).  Le  justaucorps  est  composé 
île  rangées  horizontales  d'écaillés  multicolores.  Le  jupon  court  est  rayé  en  vert 
et  violet. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  est  divisé  en  zones 
multicolores.  La  décoration  consiste  en  lignes  d'écaillés  multicolores  obliquement 
disposées  en  \/.  Le  petit  carré  de  gauche  semble  avoir  contenu  une  rosace, 
très  effacée.  Le  socle  a  un  encadrement  divisé,  comme  celui  du  siège,  en  zones 
multicolores.  Il  est  partagé  en  deu\  étages  superposés;  celui  du  haut  se  subdi- 
vise en  six  compartiments  (le  numéro  1,  à  gauche,  porte  un  œil  ^*>|  décoloré. 


54  11.   GAUTHIER. 

le  numéro   a   un  §§  blanc  sur   fond  vert,   le  numéro  3  uni  violet  sur  fond 

rouge,  le  numéro  U  un  •¥•  violet  sur  fond  vert,  le  numéro  5  un  d'il  ^a  blanc 
sur  fond  bleu).  L'étage  inférieur  est  divisé  en  trois  compartiments,  décorés  de 
lignes  horizontales  parallèles  violettes  el  bleues. 

c.  Paroi  ouest  (pi.  XVII  et  XVIII,  A). 

Cette  paroi  présente  la  même  décoration  et  la  même  division  en  trois  tableaux 
qu'au  premier  registre,  et  chacun  des  tableaux  a  les  mêmes  dimensions  que  le 
tableau  situé  immédiatement  au-dessous  de  lui,  soit  î  m.  85  cent,  pour  le 
premier,  î  m.  85  cent,  pour  le  second,  et  a  m.  20  cent,  pour  le  troisième 
Le  second  tableau  est  coupé  par  une  fenêtre,  haute  de  0  m.  90  cent,  depuis  le 
plafond  et  large  de  o  m.  81  cent. 

Premier  tableau  (pi.  XVII,  A).  —  Le  roi  (< — «),  coiffé  de  la  simple  perruque, 
du  klafl  et  de  l'uraeus  (A.  1).  et  surmonté  du  disque  solaire  flanqué  des  deux 
urœus,  t#j  offre  deux  fleurs  de  lotus  1  |  à  Mandoulis  assis  coiffé  du  diadème 
G.  o,,  et  à  la  déesse  Ouadjit  debout  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1 . 

Titre  nu  tableau  :  (-. — .)  j  a — 1 1  ""-p.  "'-p  *"~~*  A  -*>. 


Maçons  :  ( — )  \  1Y1  ^  ^  ï  -«  "|  | — ;  rtj  ~  —  ~ ,— . 


'    \  0 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Il  n'est  coiffé  que  du  lclaft  rayé  en  violet  sur  fond  blanc,  et  de  l'uraeus  (violet). 
Son  costume  est  le  jupon  ordinaire  des  rois  avec  prédominance  de  violet.  Les 
Heurs  qu'il  offre  aux  divinités  sont  décolorées  (verte?),  sauf  la  bordure  du  haut, 
qui  est  rouge. 

Mandoulis  est  absolument  décoloré,  ainsi  que  son  siège.  Seul  le  socle  de  ce 
dernier,  encadré  d'un  filet  divisé  en  petits  rectangles  multicolores,  a  conservé 
quelques  traces  de  sa  décoration;  celle-ci  consistait  en  grands  losanges  formés 
eux-mêmes  de  plus  petits  losanges  juxtaposés  violets,  bleus  et  verts:  le  contour 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  55 

extérieur  de  chaque  grand  losange  est  violet,  et  il  contient  à  l'intérieur  trois 
losanges  emboîtés  les  uns  dans  les  autres,  allant  toujours  en  diminuant  de 
grandeur,  bleu,  vert,  violet;  le  point  central  de  chaque  losange  est  bleu. 
La  déesse  Ouadjit  est  décolorée,  niais  semble  avoir  été  peinte  en  violet. 

Deuxième  tableau  (pi.  XVII,  B).  —  Le  roi  (*—■),  coiffé  du  casque  de  guerre 
A.  .">.  surmonté  du  diadème  B.  5,  offre  les  pièces  d'étoffe  à  Mandoulis  le  Jeune 
assis,  coillé  de  la  simple  perruque  et  de  la  tresse  bouclée  des  enfants  (A.  6),  et 
à  une  divinité  féminine  debout,  dont,  le  nom  est  détruit,  mais  dont  la  coiffure 
^  nous  montre  qu'il  s'agit,  selon  toute  vraisemblance,  de  la  déesse  Ouadjit. 

Titre  du  tableau  :  (-< — -)  j  *i_i^~gi  -  r=ï  l£^    A  l-r- 

Hun»  le  Jeune  :  (— >  )  î  ™  ^  ','  -**îî  *£>  1 1 JL  ^  î  ÏE  U 


Déesse  (?)  :  (— *.)  |  ]  w  -p,  _  {  ...  !«■■■■  ■  i 

~3T  O  "•" 


Ç   III 


La  fenêtre  creusée  à  cet  endroit  de  la  paroi  empiète  sur  l'espace  réservé  à  ce 
tableau  de  o  m.  8i  cent,  en  largeur  et  o  m.  Ao  cent,  en  hauteur.  Le  décorateur 
a  dû  modifier  quelque  peu  la  disposition  habituelle  des  lignes  de  tevtes  pour 
pouvoir  faire  entrer  tout  ce  qu  il  avait  à  graver  sur  cette  surface  ainsi  réduite. 
C'est  pourquoi  les  lignes  3 ,  5  et  8  sont  tracées  horizontalement  et  en  hiéro- 
glyphes très  petits  et  étroitement  serrés.  Aucune  des  deux  divinités  ne  porte  le 
sceptre.  Mandoulis  n'a  pas  de  couronne;  il  a  la  tresse  bouclée  caractéristique 
de  l'enfance  et  porte  un  doigt  à  sa  bouche.  La  déesse  est  debout  et  tient  la  main 
gauche  élevée.  Les  cinq  derniers  signes  de  la  ligne  5  ne  sont  pas  encadrés  par 
les  deu\  traits  en  relief,  comme  le  reste  de  la  ligne. 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  Le 
casque  est  entièrement  décoloré,  et  du  diadème,  déjà  décrit  et  représenté  plus 
haut,  on  voit  seulement  que  le  disque  solaire  était  rouge,  les  uraeus  violets  et  les 
cornes  noires;  les  plumes  sont  décolorées.  Le  roi  porte  le  jupon  empesé  habituel, 


II.  GAUTHIER. 


presque  lout  entier  décoloré.  Les  pièces  d'étoffe  offertes  aux  divinités  ont  égale- 
ment perdu  leurs  couleurs. 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  violettes,  et  est  représenté  absolument  nu. 
Tout  le  reste  est  décoloré. 

Le  siège  est  décoré  de  lignes  d'écaillés  rouges,  vertes  et  bleues,  disposées 
en  V'  et  dans  'e  Pet^  carr^  de  8auc^e  il  }  ava^  un  dessin  violet  (peu  recon- 
naissable)  sur  fond  vert.  Le  socle  a  un  cadre  divisé  en  petites  zones  multicolores. 
11  se  partage  en  deux  étages  superposés;  celui  du  haut  se  subdivise  lui-même 
en  sept  compartiments,  dont  chacun  parait  avoir  contenu  un  homme,  assis  ou 
agenouillé,  de  couleurs  diverses,  sur  fonds  variés;  le  tout  est  très  effacé.  L'étage 
du  bas  comprend  sir  compartiments,  ornés  de  lignes  horizontales  parallèles 
violettes,  bleues  et  vertes.  Les  deux  étages  sont  séparés  entre  eux  par  un  bandeau 
étroit  composé  de  rectangles  bleus,  verts,  bleus,  rouges,  etc. 

La  déesse  Ouadjit(?)  est  décolorée,  mais  semble  avoir  eu  les  chairs  vertes(?): 
les  bracelets  sont  rayés  violets.  Elle  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes,  dont 
on  voit  encore  quelques  rayures  vertes,  bleues  et  violettes. 

Troisième  tableai  (pi.  XVIII ,  A).  —  Le  roi  («-—  ),  coiffé  du  diadème  G.  8. 
offre  le  lait,  sous  la  forme  des  deux  vases  +Lh  Mandoulis  coiffé  du  diadème 
G.  9,  et  à  Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  sans  uraeus.  Les  deux 
divinités  sont  assises. 

T.TRE   DU   TABLEAU    :   («— )    j    [  VJ  VT' i  i  "H  wX^  Âf 

i"- = (~> ! WÊÊÊB)  1  WÊÊÊ.  SSîmUÏ 

Mandons  :  (~)  ]  j^  C«  ^tf  m  W|J  —  ï^  —  f  ^  V-  *^_ 

O  o    ■   I  ^ — '     I  I  JiM  i-*r-,  * I  .  111  ^=  "     •  s  I  II  I  L  A  J  fil  rrrr :  ^^. 

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•>* 


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\  .     -, 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  57 

Il  ne  reste  absolument  rien  des  couleurs  de  ce  tableau.  Les  costumes  des 
divinite's  sont  sculptés  en  relief,  ce  qui  ne  se  retrouve  nulle  part  ailleurs  dans 
toute  cette  salle. 


VII.   INSCRIPTION   DU  BANDEAU  DE  LA  FRISE. 

Celte  bande  horizontale,  haute  de  o  m.  :>o  cent.,  court  tout  le  tour  de  la 
salle  au-dessus  du  second  registre.  Elle  est  tracée  dans  le  même  sens  que 
l'inscription  du  bandeau  du  soubassement,  c'est-à-dire  en  sens  inverse  de  la 
marche  des  tableaux.  Elle  est  double,  et  les  deux  moitiés  commencent,  comme 
les  deux  moitiés  du  bandeau  du  soubassement,  exactement  au  milieu  de  la  paroi 
ouest,  pour  se  diriger  chacune  de  son  côté  dans  les  deux  directions  opposées  : 

SECTION    DE   GAUCHE    (SUD). 

Cette  section  occupe  la  moitié  sud  de  la  paroi  ouest,  la  paroi  sud  tout  entière 
(sauf  les  parties  de  ces  parois  où  sont  percées  les  fenêtres),  et  enfin  la  paroi  est 
jusqu'à  la  porte  venant  de  la  procella.  Elle  consiste  en  une  inscription  identique 
à  celle  de  la  section  de  droite,  ou  à  peu  de  chose  près,  et  cette  analogie  permet 
fort  heureusement  de  combler  les  lacunes  respectives  de  chacune  des  deux 
inscriptions  au  moyen  de  l'autre.  Sa  longueur  est  d'environ  quinze  mètres  : 


i  é  ï   /a*****^ 


III     (»«)    V— i  x T   a~v~v  1  L  1 J  I  O  «— 

\       ,  ;    lenetre)IIlA~~An-"-' — '  _J       <         V  T 

détruite). 


"'    "y-    ■ 


Le  Temple  de  Kaiabchah. 


58  H.   GAUTHIER. 

SECTION   DE   DROITE    (NORD). 

La  section  nord  de  cette  inscription  occupe  la  moitié  nord  de  la  paroi  ouest, 
la  paroi  nord  tout  entière  (sauf  les  parties  de  ces  parois  où  sont  percées  les 
fenêtres),  et  enfin  la  paroi  est  jusqu'à  la  porte  venant  de  laprocella.  Elle  mesure 
donc  une  longueur  totale  de  5  m.  10  cent.  -I-  k  m.  80  cent.  +  h  ni.  92  cent., 
soit  1  k  m.  82  cent.  : 

(«)(h»i«-.)^55e!jé:>si^,Hic::fïïî 

. — \\  1  (fenêtre)  ..;<*«"•"*  1  ^^MlWw 

—     (lacune  d'un  mètre,         ;=£(  V  H=f  ^TUFf 
1/         v>>(»ir)-    -,  (toute  la  fin  est  détruite). 

VIII.   FRISE. 

La  frise  se  compose  uniquement  de  signes  khakerou  ftâft  juxtaposés,  sans 
cartouches  à  leur  sommet,  hauts  de  o  m.  3o  cent.  Tous  les  disques  de  ces  signes 
sont  rouges,  et  eux-mêmes  sont  alternativement  violets,  hleus,  verts,  hleus, 
violets,  etc.,  c'est-à-dire  qu'il  y  a  deux  hleus  pour  un  vert  et  un  violet. 

Toutes  les  lignes  séparant  entre  eux  les  registres  ou  les  textes  sont  peintes 
en  bleu,  ainsi  que  les  contours  des  cartouches.  Le  ciel  ■— ■  surmontant  les  repré- 
sentations du  premier  registre  est  composé  d'étoiles  bleues  ***  juxtaposées, 
tandis  que  le  ciel  surmontant  les  scènes  du  second  registre  est  peint  uniformé- 
ment en  bleu,  sans  étoiles. 

Les  couleurs  sont,  d'une  façon  générale,  beaucoup  moins  bien  conservées 
dans  la  colla  que  dans  la  salle  suivante  (procella),  et  dans  l'une  comme  dans 


J\ 


♦       •       V       /»**+**\ 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  59 

l'autre,  c'est  la  partie  nord  qui  a  le  plus  souffert  de  la  décoloration,  parce  que 
c'était  elle  qui,  orientée  vers  le  sud,  était  le  plus  exposée  à  l'effet  des  rayons 
solaires. 

Pour  la  coloration  des  inscriptions  et  des  hiéroglyphes,  voir  plus  bas.  Il  con- 
vient seulement  de  noter  ici  qu'il  entre  dans  cette  coloration  beaucoup  moins 
de  bleu  et  de  violet  pour  la  cella  que  pour  la  procella,  et  au  contraire  beaucoup 
plus  de  rouge  et  de  vert.  Quoique  portant  toutes  deux  les  cartouches  de  l'em- 
pereur Auguste,  ces  deux  salles  ne  semblent  pas  avoir  été  peintes  par  les  mêmes 
artistes,  et  le  style  général  de  la  cella  est  assez  inférieur  à  celui  de  la  procella. 
que  nous  allons  décrire  dans  les  pages  suivantes. 


CHAPITRE  II. 
PROCELLA. 

(PL  XIX-XXXVII.) 


I.   DESCRIPTION  GÉNÉRALE. 

Cette  salle,  précédant  immédiatement  le  sanctuaire  (ou  cella)  que  nous  venons 
de  décrire,  mesure  10  mètres  de  longueur  sur  5  m.  5o  cent,  de  largeur.  Elle  est 
un  peu  plus  élevée  que  la  cella  (6  m.  20  cent,  au  lieu  de  5  m.  i5  cent.),  mais 
par  contre,  elle  est  sensiblement  moins  vaste. 

Les  parois  est  et  ouest  sont  percées  chacune  d'une  porte,  lune  débouchant  de 
l'antichambre,  l'autre  conduisant  à  la  cella.  Ces  portes  mesurent,  la  première 
a  m.  20  cent,  d'ouverture,  la  seconde  1  m.  60  cent,  seulement.  Elles  ne  sont 
pas  ouvertes  au  milieu  des  parois  qu'elles  interrompent,  mais  beaucoup  plus 
rapprochées  du  sud  que  du  nord  (a  m.  95  cent,  contre  h  m.  80  cent.,  pour  la 
première,  et  a  m.  75  cent,  contre  k  m.  58  cent,  pour  la  seconde). 

Cette  salle  communique,  en  outre,  avec  la  cella,  par  une  autre  porte,  beau- 
coup moins  considérable  (o  m.  78  cent,  seulement  d'ouverture  sur  2  mètres  de 
hauteur),  percée  à  l'extrémité  ouest  de  sa  paroi  sud,  et  allant  déboucher  à  l'ex- 
trémité sud  de  la  paroi  est  de  la  cella. 

Une  autre  porte,  de  mêmes  dimensions  que  la  précédente,  creusée  à  l'extrémité 
est  de  cette  même  paroi  sud,  conduit  dans  un  petit  réduit  obscur  mesurant 
1  m.  06  cent,  de  largeur,  k  m.  06  cent,  de  longueur  (derrière  la  paroi  sud  de 
la  procella),  et  2  m.  62  cent,  de  hauteur,  et  qui  devait  probablement  servir  de 
magasin. 

La  salle  est  à  ciel  ouvert  comme  la  précédente;  il  ne  reste  plus  que  deux  des 
architraves  qui  formaient  jadis  le  plafond,  une  à  l'extrémité  sud,  1  autre  à  l'ex- 
trémité nord. 

La  paroi  ouest  a  deux  fenêtres,  une  de  chaque  côté  de  la  porte,  la  paroi  nord 
en  a  une  en  son  milieu. 


62  H.   GAUTHIER. 

La  décoration  consiste,  comme  dans  la  cclla,  en  six  parties  superposée-  : 

i°  Un  soubassement  de  Nils; 

2°  Une  bande  horizontale  de  textes  faisant  tout  le  tour  de  la  salle  au-dessus 
de  ce  soubassement; 

3°  Un  premier  registre  de  scènes  d'offrandes,  où  tous  les  personnages,  roi 
et  divinités,  sont  debout: 

U°  Un  second  registre  de  scènes  d'offrandes,  où  la  plupart  des  divinités  sont 
assises  sur  des  sièges  richement  décorés; 

5°  Une  bande  horizontale  de  textes  faisant  tout  le  tour  de  la  salle,  au-dessus 
de  ce  registre  supérieur; 

6°  Une  frise  composée  de  cartouches  et  de  signes  khakerou  444  alternant. 

Toutes  les  scènes,  ainsi  que  les  légendes  hiéroglyphiques,  sont  coloriées,  et 
ces  couleurs  sont  conservées  dans  un  meilleur  état  de  fraîcheur  que  celles  de  la 
salle  précédente. 

Gomme  pour  la  cella,  nous  commencerons  par  décrire  la  porte  donnant  accès 
dans  la  salle,  puis  nous  décrirons  la  salle  même. 

II.   PORTE   CENTRALE. 

(PI.  X1X-XX.) 

Cette  porte  mesure,  dans  ses  plus  grandes  dimensions,  6  m.  27  cent,  de 
hauteur  sur  h  m.  33  cent,  de  largeur,  et  elle  se  détache  en  relief  sur  la  paroi 
occidentale  de  l'antichambre  dune  épaisseur  de  0  m.  oi  cent,  aux  montants, 
0  m.  17  cent,  au  boudin  arrondi,  et  o  m.  26  cent,  au  sommet  de  la  corniche. 
Elle  ne  porte  aucune  trace  de  couleur. 

FAÇADE   EXTÉRIEURE. 

(PI.  XIX,  A.) 

La  porte  se  compose,  en  ce  qui  concerne  sa  façade  extérieure  : 

i°  Dune  corniche  haute  de  o  m.  o,5  cent,  et  large  de  3  m.  20  cent,  à  sa 
partie  inférieure  et  h  m.  33  cent,  à  sa  partie  supérieure.  Cette  corniche  était 
décorée  du  disque  solaire  aux  ailes  éployées  et  flanqué  des  deux  urams,  mais  le 
disque  même  est  absolument  détruit,  et  les  ailes  sont  très  mutilées. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  63 

2°  D'un  boudin  do  o  m.  17  cent,  de  hauteur,  0  m.  17  cent,  d'épaisseur,  et 
3  m.  6  1  cent,  de  longueur,  débordant  de  0  m.  20  cent,  de  chaque  côté  des  deux 
montants  de  la  porte. 

3°  D'un  linteau  de  0  m.  ^h  cent,  de  hauteur  sur  3  111.  20  cent,  de  largeur, 
partagé  en  deux  parties  (''gales,  dont  chacune  porte  deux  tableaux  sculptés. 

h"  De  deux  montants,  hauts  de  !\  m.  ho  cent,  au-dessus  du  sol,  et  de 
h  m.  32  cent,  au-dessus  du  petit  seuil  avancé  qui  les  sépare  du  sol.  Ces  montants 
ne  sont  p<is  rigoureusement  rectangulaires,  mais  mesurent,  celui  de  gauche 
o  m.  66  cent,  à  son  extrémité  inférieure  et  o  m.  y3  cent,  à  son  extrémité  supé- 
rieure, celui  de  droite  0  m.  67  cent,  à  son  extrémité  inférieure  et  o  m.  72  cent, 
à  son  extrémité  supérieure.  Les  deux  lignes  extérieures  qui  forment  les  limites 
de  la  porte  sont  verticales,  mais  les  deux  lignes  intérieures  qui  délimitent  l'ou- 
verture de  cette  porte  sont  légèrement  inclinées,  de  sorte  que  chacun  des  deux 
montants  va  en  sélargissant  progressivement  de  bas  en  haut.  La  conséquence 
de  cette  particularité  de  la  construction  est  que  l'ouverture  même  de  la  porte  va 
au  contraire  en  se  rétrécissant  légèrement  du  bas  (où  elle  mesure  1  m.  85  cent, 
de  largeur)  vers  le  haut  (où  elle  ne  mesure  plus  que  1  m.  76  cent.).  Chacun 
des  deux  montants  est  divisé  en  cinq  tableaux  de  hauteur  sensiblement  égale 
(0  m.  81  cent,  à  0  m.  83  cent.),  et  ces  dix  tableaux  sont  décorés  de  sculptures 
ainsi  que  les  quatre  tableaux  du  linteau.  Chacun  des  deux  montants  est  encadré 
par  deux  longs  sceptres  fi,  qui  courent  sur  toute  leur  hauteur. 

a.  Moulant  de  gauche  (sud)  (pi.  XIX,  B). 

Ce  montant  est  très  mutilé  dans  sa  partie  inférieure.  Il  comprend  un  tableau 
formant  soubassement,  et  quatre  tableaux  superposés  en  quatre  registres, 
depuis  ce  soubassement  jusqu'au  linteau  de  la  porte.  Chacun  de  ces  tableaux  ne 
comporte  que  deux  personnages,  et  aucun  d'eux  n'est  exactement  rectangulaire; 
tous  mesurent  de  un  à  deux  centimètres  de  plus  à  leur  partie  supérieure  qu'à 
leur  partie  inférieure. 

Premier  tableau  (ou  soubassement).  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  92  cent,  de 
hauteur,  o  m.  66  cent,  de  largeur  à  son  extrémité  inférieure  et  o  m.  67  cent,  à 
son  extrémité  supérieure.  Il  est  extrêmement  mutilé.  Il  contient  deux  dieux  Nils 
orientés  (» — ►  );  du  premier,  on  ne  voit  que  les  fleurs  qu'il  apporte  et  la  première 

ligne  de  la  légende  :  ('» — ►)     I         t#j    fîCsS  J;  t'11  second,  on  ne  voitque 
la  tète,  et  encore  n'est-il  pas  possible  de  distinguer  quelle  est  sa  coiffure. 


64  II.  GAUTHIER. 

Deuxième  tableau.  —  Il  mesure  o  ni.  67  cent,  de  largeur  à  son  extrémité 
inférieure  et  o  m.  G8  cent,  à  son  extrémité  supérieure.  Sa  hauteur  devait  être 
de  o  m.  85  cent,  environ,  comme  celle  du  tableau  correspondant  de  l'autre 
montant,  mais  on  ne  voit  ni  la  limite  du  haut,  ni  celle  du  bas.  Ce  tableau  est 
encore  plus  mutilé  que  le  précédent;  il  ne  reste  que  le  bas  de  la  tète,  le  buste 
et  les  bras  du  roi  (» — ►  ),  et  derrière  ces  débris  le  fragment  suivant  de  la  légende 

habituelle  :  (» — >-)  Yt'1"^"''  jL:  •  B  nest  pas  possible  de  distinguer  ce 

(pie  le  roi  offrait  à  la  divinité,  et  de  cette  dernière  il  n'y  a  plus  aucune  trace. 

Troisième  tableal.  —  Il  devait  mesurer  0  m.  83  cent,  environ  de  hauteur; 
sa  largeur  est  de  0  m.  68  cent,  en  bas  et  0  m.  69  cent,  en  haut.  Les  deux  tiers 
supérieurs  sont  seuls  bien  conservés.  Le  roi  (- — ►  ),  coiffé  du  pschent  B.  1  2,  verse 
de  la  main  droite  le  contenu  d'un  vase  ;X_  sur  un  autel  (qui  est  détruit),  et  de 
la  main  gauche  il  offre  (  probablement)  l'encens  +  (également  détruit).  Devant 
lui  le  dieu  Osiris  (« — -)  est  représenté  debout,  coiffé  du  diadème  B.  7;  il  n'en 
reste  (pue  la  tète,  la  poitrine  et  le  haut  des  bras. 

Titre  du  tableau  :  (» — ►  )  1  (détruit). 

1-  -  :  (~)  î  i ,  (ËE1 1 H ■•"  (*"pr       1  î X U 

Osib.s  :  (*— )  j  j^|  (j1^(?)  ]  nt^/jà©  KCette  !ij'Ue  °Sl  de'truile' 
si  tant  esl  qu'elle  ait  jamais  existé). 

Quatrième  tableau.  —  Il  mesure  o  m.  83  cent,  de  hauteur,  o  ni.  69  cent,  de 
largeur  en  bas,  et  o  m.  71  cent,  en  haut.  Le  roi  (- — ►),  coiffé  du  diadème  G.  c,, 
offre  à  Harendotès  (-. — «).  hiéracocéphale  et  coiffé  du  pschent  B.  1  r> .  une  pièce 
d'étoffe  (?)  J. 

Titbe  du  tableau  :  (» — ►)  j  * — 1  I  ^J  ^T~    *     W  ' 'At- 

'*  '■'"■■  «  ~  )  ï  =  (SUS  ï  H  '-  (EmÊEIID  I'  X  u 

Harenbotès  :  (— )  '  frl  \J  T£  '"'  ",  J  °  1  !  Il  u*j  Cl  l  i  M 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  6S 

Cinquième  tableau.  —  Il  mesure  o  m.  81  cent,  de  hauteur,  o  m.  71  cent,  de 
largeur  en  bas  et  o  ni.  73  cent,  en  haut.  Le  roi  (—— ),  coiffé  du  diadème  C.  1, 
offre  à  la  déesse  Nephthvs  (••—),  coiffée  de  la  couronne  D.  6,  deux  tiges  d'une 

piaule  t     . 

Titre  du  tableau  :  (- — ►  )  !  *>— if        * — 1* -3L  ^v*»*  A  J2. 


'-  «  ■  (-)  i  ~ (SIS  î  H  "  (VMPrAj  ]PJto 


1 


"-™ :  (-)  î  ivi  i:t:ir  («  y>:  ;■  a^  w!+jlî 

h.  Moitié  gauche  du  linteau  (pi.  XX,  A). 

Le  linteau  est  divisé  en  deux  parties  égales,  larges  chacune  de  1  ni.  Go  cent.; 
il  est  haut  de  o  m.  7  4  cent.  Chacune  des  parties  est  orientée  en  sens  inverse, 
celle  de  gauche  (< — «),  faisant  suite  aux  cinq  tableaux  du  montant  gauche,  celle 
de  droite  (- — >-),  faisant  suite  aux  cinq  tableaux  du  montant  droit.  Enfin  chacune 
de  ces  deux  parties  se  subdivise  elle-même  en  deux  tableaux  de  largeur 
inégale,  le  premier  (au-dessus  du  montant)  mesurant  seulement  0  m.  64  cent, 
et  ne  comprenant  que  deux  personnages,  le  second  mesurant,  au  contraire, 
0  m.  96  cent,  et  comprenant  trois  personnages.  Chacune  des  divinités  des  quatre 
tableaux  est  représentée  assise  sur  le  trône  habituel. 

Premier  tableau.  —  Le  roi  (— >),  coiffé  du  diadème  B.  h,  offre  à  Harendotès 
(-< — -),  hiéracocéphale  et  coiffé  du  pschent  B.  1  2 ,  le  vase  à  vin  f. 

Titre  du  tableau  :  (. — ►  )  j  [   ■    |*~~a  AJ2.. 

l*  -  :  (~)î*«(£ïl3ïH«(EraîXïJtS-;î^i- 


Deuxième  tableau.  —  Le  roi  (— >),  coiffé  de  la  couronne  blanche  du  sud 
B.  6,  offre  les  deux  couronnes  de  Haute  et  de  la  Basse-Egypte,  À  et  V^,  à  Osiris 
(«—  ),  coiffé  du  diadème  C.  8,  et  à  Isis  (<•-—),  coiffée  du  diadème  D.  5. 

(l)  La  tige  est  légèrement  recourbée  vers  la  gauche  sur  l'original. 
Le  Temple  de  Kalabchah.  ,. 


00  II.  GAUTHIER. 


TlTRE  DU  TABLEAU   :  (— )   [    |  vJ4  l*/.l  W  J t-^Zlt^ 

■         lll-.lllilllllll.lll         -V    >    J— M-    V 


J  1 


© 


c.  Montant  do  (boite  (nord)  (pi.  XIX,  B). 

Ce  montant  est  fort  bien  conservé  sur  toute  sa  hauteur;  il  comprend,  comme 
le  montant  de  gauche,  un  tableau  formant  soubassement,  et  quatre  tableaux 
superposés  en  quatre  registres,  depuis  ce  soubassement  jusqu'au  linteau  de  la 
porte.  Chacun  de  ces  tableaux  ne  comporte  que  deux  personnages,  le  roi  et  une 
divinité:  tous  les  personnages  sont  debout. 

Premier  tableau  (ou  soubassement).  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  93  cent,  de 
hauteur,  o  m.  67  cent,  de  largeur  à  sa  partie  inférieure,  et  o  m.  68  cent,  à  sa 
partie  supérieure.  Il  comprend  deux  Nils  personnifiés  (-< — •),  l'un  sous  les  traits 
d'un  homme,  l'autre  sous  la  figure  d'une  femme,  qui  apportent  leurs  offrandes 
(en  l'espèce,  des  fleurs).  Le  Nil  homme  est  coiffé  de  JT,  et  le  Nil  femme  est  coiffé 


»»=(-)  i  <-4-r(KMi'=Aiî=^viirLi 


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■•""= (~>  î  i  «tœhs  is^vi-an 


(«ic). 


Deuxième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  80  c.  de  hauteur,  o  m.  68  c. 
de  largeur  à  sa  partie  inférieure  et  0  m.  69  cent,  à  sa  partie  supérieure.  Il 
représente  le  roi  (-> — -),  coiffé  du  diadème  C.  7,  offrant  au  dieu  Mandoulis  coiffé 
du  diadème  C.  9,  le  symbole  des  champs  et  de  leurs  produits,  I  II 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  67 

I.ITBE  DU  TABLEAU  :  (  « — m)   .    t. llll  »  ■     a-^-a  A  Ai 


Tboisième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  83  c.  de  hauteur,  o  m.  6q  c. 
de  largeur  à  sa  partie  inférieure  et  o  m.  70  cent,  à  sa  partie  supérieure.  Le  roi 
(«-—),  coiffé  du  pschent  B.  12,  offre  l'encens  *  et  verse  le  contenu  d'un  vase  à 
libations  jj  sur  un  autel  où  est  dressé  un  pain  j],  devant  le  dieu  Mandoulis,  coiffé 
du  diadème  B.  7. 

Titre  du  tableau  :  (-. — «•)  j    .   .  ^|ç|l- 

Quatrième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  8a  c.  de  hauteur,  o  m.  70  c. 
de  largeur  à  sa  base,  et  o  m.  71  cent,  à  son  sommet.  Le  roi  («— ),  coiffé  du 
diadème  B.  10,  offre  deux  vases  à  lait  _^.  _^_  à  Mandoulis  coiffé  du  pschent  B.  12 
et  portant  la  tresse  bouclée  des  enfants;  le  dieu  est  nu,  sous  un  grand  manteau 
flottant  el  largement  ouvert;  il  ne  tient  pas  de  sceptre,  et  porte  un  doigt  à  sa 
bouche. 


Iitbe  du  tableau  :  (*— )  i  * il.  J     ~  w    («)  f[-f. 


G8  II.   GAUTHIER. 

Cinquième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  o  m.  8a  cent,  de  hauteur, 
o  m.  71  cent,  de  largeur  à  la  base,  et  o  m.  72  cent,  au  sommet.  Le  roi  (-< — -), 
coiffé  du  diadème  A.  i3,  offre  un  vase  à  vin  $  à  Mandoulis,  coiffé  du  diadème 
H.  3. 


Titre  du  tableau  :  (-. — .)  1  * — il  -  +    W**^H'f'. 


o*" 


d.  Moitié  droite  du  linteau  (pi.  XX,  A 


Cette  moitié  se  compose,  comme  la  moitié  gauche  précédemment  décrite,  de 
deux  tableaux  hauts  de  0  m.  7 h  cent,  et  d'inégale  largeur  (0  m.  6ft  cent,  poul- 
ie premier,  o  m.  96  cent,  pour  le  second).  Toutes  les  divinités  y  sont  assises 
sur  le  trône  habituel,  tandis  que  dans  les  tableaux  des  montants  elles  étaient 
représentées  debout. 

Premier  tarleau.  —  Le  roi  (« — «),  coiffé  du  pschent  B.  12.  offre  un  vase  à  lait 
■X.  à  Mandoulis,  coiffé  du  diadème  B.  7. 

/          \   1  à  "■=*■       A~~*     l     £=BC:I       -=*>-  A  O 

llTRE  DU  tableau  :  (-< «J   |    i il  (sif)     •     ,  *     ('»)  A-¥-. 

Mandoulis  :  (— * )  jJ  kjTï  *   ~  V "  _*&  1  "1 1  -*■»-  >ul  1 


© 


Deuxième  tableau.  —  Le  roi  (« — «),  coiffé  de  la  couronne  du  nord  B.  11, 
offre  les  deux  couronnes  de  la  Haute  et  de  la  Basse-Egypte,  é  et  ^7,  à  Man- 
doulis, coiffé  de  son  diadème  spécial  C.  9,  et  à  la  déesse  Ouadjit,  coiffée  de  la 

couronne  du  nord  y^. 

,    i 1  »~~*        |        C3SE3  -«>-    1     Q 

llTRE  DU  TABLEAU  :  [- -)    i    A  0/     m  +      (">)  A»*". 


LE  TEMPLE   DE   k  A  LAliCII  AU.  09 

le  .0.  :  (~)  ;  p_  m  Ck^H  î  H  «  (V'MPrAJ  î  X  LÎ  ï 

Mandons  :  (~ )  ]  jft ^  ^  ','  j*  \  -|  |  ~  jjl  W  ^  J  **  %|ÎJ 

FEUILLURES. 

(PL  XX,  Bel  G.) 

La  porte  mesure  1  in.  85  cent,  d'ouverture  à  sa  base  au-dessus  du  seuil  de 
o  m.  09  cent,  qui  la  limite  à  l'entrée,  et  1  m.  76  cent,  seulement,  nous  lavons 
vu.  à  son  sommet.  Les  parois  latérales  encadrant  cette  ouverture  mesurent 
o  m.  5o  cent,  de  longueur  sur  h  m.  32  cent,  de  hauteur,  et  sont  décorées 
chacune  de  deux  longues  lignes  verticales  d'hiéroglyphes,  portant  les  noms  d'un 
empereur  de  la  famille  des  Antonins;  il  est  donc  certain  que  ces  parois  ou 
feuillures  avaient  été  laissées  sans  décoration  par  Auguste,  et  que  ce  fut  un  de 
ses  successeurs  qui  les  décora.  Le  style  des  hiéroglyphes  n'est,  du  reste,  pas,  à 
beaucoup  près,  aussi  bon  que  celui  des  inscriptions  de  la  cella  et  de  la procclla; 
les  signes  sont  grands,  maladroitement  dessinés,  d'une  inélégance  et  d'une 
incorrection  frappantes.  Je  crois  qu'on  peut  appliquer  la  même  observation  aux 
quatre  lignes  verticales  des  feuillures  de  la  porte  de  la  cella,  bien  que  nous 
n'ayons  là,  pourtant,  aucun  cartouche  d'empereur,  par  conséquent  aucune 
donnée  précise  quant  à  la  date  de  leur  exécution.  Le  manque  du  recul  nécessaire 
m'a  empêché  d'obtenir  en  photographie  toute  la  hauteur  des  deux  lignes  de  la 
feuillure  nord;  celles  de  la  feuillure  sud  sont,  par  contre,  reproduites  sur  toute 
leur  hauteur.  Les  signes  en  sont,  malheureusement,  très  petits  et  tellement 
serrés  les  uns  contre  les  autres  que  la  lecture  en  est  rendue  fort  difficile. 

a.  Feuillure  de  gauche  (sucty  (pi.  XX,  B). 

Elle  comporte  deux  lignes,  larges  respectivement  de  0  m.  1  6  cent.,  et  hautes 
de  U  m.  32  cent.;  ces  deux  lignes  ont,  malheureusement,  beaucoup  souffert  du 
temps,  et  les  parties  détruites  y  sont  longues  et  nombreuses  : 


(~>iT::T"SÀTLi«r-rîni-*:,i >v»' 


70 


11.   t; AL ÏIIIEIÏ. 


3      A 


I    "    "    ^^1T  ^Sll^^N ?J  W^  (lacune  de  i  ni.  35  cent .)| 

!>, 1- ■■ Il    ?)     /*!.■».    — «        "^^  #    m/SL  M 


Q- 


(.„>)  __     . 


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(lacune  de  2  mètres)         — \\  «  |  »  f  J 


b.  Feuillure  de  droite  (nord)  (|d.  XX,  C). 

Cette  feuillure  se  compose  également  de  deux  lignes  de  mêmes  dimensions 
que  les  précédentes,  et  presque  aussi  mutilées  : 


(?) 


1 


.,   m 


(«) 


IXl         *T  (lacune  de  1  m. 


i)i)  C. 


La  porte  subit  ensuite  un  ressaut  de  o  m.  18  cent,  de  chaque  côté,  s'élargit 
ainsi  de  o  m.  36  cent,  (elle  passe  de  1  m.  85  cent,  à  a  m.  91  cent.),  et  con- 
serve cette  largeur  jusqu'à  son  arrivée  dans  la  procella,  c'est-à-dire  sur  une 
longueur  de  1  m.  1  0  cent.  Les  feuillures  latérales  de  cette  ouverture  ainsi  élargie 
ne  semblent  pas  avoir  jamais  été  décorées. 

Du  plafond  de  la  porte,  il  ne  reste  aucun  bloc  en  place;  mais  il  est  certain 
qu'il  portait  la  décoration  ordinaire  des  plafonds,  c'est-à-dire  une  alternance 
de  bandes  transversales  portant  le  vautour  ailé  ou  Furseus  ailé.  Des  blocs  et 
fragments  de  blocs  ont,  du  reste,  été  retrouvés  parmi  les  décombres  de  cette 
salle,  qui  ne  laissent  aucun  doute  sur  cette  décoration:  mais  ils  étaient  en  trop 
mauvais  état  pour  qu'on  put  songer  à  les  remettre  en  place. 


t')   Le  signe  ~—  est  retourné  en  sens  inverse. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  71 

LINTEAU    INTÉRIEUR    (DANS   LA    PROCELLA). 
(PL  XXI,  A.) 

Ce  linteau  mesure  2  m.  3^t  cent,  de  largeur  sur  o  m.  f)5  cent,  de  hauteur, 
c'est-à-dire  qu'il  est  de  quelques  centimètres  plus  large  que  la  porte  elle-même, 
car  cette  dernière  ne  mesure  que  a  in.  2  1  cent,  d'ouverture.  Il  est  décoré  de  deu\ 
tableaux  d'inégale  largeur,  celui  de  droite  (sud)  mesurant  1  ni.  ->o  cent.,  et 
celui  de  gauche  (nord)  mesurant  1  m.  1  h  cent.  Les  divinités  femmes  y  sont 
représentées  debout,  à  la  différence  du  linteau  extérieur  de  la  même  porte,  où 
elles  sont  assises,  aussi  bien  que  les  divinités  masculines.  La  moitié  inférieure 
du  linteau  est  détruite. 

Tableai  de  diioite  (sud).  —  Le  roi  (< — «),  coiffé  du  pschenl  B.  îa,  offre  deux 
vases  à  lait  -à- -à-  à  Osiris  assis,  coiffé  du  diadème  C.  8,  et  à  Isis  debout,  coiffée 
de  la  couronne  D.  5  sans  uraeus. 

Titre  du  tableau  :  (< — «)  j  i — il  W  ; 


;     ' 


O    I     t'^^Ti] 


(?) 


\PJti 

o...»:(^)îi^rîr&ïrgTiHi.T.ri 
î«*yHt*m™r>-:tr=;;:ï 

Ira  :  (—.)  î  jyl  jrAf^/TJH!  T  (l:Kne  ^truite). 

Le  roi  a  les  chairs  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  Il  est  coiffé  du 
pschenl,  dans  lequel  la  couronne  du  sud  est  violette,  la  couronne  du  nord  bleue 
et  violette  (au  lieu  de  bleue  et  rouge),  et  l'urœus  violet.  Les  deux  vases  à  lait 
sont  violets  et  rouges  (?). 

Osiris  est  décoloré,  sauf  le  collier  et  les  bracelets,  qui  sont  violets.  11  est 
coiffé  du  diadème  atef  avec  cornes,  dont  les  disques  sont  rouges,  la  Heur  divisée 
en  zones  longitudinales  alternativement  vertes  et  violettes,  les  plumes  ravées 
transversalement,  mais  décolorées. 


7-2  II.  GAUTHIER. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  le  collier  et  les  bracelets  ont  perdu  leurs 
couleurs.  Dans  la  coiffure,  le  disque  est  rouge,  les  cornes  noires,  le  |  violet  (et 
bleu?).  Le  voile  est  bleu,  vert  et  rouge,  la  tête  de  vautour  du  front  est  verte. 
La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes  multicolores,  assez  effacée. 

Tableau  de  gauche  (nord).  —  Le  roi  (» — >■),  coitfé  de  la  couronne  du  sud  15.  6, 
offre  l'encens  ^  à  Mandoulis  assis,  coiffé  du  diadème  C.  9,  et  à  la  déesse  Ouadjil 
debout,  coiffée  de  la  couronne  du  nord  R.  1  1  sans  uneus. 

Titre  du  tableau  :  (» — A  1  -«>-  !     iif  ,     * 

Z.  ■■ 

Makdoolis  :  (~)  î  j^l  T  '.'  T  11  ï  ^r^  ï  £3ll  i      11  î  «•* 

ouad.,.t  :  („)  \  îg\\\— M«!7kA  T  sfil       11- 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  La 
couronne  du  sud  et  l'uraeus  dont  il  est  coiffé  sont  violets.  Le  costume  est  le  costume 
ordinaire  des  rois.  Le  brûle -.parfums  i  offert  aux  divinités  est  peint  en  violet. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et  les  bracelets  violets. 
Le  diadème  a  déjà  été  décrit  plusieurs  fois  (disques  rouges,  fleurs  rayées  longi- 
tudinalement  en  violet,  vert  et  bleu,  uraeus  violets  coiffés  d'un  petit  disque  rouge; 
plumes  latérales  vertes).  La  perruque  est  bleue. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  décolorés  (bleus?),  le  collier  et  les 
bracelets  violets.  Elle  est  coiffée  de  la  couronne  du  nord,  sans  uraeus,  bleue  et 
rouge,  et  vêtue  du  costume  habituel  de  plumes,  divisé  en  larges  bandes  paral- 
lèles alternativement  bleues,  rouges  et  vertes. 

La  porte  est  plus  élevée  du  côté  de  la  procella  que  du  côté  de  l'antichambre; 
elle  mesure  en  effet  h  m.  ho  cent,  de  hauteur  au-dessus  du  sol  le  long  de  ses 
parois  latérales  et  h  m.  55  cent,  en  sa  partie  médiane.  Le  plafond  de  la  porte 
subit  un  relèvement  de  0  m.  1  5  cent,  à  partir  de  l'endroit  où  l'ouverture  de  la 
porte  s'élargit. 


F.E  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  73 

III.   SOUBASSEMENT. 

(PI.  XXI,  Bà  XXV.) 

Le  soubassement  de  la  procolla  mesure  1  ni.  5o  cent,  de  hauteur,  et 
i  ni.  yS  cent,  avec  Je  bandeau  horizontal  qui  le  surmonte.  Il  court  tout  le  tour 
de  la  salle,  et  se  décompose  en  deux  sections  de  décoration  identique,  mais  de 
longueur  inégale,  la  section  nord,  à  droite  de  la  porte  d'entrée  mesurant  au 
total  1  h  m.  93  cent.,  tandis  que  la  section  sud,  à  gauche  de  cette  même  porte, 
ne  mesure  que  9  in.  55  cent.  La  décoration  ne  diffère  pas  de  celle  que  nous 
sommes  habitués  à  trouver  sur  les  soubassements  des  temples  de  basse  époque; 
elle  consiste  en  une  double  procession  de  figures  symboliques  qui  viennent,  à  la 
suite  du  roi,  offrir  des  présents  aux  divinités  locales  du  temple  :  ces  présents 
consistent  en  (leurs,  vases  et  oiseaux.  Au  lieu  d'un  défilé  des  nomes  de  l'Egypte, 
comme  dans  l'antichambre  (voir  plus  bas),  nous  voyons  ici  des  personnifications 
du  Nil  Taisant  offrande  aux  divinités.  Mais  cette  double  procession  présente  un 
supplément  de  décoration  que  l'on  ne  rencontre  pas  toujours  :  en  avant  de 
chacune  des  figures  représentant  le  Nil  marche  un  animal,  tantôt  une  gazelle 
(ou  autre  animal  de  la  famille  des  antilopes),  tantôt  un  bœuf,  tantôt  une  oie 
fc^  ou  une  oie  "5t.  aux  ailes  ouvertes;  le  Nil  ne  se  contente  donc  pas  d'offrir 
aux  dieux  de  Talmis  les  produits  végétaux  des  champs  qu'il  fertilise  chaque 
année;  il  leur  présente  aussi  des  animaux.  Les  Nils  sont  coiffés  tantôt  de  III- 
tantôt  de  kfff.  tantôt  de  JT.  Ceux  qui  sont  coiffés  de  III  et  <le  ¥#ê  sont  figurés 
sous  forme  de  femmes,  tandis  que  ceux  qui  sont  coiffés  de  JT  sont  des  hommes. 

Tous  les  Nils  ont  le  corps  bleu,  la  perruque  noire,  les  mains  vertes,  le  collier, 
les  bracelets  et  la  ceinture  violets.  Parmi  les  coiffures,  les  ééé  sont  peints  en 
vert,  les  JT  ont  la  partie  inférieure  (motte  de  terre  d'où  sortent  les  pousses) 
peinte  en  violet,  les  tiges,  fleurs  et  boutons  verts;  quant  aux  \\\  ils  affectent 
deux  formes  légèrement  différentes,  jjjjjj  et  |  J|  J|  les  premiers  sont  complètement 
verts  et  unis,  les  seconds  sont  rayés  en  violet,  rouge  et  vert.  —  Les  vases  [?  que 

portent  les  Nils  sont  violets,  les  tiges  fleuries  sont  vertes,  les  sceptres  1  sont 
violets. 

Toutes  les  lignes  de  séparation  entre  les  différents  registres,  tableaux  ou 
textes,  sont  bleues,  ainsi  que  les  ciels  ■— ■  surmontant  l'ensemble  des  scènes  d'un 

Le  Temple  de  Kalabchah.  10 


7.'»  II.   GALTIIIER. 

même  registre  et  l'ellipse  encadrant  les  cartouches  (comme  clans  la  cella  décrite 
précédemment). 

SECTION    DE    GAUCHE    (SUD). 

dette  section,  moins  longue  que  la  section  nord,  mesure  2  m.  7/1  cent,  sur  la 
paroi  ouest  +  3  m.  85  cent,  sur  la  paroi  sud  (où  sont  percées  deux  portes  larges 
respectivement  de  o  m.  78  cent,  et  o  m.  76  cent.)+  2  m.  96  cent,  sur  la  paroi 
est,  soit  au  total  9  m.  55  cent.  La  décoration  est  identique  à  celle  de  la  section 
nord;  les  divinités  seules  changent,  et  le  nombre  des  Nils  est  plus  restreint  :  il 
v  en  a  neuf  seulement  (au  lieu  de  seize);  avec  le  roi  et  les  trois  divinités  devant 
lesquelles  il  s'avance,  Osiris,  Isis  et  leur  fils  Harendotès,  nous  avons  donc,  en 
tout,  treize  personnages. 

a.  Paroi  ouest  (pi.  XXI.  B). 

Cette  section  du  soubassement  mesure  2  m.  7^  cent,  de  longueur,  et  contient 
simplement  les  trois  divinités,  Osiris,  Isis  et  Harendotès.  le  roi,  et  derrière  lui 
la  longue  légende  verticale  concernant  le  premier  Nil. 

Le  roi  (- — ►  ),  coiffé  de  la  couronne  du  sud  B.  6,  et  suivi  des  Nils,  offre  un 
plateau  chargé  de  pains,  çpQgD'  <l  Osiris  coiffé  du  diadème  G.  8,  à  Isis  coiffée 
du  diadème  D.  5,  et  à  leur  fils  Harendotès,  biéracocépbale  et  coiffé  du  pschent 
B.  12. 

Titre  du  tableau  :  (— *)   j   &  *  («)  CD  J  ^J  |  |^  |  £sH  J  %  (l'offrande   est 

adressée  à  Isis  spécialement,  bien  qu'elle  ne  soit  pas  la  première  déesse  repré- 
sentée). 

0—  (-)ii^ncsisi+îîî.nn,iit^i^j=: 

,  •¥<  /~~~+        M    î    I  («0 . 

!    I    *s~~*  1119  L 


LE  THMl'Li;   DE   K  \I.\I5CIIAI 


habendotès  :  («)  ',■  ^  \i  x,  ±  v  l' i  i  $  n  ^  n 


(->) 


1 1 1  _  ** 


Premier  Nil  :  («)    ,  JJ  ^    £    ^ 


-^i  t  ^n  c>  i 


i."i:i 


*.  i 


■nr 


v 


?»  m 


ii 


o 


h.  Paroi  sud  (pi.  XXII,  A). 

Cette  paroi  mesure  5  m.  53  cent,  de  longueur  totale,  niais  n'est  décorée  que 
sur  une;  surface  de  3  m.  85  cent.,  le  reste  étant  occupé  par  deux  portes,  larges 
respectivement  de  o  ni.  78  cent,  et  o  m.  76  cent.,  et  conduisant  lune  à  la 
cclla,  l'autre  à  un  magasin  obscur  ménagé  dans  l'épaisseur  de  la  paroi.  Elle 
comprend  la  ligure  du  premier  Nil  de  la  procession  avec  les  deux  petites  lignes 
de  texte  complétant  sa  légende,  puis  quatre  autres  Nils  (nos  1  à  5  inclus). 


Premier  Nil  (suite)  :  (~)  ]  *  —  m  (K  MI^Ï^Ki;" 
/«|  (devant  lui  marche  une  gazelle). 


»  O  > 


i  1 


»m-)ï  j:jW7t 


« 


Q 


111     •(?)  1  1  1 


ï^mr.^: 


A  T '^^  f|  rt  (devant  lui  marche  un  bœuf). 
«  I  (devant  lui  marche  une  oie  iO- 


(l)   Sur  l'original  le  couteau  a  la  poinle  dirigée  vers  le  sol,  \. 

|2)   Sur  l'original ,  le  poteau  auquel  est  attaché  l'oiseau  est  fourchu  à  son  sommet,  T. 


70 


H.  GAI  THIEH. 


©      l.,ï) 


;*jo*;iii;ï'fi^iŒii2]ïi?Mj:A^a 

(devant  lui  marche  un  bœuf). 

s-»-<~)ïi:jt3-<M:M.:.:*?r,?.>â 

Y'  _*"<s>~  I  /»]  («levant  lui  marche  une  gazelle). 

c.  Paroi' esf  (pi.  XXII,  B). 

(jette  section   mesure   3   m.   <)6  cent,   de    longueur  et  contient  les  quatre 
derniers  Nils  de  la  procession  (nos  639  inclus). 

(devant  lui  marche  un  bœuf). 

7-»-:(~)îj>|,;>»si!«"tT;iJ*TrîT— -fa 
l*  ,?:  r« = î  ^  dumimEi  ï  ?  r  i  11 1  z, 

/V|  (»•<■)  (devant  lui  marche  une  oie  ^O- 
(devant  lui  marche  un  bœuf). 

(devant  lui  marche  une  gazelle). 

'"  Les  deux  signes  QQ  sont  en  réalité  les  vases  à  lait  ^^.  qui  affectent  ici  une  forme  peu 
rorrecte. 

''-'  Sur  l'original,  le  signe  f  est  retourné  et  porte  la  boucle  à  droite. 


© 


LE  TEMPLE   DE  KALABCHAH.  77 

Les  Nils  n°«  1,  3,  5,  7,  9,  11,  1 3  et  1 5  de  la  procession  nord,  et  if  1,  3,  5, 
7  et  9  de  la  procession  sud,  ont  sur  la  tête  la  plante  *f*;  les  Nils  nos  2,  6,  10  et 
là  de  la  procession  nord,  et  n"s  h  et  8  de  la  procession  sud,  ont  sur  la  tète  le 

'<»ne  lM'  °"  iU:  enfin  ,es  Nils  n°S  4'  8-  12  et  l6  de  ,a  procession  nord,  et 
!  et  6  de  la  procession  sud,  oui  sur  la  tète  ^^,  et  portent  comme  offrandes 


s 


jy  avec  des  plantes  (lotus  et  papyrus)  et  des  oiseaux  (oies),  tandis  que  les 
ffrandes  portées  par  les  deux  autres  groupes  sont  d'une  nature  différente. 


SECTION    DE    DROITE    (NORD). 

('-elle  procession  commence  sur  la  paroi  ouest,  immédiatement  à  droite  du 
montant  de  la  porte  conduisant  à  la  cella,  se  continue  tout  le  long  de  cette  paroi, 
puis  sur  la  paroi  nord,  et  vient  finir  sur  la  paroi  est,  à  l'angle  de  la  porte 
débouchant  de  l'antichambre;  elle  mesure  h  m.  58  cent,  sur  la  paroi  ouest 
1-5  m.  55  cent,  sur  la  paroi  nord +  4  m.  80  cent,  sur  la  paroi  est,  soit  une 
longueur  totale  de  \k  m.  93  cent.  Elle  comprend  vingt  personnages,  savoir  : 
trois  divinités  orientées  dans  le  sens  (— ->),  le  roi  qui  leur  fait  lace  («— ),  et 
seize  dieux  Nils  qui  viennent  derrière  le  roi  et  sont  orientés  dans  le  même  sens 
(- — «)  que  lui. 

a.  Paroi  ouest  (pi.  XXI11,  A  et  B). 

Cette  paroi  mesure  h  m.  58  cent,  de  longueur;  elle  comprend  les  trois 
divinités  (Mandoulis  coiffé  du  diadème  C.  9.  Mandoulis  le  Jeune  coiffé  du  pschent 
B.  12  et  portant  la  longue  tresse  bouclée,  et  la  déesse  Ouadjit  coilfée  de  la 
couronne  du  nord  B.  1 1,  sans  uraeus),  l'empereur  Auguste,  et  trois  dieux  Nils. 
L'empereur  (•«—),  coiffé  de  la  couronne  du  nord.  B.  1 1,  présente  aux  divinités 
un  plateau  mutilé,  sur  lequel  on  voit  encore  cependant  des  pains  de  formes 
diverses;  les  Nils  apportent  des  plantes,  et  chacun  un  animal  différent,  à  savoir 
le  premier  une  gazelle,  le  second  un  boeuf,  le  troisième  une  oie  Z^. 


Titre  du  tableau  :  («—)  [  ^^iTÎîS  (  )  )wïE?  J  1  (remarquons  que 
I  offrande  est  adressée  par  inadvertance  du  graveur  à  Isis,  et  que  pourtant 
aucune  des  trois  divinités  qui  sont  devant  le  roi  ne  porte  le  nom  ni  les  attributs 
<1  Isis). 


78  II.   GAUTHIER. 


8   i^i_J O    fà 


Mandons  le  Jeune  :  (~)  J  j^^  V,'^ $>  T  AltS*  *ï 


M  o 


'  I   il  -w    *        fV  a™~a    m   «  ■  i  i  m     M       1 1  J  i  i  i  - — 


V    _%*  I    I  'i  Ivj         (devant  lui  marche  une  gazelle). 

|j  (*;<■)  (devant  lui  marche  un  bœuf). 
3'  Nil  :  (,— )  ■    *  ESS^a    ,  *"**  .  -£--= 

i- 1  ^  csiii]  t  i;  r  y;~i  t  -  fàr: 

(devant  lui  marche  une  oie  ^O- 

b.   Paroi  nord  (pi.  XXIV,  A  et  B). 

Cette  paroi  mesure  5  ni.  55  cent,  de  longueur,  et  comprend  sept  dieux  Nils 
avec  leurs  légendes  (nos  U  à  î  o  inclus). 

'')  Sur  l'original  le  signe  ^  a  une  forme  un  peu  différente. 
(2)   Même  remarque  pour  le  groupe  fy. 


i  i  [il  U  >  i  i  i  i  i  i    r 


LE  TEMPLE   DE  KALABCIIAH.  79 


m  I    1  («*)  (devant  lui  marche  un  bœuf). 


^ztizz^l  î  ?*  (sus  ;  1 2:  ir  y>u 

f%  («'«)  (devant  lui  marche  une  gazelle). 
|j  (devant  lui  marche  un  bœuf). 

7-«~:(~)ijHK*=wiTî.7;i*;n«k 

î   r^j  (devant  lui  marche  une  gazelle). 

8e  Nil  :  («— )  \à  I f    *  Il  I  X  *  Jfw*  S  °  fi  '  "*"  S  *   *Jfcï~ 

I    il  -wn>  LUlU  *  à.  ^        <2  a«~a  >  III  ll-^-K  c=j  •  •  •     J%<=[  — 

m    -%«nj^»'rvj  (devant  lui  marche  un  bœuf), 

une  oie  aux  ailes  ouvertes  "3t.). 

■••"M~)Tj:jW?t=™~;hrI[: ^s 


11   Même  remarque  que  p.  76,  note  1. 
>-)   Le  signe  }**■  est  retourné  en  sens  inverse. 


O 


80 


11.   GALTIIIKH. 


■»VVr^ilCI^(KMPrf^; 


~N  -  O  > 


V     jhS™  I  "*• "Ï\J  a       (devant  lui  marche  un  bœuf). 

c.   Paroi  est  (pi.  XXV,  A  et  B). 

Celte  paroi  mesure  h  ni.  80  cent,  de  longueur,  et  contient  les  six  derniers 
Nils  de  la  procession  (nns  1 1  à  16  inclus). 


os  * — 


•        I        |/  A.-.v.-.-A, 


*  '  «h  D  °  '  •  i  A  4Ï.  (V°5^1  ï  °  * "V"-«l!  (derant  lui 

marche  une  gazelle). 

V"_fcs,"l    tr^j- ""    (devant  lui  marche  un  bœuf). 
lui  marche  une  oie  ^O- 


ïl^MJ^SnsÎjJkT^I.Î 


I  * —  s  — 


'  Md    I  (devant  lui  marche  un  bœuf). 

i5c  Nil  :  (-. — -)  V   A    trt         A  Ml         -r7--  a    M  *ï 

'    I    JJ  i  =™c  * .    M     ll^^Ts    V\    -mn  •     I* -A     I — I       11   ■▼     I 

marche  une  gazelle). 

<1]   Le  signe  ■»  est  retourné  en   sens  inverse.   —  M   Le  signe  f  est  relourné  en  sens  inverse. 
—  t3)   Le  signe  f  est  relourné  en  sens  inverse. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  81 

V    j*»     î,*^'^\î  T         (devant  lui  marche  un  bœuf). 

COLORATION  DES  HIÉROGLYPHES  DANS  LES  DEUX  SALLES  PEINTES 

(('.ELLA    ET   PROCELLA). 

Voici  les  règles  principales  qui  président  à  la  coloration  des  hiéroglyphes  : 

I.  Les  signes  représentant  des  parties  du  corps,  mains,  jambes,  doigts,  bras, 
bouche,  tète  (de  face  et  de  profil),  morceaux  de  chair,  etc.,  sont  peints  en  rouge; 
exception  pour  les  seins  9  9.  qui  sont  violets.  L'homme  assis  ^^  a  le  corps  rouge 
vêtu  à  demi  de  vert. 

II.  Le  disque  solaire  o.  le  H  et  le  —h—,  le  T  et  le  j=,  les  points  #*#.  le  ^. 
le  haut  du  |,  le  e,  le  haut  des  vases  #  et  _jl,  le  I,  le  a,  les  contours  du  -^^, 
du  I,  du  L-jtj.  etc.,  le  has  du  !  et  du  JT  sont  également  rouges. 

III.  Les  vases  divers  w,  ^,  FJ,  ^,  et  aussi  le  bas  de  #  et  de  jl,  les  animaux 

iK/  V'  £*,'  -**'    |k.'  Yk>  °tc-  (exception  pour  le  serpent  * _),  les  urseus 

des  disques  solaires,  le  j,  le  J*  (sauf  le  siège),  le  f,  le    3),  le  »,  le  ■+•,  le  =L, 

v,  etc.,  sont  violets. 


IV.  Le  *~~a  (seul  ou  dans  c^^>),  le  •^»".  le  ^m,  le  vêtement  de  ^^-  le  ■ 
les  trois  T  du  signe  iffc,  le  1    le  serpent  * — ,  le  8,  le  I,  le  =|=>,  la  partie  supé- 
rieure du  !  et  les  tiges  du  JT,  le  N^,  etc.,  sont  verts. 

V.  Le  siège  de  (sli,  le  trait  vertical  de  H,  les  lignes  horizontales  du  4j±,  le 
bas  du  JT,  les  traits  du  pluriel  111.  le  -,  le  V,  le  |,  le  7,  etc.,  sont  6/e».s, 
ainsi  que  les  contours  des  cartouches  (le  lias  de  ces  derniers,  V  J .  est,  au 
contraire,  tantôt  violet,  tantôt  rouge). 

Ces  règles  ne  sont  peut-être  pas  absolues,  mais  elles  souffrent  cependant  très 
peu  d'exceptions.  Je  rappelle  seulement  que  le  peintre  de  la  cella  a  une  tendance 

Le  Temple  de  Kalabckah.  1  1 


82  II.   GAUTHIER. 

à  mettre  du  vert  là  où  il  y  a  du  bleu  dans  la  procella,  et  du  rouge  là  où  il  y  a  du 
violet  dans  la  procella. 

IV.   BANDEAU  DU  SOUBASSEMENT. 

(PI.  XXI.  B  à  XXV.) 

Ce  bandeau  se  compose  dune  seule  inscription,  et  non  de  deux  comme  cest 
d'ordinaire  la  règle.  Cette  inscription  commence  sur  la  paroi  ouest  de  la  salle, 
du  coté  sud,  contre  le  montant  sud  de  la  porte  conduisant  à  la  cella;  elle  se 
continue  sur  la  paroi  sud,  puis  sur  la  paroi  est  jusqu'à  la  porte  venant  de 
l'antichambre;  elle  recommence  alors  sur  la  paroi  ouest,  du  côté  nord,  contre 
le  montant  nord  de  la  porte  conduisant  à  la  cella,  puis  se  poursuit  tout  le  long 
de  la  paroi  nord  pour  venir  enfin  se  terminer  sur  la  paroi  est,  à  la  porte  venant 
de  l'antichambre.  Elle  mesure  o  m.  18  cent,  de  hauteur  et  s  h  m.  5o  cent,  de 
longueur  totale.  Les  hiéroglyphes  en  sont  assez  bien  conservés,  sauf  aux  endroits 
où  la  pierre  a  été  cassée  par  les  chercheurs  de  queues  d'aronde.  La  première 
moitié  (section  sud)  est  tracée  dans  le  sens  (- — >■);  la  seconde  moitié  (section 
nord)  est,  au  contraire,  écrite  dans  le  sens  (-. — «). 

SECTION   SUD. 

(~)  (Paroi  ouest)  ^  .111^^11^X1^ 

i  intn<s(§J~'"';=.l1JfcSiliJry  Is  s„„(i«"'»' 

<i)(xm^(ïn<pr^;M^jriiV7,mvi,,,u 


su 


T    II    I    I  - lil    I    l> 

SECTION    NORD    (SUITE   DE    LA    PRÉCÉDENTE). 


1 1 1 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAII.  83 


V.'—JL!^        s?nr> lfi~î£iJ,',SB 

Ut^O/^ii—i"-"^—  ?tfe,wBI;;  ':'Ci 

NMjkiHKjH®"  V.', '  ■£  VI ' i,aroi esl OÔ+'T. 

e  in  ^~>/A  i  A  e  I  I     //    Je  ni'*' e  in^ — •+\A\l*yWÂ  1  JV 


V.   SECTION  DE  GAUCHE  (SUD). 

(PI.  XXVl-XXX,  et  XXXVII,  B.) 


PREMIER   REGISTRE. 

La  section  sud  de  la  salle  occupe  une  surface  beaucoup  moins  considérable 
que  la  section  nord,  et  les  parois  est  et  ouest  n'ont  qu'un  seul  tableau  de  ce  côté. 
Le  premier  registre  de  cette  section  comprend  donc  cinq  tableaux,  un  sur  la 
paroi  est,  trois  sur  la  paroi  sud,  un  sur  la  paroi  ouest. 

o.  Paroi  est  (pi.  XXVI,  A,  et  XXXVII,  B). 

Cette  paroi,  longue  seulement  de  a  m.  96  cent.,  ne  comprend  qu'un  seul 
tableau. 

Tableau  unique.  —  Le  roi  (—>•),  coiffé  du  pschent  (B.  îa),  offre  d'une  main 
le  vase  à  encens  *  à  Osiris  vêtu  de  son  grand  manteau  flottant  tacheté  en  violet, 
rouge  et  blanc,  et  coiffé  du  diadème  C.  6  (cf.  pi.  XXXVII,  B),  et  à  Mandoulis 
coiffé  du  diadème  C.  9  ;  il  verse  de  l'autre  main  le  contenu  d'un  vase  f  sur  un 
autel  chargé  de  pains  et  de  fleurs.  Devant  lui.  trois  lignes  verticales  de  texte 
servent  de  légende  explicative. 


ITRE  DU   TABLEAU 


iT.-4fl=H)raM^niE£Î2"" 


81  II.  GAlTHIEIi. 


v ■ —       *  A  >****.  ©  I    \M\  m.    U  ©s  ^!  Jii  I  v\  pp^is  Jo/wv^a  ^"     ^= 

(¥îoEI 


]  (««0 

III 


igné 


lb  «  :  (~)  ;  s  (SUS  '  H  (^'ig^ii-l 

détruite). 

o-:(«)ï^hc^=]i+tfnnniiti;rîs:iJX- 
"— -.:(-)!M^i':--int-ï»i^!3èj!>c: 

ïi:+£i«"ï«ffl.~[S-t 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Le  pschenl,  la  couronne  du  sud  et  l'uraeus  sont  peints  en  violet,  la  couronne  du 
nord  est  bleue  et  rouge.  Le  vase  à  encens  +  offert  par  le  roi  aux  divinités  est 
tout  entier  violet,  tandis  que  généralement  la  flamme  en  est  peinte  en  rouge. 

Osiris  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  le  collier  violet.  11  est  coiffé  du  diadème 
atef  sans  cornes  (pi.  J,  n°  1),  dans  lequel  le  bonnet  du  sud  semble  avoir  été 
blanc  (conformément  à  l'étymologie  de  son  nom);  les  plumes  latérales  sont 
violettes,  les  disques  rouges,  et  l'uraeus  violet.  Le  dieu  tient  le  fouet   A  peint  en 

bleu  et  le  sceptre  1 ,  décoloré.  Il  est  vêtu  d'un  l'ong  manteau  quadrillé  (pi.  L,  n°  î) 
de  lignes  blanches  limitant  entre  elles  des  losanges  violets;  à  l'intersection  de 
chacune  des  lignes  blanches  avec  les  autres,  et  au  centre  de  chaque  losange,  est 
un  point  rouge.  Les  franges  du  bas  sont  verticales,  et  alternativement  rouges, 
vertes,  rouges,  etc.,  de  deux  en  deux;  elles  sont  séparées  du  manteau  lui-même 
par  une  bande  horizontale  divisée  en  petits  rectangles  alternativement  rouges  et 
verts,  comme  les  franges. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier,  les  bracelets  et  les  bretelles 
violets.  Le  diadème  dont  il  est  coiffé  a  les  disques  rouges,  les  trois  Heurs  divisées 
en  cinq  zones  :  bleue,  violette,  verte  (au  centre),  violette  et  bleue;  les  plumes 
latérales  sont  vertes,  serties  de  rouge  sur  tout  leur  contour;  les  uraeus  sont  violets 
et  coiffés  d'un  petit  disque  rouge.  Le  justaucorps  est  décoloré,  la  ceinture  violette. 


LE  TEMPLE  DL   KALABCII Ail.  85 

Le  jupon  court  est  divisé  en  deux  parties,  I  avant  violet,  lanière  rayé  en  vert  et 
violet.  Le  sceptre,  la  queue  et  le  signe  •¥•  que  le  dieu  lienl  à  la  main  sont  violets. 

b.   Paroi  sud  (pi.  XXVI,  15  et  XXVII). 

Cette  paroi  est  longue  de  5  ni.  5a  cent.,  et  divisée  en  trois  tableaux,  dont  deux 
plus  petits  que  le  reste  du  registre  au-dessus  de  chacune  des  portes  ménagées 
dans  celle  paroi,  et  celui  du  milieu  très  grand  au  contraire.  Les  deux  petits 
tableaux  mesurent,  celui  de  gauche,  î  m.  5a  cent,  de  hauteur  sur  i  m.  12  cent, 
de  largeur,  celui  de  droite,  i  ni.  5a  cent,  de  hauteur  sur  î  m.  07  cent,  de 
largeur;  le  grand  tableau  central  mesure  1  m.  85  cent,  de  hauteur  sur 
3  m.  33  cent,  de  largeur.  Ce  dernier  compte  quatre  personnages,  tandis  que 
chacun  des  deux  petits  tableaux  n'en  compte  que  deux. 

Premier  tableau  (pi.  XXVI.  H).  —  Ce  tableau  est  immédiatement  au-dessus  de 
la  porte  conduisant  dans  le  petit  réduit  obscur,  et  mesure  seulement  1  in.  5  a  c. 
de  hauteur  sur  1  m.  1  a  cent,  de  largeur. 

Le  roi  (- — >•),  sans  autre  coiffure  que  le  casque  A.  3  et  l'uraeus,  et  surmonté 
du  disque  solaire  \Hj  offre  de  la  main  gauche  l'encens  t  à  un  dieu  masculin  à 
tète  de  félin  et  coiffé  de  la  couronne  A.  1 1  :  la  légende  nous  apprend  que  nous 
avons  là  le  dieu  protecteur  de  la  Nubie,  Teloiin.  De  la  main  droite,  le  roi  verse 
des  grains  d'encens  sur  un  petit  brasero  dressé  devant  le  dieu. 

Titre  du  tableau  :  Il  n'y  en  a  pas. 

»*™:(~)i*fKllÂTIî?S(K«P-fa;i izVÏU 

Tetoun  :  (— )  î  (-  jjft  J**.\  Ou  >-m)  ^  ^  ]  1  [— •$  jj 1  SE 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts (?).  Le 
casque  A.  3  est  bleu,  l'uraeus  violet,  et  au-dessus  de  la  tète  est  un  disque  rouge 
flanqué  de  deux  uraeus  violets  (pi.  .1.  n°  a).  La  ceinture  de  la  poitrine  est  verte, 
le  justaucorps  et  la  ceinture  de  la  taille  sont  décolorés.  Le  roi  porte  le  jupon 
empesé  ordinaire,  multicolore.  L'autel  placé  devant  lui  est  bleu,  avec  brasero 


86  H.  GAUTHIER. 

rouge,  et  grains  d'encens  violets;  le  petit  vase  à  encens  «  qu'il  offre  à  Tetoun 
de  la  main  gauche  est  entièrement  peint  en  violet. 

Le  dieu  Tetoun,  à  tète  de  félin,  a  les  chairs  et  le  visage  violets.  La  coiffure  se 
compose  du  disque  solaire  rouge,  des  deux  plumes  rayées  transversalement  en 
rouge,  violet,  vert,  des  cornes  noires,  des  deux  urœus  violets  surmontés  chacun 
d'un  petit  disque  rouge.  Le  klaft  du  dieu,  retombant  sur  les  épaules,  est  rayé 
longitudinalement  en  hleu  et  blanc.  Tout  le  haut  du  corps  est  détruit;  on  ne 
voit  plus  que  le  jupon  divisé  en  deux  parties,  l'avant  uni,  l'arrière  rayé  en  deux 
couleurs.  Le  violet  des  chairs  a  souvent  été  décoloré  en  rouge  cuivre. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXVII,  A).  —  Ce  tableau  mesure  3  m.  33  cent,  de 
largeur  et  î  m.  85  cent,  de  hauteur.  Il  représente  le  roi  (» — >■),  coiffé  du  diadème 
G.  î  o,  versant  le  contenu  d'un  vase  U  sur  un  autel  chargé  de  pains,  liquides  et 
volailles,  devant  trois  divinités  :  Osiris,  coiffé  de  la  couronne  C.  8  sans  urœus, 
Isis  coiffée  du  diadème  D.  5 ,  et  Mandoulis  le  Jeune  portant  la  longue  tresse 
bouclée  et  la  double  couronne  W.  De  chaque  côté  de  l'autel  j^|  sont  debout 
deux  vases  en  bronze  semblables  à  celui  que  le  roi  tient  dans  sa  main. 

Titbe  du  tableau  :  (» — ►  )  j  *~~*li^     ^^^tpll  J^"' 

U  «0,  :  (-.)  ■;  s  (SUS  î  H  (MEŒSIMBI  î  X 

(le  reste  est  détruit). 

o™.s:(~)îj^n(±siMn;i;i  nt  ;!£!=:*  j 

a  j  -^^  dr II *~~*, \k  \k  \l~*v  (ce  dernier  signe  est  en  dehors  de  la 

ligne,  au-dessous,  et  à  peine  indiqué)  i  ^m\^W 

h,»  :  (<— )  |  j^  f      psppp  |°  tf  % 

rj    yw^^rt**^  ^^^^^r    ^*w^w#\  ri 
I    /*~w*||  I    9       L         I 

^r;  ï  >i.  'mm  re  î  «ta jl *•**■ 

111  Le  vase  a  les  anses  plus  longues  et  le  fond  plat,  non  pointu. 
('2)  Les  deux  vases  à  lait  sont  affrontés. 


?   r 


•!•  III    KT// 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  87 

Le  roi  a  les  chairs  et,  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  Pour 
la  coiffure,  voir  pi.  J,  n"  3.  Les  six  disques  sont  rouges,  les  urseus  violets,  le 
scarabée  bleu  et  blanc;  les  fleurs  de  lotus  sur  les  côtés  sont  vertes,  serties  de 
rouge  à  leur  extrémité  supérieure;  les  deux  plumes  ont  la  nervure  médiane  bleue, 
et  sont  rayées  transversalement  de  toutes  les  couleurs;  le  bouquet  du  centre  est 
divisé  en  zones  longitudinales  alternativement  vertes  et  violettes;  les  deux  <zs>  du 
diadème  sont  rouges,  les  cornes  noires.  Le  klaft  est  rayé  en  violet  et  bleu, 
l'uraeus  frontal  est  violet. 

Pour  le  costume,  voir  pi.  L,  n°  2.  Le  justaucorps  est  décoloré,  la  ceinture 
verte;  le  jupon  est  divisé  en  deux  parties,  lavant  vert  uni,  l'arrière  rayé  en  violet 
et  bleu,  avec  queue  pendante  violette;  les  deux  parties  sont  séparées  par  un 
étroit  bandeau  multicolore.  Le  long  manteau,  tombant  jusqu'aux  chevilles, 
forme  sur  les  deux  genoux  et  entre  les  jambes  des  rayures  arrondies  bleues  et 
violettes;  le  bas  est  divisé  en  bandes  verticales  bleue,  violette,  rouge,  bleue, 
verte,  bleue,  verte,  bleue,  chaque  couleur  étant  séparée  de  ses  voisines  par  un 
filet  violet. 

Les  vases  à  libations  et  1  autel  sont  violets;  sur  ce  dernier,  les  pains  sont 
rayés  les  uns  en  bleu  et  violet,  les  autres  en  vert  et  violet,. le  vase  5  est  mi- 
rouge  (haut),  mi-bleu  (bas),  les  oies  sont  décolorées. 

Osiris  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  les  bracelets  violets;  le  collier  et  les 
bretelles  sont  décolorés.  La  coiffure  est  le  diadème  atcf  à  cornes,  déjà  décrit 
plusieurs  fois.  Les  deux  disques  en  sont  rouges,  les  cornes  noires;  le  bonnet 
central  est  divisé  en  bandes  longitudinales  violette,  bleue,  violette,  verte,  violette, 
bleue;  les  deux  plumes  latérales  ont  perdu  leurs  couleurs.  Le  voile  retombant 
sur  l'épaule  est  violet,  ainsi  que  l'uraeus  frontal.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps 
violet,  dune  ceinture  décolorée,  et  d'un  jupon  divisé  en  deux  parties,  l'avant 
décoloré  (violet?).  L'arrière  rayé  en  bleu  et  violet.  La  queue,  le  sceptre  et  le  signe 
■+■  sont  violets. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier,  les  bracelets,  la  ceinture  verts. 
Le  disque  de  la  coiffure  est  rouge,  les  cornes  noires,  le  I  violet  et  bleu,  l'uraeus 
violet.  Le  voile  est  rayé  en  bleu,  rouge  et  vert,  la  tète  de  vautour  du  front  est 
verte;  les  extrémités  du  voile,  en  avant  comme  en  arrière,  sont  bleues.  La  déesse 
est  vêtue  de  la  robe  de  plumes  multicolores,  avec  larges  bandes  parallèles 
bleues,  rouges,  vertes,  à  la  taille;  le  bord  inférieur  de  cette  robe  est  vert  (pi.  L, 
n°  3).  Le  sceptre  est  vert,  et  le  haut  de  la  fleur  est  serti  de  rouge,  le  signe  •*■  est 
violet. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier,  les  bracelets  et  bretelles 


88  II.  GAUTHIER. 

violets.  Le  bonnet  du  sud  (dans  le  pschenù  est  décoloré  (violet?),  celui  du  nord 
est  bleu  et  rouge;  la  tresse  bouclée  est  décolorée,  l'urœus  violet,  ainsi  que  le 
voile  retombant  sur  l'épaule.  Le  justaucorps  est  violet,  le  jupon  détruit  ou 
décoloré;  la  queue  et  le  signe  ■¥•  sont  violets. 

Troisième  tableau  (pi.  XXVII.  B ).  —  Ce  tableau  est  immédiatement  au-dessus 
de  la  petite  porte  latérale  conduisant  à  la  cella,  et  occupe  une  position  symétrique 
à  celle  du  premier  tableau  du  même  registre;  il  mesure  1  m.  07  cent,  de  largeur 
sur  1  m.  5a  cent,  de  bauteur.  Le  roi  (» — ►).  coiffé  de  la  simple  couronne  du  sud 
(B.  (i),  offre  l'encens  $  à  un  dieu  masculin  sans  autre  coiffure  que  le  casque  A.  3. 
Cette  singularité  s  explique  par  ce  fait  qu'il  s'agit  ici,  non  pas  véritablement 
d'un  dieu,  mais  d'un  homme  divinisé.  Imkotep,  celui  que  les  Grecs  ont  assimilé  à 
leur  Asklêpios.  Un  petit  temple  lui  était  spécialement  consacré  à  Philœ,  et  il 
n'est  pas  sans  intérêt  de  le  rencontrer  figuré  ici  en  compagnie  des  autres  dieux 
de  Philœ.  On  voit  encore  quelques  grains  d'encens  séchappant  de  l'autre  main 
du  roi ,  ce  qui  indique  qu'il  devait  v  avoir  entre  le  roi  et  le  dieu,  comme  au 
premier  tableau,  un  petit  brasero  à  brûler  l'encens;  mais  il  n'en  reste  rien,  tout 
le  tiers  inférieur  du  tableau  étant  absolument  détruit. 

Titre  du  tableau  :  I- — ►  )  î  fHHSi  (détruit). 

x         '  I  mm  ' 

i.EKo,:(^);^,,(oâ^T|ï4Tt^aa!L^;ij^1iyiJÎ 

(le  reste  est  détruit). 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
La  couronne  du  sud  et  l'urœus  sont  violets.  Le  justaucorps  est  décoloré;  les  deux 
ceintures  (poitrine  et  taille)  étaient  primitivement  violettes,  mais  sont  passées 
au  rouge  cuivre.  Le  jupon  court  est  divisé  en  deux  parties,  lavant  violet  (ce  qui 
laisse  à  penser  que  le  justaucorps  devait  être  également  violet),  l'arrière  rave 
en  bleu  et  violet. 

Imbotep  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  vert,  les  bracelets  et  bretelles 
violets.  Le  casque  A.  3  est  décoloré,  l'urœus  et  le  voile  retombant  sur  l'épaule 
sont  violets.  Le  justaucorps  est  également  violet,  la  ceinture  décolorée,  le  jupon 


LE  TEMPLE  DE  KALABGHA1I.  89 

divisé  en  deux  parties,  l'avant  décoloré  (violet?),  l'arrière  rayé  en  vert  et  blanc. 
Le  sceptre  et  le  signe  •¥•  sont  violets. 

c.  Paroi  ouest  (pi.  XXVIII,  A). 

Cette  paroi  mesure  2  m.  7^1  cent,  de  longueur,  et  ne  comporte  qu'un  seul 
tableau  à  chacun  des  registres. 

Tableau  unique.  —  Le  roi  (» — »),  coiffé  du  diadème  C.  5,  offre  un  plateau 
chargé  de  pains  et  de  liquides  à  Isis  coiffée  de  sa  couronnne  spéciale,  D.  5,  et 
à  Mandoulis,  coiffé  du  diadème  B.  5. 


Titre  du  tableau  :  (-— <-)  j  ffi  _  1 JJ  j/^J  1  \\  *jHj  t  • 

5  1_^    J  -    A  Q  "^    J*»  "~~«  »  6  »    W  ^^  <=»       1^  ^   S        *~~* 

\  /  |         H  {  M  %  m        I  '  ^''  «  Javn^a©  I  »  (»)L&|i    ©       JH  .MV        •  •  • 

7  ^»»^=|*'2^rw— 8  [A — nvi    — «—        g  rjc^) 

I  I    1       I       I      "^^S  LU  <2  [  III  J 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  est  composé  de  plusieurs 
rangs  ornementés,  multicolores  (vert,  rouge,  violet).  La  coiffure  est  composée  du 
diadème  alef  avec  cornes  et  de  la  couronne  du  nord.  Tous  les  disques  du  diadème 
sont  rouges,  le  bonnet  central  est  divisé  en  bandes  longitudinales  alternativement 
vertes  et  violettes;  les  plumes  latérales  sont  vertes,  les  urseus  violets,  les  cornes 
noires.  La  couronne  du  nord  est  bleue  (non  unie,  mais  tachetée  de  petits  cercles) 
et  rouge.  L'ureeus  frontal  est  violet.  Le  roi  est  vêtu  d'un  justaucorps  orné  de 
rangées  horizontales  d'écaillés  alternativement  vertes,  bleues,  rouges,  bleues, 
vertes,  etc.,  et  du  jupon  empesé  ordinaire,  où  dominent  le  violet  et  le  bleu;  le 
devanteau  est  divisé  en  zones  superposées  violettes,  rouges,  et  vertes;  l'arrière 
et  l'angle  supérieur  de  droite  sont  rayés  en  bleu  et  violet. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  les  bracelets  semblent  avoir  été  bleus ('?); 

Le  Temple  de  halnbchah.  13 


90  11.   CAUTHIER. 

le  collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  La  coiffure  est  analogue 
à  celle  des  autres  Isis  précédemment  décrites,  avec  cette  différence  toutefois  que 
les  cornes  de  vache  paraissent  être  colorées  en  bleu,  tandis  quelles  sont  géné- 
ralement noires.  Le  voile  est  semblable  à  celui  des  autres  déesses  féminines,  et 
les  couleurs  sont  aussi  les  mêmes  (bandes  parallèles  rouge,  bleues  et  vertes);  la 
tête  de  vautour  sur  le  front  est  verte.  La  déesse  est  vêtue  de  la  longue  robe  de 
plumes,  disposées  en  rangées  alternativement  rouges,  bleues  et  vertes,  tombant 
jusqu'aux  chevilles,  et  terminée  à  sa  partie  inférieure  par  une  lisière  bleue  et 
rouge.  Le  sceptre  est  bleu,  le  signe  •¥•  violet. 

Le  dieu  Mandoulis  est  tout  à  fait  décoloré. 

Derrière  Mandoulis  est  un  espace  taillé  de  o  m.  12  cent,  de  largeur  sur  toute 
la  hauteur  du  tableau;  il  avait  peut-être  été  préparé  pour  recevoir  une  ligne  de 
textes  complétant  la  légende  d'Isis  (ligne  8  bis\  mais  il  ne  porte  aucune  trace 
de  sculpture  ni  peinture  et  semble  bien  être  resté  vide. 

DEUXIÈME   REGISTRE. 

Ce  registre  ne  comprend  que  trois  tableaux,  dont  un  sur  chacune  des  trois 
parois  est,  sud  et  ouest.  Toutes  les  divinités  y  sont  représentées  assises  sur  des 
sièges  somptueusement  décorés.  Le  registre  entier  est  fort  bien  conservé,  et  les 
couleurs  y  sont  encore  très  vives. 

a.   Paroi  est  (pi.  XXVIII,  B). 

Le  roi  (» — >),  coiffé  du  diadème  C.  10  et  tenant  dans  la  main  gauche  le  long 
bâton  droit  et  la  massue  T,  offre  aux  deux  déesses  Isis  et  Satit  le  sceptre  ■#•;  Isis 
est  coiffée  de  la  couronne  D.  3 ,  et  Satit  de  la  couronne  D.  8.  Entre  les  pieds  du 
roi  et  le  siège  d'Isis  sont  trois  rangées  horizontales  d'offrandes  consistant  en 
viande  de  boucherie  :  têtes,  corps  et  pattes  de  bœufs,  veaux  et  gazelles,  et  des 
légendes  hiéroglyphiques  donnent  les  noms  de  ces  diverses  viandes.  Enfin,  une 
longue  légende  de  quatre  lignes,  la  première  horizontale  et  les  trois  autres  verti- 
cales, explique  la  scène. 

Titre  du  tableau  ;  (— )  j  J^Vf^j^  |  V^Tfolt^WT 


*  h  1 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  91 

tu 


igné 


=>•  i  m 

%  (lit)  «— •— « 

(lie)       9 


Le  .01  :  (_)  j  *w(SH53  î  H  (V^P^^^J- 
détruite). 

fais  :  («-  )  ]  ^W\fA^ClSm  I— ?Iîl>ï 

T_     i  o  A 1  0  *""■*  ^^  at-a  n 

-  f  ♦    I    -^r.    I   *w»^  1119  -^v 


Les  légendes  des  viandes  dépecées  sont  les  suivantes  :  (■ — ►)  î         "^ 


0 

£53;  elles  sont  écrites  en  trois  rangées  superposées  et  horizontales. 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  n'existe  plus,  les  bracelets 
sont  décolorés.  11  est  coiffé  du  diadème  que  nous  avons  déjà  décrit  au  deuxième 
tableau  du  premier  registre  de  la  paroi  sud  (voir  plus  haut,  p.  86);  les  couleurs 
sont  les  mêmes  que  dans  l'exemple  précédent,  mais  elles  sont  dans  un  état  de 
conservation  très  inférieur.  Le  casque  4  sur  lequel  est  posé  ce  diadème  est 
décoloré,  mais  semble  avoir  été  peint  en  bleu.  Tout  le  costume  a  disparu  avec  le 
corps  du  roi,  on  ne  voit  plus  que  la  pointe  antérieure  du  jupon  court  empesé. 
Le  roi  tient  la  massue  (manche  vert,  o  violet),  le  sceptre  4-  (également  vert  et 
violet),  et  le  bâton  (décoloré,  mais  paraissant  avoir  été  vert). 

Les  animaux  dépecés  sont  peints  en  rouge,  et  les  membres  sont  attachés  à 
laide  de  liens  verts.  Les  têtes  et  les  pattes  coupées  étaient  également  rouges, 
mais  beaucoup  ont  perdu  leur  couleur. 

Isis  semble  avoir  eu  les  chairs  peintes  en  rose(?),  couleur  que  nous  ne  trouvons, 
à  la  vérité,  nulle  part  ailleurs  à  Kalabchah,  et  qui  n'est  guère  usitée  sur  les  palettes 
des  peintres  égyptiens;  ce  n'est  en  tout  cas  ni  du  violet,  ni  du  bleu,  ni  du  vert, 
ni  le  rouge  vif  dont  sont  peints  les  corps  des  rois.  Le  collier,  les  bracelets  et  les 
bretelles  sont  violets.  La  coiffure  ne  comporte  que  le  disque  (rouge),  les  cornes 
(noires),  et  l'urœus  (violet),  sans  le  I  caractéristique  de  la  déesse.  Le  voile  est 

(l)   Le  signe  f  esl  retourné. 
('2)  Le  signe  ^Ji.  est  retourné. 


92  H.  GAUTHIER. 

bleu,  rouge,  vert,  comme  toujours,  mais  il  y  a.  en  outre,  une  bande  violette 
inusitée;  la  tète  de  vautour  du  front  est  verte;  les  extrémités  du  voile,  à  l'avant 
comme  à  l'arrière,  sont  bleues.  La  déesse  est  vêtue  de  la  robe  de  plumes,  très 
soignée  dans  ses  détails  et  fort  bien  conservée.  Cette  robe  comprend  des  bandes 
à  fond  uni  (bleu),  et  des  bandes  rayées,  l'une  en  rouge  et  violet,  l'autre  en  vert 
et  violet,  la  troisième  en  bleu  et  violet.  Ces  rayures  se  continuent  sur  la  jambe 
pour  se  terminer  aux  chevilles. 

Le  siège  a  le  dossier  rouge,  le  double  encadrement  violet;  un  coussin  bleu, 
rouge,  bleu,  vert,  supporte  le  corps  de  la  déesse.  La  décoration  consiste  en 
rayures  brisées  horizontales  et  parallèles,  bleu,  violet,  vert,  violet,  bleu,  violet, 
vert,  violet,  bleu,  etc.  Dans  le  petit  carré  de  droite,  une  fleur  de  lotus  bleu, 
rouge  et  verte,  sur  fond  rouge  cuivre  (primitivement  violet).  Le  socle  a  un  enca- 
drement violet,  et  se  divise  en  trois  bandes  horizontales  superposées  : 

i°  Celle  du  haut  se  subdivise  en  six  compartiments  :  le  numéro  1  (à  gauche) 
porte  un  œil  g^  vert  sur  fond  blanc;  le  numéro  a  porte  le  groupe  Y'fi  yi0^ 
sur  fond  bleu;  les  numéros  3,  k  et  6  sont  analogues  au  numéro  î;  le  numéro  5 
est  analogue  au  numéro  2. 

a°  La  bande  médiane  compte  treize  rectangles  multicolores  (bleu,  rouge, 
bleu,  vert,  bleu,  rouge,  etc.). 

3°  La  bande  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments  décorés  de  lignes  hori- 
zontales bleues,  vertes  et  rouges. 

La  déesse  Satit  a  les  chairs  et  le  visage  violets;  les  bracelets  et  le  collier  sont 
décolorés.  La  coiffure  est  composée  de  la  couronne  du  sud  (bleue?),  insérée 
entre  les  deux  hautes  cornes  noires,  et  munie  à  sa  partie  antérieure  de  la  tête 
de  vautour  verte.  Le  costume  est  semblable  à  celui  d'Isis  qui  vient  d'être  décrit, 
mais  beaucoup  plus  décoloré.  Le  sceptre  est  tout  entier  vert,  sans  liseré  rouge  à 
l'extrémité  supérieure  de  la  fleur. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  vert.  La  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  dessinées  au  trait  violet  et  coloriées 
intérieurement  alternativement  en  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  etc. 
Le  petit  carré  de  droite  contient  une  rosace  violette  sur  fond  vert.  Beaucoup  des 
écailles  ont  leurs  contours  décolorés  du  violet  au  rouge  cuivre.  Le  socle  est 
encadré  de  vert,  comme  le  siège,  et  se  divise  en  deux  bandes  horizontales 
superposées  : 

i°  Celle  du  haut  se  subdivise  en  sept  compartiments  :  le  numéro  î  (à  gauche) 


LE  TEMPLE  DE  KALABGHAH.  93 

poilu  une  rosace  verte  et  violette  sur  fond  bleu;  le  numéro  2  contient  une  fleur 
bleue(?)  sur  fond  rouge;  les  numéros  3,  5,  7  sont  analogues  au  numéro  1;  le 
numéro  h  porte  une  fleur  violette  sur  fond  vert;  le  numéro  6  est  analogue  au 
numéro  a. 

20  La  bande  du  bas  comprend  dix  rectangles  verticaux  [  ]],  dont  tous  les 
contours  extérieurs  sont  bleus,  et  dont  chacun  contient  à  l'intérieur  une  ligne 
violette,  une  ligne  bleue  et  une  ligne  verte.  D'autres  lignes  verticales  multi- 
colores séparent  entre  eux  ces  dix  groupes. 

La  ligne  horizontale  séparant  entre  elles  les  deux  bandes  du  socle  est  verte, 
comme  le  cadre  extérieur. 

h.   Paroi  suû r  Cl»1-  XXIX^  A  et  B> 

Elle  comprend  un  seul  tableau  sur  toute  sa  longueur,  et  ce  tableau  contient 
six  personnages,  le  roi  debout  et  cinq  divinités  assises  sur  des  sièges  somptueu- 
sement décorés. 

Tableau  unique.  —  Ce  tableau  mesure  5  m.  5a  cent,  de  longueur.  Le  roi  (» — ►), 
coiffé  de  la  couronne  G.  1  1 ,  offre  le  grand  encensoir  à  cinq  divinités  assises,  Osiris 
coiffé  du  diadème  C.  8,  Isis  coiffée  de  son  diadème  spécial,  D.  5,  Harendotès, 
hiéracocépliale  et  coiffé  du  pschent  B.  12,  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème 
spécial  C.  9,  et  Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  sans  urseus.  Le  roi 
fait  en  même  temps  une  libation  sur  un  autel  chargé  d'offrandes  et  placé  entre 
lui  et  Osiris. 

Titre  du  tableau  :  (» — ►  )  !  ,w~~v      |ç'~*^_      ^    ['• 

le  ro.  :  („)  ■  g,  m  (y;ga]|  ;  «  (ynp^f^HiTWl 

Osiris  :(_  )  |  î^fl  (SSEI1 1  î  Z  ^J  ~Ô  lîîl 

I  «  ©  I  (?)  1 1 1  A  =ffm=  ç  1 1 1         ©  ©  I  -^^  m  4    t   e  11 1 
:"   Le  signe  fc  est  retourné. 


94  II.  GAUTHIER. 

HarendotÈs  :  («)  *,'  fr|  W  ^  X  £  ^  j  ^  ','  £)p[ïZf?\ 


o 


<«nA 'O    -, 


Mandoulis  :  ( V-)  f  j^(  ^  ^  "  jm  *|  1  —  Y  rtj  w  V-  -w»  <^*> 


"d-n*  iT' 


O..AD.HT  :  («)  a,°  j^  i  ;  w  r^  ©  n  m  n  ^  t  r^  n w  z  .\ 

Le  roi  a  les  cliairs  et  le  visage  rouges,  le  collier,  les  bracelets  et  les  ceintures 
verts.  Le  diadème  est  d'un  type  unique  clans  tout  le  temple  de  Kalabchah.  La 
couronne  du  nord  V^  qui  devait  supporter  ce  diadème  n'est  figurée  que  par  le 
haut  du  bonnet  \  (bleu)  et  par  le  f>  (rouge).  Les  trois  disques  du  bas,  ainsi  que 
les  trois  autres  dont  sont  coiffés  les  trois  faucons  sont  peints  en  rouge.  Les  trois 
fleurs  sont  divisées  en  bandes  longitudinales  bleues,  violettes  et  vertes;  les  deux 
plumes  latérales  sont  rayées  transversalement  en  rouge,  vert  et  violet;  les  trois 
faucons  ont  la  tête  et  les  pattes  violettes,  les  ailes  et  le  corps  verts;  les  deux 
urœus  sont  violets,  et  coiffés  chacun  d'un  disque  rouge;  les  cornes  sont  noires. 
Le  roi  est  vêtu  du  costume  ordinaire  (jupon  empesé  ornementé  et  multicolore, 
et  justaucorps  uni). 

L'encensoir  est  vert;  la  main,  le  disque  et  la  moitié  supérieure  du  personnage 
qui  y  est  figuré  sont  rouges.  L'autel  a  les  pieds  bleu,  le  corps  vert,  le  plateau 
supérieur  violet.  Les  pains  sont  rayés  en  violet  et  bleu.  Le  vase  à  encens  *  est 
tout  entier  violet. 

Osiris  a  les  chairs  et  le  visage  bleus:  les  bracelets  sont  décolorés,  le  collier  est 
formé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  Le  diadème  alef  a  le  bonnet  central 
divisé  en  cinq  zones  longitudinales  (bleu  au  milieu,  violet  et  vert  de  chaque 
côté);  les  plumes  latérales  sont  vertes,  et  séparées  du  bonnet  central  par  un  filet 
violet.  Les  disques  sont  rouges,  et  les  cornes  paraissent  également  avoir  été 
rouges,  contrairement  à  l'usage  courant  qui  les  représente  en  noir.  Le  dieu  est 


LE  TEMPLE  DE  KALABGHAH.  95 

vêtu  d'un  justaucorps  orné  d'écaillés  en  rangées  horizontales  rouges,  bleues, 
vertes,  bleues,  etc.,  d'une  ceinture  rouge  et  violette,  et  d'un  jupon  rayé  en  vert 
et  violet. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet.  La  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc., 
le  petit  carré  de  droite  contient  une  rosace  (?)  décolorée  sur  fond  rouge.  Le  socle 
est  encadré  de  violet,  et  divisé  en  six  compartiments  décorés  de  lignes  verticales 
bleues,  violettes  et  vertes,  et  séparés  entre  eux  par  deux  lignes  verticales  rouges. 

Isis  est  décolorée,  sauf  le  socle  du  siège;  sur  le  talon  de  la  déesse,  on  voit  une 
tache  jaune  cuivre,  qui  permet  d'affirmer  avec  presque  certitude  quelle  était 
peinte  en  violet.  Le  socle  du  siège  est  assez  compliqué.  Il  est  divisé  en  quatre 
bandes  superposées  : 

i°  La  bande  du  haut  se  subdivise  en  sepl  compartiments  :  le  numéro  1  (à 
gauche)  contient  un  œil  g^  blanc  sur  fond  vert;  de  même  les  numéros  3,  5 
et  7:  le  numéro  2  porte  une  fleur  verte  sur  fond  rouge;  de  même  le  numéro  6 
(mais  la  fleur  semble  avoir  été  bleue,  non  verte);  le  numéro  h  contient  une 
rosace  verte  et  violette  sur  fond  bleu. 

20  La  seconde  bande  consiste  en  sept  *m^  juxtaposés  (bleu,  vert(?),  rouge, 
violet (?),  rouge,  vert(?),  bleu);  l'espace  compris  entre  deux  -^^-  voisins  est 
violet. 

3°  La  troisième  bande  compte  treize  rectangles  alternativement  bleus, 
rouges,  bleus,  verts,  etc. 

h"  La  bande  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments  décorés  de  lignes  hori- 
zontales bleues,  rouges  et  vertes. 

Harendotès,  à  tète  de  faucon,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus;  les  bracelets  sont 
violets,  le  collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  II  est  coiffé  du 
pschënt,  dans  lequel  la  couronne  du  sud  est  décolorée  (violette?),  la  couronne 
du  nord  bleue  et  rouge,  l'uraeus  violet.  Il  est  vêtu  d'un  justaucorps  à  quatre 
rangées  d'écaillés  horizontales,  bleue,  rouge,  bleue,  verte,  dune  ceinture  violette, 
d  un  jupon  rayé  en  vert  et  violet. 

Le  dossier  du  siège  et  le  double  encadrement  sont  décolorés;  la  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  bleues,  rouges,  bleues,  vertes;  le 
petit  carré  de  droite  contient  une  rosace  bleue  et  violette  sur  fond  décoloré.  Le 
socle  est  encadré  de  violet,  et  comprend  sept  rectangles  emboités  les  uns  dans 


96  II.  GAUTHIER. 

les  autres  :  le  plus  grand  est  vert,  puis  vient  un  rectangle  violet (?),  puis  un  bleu, 
un  violet,  un  vert,  un  violet  (?)  et  enfin  un  bleu  (le  plus  petit);  à  l'intérieur  de 
celui-ci,  une  ligne  horizontale  violette. 

Mandoulis  a  les  chairs  est  le  visage  verts;  les  bracelets,  le  collier  et  les 
bretelles  sont  décolorés.  Sur  une  perruque  bleue,  fixée  par  un  bandeau  violet, 
repose  le  diadème  spécial  à  Mandoulis  déjà  souvent  décrit  :  six  disques  rouges, 
trois  fleurs  peintes  en  violet,  bleu,  violet,  vert  (le  centre),  violet,  bleu,  violet, 
deux  plumes  unies  vertes,  deux  urseus  violets  coiffés  de  disques  rouges,  deux 
cornes  noires.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  uni  violet  et  d'un  jupon  rayé  en 
bleu  et  violet. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet;  la  décoration 
consiste  en  sept  rangées  horizontales  de  rayures  bleues,  rouges,  bleues,  vertes, 
etc.  Le  petit  carré  de  droite  contient  une  fleur  bleue  et  verte  sur  fond  décoloré. 
Le  socle  est  analogue  à  celui  du  siège  d'Isis  précédemment  décrit,  mais  beau- 
coup plus  décoloré,  et  portant  des  rosaces  au  lieu  de  Heurs. 

Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  et  les  bracelets  bleus.  La 
couronne  du  nord  est  bleue  et  rouge,  sans  urams.  Le  costume  est  la  longue  robe, 
portant  de  larges  bandes  parallèles  bleues,  vertes,  rouges,  sans  traces  de  violet. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  vert.  La  décoration 
consiste  en  lignes  brisées  horizontales  et  parallèles  alternativement  bleues, 
rouges,  vertes,  bleues,  rouges,  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  bleues,  rouges. 
Le  petit  carré  de  droite  contient  une  rosace  bleue  et  violette  sur  fond  décoloré. 
Le  socle  est  encadré  de  vert,  et  décoré  de  quatre  fleurs  de  lotus  bleues,  rouges 
et  vertes,  reliées  par  des  tiges  violettes  à  l'extrémité  desquelles  sont  des  boutons 
bleus  et  verts  non  épanouis. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  XXX.  A). 

Cette  paroi  est  décorée,  comme  au  premier  registre,  d'un  seul  tableau  large 
de  a  m.  7^1  cent.  Elle  est  coupée  par  une  fenêtre  haute  de  î  in.  02  cent,  et  large 
de  0  m.  80  cent.,  qui  commence  immédiatement  en-dessous  du  plafond. 

Tableau  unique.  —  Le  roi  (» — ►  ),  coiffé  de  la  couronne  du  sud  B.  6,  verse  le 
contenu  de  deux  vases  TJrf  sur  un  autel  chargé  de  pains  et  de  fleurs  dressé 
devant  Osiris  assis,  vêtu  de  son  long  manteau  tacheté  blanc  et  rouge,  et  muni  de 
tous  ses  attributs  ordinaires  (sceptre  et  fouet),  et  devant  Isis  coiffée  du  diadème 
D.  5  et  également  assise.  La  coiffure  d'Osiris  est  le  diadème  C.  8.  Une  fenêtre 


LE  TEMPLE   DE  K'AEABGHAll.  97 

qui  occupe  dans  le   tableau   une  surface  de  0   in.   80  cent,    de   largeur   sur 

o  m.  3s  cent,  de  hauteur  a  obligé  le  décorateur  à  ne  tracer  qu'un  seul  des 
deux  cartouches  du  roi  et  à  le  disposer  horizontalement. 


Titre  du  tableau  :  (_*)  [  ^  jj  =  ^  J  ~  ^  •  °  _  ^  ^  ^ 


(»<•) 


li  ™<  : (~)  ;  (snprïïiiH^n  î wU  ïï?  wjEX  (le  si^ 

V  a  été  omis  en  tête  de  cette  ligne). 
— ••— 1    osi-i"»"s — .  —  f~~~\ 

•       I  -^*-     I       (w)      =■■=   - '  '  /u~w* 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  les  bracelets  sont  décolorés,  le  collier 
est  formé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  La  couronne  du  sud  et  l'uraeus  sont 
violets.  Le  justaucorps  est  orné  de  rangées  horizontales  d  écailles  bleues,  rouges, 
bleues,  vertes,  etc.  Le  jupon  empesé  est  analogue  à  celui  des  autres  rois,  mais 
avec  plus  de  vert  et  moins  de  violet.  Le  roi  porte,  en  outre,  le  long  manteau 
descendant  jusqu'aux  chevilles,  orné  de  larges  rayures  multicolores,  avec  prédo- 
minance de  vert  et  de  rouge. 

L'autel  semble  avoir  été  vert(?),  les  deux  vases  11  sont  violets. 

Osiris  porte  le  même  costume  que  sur  la  paroi  est,  premier  registre,  mais  il 
est  ici  figuré  assis  :  ce  costume  est  le  grand  manteau  violet,  rouge  et  blanc, 
décrit  et  représenté  plus  haut.  Les  chairs  et  le  visage  étaient  bleus  (ou  verts?). 
Le  diadème  atej  est  très  décoloré;  on  voit  seulement  que  les  disques  solaires 
étaient  rouges,  et  que  les  plumes  latérales  étaient  rayées  transversalement. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  vert  avec  des  traits 
noirs  de  temps  à  autre.  La  décoration  consiste  en  quinze  rangées  d'écaillés 
bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc.  Le  carré  de  droite  contient  le  groupe  îïM 
peint  en  bleu(?)  sur  fond  rouge.  Le  socle  est  encadré  de  vert,  et  décoré  de 
losanges  pointillés  rouges,  bleus  et  verts. 

Isis  a  les  chairs  et  le  visages  violets.  La  coiffure  est  la  même  que  celle  des 
Isis  précédemment  décrites,  mais  sans  urœus  (disque  rouge,  cornes  noires,  I 

Le  Temple  de  Kalabchah.  ,3 


98  II.   GAUTHIER. 

décoloré):  le  voile  est  identique  à  celui  des  autres  déesses,  et  devait  être  peint 
aux  mêmes  couleurs,  mais  il  est  très  décoloré.  De  même  la  robe  de  plumes  a 
perdu  toute  trace  de  couleur. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet:  la  décoration 
consistait  en  lignes  pointillées  multicolores  obliquement  tracées  et  se  coupant 
perpendiculairement,  de  façon  à  former  par  leur  intersection  une  série  de 
losanges;  les  lignes  rouges  seules  ont  subsisté.  Le  carré  de  droite  porte  une  fleur 
de  lotus  verte,  bleue  et  rouge,  sur  fond  décoloré.  Le  socle,  encadré  de  violet, 
est  assez  compliqué;  il  se  divise  en  quatre  rangées  superposées  décorées  de 
façon  différente   : 

i°  La  rangée  supérieure  se  subdivise  en  sept  compartiments  :  les  numéros  1, 
3,  5  et  7  portent  une  rosace  violette  sur  fond  bleu;  les  numéros  a  et  G  ont 
une  rosace  blancbe  sur  fond  rouge;  le  numéro  6,  assez  effacé,  semble  avoir 
contenu  une  fleur  (ou  un  œil  ^g)  sur  fond  vert. 

2°  La  seconde  rangée  compte  sept  -*»•  juxtaposés,  rouge (?),  bleu,  vert('?), 
bleu(?),  rouge(?),  bleu,  vert(?).  Le  dessous  est  violet,  ainsi  que  l'intervalle 
compris  entre  deux  -*mr. 

3°  La  troisième  rangée  compte  seize  (?)  rectangles  bleus  et  rouges. 

h°  La  rangée  inférieure  se  divise  en  trois  compartiments  décorés  de  lignes 
horizontales  parallèles  rouges  et  bleues. 

VI.   SECTION  DE  DROITE  (NORD). 

(PI.  XXXI-XXXVII,  A.) 


PREMIER   REGISTRE. 

Ce  registre  mesure  î  m.  85  cent,  de  hauteur,  et  contient  six  tableaux,  dont 
deux  sur  la  paroi  est,  deux  sur  la  paroi  nord,  et  deux  sur  la  paroi  ouest.  Toutes 
les  figures  y  sont  représentées  debout. 

a.  Paroi  est  (pi.  XXXI,  A  et  B). 

Cette  paroi  mesure  a  m.  8o  cent,  de  longueur,  et  se  divise  en  deux  tableaux 
presque  égaux  :  le  premier  a,  en  effet,  2  m.  hk  cent,  de  largeur,  le  second 
2  m.  36  cent.  On  voit  sur  chacun  d'eux  la  représentation  d'une  divinité  assez 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAII.  99 

peu  commune  dans  les  temples  égyptiens,  Arihem-moufir,  l'Arsnouphis  des  Grecs. 

Premier  tableau  (pi.  XXXI,  A).  —  Le  roi  (■> — «),  coiffé  du  diadème  B.  3,  offre 
le  vin,  sous  la  forme  des  deux  vases  #  #.  à  Ariliemsnoufir,  coiffé  de  la  couronne 
A.  1 1 ,  et  à  la  déesse  Tafnouil  à  tète  de  lionne,  coiffée  du  disque  solaire  peint  en 
rouge  (  D.  a),  et  sans  sceptre. 

i 


(•«<•) 


^nZw^'EAf 


Titre  dl  tableau  :  (« — «) 


Arihemsnoufib  : 


îi^^-ïlil^lIuLi^S.î^H^A 


o(,i"  JL.  i 

Taf.nouit 


1 1 1  _s>  (•«) 


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Il  I  I 

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A  »    (?)    (?) 


1 1 
(») 


© 


(I) 


(.«) 


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(sir) 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  les  bracelets  et  le  collier  violets (?). 
Le  disque  de  la  coiffure  est  rouge,  les  plumes  sont  décolorées,  les  cornes  noires. 
Il  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  porte  le  jupon  ordinaire  empesé  dont  on  ne 
voit  plus  que  quelques  lignes  violettes  et  rouges. 

Les  deux  vases  sont  divisés  en  deux  moitiés,  celle  du  haut  rouge,  celle  du 
bas  décolorée,  mais  ayant  probablement  jadis  été  violette. 

Le  dieu  Arsnouphis  (Ari-hems-noufir)  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier, 
les  bretelles  et  les  bracelets  violets.  Son  diadème,  déjà  souvent  décrit,  consiste 
en  un  disque  rouge,  deux  plumes  rayées  transversalement  en  rouge,  vert,  et 
violet (?),  deux  cornes  noires,  deux  uraeus  violets  coiffés  chacun  d'un  disque 
rouge.  La  perruque  semble  avoir  été  rouge (?),  le  bandeau  frontal  noir(?).  Le 
dieu  est  vêtu  d'une  ceinture  verte,  et  d'un  jupon  mi-partie  violet,  mi-partie  rayé 
en  vert  et  violet,  terminé  en  arrière  par  une  queue  pendante  violette. 

La  déesse  Tafnouit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  les  bracelets  verts,  le 
collier  rouge  brun(?).  Le  disque  de  la  coiffure  est  rouge,  luraeus  violet.  Elle 
est  vêtue  de  la  longue  robe  de  plumes  bleues,  rouges  et  vertes. 

(1)  La  ligne  8  n'a  pas  été  sculptée,  mais  seulement  peinte;  elle  est  très  effacée,  et  je  ne  présente 
que  sous  loutes  réserves  les  signes  que  j'ai  cru  pouvoir  y  lire. 

i3. 


100  H.   GAUTHIER. 


Deuxième  tableau  (pi.  XXXI.  B).  —  Le  roi  (-< — -),  sans  couronne,  coiffé  du 
simple  klaft  et  de  i'urœus  (A.  1),  et  surmonté  du  faucon  aux  ailes  éployées  coiffé 
du  disque  solaire  et  tenant  dans  ses  serres  le  Q,  présente  un  vase  à  lait  jl  à  Man- 
doulis  coiffé  de  son  diadème  spécial  C.  g,  et  à  Arihemsnoufir  (Arsnouphis)  coiffé, 
comme  dans  le  tableau  précédent,  de  la  couronne  A.  11. 


JTBE  DU   TABLEAU    :   (-. |    f    4 il 


l.  «0,  ;  (~)  ;  mŒUEÂ)  ï  H  (Kmc^sifcil  ï  VJ 


"i:=^w  _ 

Arihemsnocfib  :  (—  )  I  |Vl  ^î  _^_  t  J 1 1  =^  w  _  ©  ï  ^  ^  ^  #W* 

V--Ï-;  I 


o  • 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  les  bracelets  et  le  collier  violets (?), 
très  décolorés.  Le  klaft  est  de  couleur  brune,  sans  rayures.  Le  faucon  a  le  corps 
violet,  les  ailes  bleues  en  dehors,  bleues  et  rouges  en  dedans,  la  queue  bleue, 
le  disque  rouge,  le  Q  violet.  Le  roi  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  porte  le  jupon 
empesé  habituel,  bien  conservé  :  ceinture  multicolore,  rayures  longitudinales 
bleues  et  violettes  à  l'arrière,  rayures  arrondies  bleues,  et  violettes  à  l'angle 
supérieur  de  gauche,  bandes  divergentes  rouges,  bleues,  et  violettes  à  l'avant, 
devanteau  divisé  en  compartiments  rouges,  verts  et  bleus,  queue  pendante 
violette.  Le  vase  à  lait  qu'il  offre  aux  divinités  est  entièrement  rouge. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier,  les  bracelets  et  les  bretelles 
violets.  Le  diadème  comprend  trois  fleurs,  celle  du  centre  rouge  et  verte,  les 
deux  autres  rouges  et  violettes;  deux  plumes  latérales  (vertes),  six  disques 
(rouges),  deux  cornes  noires,  deux  urœus  violets  coiffés  chacun  d'un  disque 
rouge,  complètent  la  coiffure.  La  perruque  est  gris-bleu,  le  bandeau  frontal 
violet (?).  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  violet,  d'un  jupon  divisé  en  deux 
parties  (l'avant  vert  uni,  l'arrière  rave  en  violet,  vert  et  blanc),  dune  queue 
violette,  et  de  deux  ceintures  rouges. 

Arsnouphis  porte  la  même  coiffure  que  dans  le  tableau  précédent,  avec  les 
mêmes  couleurs.  Il  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  le  collier  violet;  les  bracelets 


LE  TEMPLE  DE   KALABCH AH.  101 

sont  décolorés,  mais  oui  dû  être  aussi  violets.  La  perruque  est  bleu-noir,  le 
bandeau  frontal  violet(?).  Le  justaucorps  est  décoloré,  le  jupon  est  violet  à 
Pavant,  rayé  en  violet  et  bleu  à  l'arrière.  La  ceinture  du  haut  est  violette,  celle 
«lu  bas  présente  des  traces  de  rouge;  les  bretelles  sont  blanches  (peut-être 
violettes  jadis  mais  décolorées). 

b.   Paroi  nord  (pi.  XXXII,  A  et  B). 

Cette  paroi  mesure  5  m.  53  cent,  de  longueur,  et  contient  deux  tableau* 
inégaux,  le  premier  large  de  2  m.  3i  cent.,  le  second  large  de  3  m.  22  cent. 

Premier  tarleau  (pi.  XXXII,  A).  —  Le  roi  (* — «),  coiffé  de  la  couronne  C.  8, 
présente  le  vin,  #*.  à  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  A.  h,  et  à  Man- 
doulis  le  Jeune  coiffé  du  pschent  B.  1  2  sans  uraeus(?)  et  portant  la  longue  tresse 
bouclée  retombant  sur  les  épaules. 

Titre  du  tableau  :  (« — -)  j  * — il  -    ^_    j»T,,r)  £^At' 

L,  no,  :  (_)  ;  É(¥!1Î1  î  HCHmiiH]  î  PJ 

mudool» =(—►)'  j^~  y/ --»*"i  t  t  '-•  î  ^  n  ri  jl  o  '■" 

|  a^^  î  tp  -^j.  (la  même  phrase  est  prononcée  par  Mandoulis  sur  le 
tableau  suivant,  à  la  ligne  1  0  ;  voir  plus  bas,  p.  1  o3  ). 

Mandoulis  le  Jeune  :  (»— >)  'j  j^|  ^  ^  "  JhS  fy  *  m  ]^  J  "]  |  ^  ^ 

vi  1      ,      w    f=™=  1  a~~»a-w  o   ■  («0    la  même  pnr 

est  prononcée  par  Mandoulis  le  Jeune  au  tableau  suivant,  à  la  ligne  ik\  voir 
plus  bas,  p.  1  o3). 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  blancs  (?).  Il  est 
coiffé  du  diadème  généralement  réservé  à  Osiris  (atef),  mais  non  muni  de  cornes. 
Le  bonnet  central  est  rouge  au  milieu,  violet  et  vert  de  chaque  côté  de  cette 
bande  rouge;  les  plumes  latérales  sont  bleues,  les  deux  disques  rouges.  Le  voile 
retombant  sur  l'épaule  est  violet.  Le  roi  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  vêtu  du 
jupon  empesé  ordinaire  :  arrière  rayé  en  violet  sur  fond  bleu,  angle  supérieur 


(?) 


ase 


102  II.   GAUTHIER. 

de  gauche  orné  de  rayures  arrondies  violettes,  avant  composé  de  bandes  diver- 
gentes divisées  en  zones  bleues,  violettes,  rouges  et  vertes;  le  devanteau  est 
divisé  en  zones  violettes,  bleues  et  vertes,  et  n'a  pas  d'uraeus  à  son  extrémité 
inférieure.  La  queue  est  violette,  la  ceinture  rouge,  bleue  et  blanche (?).  Les 
vases  à  vin  sont  divisés  en  deux  parties  s ,  rouge  en  haut,  bleue  (?)  en  bas. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et  les  bracelets  violets.  Le 
bonnet  de  la  coiffure  paraît  avoir  été  blanc,  les  plumes  sont  vertes;  la  perruque 
est  bleu-noir,  le  bandeau  frontal  et  l'urseus  sont  violets.  Le  dieu  est  nu  jusqu'à 
la  ceinture,  et  vêtu  d'une  ceinture  rouge,  bleue  et  verte,  d'un  jupon  mi-partie 
violet  uni  (avant),  mi-partie  rave  en  vert  sur  fond  blanc  (arrière),  et  d'une 
queue  violette.  Le  sceptre  est  violet. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXXII,  B).  —  Le  roi  (« — -),  coiffé  du  diadème  C.  10, 
verse  un  liquide  (lait  ou  vin?)  sur  un  autel  chargé  de  pains,  vases  et  volatiles, 
devant  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème  spécial  Ç.  9,  et  Mandoulis  le  Jeune, 
coiffé  de  la  couronne  B.  5.  Le  vase  dont  se  sert  le  roi  est  un  vase  à  libations  en 
bronze,  d'une  forme  voisine  de  y(l),  et  deux  vases  pareils  sont  figurés  de  chaque 
coté  de  l'autel  chargé  d'offrandes,  celui  de  droite  intact,  celui  de  gauche  détruit 
dans  sa  partie  supérieure.  Devant  le  roi  sont  tracées  quatre  longues  lignes 
verticales  d'hiéroglyphes  occupant  toute  la  hauteur  du  tableau  et  servant 
d'explication  à  la  scène. 

Titre  du  tableau  :  (*— )  j  *— '  |  ^  4  =t  ffl  m  M  2^  V ,' -**  îJ  tl  ^ 

rar;i~= frël51H(Sffir*ï>inssl;r-H 

M  dk     ©  ^^n    1      m.       («'0  *    ITf  i  A  XL 

l"  Les  deux  oreillettes  du  vase  soûl  beaucoup  plus  longues,  et  le  fond  est  plat,  non  pointu. 


LE  TEMPLE  DE  KALABGHAH.  103 

Mandoulis  :  (— )  '  |^\  ~  ^  ','  -**  1 1  X M  ï  ^  71  lt  i  O^ 

'i'  y»wv^         I  Fn  :»;Jj:  (le  dieu  fait  la  môme  réponse  qu'au  tableau  précédent). 

Mandoulis  lE  Jeune  :  (~)  ','  j^^V^T^  ï  511"=  "^IH 
i         N-    i    >~~^  -w     ^^  °   ■  ("f)  (le  (lieu  lait  la  même  réponse  <m  au 

I       m.    -lo      I      "^^>     T^   ^—^  '    ffi    I  ^B*l  m.  l  ' 

tableau  précédent). 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts  (?).  Le 
diadème  a  déjà  été  décrit,  plusieurs  fois.  Les  couleurs  y  sont  les  mêmes  que  dans 
les  exemples  précédents,  sauf  en  ce  qui  concerne  les  deux  longues  plumes  :  la 
nervure  médiane  est  bleue,  et  les  rayures  transversales  sont  vertes.  Le  casque 
sur  lequel  repose  ce  diadème  est  bleu,  et  l'uraeus  frontal  violet.  Le  roi  est  vêtu 
d'un  justaucorps  décoré  de  rangées  horizontales  d'écaillés  rouges,  bleues  et  vertes, 
d'une  ceinture  multicolore  (violette,  rouge  et  verte),  d'un  jupon  rayé  longitudi- 
nalement  en  bleu  sur  fond  blanc.  Il  porte,  en  outre,  le  long  manteau  tombant 
jusqu'aux  chevilles ,  avec  rayures  bleues  aux  deux  angles  supérieurs  et  entre  les 
jambes,  et  rayures  bleues  et  blanches  sur  les  autres  parties,  terminées  à  leur 
extrémité  inférieure  par  une  ligne  violette.  La  queue  est  \iolette. 

Les  vases  sont  violets;  l'autel  est  également  violet,  mais  avec  le  dessus  vert; 
les  pains  sont  rayés  en  rouge,  bleu,  vert,  les  oies  sont  décolorées. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier,  les  bracelets  et  les  bretelles 
violets.  Le  diadème,  déjà  décrit,  a  les  deux  plumes  latérales  vertes  et  serties  de 
rouge,  et  les  trois  fleurs  y  sont  divisées  en  trois  zones  verticales,  celle  du  milieu 
rouge,  celles  des  côtés  bleues.  Le  reste  est  identique  aux  exemples  précédents. 
La  perruque  est  bleu-noir,  le  bandeau  frontal  et  l'urœus  sont  violets.  Les  deux 
ceintures  sont  décolorées,  le  justaucorps  est  violet,  le  jupon  mi-partie  vert  uni  (?) 
(décoloré),  mi-partie  rayé  en  vert  et  violet (?).  La  queue  est  violette.  L'ensemble 
du  personnage  est  assez  mal  conservé. 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  et  le  visage  vert  pâle,  le  collier,  les  bracelets 
et  les  bretelles  violets.  Le  diadème,  déjà  décrit  et  représenté,  a  le  disque  rouge, 
les  plumes  vertes  serties  de  rouge,  rayées  transversalement  en  rouge  à  leur 
partie  inférieure;  les  cornes  sont  noires,  les  quatre  urasus  violets,  et  les  deux  du 
haut  sont  coiffés  de  disques  rouges.  La  perruque  est  bleue,  le  bandeau  et  l'urœus 
du  front  sont  violets.  Le  dieu  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  cette  dernière  est 


lO'i  H.   GAUTHIER. 


verte,  tachetée  de  rouge  et  de  violet.  Le  jupon  est  divisé  en  deux  parties  :  le 
devant  orné  d'écaillés  violettes  remplies  de  couleur  verte  et  rouge,  le  derrière 
rayé  en  violet  sur  fond  blanc.  La  queue  est  violette. 


c. 


Paroi  ouest  (pi.  XXXIII,  A  et  B). 


Cette  paroi  mesure  h  m.  58  cent,  de  longueur,  et  se  divise  en  deuv  tableaux 
très  inégaux,  le  premier  ayant  1  m.  8a  cent,  de  largeur,  le  second  2  m.  76  cent. 

Premier  tableau  (pi.  XXXIII,  A).  —  Le  roi  (« — -),  coiffé  de  la  couronne 
A.  i3,  offre  de  la  main  droite  l'encens  *  à  Mandoulis  coiffé  du  pschent  B.  i-i 
sans  ur*us(?),  et  de  la  main  gauche  il  verse  le  contenu  d'un  vase  j?  sur  un 
autel  chargé  de  pains,  de  fleurs  et  de  volailles. 

Titre  du  tarleau  :  (  « — «)  1  T  *  *  a  I  fi  **«*    -    *^-~-    ■       . 

M,  >w»A  (,«:)  1 1         I  —     , 

|   ^^  1113  I      J        (»k) 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  rayés  en  violet 
et  rouge.  Le  diadème  n'a  pas  encore  été  rencontré  :  il  se  compose  d'un  disque 
rouge,  de  deux  hautes  plumes  J||_,  ornées  de  rayures  obliques;  il  est  à  noter 
que  les  deux  plumes  ne  sont  pas  semblables  :  celle  de  gauche  est  divisée  en  deux 
par  une  nervure  médiane,  et  les  rayures  y  sont  disposées  obliquement  et  en  sens 
inverse  de  chaque  côté  de  cette  nervure;  celle  de  droite,  au  contraire,  porte 
sur  toute  sa  surface  un  quadrillage  multicolore  /|§\;  les  ravures  sont  rouges, 
violettes  et  bleues  surtout,  et  ne  comportent  pas  de  vert.  Les  cornes  sont  noires, 
les  urœus  violets,  les  disque  rouges,  comme  toujours.  La  perruque  est  bleue,  le 
bandeau  et  l'urams  frontaux  sont  violets.  Le  roi  est  vêtu  d'un  justaucorps  orné 


("  Le  signe  —  a  été  rajouté  après  coup,  en  dehors  de  la  ligne,  et  n'est  pas  aussi  bien  sculpté 
que  le  reste. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  105 

d'écaillés  disposées  en  rangées  horizontales  multicolores,  d'une  ceinture  verte  et 
rouge,  et  du  jupon  empesé  ordinaire  des  rois,  dans  lequel  le  devanteau  est 
particulièrement  compliqué,  comportant  des  carreaux  noirs  et  blancs,  des 
rosaces  et  des  Heurs  variées  sur  fonds  divers.  La  queue  est  violette. 

Les  vases  *  et  J|  sont  violets,  les  pains  sont  rayés  en  rouge  ou  violet,  avec 
le  milieu  bleu  ou  vert. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  les  bracelets  violets,  le  collier  formé 
de  plusieurs  rangs  parallèles  multicolores.  Dans  le  pschent,  le  bonnet  du  sud 
parait  avoir  été  blanc;  celui  du  nord  est  bleu  tacheté  de  rouge,  et  le  °>  est  rouge. 
La  tresse  bouclée  est  noire,  le  voile  et  l'uraeus  sont  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d'un 
justaucorps  formé  d  écailles  uniquement  rouges  sur  fond  blanc,  d'une  ceinture 
verte  et  rouge,  et  d'un  jupon  mi-partie  écailles  rouges  (avant),  mi-partie  rayures 
vertes  sur  fond  blanc  (arrière).  La  queue  et  le  signe  $  sont  violets. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXXIII,  B).  -  -  Le  roi  (+— ),  coiffé  du  diadème  G.  4, 
présente  à  Mandoulis,  coiffé  de  sa  couronne  spéciale  G.  9,  et  à  la  déesse  Ouadjit, 
coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1,  sans  urœus,  un  plateau  chargé  de  pains 
et  vases;  devant  lui,  quatre  longues  lignes  verticales  (*— .)  occupent  toute  la 
hauteur  du  registre,  et  sont  suivies  d'une  cinquième  un  peu  plus  courte. 


Zïr,là- 

Le  Temple  de  Kalabchah.  , 


106  II.   GAUTHIER. 

Ouadjit  :  (» — ►)  ?  W  im  I         1 1  ■  ^*^  ili  ^v    "i"  (ligne  détruite)  Y  / — \ 

ÎOf  —  — =  - 

Le  roi  seul  a  conservé  ses  couleurs.  11  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier 
et  les  bracelets  rayés  en  bleu  et  blanc  (?).  La  coiffure  se  compose  du  diadème 
atef  avec  cornes  posé  sur  la  couronne  du  nord.  Le  bonnet  de  Yalef  est  violet, 
les  plumes  vertes,  les  disques  rouges,  les  urœus  violets,  les  cornes  noires;  la 
couronne  du  nord  est  bleue  et  rouge,  l'uraeus  frontal  et  le  voile  (?)  tombant 
sur  l'épaule  sont  violets.  Le  roi  est  vêtu  d'un  justaucorps  en  écailles  violettes, 
coloriées  intérieurement  en  rouge  et  en  vert,  et  disposées  en  rangées  hori- 
zontales alternativement  rouges  et  vertes.  La  ceinture  est  verte,  rouge  et  violette. 
Le  jupon  empesé  est  analogue  à  ceux  précédemment  décrits,  et  porte  les  mêmes 
couleurs  que  le  jupon  royal  du  tableau  précédent.  La  queue  est  violette. 

Les  pains  offerts  par  le  roi  sont  décolorés  (traces  de  rayures  rouges  et 
violettes). 

Du  dieu  Mandoulis.  on  voit  seulement,  grâce  à  quelques  rares  taches  subsi- 
stantes, qu'il  devait  avoir  les  chairs  et  le  visage  peints  en  bleu. 

DEUXIÈME   REGISTRE. 

Ce  registre  est  de  la  même  hauteur  que  le  premier,  soit  î  m.  85  cent.,  et  sa 
division  en  tableaux  est  absolument  analogue  à  celle  du  registre  précédent;  il 
comprend  donc  siv  tableaux  différents,  dont  deux  sur  chacune  des  parois  est, 
nord  et  ouest.  Les  divinités  sont  toutes  représentées  assises. 

a.  Paroi  est  (pi.  XXXIV,  A  et  B). 

Cette  paroi  est  divisée  en  deux  tableaux  de  mêmes  dimensions  que  les  tableaux 
correspondants  du  premier  registre,  soit  pour  le  premier  a  m.  lik  cent,  de 
largeur,  et  pour  le  second  2  m.  36  cent. 

111  Le  I  et  le  f  sont  reliés  entre  eux  par  le  ^,  si  bien  que  les  trois  signes  ne  forment  qu'un 
seul  tout. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  107 

Pbemier  tableau  (pi.  XXXIV,  A).  —  Le  roi  (*— ),  coiffé  du  diadème  B.  5. 
mais  presque  entièrement  détruit,  offre  un  vase  à  vin(?)  f  à  Mandoulis  coiffé 
de  son  diadème  spécial  G.  9,  avec  quatre  uraeus,  et  à  Thotli.  coiffé  des  longues 
plumes,  B.  a. 

Titre  du  tableau  :  (+— •)  j  N=|(JI™J  |  ^j^.  (\a  Jjgne  est  seulement 

peinte,  et  très  effacée). 

«-  «  ■  1—)  î  m  SUS  î  H (vmjp--      1  î  ('*» 


détruite). 

tl17^  I  ^'"'lil     'j>{s"'  !•#■(?)  (cetle  ^Sne  est  seulement  peinte,  et  très  effacée  ). 


1  * 


La  figure  du  roi  est  presque  complètement  détruite.  De  la  coiffure,  on  voit 
seulement  que  le  disque  était  rouge,  les  uraeus  violets,  les  cornes  noires;  quant 
aux  plumes  latérales,  elles  semblent  avoir  été  vertes  et  serties  de  rouge  (?).  Le  roi 
avait  les  chairs  rouges,  comme  on  le  voit  par  les  jambes  et  la  main  qui  subsistent. 
Son  costume  était  le  jupon  empesé.  Le  vase  offert  se  divise  en  trois  parties  :  le 
haut  et  le  bas  sont  rouges,  le  milieu  blanc  (?). 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  les  bracelets  et  le  collier  violets. 
Le  diadème  a  les  disques  rouges,  les  plumes  vertes,  les  uraeus  violets,  les  cornes 
noires.  Les  trois  fleurs  sont  divisées  en  trois  bandes  verticales,  celle  du  milieu 
rouge,  les  deux  autres  vertes  et  séparées  de  la  rouge  par  un  filet  violet  (ou  noir?). 
La  perruque  est  décolorée,  le  bandeau  et  l'urœus  frontaux  sont  violets.  Le  dieu 
est  nu  jusqu'à  la  ceinture.  Le  bas  du  costume  est  orné  de  rayures  violettes  et 
blanches  alternées.  La  queue  est  violette. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  bleu;  la  décoration 
consiste  en  lignes  bleues  et  rouges  disposées  en  V;  le  petit  carré  de  gauche 
contient  le  JjJ  blanc  (?)  sur  fond  violet.  Le  socle,  encadré  de  violet,  est  divisé 
en  trois  compartiments  ornés  chacun  de  trois  lignes  — ~;  dans  le  compartiment 
du  milieu  ces  trois  lignes  sont  violettes  sur  fond  blanc,  dans  les  deux  autres 
elles  sont  blanches  sur  fond  violet. 

Le  dieu  Thoth  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  le  collier  et  les  bracelets  violets. 


108  II.   GAUTHIER. 

les  bretelles  rouges  et  violettes.  Il  est  coiffé  de  quatre  plumes  hautes  et  étroites, 
juxtaposées,  chacune  avec  une  nervure  médiane,  et  rayées  transversalement  de 
lignes  vertes,  rouges  et  noires,  à  raison  de  deux  vertes  pour  une  rouge  et  une 
noire  (pi.  J,  n°  12).  La  perruque  est  décolorée,  le  bandeau  et  l'uraeus  frontaux 
sont  violets.  Le  dieu  est  nu  jusqu'à  la  ceinture,  et  cette  dernière  est  rouge  et 
noire.  Le  jupon  est  rayé  en  violet  (ou  noir?)  et  blanc.  La  queue,  le  sceptre  et 
le  signe  •¥•  sont  violets. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  bleu.  La  décoration 
consiste  en  lignes  verticales  parallèles  peintes  alternativement,  du  haut  jusqu'au 
bas,  en  bleu,  rouge,  bleu,  vert,  etc.,  la  couleur  bleue  a  presque  partout 
disparu,  et  la  rouge  seul  a  subsisté.  Le  petit  carré  de  gauche  porte  une  rosace 
noire  sur  fond  blanc.  Le  socle  est  décoré  de  quatre  fleurs  de  lotus,  deux  bleues 
et  deux  vertes  alternant;  celles  qui  ont  la  corolle  bleue  ont  le  calice  vert,  et 
réciproquement.  Elles  sont  reliées  entre  elles  par  des  tiges  violettes.  Les  boutons 
non  encore  épanouis  sont  rouges. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXXIV,  B).  —  Le  roi  (-. — -),  coiffé  du  pschent  B.  12, 
offre  à  Mandoulis,  coiffé  du  diadème  B  7  sur  A.  h,  et  à  Amon  à  tète  de  bélier 
et  coiffé  de  la  couronne  G.  7,  le  vase  à  encens  $. 


Titre  du  tableau  :  (< — «)  1  /*~^  *  («)* — (sif)    ■         i    •  (») • 

M"™»™ :  (— )  1  i^  21 Y,  •**  Am"\  t  ~  î  Vra  r^tî^ 


t    •  III         *w      *  .   Illl  J        Ml 


*«- = (-)î  &te  h  ;ii  ï  -nx ï  s^«i 


«S  III 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Dans  le  pschent,  le  bonnet  du  sud  est  blanc,  celui  du  nord  est  bleu  et  rouge; 
l'urœus  et  le  voile  (?)  retombant  sur  l'épaule  sont  violets.  Le  roi  est  vêtu  d'un 
justaucorps  orné  de  rangées  d'écaillés  multicolores,  alternativement  rouges  et 
vertes,  et  toutes  entourées  d'un  contour  violet:  il  porte  une  ceinture  multicolore 
et  le  jupon  empesé  ordinaire.  Le  vase  à  encens  qu'il  offre,  iif,  est  violet. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCIIAH.  109 

Mandoulis  a  les  chairs  el  le  visage  bleus;  le  collier  et  les  bracelets  sont 
décolorés,  les  bretelles  sont  violettes.  Il  est  coifle  du  bonnet  du  sud  (violet) 
flanqué  des  deux  plumes  latérales  (vertes).  La  perruque  est  bleu-noir,  le  bandeau 
frontal  et  l'urœus  sont  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  vert  et  d'un 
jupon  rayé  en  vert  et  violet;  la  queue,  le  sceptre  et  le  signe  •¥•  sont  violets. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet;  la  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  alternativement  bleues,  rouges, 
bleues,  vertes,  etc.;  dans  le  petit  carré  de  gauche  est  une  fleur  bleue,  verte  et 
rouge  sur  fond  décoloré.  Le  socle  est  encadré  de  violet,  et  se  divise  en  trois 
rangées  superposées  diversement  ornées  : 

i°  La  langée  du  haut  se  divise  en  sept  compartiments  :  le  numéro  1  (à 
gauche)  et  le  numéro  7  portent  une  rosace  verte  sur  fond  bleu;  les  numéros  2 
et  (i  ont  une  fleur  bleue  sur  fond  rouge;  les  numéros  3  et  5  ont  une  rosace 
violette  sur  fond  bleu;  le  numéro  k  a  une  fleur  violette  (?)  sur  fond  vert. 

3°  La  rangée  médiane  se  divise  en  neuf  rectangles  multicolores  :  bleu,  vert, 
rouge,  blanc. 

3°  La  rangée  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments  ornés  de  lignes  hori- 
zontales vertes  et  rouges. 

Amon,  à  tète  de  bélier,  a  les  chairs  et  le  visage  verts.  Il  est  coiffé  du  diadème 
atef  (avec  cornes),  dans  lequel  le  bonnet  est  vert,  rouge,  vert  (trois  bandes 
longitudinales),  les  plumes  violettes,  le  disque  rouge,  les  cornes  noires.  Il  porte 
un  klaft  rayé  en  violet  et  bleu;  il  est  nu  jusqu'à  la  ceinture  et  porte  un  jupon 
rayé  en  bleu  et  blanc. 

La  décoration  du  siège  est  analogue  à  celle  du  siège  de  Thoth  décrit  au 
tableau  précédent.  Le  socle  se  divise  en  trois  registres  superposés  : 

1"  Registre  du  haut  :  sept  compartiments  alternativement  verts  et  rouges, 
avec  rosaces  de  ton  différent. 

•?-"  Registre  du  milieu  :  sept  <^v  bleus,  blancs  (?)  et  rouges. 

3°  Registre  du  bas  :  trois  compartiments  ornés  chacun  de  trois  lignes  hori- 
zontales, bleues  et  rouges. 

b.    Paroi  nord  (pi.  XXXV,  A  et  R,  et  XXXVI,  A). 
Cette  paroi  est  coupée  en  son  milieu  par  une  fenêtre  haute  de  1  m.  38  cent. 


110  II.   GAUTHIER. 

et  large  de  o  m.  81  cent.,  qui  commence  à  o  m.  5o  cent,  au-dessous  du  plafond. 
De  chaque  côté  de  cette  fenêtre  est  un  grand  tableau  de  2  m.  36  cent,  de  largeur 
occupant  toute  la  hauteur  du  registre,  et  au-dessous  de  la  fenêtre  une  petite 
scène  de  o  m.  81  cent,  de  largeur  sur  o  m.  67  cent,  de  hauteur  complète  la 
de'coration  de  cette  paroi.  Il  y  a  donc,  en  réalité,  trois  tableaux  qu'il  convient 
de  décrire  isolément. 

Premieh  T.viiLEAi  (pi.  XXXV,  A).  —  Le  roi  (« — «),  coiffé  de  la  couronne  du 
nord  (B.  1 1)  sans  ura?us(?),  offre  à  Khnoum  à  tête  de  bélier  et  coiffé  du  diadème 
C.  7,  et  à  la  déesse  Satit  coiffée  de  la  couronne  D.  8,  le  vase  f.  On  aperçoit 
encore  des  traces  de  dorure  sur  le  visage  des  divinités. 

Tm,,;  m  tableau  :  (  —  )  j  tjijj  «^  jj  T* /$  «  ffv 

u  .o,  :  («)  ;  ^«(vUS  î  H  (Murons?!  ;  tu 

fïr,là- 


Q^~~B  — H— 

O      [tic)      /.>%w.<, 


S 


'•   «  » 


Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  et  les  bracelets  verts.  La 
couronne  du  nord  est  bleue  et  rouge,  l'urœus  violet.  Il  est  vêtu  d'un  justaucorps 
blanc  (ou  décoloré?),  et  du  jupon  empesé  ordinaire  où  dominent  le  violet,  le 
vert  et  le  rouge.  Le  vase  f  qu'il  offre  était  probablement  violet,  mais  a  perdu 
sa  couleur. 

Khnoum,  à  tète  de  bélier,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus.  Le  diadème  alef  (à 
cornes)  est  composé  du  bonnet  central  vert,  violet,  rouge,  violet,  vert  (cinq 
bandes  longitudinales),  du  disque  rouge,  des  plumes  latérales  (décolorées),  de 
deux  urœus  violets  coiffés  de  disques  rouges,  des  cornes  noires.  Le  dieu  porte 
un  long  khfl  rave  en  violet  sur  fond  blanc.  Le  justaucorps  est  vert,  les  deux 
ceintures  rouges,  le  jupon  rayé  en  vert  et  violet. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  décoloré  (violet?),  la 


I.E  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  111 

décoration  consiste  en  lignes  verticales  parallèles,  divisées  en  plusieurs  zones  de 
couleur  différente  du  haut  jusqu'au  bas  :  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc.  Le 
petit  carré  de  gauche  portait  un  dessin  violet  sur  fond  bleu  (ou  bleu  sur  fond 
violet),  aujourd'hui  complètement  effacé.  Le  socle,  encadré  de  violet,  est  décoré 
de  rectangles  emboîtés  les  uns  dans  les  autres  :  le  plus  grand  (après  le  cadre 
extérieur)  est  blanc(?),  puis  vient  un  violet,  un  vert,  un  bleu,  un  rouge,  et 
tout  à  fait  à  l'intérieur  trois  lignes  violettes  horizontales. 

La  déesse  Satit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  le  collier  et  les  bracelets  verts. 
Le  bonnet  de  la  coiffure  est  rouge,  les  cornes  et  l'uraeus  sont  violets.  Elle 
est  vêtue  dune  longue  robe  collante  formée  de  plumes  multicolores;  sur  les 
jambes  apparaissent  très  nettement  des  rayures,  et  sur  le  corps  de  larges  bandes 
parallèles  bleues,  rouges  et  vertes. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  vert;  la  décoration 
consiste  en  lignes  brisées  horizontalement  disposées  et  parallèles,  tour  à  tour 
violette,  bleue,  violette,  verte,  bleue,  violette,  verte,  bleue  et  violette.  Le  petit 
carré  de  gauche  porte  le  symbole  ^M  en  blanc  sur  fond  rouge.  Le  socle  est 
décoré  de  quatre  fleurs  de  lotus,  dont  deux  à  calice  vert  et  corolle  bleue,  deux  à 
calice  bleu  et  corolle  verte.  Les  fleurs  sont  réunies  entre  elles  par  des  tiges 
violettes  terminées  par  des  boutons  encore  fermés,  bleus  et  verts.  Toute  cette 
décoration  est  du  reste,  très  effacée,  et  on  la  devine  plutôt  qu  on  ne  la  voit. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXXV,  B).  —  Le  dieu  Mandoulis  (» — ►  ),  coiffé  de  la 
couronne  C.  9,  est  assis  sur  un  bouton  de  lotus  épanoui  sortant  d'un  bassin  -—; 
il  est  absolument  nu,  porte  la  main  gauche  à  sa  bouche,  et  tient  de  la  main 
droite  le  fouet  j\  ,  attribut  d'Osiris;  sur  ses  épaules  pend  la  tresse  bouclée  que 
portent  toujours  les  enfants.  De  chaque  côté  de  cette  image  deux  lignes  verti- 
cales d'hiéroglyphes  en  occupent  toute  la  hauteur  : 


(sic) 

*     S      m 


^*N*A**^    ^^  L     — J 


Le  dieu  Mandoulis  a  les  chairs  violettes,  et  son  collier  est  vert;  il  est  absolu- 
ment nu.  Dans  le  diadème,  les  six  disques  sont  rouges,  les  fleurs  sont  :  la  première 
verte,  celle  du  milieu  bleue,  la  troisième  verte;  les  plumes  latérales  sont  décolo- 
rées, les  urœus  sont  violets  et  coiffés  de  disques  rouges,  les  cornes  sont  noires. 


112  H.  GAUTHIER. 

Le  calice  du  bouton  de  lotus  est  vert,  la  corolle  bleue,  les  petites  fleurs 
intérieures  sont  rouges;  les  deux  boulons  latéraux  semblent  avoir  le  calice  bleu; 
leur  corolle  est  nettement  verte;  leurs  contours  sont  violets.  Le  bassin  =  est 
rouge  de  contour,  et  peint  en  violet  à  l'intérieur. 

Troisième  tableau  (pi.  XXXVI,  A).  —  Le  roi  (-. — «),  coiffé  du  pachent  (B.  1  3), 
offre  à  Amon  de  Napata,  coiffé  des  longues  plumes  sortant  du  cadre  du  registre 
(B.  1),  et  à  Amon  de  Primis,  à  tète  de  bélier  et  coiffé  de  la  couronne  C.  7. 
l'emblème  de  la  Vérité  et  de  la  justice,    m    ■ 

Titre  du  tableai   :  {< — «)  !  ^=-^=ïfo. 

Amon  de  Napata  :  f- — ►  )  1    iç?)  I  (f  ^  I     I  (rir)  I        ®^9«,  m  „ 


_  » 


Amon  de  Primis  :  (~)  |  j^  C  tf  ^  _  J  >  |  K  Ê^  j£ 


.(>ic)^    T(S,V). 


fli 


Le  roi  a  les  cbairs  et  le  visage  rouges;  le  collier  et  les  bracelets  sont  décolorés. 
Dans  le  pschent,  le  bonnet  du  sud  est  violet,  celui  du  nord  est  bleu  et  rouge, 
l'urœus  est  violet.  Le  justaucorps  est  orné  d'écaillés  rouges,  bleues,  vertes, 
bleues,  rouges,  etc.,  disposées  en  rangées  horizontales.  La  ceinture  est  verte, 
bleue  et  rouge;  le  jupon  empesé  est  analogue  aux  autres  jupons  de  rois,  avec 
cette  différence  pourtant  qu'il  n'y  a  pas  de  rayures  arrondies  à  l'angle  supérieur 
de  gauche.  Les  rayures  de  l'arrière  ont  disparu:  les  grandes  lignes  rayonnantes 
de  l'avant  sont  violettes,  et  les  bandes  arrondies  qu'elles  coupent  sont  bleue, 
rouge,  bleue,  verte,  bleue,  rouge,  bleue,  verte.  Le  devanteau  est  divisé  en  zones 
bleues  et  violettes  séparées  entre  elles  par  des  traits  horizontaux  bleus  et  violets; 
il  n'a  pas  d'urœus  à  son  extrémité  inférieure.  La  ceinture  est  bleue  et  rouge,  la 
<|ueue  violette. 

Le  signe    y     offert  par  le  roi  aux  divinités  a  le  personnage  et  le  •*•  bleus,  la 

plume  \  rouge,  le  -^r  vert  avec  lisière  supérieure  rouge. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  113 

Amon  de  Napata  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  le  collier  et  les  bracelets 
violets.  Les  hautes  plumes  de  la  coiffure  sont  divisées  en  zones  bleues,  rouges, 
bleues,  vertes,  etc.,  le  disque  est  rouge.  Le  casque  sur  lequel  repose  cette 
coifl'ure  est  bleu,  le  f~  retombant  en  arrière  du  dieu  est  rouge.  Le  justaucorps 
est  décoloré,  les  deux  ceintures  sont  peintes  en  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  etc.;  le 
jupon  est  rayé  en  bleu  et  violet;  le  sceptre  et  le  signe  •?•  sont  violets. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  bleu;  la  décoration  con- 
siste en  rangées  horizontales  d'écaillés  bleues,  rouges,  bleues,  vertes. Le  petitcarré 
de  gauche  contient  une  fleur  blanche  et  rouge  sur  fond  vert.  Le  socle  sans  encadre- 
ment de  couleur  spéciale,  est  composé  de  trois  rangées  horizontales  superposées  : 

i°  Celle  du  haut  est  divisée  en  sept  compartiments  bleus,  verts,  bleus, 
rouges,  etc.,  ornés  de  rosaces  multicolores  à  ton  différent  de  celui  du  fond. 

2°  Celle  du  milieu  est  divisée  en  douze  compartiments  verts,  bleus,  rouges, 
bleus,  etc.,  ornés  de  fleurs  de  couleur  différente. 

3°  Celle  du  bas  est  divisée  en  trois  compartiments  ornés  de  bandes  hori- 
zontales bleues  et  rouges. 

Amon  de  Primis,  à  tête  de  bélier,  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  le  collier  et 
les  bracelets  rouges.  Le  diadème  alcf  (avec  cornes)  se  compose  :  du  bonnet, 
rouge,  vert,  rouge,  vert  (quatres  bandes  longitudinales);  des  plumes  latérales, 
vertes;  de  deux,  disques,  rouges;  de  deux  uraeus  violets  coiffés  de  disques  rouges; 
de  deux  cornes  noires.  Le  klaft  est  rayé  en  bleu  et  blanc.  Le  justaucorps  est 
orné  d'écaillés  disposées  en  rangées  horizontales  bleues,  rouges,  bleues,  vertes, 
etc.;  les  ceinLures  sont  peintes  en  bleu,  vert,  bleu,  rouge;  le  jupon  est  rayé  en 
violet  et  vert. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet;  la  décoration 
consiste  en  lignes  verticales  parallèles,  divisées  suivant  leur  hauteur  en  petites 
zones  de  couleurs  différentes,  tour  à  tour  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc.. 
en  commençant  par  le  haut.  Le  petit  carré  de  gauche  porte  une  rosace  à  quatre 
branches  ^»,  violette  sur  fond  bleu.  Le  socle,  sans  encadrement  de  couleur 
spéciale,  se  divise  en  quatre  bandes  superposées  : 

i°  La  bande  du  haut  est  elle-même  subdivisée  en  sept  compartiments  alterna- 
tivement verts  et  rouges,  ornés  de  rosaces  de  couleur  différente; 

a°  La  seconde  bande  comprend  huit  —-juxtaposés,  alternativement  violets 
et  rouges; 

Le  Temple  de  Kalabchah.  ,  -, 


114  II.  GAUTHIER. 

3°  La  troisième  bande  est  effacée; 

k°  La  bande  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments  ornés  chacun  de  trois 
lignes  horizontales  vertes,  rouges  et  bleues. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  XXXVI,  B,  et  XXXVII.  A). 

Cette  paroi  comprend  deux  tableaux  de  mêmes  dimensions  que  les  tableaux 
correspondants  du  premier  registre.  Le  second  tableau  est  coupé,  sur  une  hauteur 
de  o  m.  26  cent.,  par  une  fenêtre  commençant  au  niveau  même  du  plafond  (et 
non  à  0  m.  5o  cent,  en  dessous  de  ce  niveau  comme  sur  la  paroi  nord),  et 
mesurant  0  m.  97  cent,  de  hauteur  sur  o  m.  78  cent,  de  largeur. 

Premier  tarleau  (pi.  XXXVI,  B).  —  Le  roi  (< — -),  coiffé  de  la  couronne  du 
sud  B.  6,  verse  le  contenu  de  deux  vases  à  libations  fl  sur  un  autel  chargé 
d'offrandes  qui  se  dresse  devant  le  dieu  Mandoulis  le  Jeune  assis  et  coiffé  du 
diadème  C.  9. 


Titre  du  tarleal:  :  (  * — «  )  I  a~w-v  !    |  •         /l  1 .-, 1  w  , 

"-  « :  (~>  î  s  (EUS  ï  H  (xupr^;u-l  î  PJ 


I       O   A 


Mandoulis  le  Jeune  :  (- — ►  )  1  îm  _      V     _%£  JJ)     M  ','  jl  j 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges,  le  collier  composé  de  plusieurs  rangs 
multicolores;  les  bracelets  sont  décolorés.  La  couronne  du  sud  est  décolorée, 
l'uraeus  et  le  voile  retombant  sur  l'épaule  sont  violets.  Le  roi  est  vêtu  d'un 
justaucorps  violet,  dune  ceinture  verte,  d'un  jupon  empesé  semblable  aux 
précédents;  il  porte  en  outre  le  grand  manteau  tombant  jusqu'aux  chevilles, 
rayé  en  bleu  et  blanc  sur  les  jambes  et  entre  les  jambes,  rayé  en  bleu  et  rouge 
dans  sa  partie  inférieure.  Les  vases  jl  offerts  par  le  roi  sont  décolorés.  L'autel  a 
le  pied  bleu,  le  corps  vert,  la  partie  supérieure  violette;  les  deux  tiges  et  boutons 
entre-croisés  sont  verts;  les  pains  sont  rayés  en  rouge,  bleu,  vert;  les  fleurs  sont 
vertes  et  bleues. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCH  \  II.  1  ir, 

Mandoulis  le  Jeune  a  les  chairs  et  le  visage  verts,  les  bracelets  bleus;  le 
collier,  très  ornementé,  est  composé,  comme  celui  du  dieu,  de  plusieurs  rangs 
rouges  et  bleus.  Dans  le  diadème,  les  si\  disques  sont  rouges,  les  trois  fleurs 
sont  divisées  en  trois  bandes  longitudinales  (celle  du  milieu  rouge,  les  deux 
latérales  vertes).  Les  deux  plumes  latérales  sont  rayées  transversalement  en 
rouge,  bleu,  vert,  bleu,  rouge,  etc.  Les  deux  uraeus  sont  violets,  coiffés  de 
disques  rouges,  les  cornes  sont  noires,  la  perruque  bleue.  le  bandeau  et  l'urœus 
frontaux  violets. 

Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps  orné  de  plusieurs  rangées  horizontales 
decailles,  alternativement  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc.  La  ceinture  est 
peinte  en  vert,  bleu,  rouge,  le  jupon  rayé  en  bleu  et  violet,  la  queue  violette. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet.  La  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés,  tour  à  tour  bleues,  rouges,  bleues, 
vertes,  etc.  Dans  le  petit  carré  de  gauche  est  une  fleur  de  lotus  aux  contours 
violets,  et  colorée  en  blanc,  bleu  et  rouge,  sur  fond  vert.  Le  socle,  encadré  de 
bleu,  se  divise  en  trois  rangées  superposées,  diversement  ornées  : 

i°  La  rangée  du  haut  se  subdivise  en  sept  compartiments  :  les  numéros  1 
(à  gauche),  3,  5,  7,  portent  un  œil  ^g  bleu  et  blanc  (pupille  noire)  sur  fond 
vert;  les  numéros  2  et  6  ont  une  rosace  bleue  sur  fond  rouge;  le  numéro  h 
porte  une  fleur  de  lotus  bleue  sur  fond  rouge. 

20  La  rangée  du  milieu  compte  sept  -w  juxtaposés,  alternativement  bleus, 
blancs  (?)  et  rouges. 

3°  La  rangée  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments  ornés  chacun  de  trois 
lignes  horizontales  rouges  et  violettes. 

Deuxième  tableau  (pi.  XXXVII,  A).  —  La  présence  de  la  fenêtre  a  obligé  le 
décorateur  à  supprimer  les  signes  Ss^  au-dessus  du  cartouche-prénom  du  roi, 
et  à  raccourcir  la  ligne  5.  Le  roi  (^— ),  coiffé  de  la  couronne  du  nord  B.  1 1 , 
oflre  d'une  main  le  grand  encensoir  et  le  brùle-parfums  $,  tandis  que  de  l'autre 
main  il  verse  le  contenu  d'un  vase  jj  sur  un  autel  chargé  d'offrandes,  identique 
à  celui  du  tableau  précédent,  et  dressé  devant  Mandoulis  coiffé  du  diadème 
B.  7  sur  A.  h,  et  la  déesse  Ouadjit,  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  sans 
uraeus,  tous  deux  assis. 

Titre  do  tableau  :  (*—)  j  ~^^"M^  ^Cette  1(%eiu,e  est  écrite 

i5. 


116  II.   GAUTHIER. 

ici  par  erreur,  car  elle  devrait  être  dans  la  bouche  d'une  divinité,  et  non  dans 
celle  du  roi). 


u  ,.o,  :  (~  )  ;  «sus  î  H  (EEsHOID  'iPJt 

Mahdoclis  :  (— >)   |    j^l  ^  ^ ','-**  U  î  1"^  «  ^  %*  <^  ~  ^T 

ouADiix  :  (_>h fe   Tir  *  r"  T^r"^^^ w  tti 

I    /~~~\  m (»«•)  . 

Le  roi  a  les  chairs  et  le  visage  rouges;  les  bracelets  semblent  avoir  été  verts(?), 
le  collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  La  couronne  du  nord  est 
bleue  (non  unie,  mais  tachetée  de  ronds  violets)  et  rouge;  l'uréeus  est  violet. 
Le  justaucorps  est  formé  d'écaillés  disposées  en  rangées  horizontales  bleues, 
rouges,  bleues,  vertes,  etc.,  le  jupon  empesé  est  analogue  aux  jupons  royaux 
précédemment  décrits;  le  roi  porte  en  outre  le  manteau  tombant  jusqu'aux 
chevilles,  analogue  aux  précédents,  mais  dans  lequel  les  rayures  ne  sont  pas 
uniquement  bleues,  mais  multicolores  :  noir(?),  vert,  bleu,  etc. 

De  l'encensoir,  offert  par  le  roi  on  voit  seulement  que  le  disque  surmontant 
la  tête  de  faucon  est  rouge. 

Mandoulis  a  les  chairs  et  le  visage  bleus,  les  bracelets  violets,  le  collier  et  les 
bretelles  multicolores.  Le  bonnet  du  sud  est  violet,  les  deux  plumes  latérales 
sont  rayées  transversalement  en  bleu,  vert  et  rouge.  La  perruque  est  bleu-noir, 
le  bandeau  et  l'uréeus  frontaux  sont  violets.  Le  dieu  est  vêtu  d'un  justaucorps 
orné  d écailles  en  rangées  horizontales  multicolores,  et  d'un  jupon  rayé  en  vert 
et  noirf?). 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  violet.  La  décoration 
consiste  en  rangées  horizontales  d'écaillés  bleues,  rouges,  bleues,  vertes,  etc.; 
le  petit  carré  de  gauche  contient  une  rosace  à  huit  branches  (quatre  vertes  et 
quatre  violettes)  sur  fond  bleu.  Le  socle  a  un  cadre  violet;  il  est  orné  de  losanges 
enchevêtrés  formés  de  pointillés  violets,  bleus,  verts,  et  peut-être  jaunes  (?): 
toute  cette  décoration  est  assez  mutilée. 

La  déesse  Ouadjit  a  les  chairs  et  le  visage  violets,  les  bracelets  verts (?);  le 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  117 

collier  est  composé  de  plusieurs  rangs  multicolores.  La  couronne  du  nord  (sans 
uraeus)  est  bleue  et  rouge.  La  déesse  est  vêtue  du  costume  de  plumes  bleues, 
rouges,  bleues,  vertes,  etc. 

Le  dossier  du  siège  est  rouge,  le  double  encadrement  bleu.  La  décoration 
consiste  en  lignes  poinlillées  multicolores  se  coupant  de  façon  à  former  des 
losanges;  elle  est  fort  effacée.  Le  petit  carré  de  gauche  contient  le  groupe  f  ïl 
vert  sur  fond  ronge.  Le  socle,  encadré  de  violet,  est  divisé  en  trois  registres 
superposés  : 

i°  Celui  du  haut  se  subdivise  en  sept  compartiments  portant,  sans  doute, 
des  rosaces,  mais  très  endommagés; 

2°  Celui  du  milieu  se  subdivise  en  douze  compartiments  bleus,  rouges,  etc., 
ayant  probablement  porté  des  Heurs;  il  ne  reste  rien  de  visible; 

3°  Celui  du  bas  se  divise  en  trois  compartiments,  ornés  chacun  de  trois  lignes 
horizontales  bleues  et  rouges. 

Tout  l'ensemble  de  ce  siège  est  extrêmement  mutilé  et  décoloré. 

VIL  INSCRIPTION  DU  BANDEAU  DE  LA  FRISE. 

Ce  bandeau  occupe  une  hauteur  constante  de  o  m.  16  cent.,  et  court  tout 
autour  de  la  salle  à  o  m.  5o  cent,  en  dessous  du  niveau  du  plafond.  Il  comporte 
une  double  inscription  commençant  au-dessus  de  la  corniche  de  la  porte 
conduisant  à  la  cella,  sur  la  paroi  ouest.  Chacune  des  parties  composant  cette 
double  inscription  est  tracée  dans  un  sens  opposé,  celle  du  nord  dans  le 
sens  (» — »),  celle  du  sud  dans  le  sens  (» — *)  :  (» — ►  )  tftj  (-< — «),  et  toutes  deux 
vont  se  terminer  au  milieu  du  linteau  de  la  porte  venant  de  1  antichambre. 

SECTION    NORD  (DROITE). 

(PI.  XXXV,  XXXVI,  XXXVII  A.) 

Cette  inscription  occupe  toute  la  moitié  nord  de  la  paroi  ouest,  toute  la  paroi 
nord,  et  toute  la  moitié  nord  de  la  paroi  est;  elle  est  coupée  en  deux  endroits 
par  les  fenêtres  percées  dans  les  parois  ouest  et  nord  : 

HKParoionestj^^^g.V;'  H^ 

—     "fl"!  TJL^ITV  (^nêtre)  *\ï=^ 


X , Jxi A      S 
X 

III" 


118  II.  GAUTHIER 


CLii^ri  r  V— i 


SECTION  SUD  (GAUCHE). 

(PI.  \X\11I  li.  XXIX.  xxx.ï 

Cette  inscription  occupe  toute  la  moitié  sud  de  la  paroi  ouest  (saut  l'espace 
où  est  percée  la  fenêtre),  puis  toute  la  paroi  sud,  et  se  termine  au  milieu  de 
la  paroi  est,  au-dessus  de  la  porte  venant  de  l'antichambre. 

(  —  )  (Paroi  ouest)  :  iaf^*T2l||  A4  "Z^*3*-»    *  /"*  5"S  ~  >p 

.*=  0  ♦  A i ♦  "*»"     é     '|  }  — •*—  s*»  m  -=="  """"""^  L-*»J  f?      ©  9   l   rîtT  fi    O 


,<S  I    I 


(l)   Le  signe  ■  a  une  forme  un  ]>eu  différente. 
t2'  Sur  l'original  les  deux  vases  ^  sont  affrontés. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  119 

VIII.  FRISE. 

Au-dessus  de  la  bande  horizontale  portant  cetle  double  inscription,  la  salle 
est  décorée  d'une  frise  haute  de  o  m.  hj  cent.,  constituée  par  les  deux  cartouclics 
de  l'empereur  Auguste  et  trois  signes  I  alternant.  Les  cartouches  mesurent 
o  m.  39  cent,  de  hauteur,  o  m.  35  cent,  avec  le  rm  (contours  rouges,  intérieur 
du  -w  vert)  qui  est  en  dessous,  et  0  m.  h.7  cent,  avec  le  ^  (disque  rouge, 
plumes  vertes  ou  bleues)  qui  les  surmonte;  chacun  d'eux  mesure  o  m.  12  cent, 
de  largeur,  et  chaque  groupe  de  deux  a  0  m.  3  5  cent,  de  largeur.  Les  trois  a  qui 
séparent  chaque  groupe  de  deux  cartouches  ont  o  m.  3a  cent,  de  largeur  à  eux 
trois,  et  o  m.  U7  cent,  de  hauteur.  Celui  du  milieu,  dans  chaque  groupe,  est 
toujours  violet,  les  deux  autres  sont  alternativement  verts,  dans  un  groupe, 
bleus  dans  le  suivant,  etc.  Tous  les  disques  et  o  des  |  sont  rouges,  tous  les 
pieds  a  en  sont  verts. 

Les  cartouches  sont  écrits  dans  le  sens  (•<— )  dans  toute  la  section  correspon- 
dant au  bandeau  nord  de  la  Irise,  et  dans  le  sens  (— <■)  dans  la  section 
correspondant  au  bandeau  sud  de  la  frise.  Au  point  de  départ  de  la  double 
série,  au  milieu  de  la  paroi  ouest,  on  a,  dans  le  même  groupe,  un  cartouche- 
prénom  écrit  (- — ►)  et  un  cartouche-nom  écrit  (« — -). 

Il  serait  inutile  de  transcrire  tous  ces  cartouches,  qui  ne  présentent  entre 
eux  aucune  variante,  et  qui  sont  tous  conçus  sur  les  deux  types  que  voici  : 

1  (32121 Pt  S  (VMPrf^'lfcîJi. 

11  y  a  dix-neuf  cartouches  en  tout  sur  la  paroi  sud,  trente-cinq  sur  la  paroi 
est,  dix-huit  sur  la  paroi  sud.  Quant  à  la  paroi  ouest,  elle  est  fort  mutilée  au- 
dessus  de  la  corniche  de  la  porte  conduisant  à  la  cclla,  et  sur  une  longueur  de 
9  m.  r>o  cent,  cette  décoration  de  cartouches  a  été  détruite:  on  en  voit  encore  3  9, 
et  il  a  dû  y  en  avoir  3o  (soit  8  dans  la  lacune). 


120 


H.   GAUTHIER. 

IX.   DIX-NEUF  BLOCS  TROUVÉS 
DANS  LES  DÉCOMBRES  DE  LA  PROCELLA. 


Morceau  de  plafond 


—H 


A 


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//     m. 


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s.     „• 

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3. 


M 

î: 


h.  Morceau  de 
plafond. 


l: 


e-  m& 


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•      ii 


1 1 1 
w 


(reste  de  car  louches 
au  nom  de  César). 


U 


(?) 


to. 


L^\r 


1 1 


a 


1  3. 


i3.  Morceau  de 
plafond    : 


m 


0     m 


'4. 


vu 


i  U.   Morceau   de 
plafond    : 


Œ 


M 


io.   Morceau   de 


plafond    : 
(l)   Le  personnage  est  coiffé  de  la  couronne  V?,  non  du  psrhenl. 


:w:l:j 


jïj 
il 


•  ml 


*•> 


LE  TEMPLE  DE   k  ALA1SCII  Ail. 


121 


16. 


*-\ 


j1 


17.  Morceau  de  plafond,  représentant  les  vautours  aux 
ailes  éployées,  coiffés  alternativement  de  la  couronne  À  et 
de  la  couronne  y  ;  deux  lignes  horizontales  de  texte  ont 
subsiste  en  partie  : 


i°(' 


à 1  » 

is  in 


la  déesse  Ouadjit  de  Bouto). 


(il  s'agit  ici  de 


18  et  19.  Deux  blocs  se  raccor- 
dant, et  formant  le  milieu 
d'une  paroi  : 


It 


zï* 


tr 


■'•4. 


: 


Les  fragments  de  plafond  ont 
encore  conservé  des  traces  nom- 
breuses de  couleurs. 

Il  n'est  pas  certain  que  tous  ces 
blocs  appartiennent  à  \a.procella, 
dans  les  décombres  de  laquelle 
ils  ont  été  recueillis. 


Le  Temple  tic  Kalabchah. 


16 


CHAPITRE  III. 
ANTICHAMBRE. 

(PI.  XXXVlII-LX.i 


I.  DESCRIPTION  GENERALE. 

Cette  salle  présente,  dès  le  premier  coup  d'oeil,  un  aspect  tout  différent  de 
celui  des  deux  salles  précédentes.  Elle  n'a  pas,  en  effet,  conservé  comme  ces 
dernières,  les  couleurs  encore  assez  vives  de  ses  personnages  et  de  ses  hiéro- 
glyphes, et  d'autre  part,  elle  est  restée  en  grande  partie  inachevée  dans  sa 
décoration;  non  seulement  beaucoup  de  lextes,  principalement  sur  les  parois 
nord  et  sud.  n'ont  pas  été  sculptés  et  sont  simplement  tracés  à  la  peinture  rouge, 
mais  d'autres  n'ont  même  pas  été  peints,  et  quelques  figures  de  dieux  ou  de  rois 
sont  restées  ébauchées  et  inachevées.  L'aspect  général  de  cette  salle,  lorsqu'on 
a  visité  les  deux  précédentes  (cella  et  procella)  est  gris  et  uniforme. 

Cette  salle  mesure  1  o  mètres  de  longueur  dans  le  sens  nord-sud  et  5  m.  78  c. 
de  largeur  dans  le  sens  est-ouest;  sa  hauteur  est  de  7  m.  22  cent.  Le  plafond 
en  est  presque  complètement  détruit.  Elle  était  éclairée,  outre  le  jour  venant 
de  la  porte  centrale,  par  deux  petites  fenêtres  percées  au  sommet  de  la  paroi 
ouest,  de  chaque  côté  de  la  porte  conduisant  à  lu  procella. 

La  paroi  sud  de  la  salle  est  ouverte  en  deux  endroits,  près  de  l'angle  est  et 
près  de  l'angle  ouest.  Cette  première  porte,  large  de  0  m.  92  cent,  et  haute  de 
deux  mètres,  conduit  à  un  escalier  qui  monte  le  long  de  la  paroi  sud  de  l'anti- 
chambre et  de  la  procella ,  derrière  cette  paroi,  et  vient  déboucher  sur  le  toit,  à 
la  limite  de  la  procella  et  de  la  cella.  La  seconde  porte,  large  de  o  m.  65  cent, 
et  haute  de  deux  mètres  également,  est  celle  d'un  petit  réduit  obscur  ménagé 
sous  l'escalier  précédemment  cité. 

Comme  dans  les  autres  salles,  les  deux  portes  centrales,  lune  venant  du 
pronaos,  l'autre  conduisant  à  la  procella,  ne  sont  pas  percées  au  milieu  des  deux 
parois  est  et  ouest,  mais  beaucoup  plus  près  de  l'angle  sud  que  de  l'angle  nord. 
Ainsi  la  section  nord  de  la  paroi  est  mesure  3  ni.  80  cent,  de  longueur,  tandis 
que  la  section  sud  de  la  même  paroi  ne  mesure  que  2  mètres;  la  section  nord  de 
la  paroi  ouest  mesure  h  m.  3o  cent.,  tandis  que  la  section  sud  de  la  même 
paroi  ne  mesure  que  2  m.  68  cent. 

16. 


12'i  11.  GAUTHIER. 

La  décoration  de  l'antichambre  comprend  un  registre  de  plus  (mais  il  est 
inachevé)  que  celle  des  salles  cella  et  procella.  On  v  distingue  donc  sept  parties 
superposées  : 

w 

i°  Un  soubassement  composé  dune  double  procession  des  nomes  de  l'Egypte 
apportant  leurs  produits  aux  divinités  du  temple. 

2°  Une  bande  horizontale  contenant  une  double  inscription:  c'est  le  bandeau 
du  soubassement. 

3°  Un  premier  registre  de  tableaux  divers. 

h°  Un  second  registre. 

5°  Un  troisième  registre. 

6°  Une  bande  horizontale  contenant  une  double  inscription;  c'est  le  bandeau 
de  la  frise. 

7°  Une  frise  composée  des  motifs  ordinaires  de  décoration  :  cartouches, 
faucons,  signes  khakerou. 

II.  PORTE   CENTRALE. 

(PI.  XXXVIII-XLII.) 


FAÇADE    EXTERIEURE. 

(PI.  XXXVIII.  A.) 

Du  pronaos  on  passe  dans  l'antichambre  au  moyen  dune  porte  mesurant 
.")  m.  3o  cent,  de  hauteur  et  a  m.  10  cent,  de  largeur  à  sa  partie  inférieure. 
Cette  porte,  comme  toutes  les  autres,  est,  non  pas  exactement  rectangulaire, 
mais  un  peu  plus  large  à  sa  base  qu'à  son  sommet  :  son  ouverture  supérieure 
n'est  plus  en  effet  que  de  î  m.  98  cent,  au  lieu  de  2  m.  10  cent.  L'ensemble 
de  la  porte  repose  sur  un  seuil  de  0  m.  07  cent,  de  hauteur  et  de  0  m.  1  A  cent, 
de  largeur.  Sa  façade  n'est  pas  verticale,  mais  épouse  l'inclinaison  de  la  paroi 
dans  laquelle  elle  est  percée,  et  sur  le  fond  de  laquelle  elle  se  détache  en  un 
relief  de  quelques  centimètres;  cette  inclinaison  est  de  0  m.  34  cent,  sur  1  en- 
semble de  la  hauteur  de  la  porte;  les  feuillures  latérales  mesurent  en  eftet 


LE  TEMPLE  DE   KALABCHAH.  125 

o  m.  85  cent,  de  largeur  à  leur  base  et  o  m.  Aq  cent,  seulement  à  leur  sommet, 
aiïectant  ainsi  la  forme  d'un  trapèze  très  allongé. 

Voici  les  diverses  parties  qui  constituent  la  façade  de  cette  porte,  en  descen- 
dant de  haut  en  bas  : 

i°  Une  corniche  de  i  m.  i5  cent,  de  hauteur,  o  m.  20  cent,  d'épaisseur,  et 
5  ni.  90  cent,  de  largeur,  portant  au  centre  le  disque  solaire  ailé  et  flanqué 
des  deux  urseus. 

20  Un  boudin  arrondi  de  h  111.  12  cent,  de  largeur  sur  0  m.  18  cent,  de 
hauteur  et  autant  d'épaisseur. 

3°  Un  linteau  de  3  m.  80  cent,  de  largeur  sur  o  m.  88  cent,  de  hauteur, 
décoré  de  quatre  tableaux,  disposés  deux  par  deux  symétriquement  de  chaque 
côté  d'une  ligne  médiane  divisant  l'ensemble  du  linteau  en  deux  parties  égales. 

4°  De  deux  montants  parallèles,  hauts  respectivement  de  5  in.  3o  cent,  et 
larges  de  o  111.  83  cent,  à  leur  base  et  o  m.  80,  cent,  à  leur  sommet.  Ces  deux 
montants  étaient  probablement  décorés  chacun  de  cinq  petits  tableaux  super- 
posés à  deux  personnages,  mais  il  ne  reste  sur  chaque  montant  que  les  trois 
tableaux  les  plus  élevés,  ceux  du  bas  ayant  été  consciencieusement  martelés  par 
les  chrétiens,  à  l'époque  où  le  pronaos  fut  transformé  en  église.  En  outre  de 
ces  martelages,  les  Coptes  avaient  encore  revêtu  les  parois  de  la  salle  d'un 
enduit  assez  épais,  composé  de  terre  et  de  paille  hachée,  et  peint  en  jaune;  sur 
cet  enduit  jaune,  ils  avaient  tracé  en  rouge  brun  des  figures  et  représentations 
diverses,  dont  on  aperçoit  encore  quelques  vestiges  sur  le  montant  de  droite. 

La  hauteur  totale  de  la  porte  de  l'antichambre  est  donc,  en  la  considérant 
dans  son  ensemble,  du  sol  jusqu'au  sommet  de  la  corniche,  de  7  m.  bo  cent., 
et  sa  largeur  totale  va  en  diminuant  de  haut  en  bas,  depuis  5  m.  20  cent, 
jusqu'à  3  m.  76  cent. 

Voici  maintenant  la  description  des  dix  tableaux  qui  ont  été  sculptés  sur  les 
montants  et  le  linteau,  et  dont  il  reste  encore  quelques  vestiges. 

a.   Montant  de  gaucho  (sud)  (pi.  XXXVIII.  B). 

Ce  montant  a  beaucoup  souffert  du  temps  et  des  hommes,  principalement 
dans  sa  partie  droite,  en  bordure  de  la  porte.  Des  cinq  tableaux  qu'il  devait 
primitivement  porter,  trois  seulement  sont  encore  visibles,  le  premier  d'entre 


126  11    GAUTHIER. 

eux  étant  placé  à  a  m.  10  cent,  tic  hauteur  au-dessus  du  sol.  Ils  représentent 
certaines  divinités  accueillies  dans  le  temple  par  dieu  local,  Mandoulis. 

Premieb  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  06  cent,  de  hauteur  et  o  m.  87  c. 
de  largeur.  La  déesse  Isis,  coiffée  de  la  couronne  D.  3.  est  debout  devant  le 
dieu  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème  spécial  C.  9,  également  debout. 


■^^^       W       ^  "1  "1  3     ^1         '  '*"""*  ^^^    I  Auv/.'A. 

-*V     1  (»if)  (sic)  A~~»A  ^^r« . 

1  i  a      %       I       I       I  I    A     m  "^^l  ""«^'  T  *™«A 

Deuxième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  o(J  cent,  de  hauteur  et 
o  m.  88  cent,  de  largeur.  Osiris,  dont  la  coiffure  est  absolument  détruite,  est 
debout  devant  Mandoulis,  dont  la  coiffure  est  aussi  presque  entièrement  détruite, 
également  debout.  Les  deux  sceptres  des  divinités  ont  la  tète  minutieusement 
sculptée  et  ornée  : 

Osiris  :  (~)  ,  \T[m       jSfè"  W.  I  T  '  JS  1  M  :      I  II 

Mandoulis  :  (^)|^=J^,,>)^|^q  ]  ^^«q^S^*. 

Troisième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  02  cent,  de  hauteur,  et 
o  m.  88  cent,  à  o  m.  89  cent,  de  largeur.  Un  dieu,  masculin  probablement, 
mais  dont  il  ne  reste  presque  rien,  est  debout  devant  Mandoulis  coiffé,  comme 
au  premier  tableau,  de  son  diadème  spécial  G.  9.  Les  hiéroglyphes  des  quatre 
lignes  de  légendes  n'ont  pas  été  sculptés;  on  ne  peut  même  pas  affirmer  qu'ils 
aient  été  peints,  car  il  n'en  reste  pas  la  moindre  trace.  Le  tableau  est,  du  reste. 
Tort  mutilé. 

b.   Moitié  gauche  du  linteau  (pi.  XXXIX,  A). 

Cette  moitié,  large  de  1  m.  89  cent.,  se  divise  en  deux  tableaux  d'inégale 
grandeur,  qui  font  suite  aux  tableaux  du  montant  que  nous  venons  de  décrire. 
Le  premier  de  ces  tableaux  ne  mesure  que  0  m.  77  cent,  de  largeur,  et  comprend 


LE  TEMPLE  DK  KALABCHAH.  127 

seulement  deux  personnages;  le  second,  au  contraire,  mesure  i  m.  12  cent,  de 
largeur,  cl  comporte  trois  personnages.  Toutes  les  divinités  du  linteau  sont 
représentées  assises,  mais  les  sièges  et  leurs  socles,  ainsi  que  les  jambes  des 
divinités,  ont  été  détruits  sur  toute  la  largeur  du  linteau. 

Premier  tableau.  —  Le  roi  (—>-),  coiffé  de  la  couronne  de  la  Basse-Egypte 
(B.  11),  offre  à  Mandoulis  assis  et  coiil'é  du  diadème  B.  7,  un  objet  qui  est 
absolument  détruit,  et  que  la  ligne  1  du  tableau,  donnant  le  titre  et  l'expli- 
cation de  la  scène,  ne  permet  pas  de  restituer,  car  elle  a  elle-même  disparu. 

Titre  du  tableau  :  (» — ►)  j  (ligne  détruite). 


détruite). 

Mandons  :  («)  j'  \^[^\\^\]  '^^4^2^ 

Les  cartouches  de  ce  tableau  nous  montrent  que  cette  porte  a  été  décorée 
longtemps  après  les  salles  antichambre,  procella  et  cella,  sous  l'empereur  Trajan. 
Le  tableau  correspondant  de  la  moitié  droite  du  même  linteau  porte  les  mêmes 
noms.  Le  travail  lourd  et  peu  élégant  de  cette  façade  aurait  suili,  du  reste,  à 
défaut  de  date  précise,  à  nous  faire  voir  que  nous  étions  là  en  pleine  époque 
romaine. 

Deuxième  tableau.  —  Le  roi  (— >),  coiffé  d'une  couronne  aux  trois  quarts 
détruite,  offre  les  deux  vases  à  vin ,  *  *,  à  Osiris  assis,  coiffé  du  diadème  G.  6  (?) 
en  partie  cassé,  et  à  Isis  assise  coiffée  de  sa  couronne  spéciale  D.  5  (?).  Tout  le 
bas  du  tableau  est  détruit. 

TlTBK   DU   TABLEAU   :   (» >- ')    j   i ll^ 

Le  roi   :  (~)  ï  Z  fVl^VÏÏFn  I  ^  (Si  Ï1(1)  î  : 

w   Probablement  l'empereur  Trajan,  connue  au  tableau  précédent. 


128  H.   GAUTHIER. 

-      T  ■*!  I  ^  ^~  *"ZT  i^m  détruite  sur  une  longueur  de 

o  m.  44  cent.). 

Isis  :  (- — -)  I  |sn  I     At  I   ' — ^«         , >.      ©■ 

Avec  ce  tableau  se  termine  la  moitié  gauche  de  la  décoration  de  la  porte.  La 
moitié  droite  lui  est  symétrique,  et  comprend  aussi  trois  tableaux  sur  le  montant . 
et  deux  sur  le  linteau. 

c.  Montant  de  droite  [nord)  (pi.  XXXVIII,  C). 

Il  reste  de  ce  montant  trois  tableaux,  dont  le  plus  bas  est  à  2  m.  10  cent,  du 
sol,  comme  le  tableau  correspondant  du  montant  de  gauche.  Au-dessous  de  ce 
tableau  on  voit  encore  quelques  restes  de  l'enduit  et  de  la  décoration  des  Coptes. 
Ce  montant  est  un  peu  mieux  conservé  que  l'autre,  mais  pourtant  encore  assez 
mutilé. 

Premier  tableau.  —  Il  mesure  o  m.  88  cent,  de  largeur  et  î  m.  oô  cent,  de 
hauteur.  11  représente  la  déesse  Isis,  coiffée  de  son  diadème  spécial  D.  5, 
debout  devant  le  dieu  Mandoulis,  également  debout  et  coiffé  de  la  couronne  C.  o,. 

Mandoulis  :(*—)  j  |V)  ' '.     f"  I     ll'w'<=:*~ 

Deuxième  tableau.  —  Il  mesure  î  m.  o3  cent,  de  hauteur  et  o  m.  8c)  cent. 
de  largeur.  Il  représente  Harendotès  à  tête  de  faucon,  coiffé  du  psckent  (B.  12), 
debout  en  face  de  Mandoulis,  également  debout  et  coiffé  de  sa  couronne  spéciale 
C.  g,  comme  au  tableau  précédent. 

Harendotès  :  (- — »)  j  |y|  <'"•>  \L|  1  |  (»«)(-. — «)     i  ,  "1  j  (illisible). 

Mandoulis  :  («— )  j  (ligne  détruite)  j  $  f  w  '^  ^  <■>  j  fy  ]  |  W  II  V\ 

fa  (ou»(,))- 

Troisième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  02  cent,  de  hauteur  et 
o  m.  89  cent,  de  largeur.  Il  n'a  pas  été  achevé,  et  l'on  ne  peut  dire  si  les  hiéro- 
glyphes des  quatres  lignes  constituant  les  légendes  ont  été  peints,  car  il  n'en 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAII.  129 

reste  aucun  signe  visible;  il  est  pourtant  vraisemblable  qu'ils  ont  été  tracés  en 
rouge,  comme  les  deux  lignes  que  l'on  voit  encore  sur  le  tableau  de  droite  du 
linteau  de  cette  même  porte.  En  outre,  ce  tableau,  comme  celui  qui  lui  cor- 
respond sur  le  montant  de  gauche,  est  très  mutilé. 

On  y  distingue  assez  vaguement  une  déesse  dont  la  coiffure  est  détruite,  debout 
devant  un  dieu  qui  doit  être  Mandoulis,  comme  sur  tous  les  autres  tableaux 
des  deux  montants  de  cette  porte,  mais  dont  il  ne  reste  que  peu  de  chose;  de  la 
coiffure  du  dieu,  on  ne  voit  quun  débris  de  corne,  à  droite. 

Aucun  hiéroglyphe  n'est  apparent. 

d.   Moitié  droite  du  linteau  (pi.  XXXIX,  B). 

Cette  moitié  mesure,  comme  l'autre,  1  m.  89  cent,  de  largeur,  et  se  divise 
en  deux  tableaux  inégaux,  le  premier  large  seulement  de  o  m.  82  cent,  et  ne 
comportant  que  deux  personnages,  le  second  large  de  1  m.  07  cent,  et  compre- 
nant trois  personnages.  Ces  deux  tableaux  font  suite  aux  trois  du  montant  droit 
que  nous  venons  de  décrire.  Ils  sont  assez  mutilés,  et  tout  le  bas  en  a  été  détruit. 

Premier  tarleau.  —  Le  roi  (*— ),  coiffé  de  la  couronne  de  la  Haute-Egypte 
(B.  6),  offre  l'œil  symbolique  13à  Horus  à  tête  de  faucon,  assis,  et  coiffé  du 
pschent  (B.  12)  sans  ura?us(?).  La  ligne  formant  le  litre  du  tableau,  ainsi  que 
les  deux  lignes  de  légendes  concernant  Horus  et  la  ligne  tracée  derrière  le  roi, 
n'ont  pas  été  sculptées,  mais  seulement  peintes  en  rouge;  elles  sont  pourtant 
encore  assez  nettement  lisibles.  Enfin  des  traces  assez  abondantes  d'enduit  jaune 
(dorure?)  sont  apparentes. 

llTRE    DU    TARLEAU    :    (« «)    i  i 1  ^g     •     .  4(?)    |  j 

Le  roi  :  (^ — «)  |  ^y  {i,r)'  G" — Ji  '^■, w  ([}' — 1  [  «(ta  su^e  seulement  peinte) 
Horus  :  (» — >•)  (lignes  seulement  peintes)  ','  -^^  \k      lj^j        i'  I  J(?) j 


,  o 

Le  fait  que  les  cartouches  ne  portent  aucun  nom  spécial  d'empereur,  et  d'autre 
part  le  fait  que  quatre  (sur  six)  parmi  les  lignes  hiéroglyphiques  n'ont  pas  été 

Le  Temple  de  Ktdabchah.  1- 


130  II.   GAUTHIER. 

achevées,  doivent-ils  nous  inviter  à  penser  que  la  décoration  de  cette  porte  fut 
interrompue  brusquement  sous  le  principat  de  Trajan.  et  qu'elle  ne  fut  reprise 
et  achevée  que  plus  tard,  par  un  des  Antonins  par  exemple?  Champollion  a 
attribué  toute  cette  façade  de  porte  à  Trajan. 

Deuxième  tableau.  —  Le  roi  (-< — -),  coiffé  du pschenl  (B.  12)  sans  urœus(?), 
offre  l'emblème  de  la  Vérité  et  de  la  Justice,  J  ,  au  dieu  Mandoulis  assis  et 
coiffé  de  la  couronne  C.  9,  et  à  la  déesse  Ouadjit  (peut-être  assise,  mais  dont 
le  siège  est  totalement  détruit),  coiffée  de  la  couronne  du  nord  (B.  11)  sans 
urœus. 

Titre  du  tableau  :  (■< — «)  ! 


Le  boi  :(—)!•  «  (\i^~\\n]  }  «  (~~D  î  1« 

Mandoulis  :  (~ )  |  fifr^^**  J  f|w  |  ^K^t.  ©^W  î  +* 
PW^CLE^TL^PtcTl^S  m\  (détruit  jusqu'à  la  fin.  sur  une  lon- 
gueur de  o  m.  hb  cent.). 

Ouadjit  :  ('» — »)  1  ï]  («<)T      fn  ^V^^,  9  Jj  V!      S  fn(sic)- 

'  1 1  si    1  »  U( ■  10 ■  1  %o)  1      î  rr%*f  $0111  u( 

Nous  avons  dit  que  la  porte  de  l'antichambre  mesurait  2  m.  10  cent,  de 
largeur  d'ouverture  à  sa  base,  et  1  m.  98  cent,  à  son  sommet.  Mais,  au  delà 
d'une  petite  distance  de  l'entrée  (distance  qui  atteint  o  m.  85  cent,  à  la  base  et 
o  m.  /J9  cent,  seulement  au  sommet),  cette  ouverture  s'élargit  de  0  m.  60  cent., 
soit  o  m.  21  cent,  au  sud  (gauche)  et  o  m.  19  cent,  au  nord  (droite),  et 
à  son  débouché  dans  l'antichambre,  la  porte  mesure  2  ni.  5o  cent,  d'ouver- 
ture. La  hauteur  s'est  accrue  aussi  en  conséquence,  et  atteint  5  m.  5o  cent., 
au  lieu  de  5  m.  3o  cent,  à  l'entrée;  le  plafond  subit  en  effet  un  exhaussement 
de  o  m.  1  h  cent.,  et  le  reste  de  la  différence  entre  5  m.  bo  cent,  et  5  m.  3o  cent, 
est  constitué  par  le  seuil  de  la  porte,  qui  cesse  à  partir  de  l'endroit  où  elle 
devient  à  la  fois  plus  large  et  plus  haute. 

La  longueur  de  la  partie  élargie  est  de  1  m.  i5  cent.,  ce  qui  donne  une 
longueur  totale  de  2  mètres  (1  m.  i5  cent.  +  o  m.  8")  cent.)  à  la  porte,  au  ras 
du  sol,  et  de  1  m.  6/1  cent.  (1  m.  i5  cent.  +  0  m.  /19  cent.)  à  son  sommet. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCIIAII.  131 

Les  parois  latérales  (ou  feuillures)  et  les  deux  plafonds  de  la  porte  ont  été 
trouvés  absolument  cassés,  et  il  est  impossible  de  dire  s'ils  étaient  décorés  comme 
les  parties  correspondantes  des  portes  de  la  relia  et  de  la  procella,  ou  si,  au 
contraire,  ils  sont  restés  nus  et  inachevés.  Il  ne  subsiste  absolument  rien  de 
cette  décoration,  si  tant  est  qu'elle  ait  jamais  existé. 

FAÇADE  INTÉRIEURE. 

(PI.  XL,  A.) 

A  l'intérieur  de  l'antichambre,  cette  porte  est  plus  haute  de  o  m.  20  cent,  qu'à 
l'extérieur,  car  en  même  temps  quelle  s'élargit  elle  s'élève  de  quelques  centi- 
mètres; elle  mesure  donc,  à  son  débouché  dans  la  salle,  5  m.  5o  cent,  au  lieu 
de  5  m.  3o  cent.,  sur  une  largeur  de  2  m.  5o  cent,  au  lieu  de  2  m.  10  cent. 
Enfin,  cette  porte  se  détache  en  relief  de  o  m.  07  cent,  sur  l'ensemble  de  la 
paroi,  à  laquelle  elle  est  exactement  parallèle,  à  la  différence  de  la  façade 
extérieure  qui,  nous  l'avons  constaté,  était  sensiblement  inclinée.  Ce  relief  se 
prolonge  jusqu'au  sommet  de  la  paroi  et  atteint  le  plafond. 

La  façade  intérieure  se  compose  : 

i°  De  deux  montants  latéraux,  larges  respectivement  de  0  m.  85  cent,  et 
hauts  de  5  m.  5o  cent.;  contrairement  à  ce  que  nous  avons  pu  observer  aux 
autres  portes,  ces  montants  ont,  à  quelques  millimètres  près,  la  même  largeur 
à  leur  sommet  qu'à  leur  base,  et  sont  presque  rigoureusement  rectangulaires. 
Chacun  d'eux  est  divisé  en  cinq  petits  tableaux  superposés. 

20  D'un  linteau,  haut  de  1  m.  06  cent.,  et  large  de  h  m.  2b  cent.,  divisé  par 
la  décoration  en  deux  tableaux  égaux.  De  même  que  les  montants,  ce  linteau 
est  très  mutilé,  et  tout  le  bas  en  a  absolument  disparu. 

3°  D'une  bande  horizontale  de  o  m.  2  3  cent,  de  hauteur,  au-dessus  du  linteau, 
destinée  à  porter  la  fin  des  deux  inscriptions  nord  et  sud  dites  du  bandeau  de  la 
frise;  en  réalité,  cet  espace  est  resté  nu  sur  les  trois  quarts  de  sa  longueur;  il 
porte  seulement  à  son  extrémité  gauche  (nord)  quelques  signes,  les  uns  sculptés, 
les  autres  peints  en  rouge,  de  l'inscription  nord. 

k°  Au-dessus  de  cet  espace  à  demi  nu,  la  décoration  consiste,  sur  une  hauteur 
de  0  m.  45  cent. ,  en  cartouches,  faucons  ailés  et  groupes  de  signes  |  ;  cette  déco- 
ration est  celle  de  toute  la  salle  à  sa  partie  supérieure,  et  nous  aurons  l'occasion 
de  la  décrire  plus  loin  en  détail. 


132  H.   GAUTHIER. 

Il  en  est  de  même  de  l'inscription  du  bandeau  de  la  frise,  qui  n'est  que  la 
suite  du  texte  courant  sur  les  parois  mêmes  de  la  salle.  Nous  ne  décrirons  donc 
ici,  comme  formant  réellement  un  tout  indépendant,  que  les  montants  et  le 
linteau,  soit  une  hauteur  totale  de  6  m.  5  h  cent.  L'ensemble  mesure  7  m.  99  cent, 
de  hauteur,  comme  le  reste  de  la  salle. 

Ces  montants,  larges  de  o  m.  85  cent,  à  o  m.  86  cent,  chacun,  et  hauts  de 
5  m.  5o  cent.,  sont  absolument  symétriques  en  ce  qui  concerne  leur  décoration. 
Chacun  d'eux  présente  un  soubassement  de  o  m.  1  o  cent,  de  hauteur  non  décoré, 
puis  cinq  tableaux  superposés,  de  chacun  deux  personnages.  Enfin  chacun  d'eux 
porte,  à  partir  de  la  base  du  second  tableau  et  jusqu'au  sommet  du  cinquième,  un 
sceptre  f  épais  de  0  m.  09  cent.;  ces  deux  sceptres,  orientés  en  sens  inverse, 
encadrent,  en  quelque  sorte,  l'ensemble  de  la  porte  M. 

a.   Montant  de  droite  (sud)  (pi.  XL.  B,  et  XLI,  A). 

Ce  montant  se  compose  de  cinq  tableaux  superposés  comportant  chacun  deux 
personnages,  et  assez  mutilés.  La  largeur  de  ces  tableaux  va  en  augmentant, 
depuis  0  m.  8k  cent,  jusqu'à  o  m.  86  cent.,  à  mesure  que  l'on  s'élève  du  bas 
vers  le  haut. 

Premier  tableau  (pi.  XL,  B).  —  Ce  tableau,  dont  presque  toute  la  moitié 
gauche  manque,  mesure  1  m.  08  cent,  de  hauteur  et  o  m.  8U  cent,  de  largeur. 
Le  roi  (< — •),  coiffé  de  la  couronne  du  sud  (B.  6),  tenant  à  la  main  le  bâton, 
encore  visible,  et  probablement  aussi  (mais  détruite)  la  massue,  présente  à  un 
dieu  (?)  dont  il  ne  reste  que  l'extrémité  inférieure  du  sceptre,  un  objet  également 
détruit,  qui  est  peut-être  le  sceptre  ■*.  comme  nous  l'avons  déjà  rencontré  sur 
plusieurs  tableaux  analogues. 

Le  »o,  :  (—  )  |  (ligne  détruite)  |  ^(Û^  ftUt^l  [h\ 

De  la  légende  du  dieu  il  ne  reste  absolument  aucun  hiéroglyphe. 

Je  dois  ajouter  que  l'analogie  de  ce  tableau  avec  les  tableaux  inférieurs  des 
montants  de  la  porte  conduisant  à  la  procella  (dans  cette  même  antichambre) 
peut  faire  supposer  une  composition  tout  autre  de  la  scène  représentée.  Il 
sagirait  alors  de  deux  personnages  marchant  l'un  derrière  l'autre  et  orientés 
dans  le  même  sens  (en  l'espèce  ■< — «);  le  premier,  détruit,  serait  un  dieu  Nil; 
1  autre  serait  le  roi;  tous  les  deux  auraient  leur  image  symétrique  reproduite 
sur  le  tableau  inférieur  de   l'autre  montant,  mais  orientée  cette  fois  en  sens 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  133 

inverse  (- — ►).  Rien  ne  permet  de  décider  entre  lune  ou  l'autre  de  ces  deux 
hypothèses. 

Deuxième  tableau  (pi.  XL,  B).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  oli  cent,  de  hauteur 
et  o  m.  85  cent,  de  largeur.  Toute  la  partie  gauche,  relative  au  roi,  est  détruite. 
Ce  roi  (- — ►)  offre  un  objet  très  mutilé,  mais  dans  lequel  je  crois  reconnaître  le 

signe  lll  symbole  des  champs,  à  la  déesse  Isis,  debout  et  coiffée  de  sa  cou- 
ronne spéciale  D.  5  sans  ura?us(?).  Les  lignes  hiéroglyphiques  paraissent  avoir 
été  au  nombre  de  cinq,  dont  quatre  pour  le  roi  et  une  pour  Isis,  mais  tous  les 
textes  en  sont  absolument  détruits.  Il  semble  que  les  signes  des  lignes  du  haut, 
n05  3.  3  et  5,  aient  été  seulement  peints,  car  on  aperçoit  au  sommet  du  tableau 
des  traces  de  couleur  rouge. 

Troisième  tableau  (pi.  XL,  B).  —  Ce  tableau  mesure  î  m.  06  cent,  de  hauteur 
et  o  m.  85  cent,  de  largeur.  Le  roi  (» — ►  ),  coiffé  du  pschent  (B.  h),  offre  un 
objet  dont  il  ne  reste  rien  à  Osiris,  coiffé  du  diadème  atef  (C.  8).  Toutes  les 
légendes  hiéroglyphiques  de  ce  tableau,  consistant  en  six  lignes,  ont  seulement 
été  peintes  en  rouge. 


llTRE   DU  TABLEAU  :  (» >- )    i  ■      **"*  A'f'. 

Le  BOi  :  (~)  ;  S(KHS3  î  rÉCKHPr—j  \  (ligne  détruite). 

Quatrième  tableau  (pi.  XLI,  A).  —  Ce  tableau  mesure  î  m.  oà  cent,  de 
hauteur  et  o  m.  85  cent,  de  largeur.  Il  est  inachevé,  et  l'on  ne  peut  pas  dire  si 
la  ligne  î  indiquant  le  sujet  de  la  scène  a  été  peinte  ou  non;  les  autres  lignes 
d'inscriptions  sont  sculptées.  Le  roi  (» — ►),  dont  la  tète  a  disparu,  offre  un 
pain(?)  f .  au  Pharaon  de  Bigeh,  coiffé  du  casque  de  guerre  A.  5. 

Titre  nu  tableau  :  (- — >-)  j  (il  n'en  reste  aucun  signe). 


h 


Le  roi  :  („)   ;   S  (KH53   ï  ZTM(Kn^T^!f[K]-: 
(ligne  détruite). 
Le  Pharaon  de  Bigeh  :  («)  J  j^|  (ç3l  E!  S  î  ^  %x  \  \  V  F? 


13û  II.   GAUTHIER. 

Au  sujet  de  ce  dernier  dieu,  je  pense,  comme  M.  K.  Setlie  (cf.  A.  Z.,  !\~ . 
1910,  p.  166),  qu'il  est  à  identifier  avec  le  dieu  local  de  Bigeh,  que  les  Grecs 
ont  appelé  UeTSVtTrjvis ,  et  qui,  d'après  son  nom  de  Pharaon  de  Senmoui  [Bigeh), 
devait  être  quelque  roi  divinisé. 

Cinquième  tableau  (pi.  XL1,  A).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  02  cent,  de 
hauteur  et  o  m.  86  cent,  de  largeur.  Le  roi  (» — <-),  coiffé  d'une  couronne 
mutilée  (probablement  B.  /*?),  offre  les  deux  vases  à  vin,  *  * .  à  la  déesse  Isis, 
coiffée  de  son  diadème  spécial  D.  5.  Le  taldeau  est  complètement  sculpté  et 
achevé. 

Titre  du  tableau  :  (« — ►  )  !  a~~a(">)I  -  w'r^ÀT' 

Le  «01  :  (  ~)  ;  &  (K!IAl  î  H  (SSËÎlinSI  I  (^ 
détruite). 


>  ©  •        6  ^^  ■■=• 


b.    Tableau  de  droite  du  linteau  (pi.  XL1I,  A). 

Le  linteau  de  la  porte,  haut  de  o  m.  9 5  cent,  et  large  de  h  m.  2 5  cent.,  se 
divise  en  deux  tableaux  égaux,  mesurant  chacun  2  m.  125  cent,  de  largeur. 
Le  tiers  inférieur  de  ce  linteau  est  détruit. 

Le  tableau  de  droite  fait  suite  aux  cinq  tableaux  du  montant  de  droite,  que 
nous  venons  de  décrire.  Il  représente  le  roi  (< — «),  dans  l'attitude  de  la  course, 
tenant  de  la  main  gauche  le  fouet  /{,  coiffé  de  la  couronne  de  la  Basse-Egypte 

(B.  11),  et  offrant  de  la  main  droite  le  vase  I  à  trois  divinités  assises  :  Osiris, 
coiffé  de  la  couronne  alef  C.  8,  Isis  coiffée  de  son  diadème  spécial  D.  5,  et 
Ilarendotès  à  tète  de  faucon,  coiffé  du  psckent.  Tous  les  sièges  des  divinités 
sont  détruits.  Le  tableau  est  tout  sculpté  et  achevé. 

Titre  du  tableau  :  (  < — «)  !  , K] 

l«  «  : (~)  ;  & (ÏIlïl  \  w (icMP-f  aillai  ï  l  (i. 

reste  est  détruit). 


LE   TEMPLE   DE   K  M.M'.CUMl.  135 


o—  (~)îifcnn;i;rH=::.!,;i;^ï«*'f1tf 

rfïïtn  Mp  -1-1-1  (toute  la  fin  manque,  sur  une  longueur  de  o  m.  45  c). 


tf 


o 

c.    Montant  de  gauche  [nord)  (pi.  XL,  C,  et  XLI,  B). 


Ce  montant  se  compose,  comme  le  montant  de  droite,  de  cinq  tableaux 
superposés  comportant  chacun  deux  personnages;  il  est  aussi  mutilé,  sinon  plus, 
que  le  précédent.  Les  dimensions  du  montant  et  de  chacun  des  cinq  tableaux 
constituant  sa  décoration  sont  les  mêmes  que  pour  le  montant  de  droite. 

Premier  tableau  (pi.  XL,  C).  —  Ce  tableau  est  très  mutilé,  et  mesure 
o  m.  85  cent,  de  largeur  sur  i  m.  08  cent,  de  hauteur.  Le  roi  (- — <-),  coiffé  de 
la  couronne  du  nord,  et  tenant  dans  la  main  gauche  un  long  bâton,  offre  de  la 
main  droite  un  objet  absolument  détruit  à  un  dieu  qui  n'existe  plus. 

Aucun  hiéroglyphe  n'est  lisible,  sauf  le  signe  Y  au-dessus  de  l'épaule  du  roi; 
le  reste  de  la  formule  n'a  pas  été  tracé. 

La  même  réserve  doit  être  faite,  concernant  le  sujet  représenté  par  ce  tableau, 
que  pour  le  tableau  correspondant  de  l'autre  montant  de  celte  même  porte 
(voir  plus  haut,  p.  1 3a -i 33). 

Deuxième  tableau  (pi.  XL,  C).  —  Ce  tableau  mesure  i  m.  oh  cent,  de  hauteur 
et  o  m.  85  cent,  de  largeur.  Il  est  resté  inachevé;  les  inscriptions  eu  ont  seule- 
ment été  peintes  en  rouge,  et  sont,  en  conséquence,  très  effacées  et  pour  la 
majeure  partie  illisibles.  Le  roi  (« — «),  dont  la  coiffure  est  détruite,  offre, 
comme  sur  le  tableau  correspondant  de  l'autre  montant,  le  svmbole  des  champs, 
Il  I,  mais  cette  fois  au  dieu  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  A.  h. 

Titre  du  tableau  :  (« — «)  j  (ligne  détruite). 

Le  roi  :  (« — «)  j*  ggSj  (  J  i  (ligne  détruite)  |  (ligne  détruite). 

M.«doi-l,s:(~,ÏJ^[^]^     [f*  '( 


136  H.  GAUTHIER. 

Troisième  tableau  (pi.  XL,  G).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  06  cent,  de  hauteur 
et  o  m.  85  cent,  de  largeur.  Le  roi  (-< — -),  absolument  détruit,  offre  les  deux 
vases  à  vin,  é  é-  à  un  dieu  masculin  dont  la  coiffure  et  la  légende  ont  également 
disparu. 

Titre  du  tableau  :  (< — «)  j  A   T  " 

L,  „„,  :(«){* .,-  (\iïS*j  î  «  (V       ■■    ;    .    '.il  î  (HP» 

détruite). 

De  la  légende  relative  au  dieu  il  ne  reste  même  pas  un  signe  qui  nous 
permette  de  savoir  qui  était  ce  dieu. 

Quatrième  tableau  (pi.  XLI,  B).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  00  cent,  de 
hauteur  et  o  m.  85  cent,  de  largeur,  et  toute  la  moitié  de  droite  où  se  trouvait 
le  roi  est  détruite.  Ce  roi  (-. — -)  offrait  au  dieu  Sbou.  coiffé  de  la  plume  d'au- 
truche l  (À.  10),  un  objet  qui  a  disparu. 

II  ne  reste  qu'une  ligne  d'inscriptions,  celle  qui  contient  la  légende  relative 

au  dieu  Shou  :  (» — ►  )  |^7)M|'         rv1    II"      °    ' — *      *vic)" 

Cinquième  tableau  (pi.  XLI,  B).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  o3  cent,  de 
hauteur  et  o  m.  85  cent,  de  largeur,  et  est  presque  aussi  mutilé  que  le  précé- 
dent. Le  roi  (-> — «),  détruit,  offre  l'encens  t  à  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème 
spécial  C.  9.  Il  ne  reste  que  quelques  débris  du  titre  et  de  la  légende  de 
Mandoulis. 

llTRE   DU  TABLEAI     :   (+ «j       a. 

Mandoulis  :  (~)  j^|  ;      '      ^^- 

d.    Tableau  de  gauche  du  linteau  (pi.  XLII.  B). 

Ce  tableau  mesure,  comme  celui  de  droite,  0  m.  9 5  cent,  de  hauteur  et 
3  m.  125  mill.  de  largeur;  il  fait  suite  au  dernier  tableau  du  montant  de  gauche, 
que  nous  venons  de  décrire,  et  comprend  quatre  personnages;  les  pieds  du  roi 
et  les  sièges  des  trois  divinités  sont  détruits. 

Le  sujet  représenté  est  le  même  que  sur  le  tableau  de  droite  du  même  linteau. 
Le  roi  (- — >-),  dans  l'attitude  de  la  course  et  coiffé  de  la  couronne  du  sud  B.  6. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAII.  137 

présente  de  la  main  gauche  le  fouet  J\  et  de  la  main  droite  le  vase  f  à  trois 
divinités  assises  :  Mandoulis  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  A.  h,  une  autre  forme  de 
Mandoulis  coiffée  du  diadème  spécial  C.  o,  et  la  déesse  Ouadjit  coiffée  de  la 
couronne  du  nord  (H.  1  1).  sans  urseus. 


Titre  du  tableau  :  (- — ►  )  1  **„*,  (>»■)  f  /{    • 

i.«  -  :  <~)  ;  m  (EUS  î  H  (KMPr^:u-1  !  X  U 

i«î  ^^     (toute  la  fin  est  détruite,  sur  une  longueur  de  0  m.  U8  cent.). 

L'autre  Mandoulis  :  (< — «)  1  im  "      V     |  J^s,   |  j  ^w  Ivj  -+►-. 
Ouadjit  :  (« — «)  'i°  iç?)     îrt  wf   fw  V  *   ^Jm  rr^- 

III.   SOUBASSEMENT- 

(PI.  XLIII-XLVI). 

Le  soubassement  de  l'antichambre  est  haut  de  1  m.  ho  cent.,  et  décoré  sur 
une  hauteur  de  1  m.  3o  cent.,  une  bande  de  o  m.  10  cent,  restant  sans  orne- 
ment au  niveau  du  sol.  La  décoration  consiste  en  une  procession  des  nomes  de 
l'Egypte  personnifiés  qui,  à  la  suite  de  l'empereur,  apportent  les  produits  de  leur 
pays  aux  dieux  du  temple.  La  procession  est  double,  à  droite  et  à  gauche  des 
portes  faisant  communiquer  l'antichambre  avec  le  pronaos  et  la  procella,  et  je 
décrirai  séparément  chacune  d'entre  elles,  en  commençant  par  celle  de  droite. 

SECTION   DE   DROITE    (NORD). 

(PI.  XLI1I.  XLIVetXLV,  A). 

Cette  procession  commence,  comme  l'inscription  du  bandeau  qui  la  surmonte 
sur  toute  sa  longueur,  sur  la  paroi  ouest,  à  la  porte  conduisant  à  la  procella,  se 
continue  sur  toute  la  paroi  nord,  et  se  termine  sur  la  paroi  est,  à  la  porte 
venant  du  pronaos.  Elle  comprend  vingt-deux  personnages  :  une  déesse,  deux 

Le  Temple  de  Kalabchah.  18 


138  II.   GAUTHIER. 

dieux,  le  roi,  et  dix-huit  figures  symboliques  des  nomes  de  la  Haute-Egypte, 
toutes  semblables,  et  dont  les  légendes  elles-mêmes  sont  à  peu  près  identiques. 
Les  trois  divinités  sont  orientées  (■ — >•),  tandis  que  le  roi  et  les  nomes,  qui 
viennent  à  leur  devant,  sont  orientés  (-< — -). 

a.   Paroi  ouest  (pi.  XL1II,  A  et  B). 

Le  roi  (•« — -),  coiffé  de  la  couronne  du  nord  B.  1 1,  et  suivi  de  trois  nomes, 
présente  un  plateau  chargé  de  pains,  liquides  et  Heurs  à  Mandoulis  coiffé  du 
diadème  C.  9,  à  Mandoulis  le  Jeune  (?),  nu  sous  le  grand  manteau  et  portant  le 
doigt  à  la  bouche,  sans  sceptre  et  coiffé  de  la  tresse  bouclée  et  du pschenl  B.  12, 
et  à  la  déesse  Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1 1  sans  urœus. 

,  ft   ■  (?)       / ^        ,        EZSE3  .«>-    .     Q 

ÎITRE  DU  TABLEAU   :   (« -)    i    ± 1  II  \      S     »  ■  A>¥>. 

*».(*g)«:(«.)ï=nnti;T/s:tnï 

ft»  .  (g)  :  (_)  ','  j  ^  t  -  (1Ï12J   î  =  ^  >  H  il  H 


~i~t') 


mi 
©' 


© 


l1'  Ce  nome,  qui  doit  désigner  la  Haute-Nubie,  semble  être  de  création  romaine,  car  il  ne  figure 
pas  sur  les  listes  géographiques  antérieures,  ni  pharaoniques  ni  ptolémaïques. 


LE  TEMPLE   DE   KALABCIIAII. 


139 


b.  Paroi  nord  (pi.  XLIV,  A  et  B). 

A  partir  d'ici,  les  légendes  relatives  à  chacun  des  nomes  ont  été,  pour  la 
plupart,  seulement  dessinées  à  l'encre  rouge,  et  non  sculptées.  L'humidité  et 
beaucoup  d'autres  circonstances  ont  effacé  la  plus  grande  partie  de  ces  légendes; 
par  ce  qu'il  en  reste  on  peut,  toutefois,  reconnaître  quelles  étaient  analogues, 
voire  presque  identiques,  aux  précédentes.  J'indique  en  note  les  parties  qui  sont 
seulement  peintes. 


No»E4(j):(~)fj^?(£îiEi?H^i~iny 

n„„k  5 1»  :  <— )  7  k  T  (SÂTE5DD  ï  S  M  J  T"  ~ 


q3  m 


A    © 

25 


<»(2). 


(S) 


Nome  6  ijg  '  :  (  « — «)  Y  (ligne  effacée) 

Nomb  ,  <|>  :  („)   ,'  ^dQH  ï  -t    1 

no.,  8  <|)  :  („)  Ti-'-rrrËKian  ï = (m™1»-1*) 


(4) 


©. 


Nome  io  l^i.   )  :  (« — .)  T  (ligne  effacée)  Y  (ligne  effacée). 

NoME11(^):(_)^-^TîEîiDTEio1 


"".  ï 


Nome  12  (^)  :  (~)  ^  Jh  ^  (     V     ~]|  3(5  S  (Mandoulis) 


I1'  Getle  moitié  de  ligne  ainsi  que  la  ligne  précédentes  sont  peintes;  la  fin  de  la  ligne  21  est 
sculptée. 

'2)  Ces  deux  lignes  étaient  peintes.  Les  deux  faucons  servant  à  désigner  le  nome  de  Coptos  sont 
sculptés,  mais  on  aperçoit  encore  le  trait  rouge  qui  a  servi  à  les  dessiner  préalablement. 

'3'   Même  observation  pour  la  ligne  ai,  mais  la  ligne  a5  a  été  sculptée. 

ll)  Ces  deux  lignes  étaient  peintes,  ainsi  que  toutes  les  suivantes  jusqu'à  la  fin  de  la  procession, 
sauf  les  lignes  35  et  36  dont  la  sculpture  a  été  commencée,  mais  non  achevée. 

18. 


140  II.  GAUTHIER. 


c.    Paroi  rsl  (pi.  XLV,  A). 

Nome  i  3  (g)  :  I  -     .  ^  f  j^SHHIi  Ï  Hl  fil  HT 
Nome  i  4  (4-1  In  :  (-. — «)  Y  (ligne  effacée)  i9  (ligne  effacée). 


Nome  i5  (4^>)  :  (<—)  4|°  (ligne  effacée)  '|   ^j   ifl^;.  o1 
Nome  i  6  (£)  :  („)  V   K  <*  (      :,     1^^  4,3  S**=VU»I 


Ces  deux  lignes  sont  toutes  recouvertes  de  petites  protubérances  noires,  pro- 
venant peut-être  du  travail  des  guêpes  ou  des  abeilles,  et  que  le  temps  a  rendues 
aussi  dures  que  la  pierre  elle-même. 

SECTION    DE   GAUCHE    (SUD). 
(PL  XLV,  B,  etXLVI.) 

La  procession  commence,  comme  1  inscription  du  bandeau  qui  la  surmonte 
sur  toute  sa  longueur,  sur  la  paroi  ouest,  à  la  porLe  conduisant  à  la  procella,  se 
continue  sur  la  paroi  sud  (à  l'exception  des  deux  ouvertures  pratiquées  dans 
cette  paroi  pour  le  magasin  et  pour  l'escalier),  et  se  termine  sur  la  paroi  est,  à 
la  porte  venant  du  pronaos.  Elle  comprend  douze  personnages  :  une  déesse,  deux 
dieux,  l'empereur,  et  huit  figures  symboliques  des  nomes,  semblables  à  celles 
précédemment  décrites.  Les  trois  divinités  sont  orientées  dans  le  sens  (-• — «),  le 
roi  et  les  nomes  sont  au  contraire  tournés  dans  le  sens  (» — »). 

a.   Paroi  ouest  (pi.  XLV,  B). 

Le  roi  (-. — -),  coiffé  de  la  couronne  B.  6,  offre  un  plateau  chargé  de  pains, 
vases  et  fleurs,  à  Osiris  coiffé  du  diadème  C.  8,  à  Isis  coiffée  de  sa  couronne 
spéciale  D.  5,  et  à  Harendotès  biéracocépbale  et  coiffé  du  pschent  B.  i  2. 

f  Le  signe  <»  a  commencé  à  être  dégrossi  au  ciseau,  mais  est  resté  inachevé. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  lui 

Titre  du  tableau  :  (■ — ►  )  i  -.  i^^*§  *  ■    • 

0s.».s:(~)^(glMnnMZi3ïL>ïêtlZ! 


(m) 
1 1 1 


tu  («"•>• 


bis  :  («)  ;  j^i>A^  ï  <S— «/— ^  .* 

A.  Porw  «ni  (pi.  XL VI,  A). 

Nome  ï  (^)w  :  (« — ►  )  \  «=»  4    -l  "" 1 1 1  V/M' — *         ■  -****?• 

»„ ,  (|jf)  :  (_)  -,'sj;^- ^:;.~~> 
n„„  3  (tf)  :  («)  7=(n&tâm  i  lien- 


©     J     © 


»»^<i^Hïiniti-it;n 


20    ^ "" 

I  (S). 

I  J  © 


Nome  6  (gg)  :  (- — ►)  Y  i         ï#j  (^  s  ^S ^  J  "l  (%ne  seulement  peinte, 
et  aujourd'hui  illisible). 

c.   Paroi  esl  (pi.  XLVI,  B). 

Nome  7  (fV)  :  (— *)  f  *  W>î#f  f"  "1  7  (ligne  illisible). 

Nome  8  (("c)1\t)  :  (■ — ►)  ai    et  =i9-   Ces  deux  lignes  n'ont  été  ni   divisées,  ni 
sculptées,  ni  peintes.  L'emplacement  qui  leur  était  destiné  est  resté  absolument  nu. 


142  II.   GAUTHIER. 

Je  voudrais  faire  remarquer,  en  terminant  cette  description  du  soubassement, 
que  nous  n'avons  là  que  vmgl-six  nomes,  dont  vingt-deux  appartiennent  à  la 
Haute-Egypte  (y  compris  la  Nubie),  et  les  quatre  derniers  à  la  Basse-Egypte.  La 
série  est  donc  fort  incomplète,  et  la  raison  de  cette  lacune  doit  être  cherché  dans 
les  dimensions  exagérées  données  par  le  décorateur  au  soubassement.  Ce  dernier 
est  en  effet  très  haut  (1  m.  3o  cent.),  et  les  figures  ont  dû,  pour  conserver 
leurs  bonnes  proportions,  être  sculptées  également  très  larges;  mais,  en  consé- 
quence de  cette  largeur  exceptionnelle  et  du  peu  de  longueur  des  diverses  parois 
de  la  chambre,  tout  ce  que  l'on  aurait  voulu  figurer  sur  cette  partie  de  la  salle 
n'a  pu  tenir  place,  et  sans  faire  aucun  choix  l'artiste  s'est  contenté  de  sculpter 
tous  les  nomes  du  Said,  puis  il  a  entamé  la  série  des  nomes  du  Delta,  et  s'est 
tout  simplement  borné  aux  quatre  premiers,  les  autres  n'ayant  pu  trouver  place. 

IV.  BANDEAU  DU  SOUBASSEMENT. 

(PI.  XLIII-XLM.) 

Ce  bandeau  mesure  o  m.  90  cent,  de  hauteur,  et  court  tout  autour  de  la  salle, 
au-dessus  de  la  procession  des  Nils. 

CÔTÉ   DROIT   (NORD). 

Cette  section  commence  à  la  porte  conduisant  à  la  procclla,  sur  la  paroi  ouest 
de  l'antichambre,  occupe  toute  la  paroi  nord,  et  se  termine  à  la  porte  venant 
du  pvonaos,  sur  la  paroi  est.  l\  couvre  ainsi  une  longueur  totale  de  h  m.  3o  c.  + 
5  m.  78  cent,  -f  3  m.  80  cent.  =  i3  m.  88  cent. 


[+:]MsyffT£yvj=TT":?î¥M*-^?u«iï: 
[#  ?  i]  mm  ê  ji  v  si  i  n  :  vrr?n  *  *  <*-*  -d> 

ll)   Le  signe  f~\  a  une  fonne  un  peu  différente;  les  quatre  côtés  du  carré  sont  légèrement  prolongés 
au  delà  de  leur  intersection. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  143 


â 


SUS  H,(M!=EZ3  IH:r™J^j;^ 


J     s 


COTE   GAUCHE    (SUD). 

Ce  texte  commence  à  la  porte  conduisant  à  la  procella,  sur  la  paroi  ouest  de 
l'antichambre,  occupe  toute  la  paroi  sud,  et  se  termine  à  la  porte  venant  du 
pronaos,  sur  la  paroi  est.  Il  est  un  peu  moins  long  que  le  précédent  pour  trois 
raisons  : 

î  °  Les  portes  communiquant  avec  le  pronaos  et  la  procella  ne  sont  pas  ouvertes 
au  milieu  de  l'antichambre,  mais  beaucoup  plus  près  de  sa  paroi  sud  que  de  sa 
paroi  nord. 

2°  La  paroi  sud  est  elle-même  percée  de  deux  portes,  conduisant  l'une  à  un 
magasin  (o  m.  65  cent,  de  largeur,  la  plus  occidentale),  l'autre  à  un  escalier 
montant  sur  le  toit  du  temple  (o  m.  92  cent,  de  largeur,  la  plus  orientale); 

3°  Enfin  la  paroi  est,  près  de  cette  dernière  porte,  est  restée  nue  sur  une 
longueur  de  1  m.  08  cent. 

Pour  ces  diverses  raisons,  le  texte  suivant  ne  mesure  que  7  m.  84  cent,  de 
longueur  totale.  Il  contient  un  double  du  texte  de  la  partie  droite  précédemment 
transcrit,  et  grâce  à  celte  identité  des  deux  inscriptions  les  lacunes  de  chacune 
d'elles  peuvent  être  restituées  avec  certitude  au  moyen  de  l'autre. 


LP0r  eJ^f  f  ^  J\ru  ©<=-'(-)  1  I   I  ©tft"1    I    I  MA -j|  I  a\    U S -F 

'■'   Ce  groupe  est  tracé  moitié  sur  la  paroi  ouest,  moitié  sur  la  paroi  sud. 
l2>  Même  remarque  qu'à  la  page  précédente  pour  le  signe  FI. 


IV.  II.   GAUTHIER. 

i  i  i>#U L   ii  i  i*int\ — i5». — i* — 1-^  ;   ne  in^^l  M.fm^e1i?^". 

*:E^!rrrîs^vlJ=;«^MP^[p»rH(p»'-oie»t)[espace 
no.  déco^]— ,j^:gTT"(5MPrAnf^iMjgr  !£g 

V.  SECTION  DE  GAUCHE  (SUD). 

(PI.  XLVIl-LI). 

PREMIER   REGISTRE. 
(PI.  XLVII,  A  etB,  etXLVIU.  A). 

Ce  registre  mesure  1  m.  62  cent,  de  hauteur,  et  est  séparé  du  soubassement 
par  un  espace  de  0  m.  o3  cent.  Il  est  resté  en  grande  partie  inachevé,  principa- 
lement sur  les  parois  est  et  sud.  Enfin  sa  décoration  n'est  pas  symétrique  à  celle 
du  registre  correspondant  de  la  section  nord,  parce  que  les  parois  est  et  ouest 
sont  moins  étendues  ici  que  dans  1  autre  section.  Toutes  les  divinités  y  sont 
représentées  debout. 

a.   Paroi  est. 

Cette  paroi  mesure  1  m.  0,0  cent,  de  largeur,  mais  elle  n'est  pas  décorée  sur 
toute  sa  surface.  Nous  avons  déjà  constaté  en  effet,  en  ce  qui  concerne  le  soubas- 
sement, qu'il  n'occupait  que  1  m.  28  cent,  de  la  largeur  de  la  paroi;  il  en  est 
de  même  pour  le  premier  registre,  tout  au  moins  sur  une  hauteur  de  0  m.  58  c: 
les  deux  tiers  supérieurs,  au  contraire,  occupent  toute  la  paroi. 

La  décoration  de  cette  paroi  n'a  pas  été  sculptée;  elle  a  seulement  été  dessinée 
au  trait  rouge  et  a  presque  complètement  disparu,  soit  par  l'effet  de  l'eau,  soit 
plutôt  par  suite  des  contacts  et  frottements  que  la  paroi  a  eus  à  subir  depuis 
l'antiquité  jusqu'au  déblaiement  qui  vient  d'en  être  fait.  Le  sujet  de  cette  décora- 
tion reste  lui-même  très  indécis.  On  aperçoit  quelques  restes  d'hiéroglyphes 
laissant  deviner  certaines  lignes  de  textes,  les  unes  verticales,  les  autres  horizon- 
tales; on  voit  encore  le  contour  d'un  cartouche  qui  ne  semble  pas  avoir  été  rempli, 
une  trace  du  jupon  royal  sur  la  gauche  de  la  paroi,  et  les  deux  longues  plumes 
d'Amon  qui  semblent  avoir  constitué  la  coiffure  du  roi;  sur  la  plume  droite  il 
semble  y  avoir  trois  signes  *y-  horizontalement  disposés. 


LE  TEMIM.E   DE  KALABCI1AII.  14: 


Voici  les  rostes  que  je  crois  avoir  pu  distinguer  : 

Longue  ligne  verticale  de  gauche,  occupant  toute  la  hauteur  du  tableau 

/  I  ■  «j  ;  "  ^— A24  [l^^^iîiTJl-^A       [|V!     I® 

lu*  :        ic-3, —  Tri  _■».  i  y\*t*=,ca  il     ilJPl 


Restes  de  trois  lignes  verticales  (» — »)  dans  le  bas  du  tableau  :  !  p— "- 


,.:::::::>  ^MM-^Mt 


Restes  de  trois  (ou  plus)  lignes  horizontales  à  droite  du  cartouche  royal   : 

(— )  i       HSsiï;.  JlîF  WÊÊÊîtfQw™ illisiljles)- 

Longue  ligne  verticale  de  droite,  occupant  toute  la  hauteur  du  tableau  : 

(~)  'vs/xWÊËËT  ■ 

On  aperçoit  encore,  éparses,  beaucoup  de  traces  rouges  faisant  partie  de  la 
décoration,  mais  si  mutilées  et  si  effacées  qu'il  n'est  pas  possible  de  reconstituer 
par  elles  l'ensemble  de  la  scène. 

Un  graffito  arabe  moderne,  taillé  avec  quelque  outil  pointu,  porte  gJeuaA 
<j>lj*»Jl,  Moustafa  el-Sôag;  il  est  à  la  limite  du  premier  et  du  second  registre. 

b.   Paroi  sud  (pi.  XLVII,  A  et  B). 

Cette  paroi,  longue  de  5  m.  8o  cent.,  est  divisée  en  trois  tableaux  d'inégale 
largeur,  et  tous  inachevés. 

Premier  tableau.  —  En  raison  de  la  porte  conduisant  à  l'escalier,  ce  premier 
tableau  n'est  pas  aussi  haut  que  le  reste  du  registre;  il  ne  mesure  que  i  m.  08  c. 
de  hauteur  (au  lieu  de  i  m.  62  cent.);  il  est  aussi  très  étroit  (1  m.  o'.\  cent, 
seulement).  Ce  tableau  n'a  pas  été  sculpté,  mais  seulement  dessiné  en  rouge; 
aussi  n'en  reste-il  presque  rien.  On  aperçoit  sur  la  gauche  le  corps  du  roi  et  un 
cartouche,  et  sur  la  droite  trois  lignes  verticales  d'hiéroglyphes,  dont  pas  un  seul 
signe  ne  peut  être  déchiffré.  Dans  le  cartouche,  et  au-dessus  de  lui,  on  devine 
plutôt  qu'on  ne  lit  :  (- — ►)  p       (  ^  \\  p  ^ 

Deuxième  tableau  (pi.  XLVII.  A).  —  Ce  tableau  mesure  2  m.  90  cent,  de 

Le  Temple  de  Kalabchah.  jg 


146  H.   GAUTHIER. 

largeur,  et  est,  en  quelque  sorte,  double.  11  se  compose  en  effet  de  deux  scènes 
tout  à  fait  différentes,  où  le  roi  apparaît  deux  fois  : 

i°  A  gauche,  le  roi  est  debout  entre  le  dieu  Tboth  à  tète  d  ibis  et  le  dieu 
Horus  à  tète  de  faucon,  également  debout;  les  trois  personnages  ne  portent 
aucune  coiffure;  tandis  que  le  roi  marche  sur  le  sol  même,  les  deux  dieux  sont 
un  peu  surélevés  et  marchent  sur  une  petite  éminence  de  o  m.  1 1  cent,  de 
hauteur.  Les  divinités  renversent  chacune  sur  la  tèle  du  roi  le  contenu  d'un 
vase  jl  pour  le  purifier  à  son  entrée  dans  le  temple. 

2°  A  droite  de  cette  scène,  le  roi,  coiffé  du  pschent  (B.  12)  est  debout  entre 
les  deux  déesses  du  nord  et  du  sud,  Ouadjil  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1 1 
sans  urœus,  et  Nekhabit  coiffée  du  diadème  B.  7;  les  trois  personnages  sont 
debout  sur  le  sol  même,  et  les  déesses  ont  chacune  un  bras  passé  autour  du 
corps  du  roi,  quelles  accueillent  dans  le  temple  après  qu'il  a  été  purifié  par 
les  soins  de  Thoth  et  d'Horus. 

Cette  double  scène  est  aussi  figurée  sur  la  paroi  nord  de  la  salle,  faisant  face 
à  celle-ci. 

Les  figures  ont  toutes  été  achevées  et  sculptées,  mais  les  douze  lignes  d'hiéro- 
glyphes servant  de  légendes  à  cette  double  scène  (six  lignes  pour  la  première 
représentation,  et  six  pour  la  seconde)  ont  été  seulement  dessinées  en  rouge;  elles 
ont,  en  conséquence,  en  grande  partie  disparu.  Voici  ce  que  j'ai  pu  en  déchiffrer  : 

a.  Première  scène. 

Horus  :  (~)  ,  iJ^HLlltl  I    l'JL"!       1  .  " 

b.  Deuxième  scène. 


4 


Ouadjit  :  (- — >•  )  ?  (cette  ligne  n"a  pas  été  peinte)  ï'  iwj  I  -    (  ERbi«   ***I 

m. 

("   Ce  sifjne  est  pointu  au  sommet  et  fourchu  à  la  base. 


(,(,) 


LE   TEMPLE   DE  KALABGHAil.  147 

Nekhabit  :  (~)  ïi^^JÎM^v  "iftllwî5îlt!ï& 


i 


Troisième  tableau  (pi.  XLVII,  15).  —  Ce  tableau  mesure  1  m.  85  cent,  de 
largeur,  et  n'a  pas  été  achevé.  La  tète  du  roi  n'est  pas  encore  sculptée,  et  le 
contour  en  est  seulement  indiqué  au  trait  rouge;  cet  état  d'inachèvement  nous 
permet  de  constater,  en  ce  <pii  concerne  le  corps  du  roi,  que  le  sculpteur  n'a  pas 
cru  devoir  suivre  exactement  le  dessin  primitif;  nous  aurons  à  faire  bientôt  une 
remarque  analogue  pour  un  des  tableaux  du  premier  registre  de  la  paroi  nord. 

Le  sujet  de  ce  tableau  est  le  même  que  sur  la  paroi  ouest  (section  nord),  au 
premier  registre  :  le  roi  (■*—),  coiffé  d'une  couronne  seulement  dessinée  au  trait 
rouge  et  presque  complètement  effacée,  mais  qui  semble  être  le  diadème  G.  g, 
est  debout  entre  un  dieu  dont  le  nom  n'est  pas  lisible,  coiffé  de  la  couronne  du 
nord  B.  il,  et  le  dieu  Montou  de  Thèbes,  hiéracocéphale  et  coiffé  de  la  couronne 
à  longues  plumes  A.  12.  Les  deux  dieux  tiennent  le  roi  par  une  main ,  tandis  que 
de  l'autre  ils  présentent  le  signe  de  la  vie,  l'un  à  son  visage,  l'autre  à  sa  nuque. 
Les  figures  des  deux  divinités  sont  complètement  sculptées  et  achevées,  mais 
toutes  les  légendes  hiéroglyphiques  concernant  la  scène  ont  seulement  été  dessi- 
nées en  rouge  et  sont  très  effacées.  Voici  ce  qu'on  peut  encore  en  déchiffrer,  en 
imprégnant  fortement  d'eau  la  pierre. 


le  ro.  :  (~)  i  s  QKjQjâD  ;  H  (yMPr^fi^l 

Divinité  (Mandoulis?)  :  (— *)  j  j<^  |  l"vfo~  j  j^  ^  ^ 

Mentou  :  ("^)(U  |  jVl™i/"^lÔ("c)  (le  reste  na  éié  ni  sculpté,  ni  peint). 

c.   Paroi  ouest  (pi.  XLVI1I,  A). 

Cette  paroi,  mesurant  2  m.  U8  cent,  de  largeur,  ne  porte  qu'un  seul  tableau. 
Trois  divinités  debout  (Osiris,  coiffé  du  diadème  C.  8(?),  Isis,  coiffée  de  sa 
couronne  spéciale  D.  5,  et  Mandoulis,  coiffé  du  diadème  B.  5)  sont  orientées 
dans  le  sens  («-—  ),  comme  si  ce  tableau  était  la  continuation  du  précédent,  et 

'"   La  ligure  du  dieu  est  orientée  dans  le  sens  ( — ) ,  mais  sa  légende  est  écrite  en  sens  inverse  (— •  ). 

'9- 


148  11.  GAUTHIER. 

se  rapportait  à  la  même  scène.  Il  n'y  a  pas  de  figure  de  roi,  et  devant  le  premier 
dieu  (Osiris),  on  aperçoit  encore  les  traces  de  deux  lignes  verticales  d'hiérogly- 
phes («— «),  dessinées  en  rouge.  Les  deux  lignes  relatives  au  troisième  dieu 
(Mandoulis)  sont  également  tracées  en  rouge,  tandis  que  les  légendes  dOsiris  et 
d'Isis  ont  été  achevées  et  sculptées.  La  ligne  6,  occupant  toute  la  hauteur  du 
lahleau,  à  droite,  est  seulement  peinte,  et  très  mutilée.  Enfin,  on  aperçoit  sur 
les  corps  d'Osiris  et  de  Mandoulis  des  traces  d'enduit  blanc,  et  par-dessus  cet 
enduit,  des  restes  de  couleur  violette  et  jaune.  Il  est  donc  probable  que  l'anti- 
chambre fut  peinte  en  couleurs,  comme  la  procella  et  la  cella,  bien  qu'il  ne  reste 
à  peu  près  rien  de  ses  couleurs. 


:±,t«M         liai      ^_K 


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ïi5iMC±t5âmHH.T^:Hf 

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(««). 


(««). 
*  m  i  » 


DEUXIEME   REGISTRE. 

(PI.  XLVIII  B  et  XLIX). 

Ce  registre  mesure,  comme  le  précédent,  i  m.  62  cent,  de  hauteur,  et  il  en 
est  séparé  par  une  mince  bande  de  0  m.  o3  cent,  d'épaisseur.  Comme  le  précédent 
aussi,  il  est  resté  inachevé;  non  seulement  beaucoup  de  légendes  hiéroglyphi- 
ques n'ont  pas  été  sculptées,  mais  certaines  figures  elles-mêmes  sont  restées 
simplement  indiquées  au  trait  rouge.  La  plupart  des  divinités  y  sont  représentées 
assises  sur  le  trône  habituel;  pourtant  certaines  déesses  sont  figurées  debout. 

a.  Paroi  est. 

Cette  paroi,  large  seulement  de  1  m.  qo  cent.,  ne  contient  là,  comme  au 
premier  registre,  qu'un  seul  tableau,  dont  pas  une  seule  ligne  n'a  été  sculptée. 


LE  TEMPLE   DE   KALABCIIAII. 


149 


Aussi,  à  première  vue,  la  représentation  est-elle  absolument  invisible,  et  l'on 
pourrait  croire  que  cette  paroi  n'a  pas  été  décorée.  Mais  en  s'approchant  de  très 
près,  et  surtout  en  arrosant  fortement  la  pierre,  on  voit  bientôt  apparaître  les 
contours  au  trait  rouge  de  tout  un  tableau;  ce  tableau  est  même  beaucoup  mieux 
conservé  <[ue  celui  placé  immédiatement  au-dessous  de  lui,  sur  la  même  paroi, 
dont  nous  avons  vu  qu'il  ne  restait  que  peu  de  chose.  Il  était  impossible,  natu- 
rellement, de  songer  à  prendre  une  photographie  de  ces  contours  si  légers  et  si 
fugitifs,  car  aussitôt  que  la  pierre  extrêmement  sèche  avait  absorbé  l'eau  dont 
on  l'arrosait,  la  représentation  devenait  à  nouveau  invisible. 

Voici  le  sujet  de  ce  tableau.  Le  roi  (» — ►  ),  coiffé  du  pschenl  (B.  12),  présente 
un  objet  de  forme  assez  indécise,  mais  que  je  crois  pouvoir  affirmer  être  le 

collier  c=^  ou    B  ,  complètement  cylindrique,  au  dieu  Shou  assis  et  coiffé  de  la 

plume  d'autruche  A.  10.  et  à  la  désse  Tafnouit,  debout,  coiffée  du  disque  solaire 
et  de  l'urœus  (D.  a  ),  et  paraissant  avoir  une  tête  de  lionne. 


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jM-        I    <V) I    I     1  - 


b.  Paroi  sud  (pi.  XLIX,  A  et  B). 

Cette  paroi  est  divisée  en  deux  grands  tableaux  presque  égaux  en  largeur, 
mesurant,  le  premier  2  m.  o5  cent.,  et  le  second  2  m.  85  cent.  Sauf  les  trois 
longues  lignes  verticales  d'inscriptions,  qui  occupent  toute  la  hauteur  du  registre, 
et  qui  sont  seulement  peintes  en  rouge,  tout  le  reste  de  ce  registre  a  été  achevé 
et  sculpté. 

Premier  tableau  (pi.  XLIX,  A).  —  Le  roi  (- — ►),  coiffé  du  diadème  C.  9,  offre 
l'encens  +  au  dieu  Douanoutir  assis  et  coiffé  de  la  couronne  G.  h,  à  la  déesse 
Nouit  assise  et  coiffée  de  sa  couronne  spéciale  D.  4,  et  à  Mandoulis  assis  et  coiffé 
du  diadème  B.  7.  La  sculpture  de  ce  tableau  a  été  achevée,  sauf  en  ce  qui 


150 


H.  GAUTHIER. 


concerne  les  deux  longues  lignes  5  et  9,  à  chacune  îles  extrémités,  qui  sont  seule- 
ment dessinées  en  rouge. 


Titre  du  tableau  :  (» — ►  )  1  A    ï ... 
Le  ro,  :  (->)  j  jk  (S'a* 


(«<•) 


~N  :i  —  * 

V      I    «S  III 


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a  I  ©  A">^i 


©  8 


© 


-^nj»  (ou  Jn)| ^]_Ht''.r./ 

Douanoutiu:!^)^^^/^';^^:^;^^^^^!!^! 

o        I  !  îÊÉ£=m>  m   n   1 1  M:  / — v  .oH     jt  M:  1 1 I 

Mandoulis  :  (™.)  '|  Ul^^^w^lt^^J^  î'îîvliÇ^ 


f  w\  1 


Sur  le  siège  de  Mandoulis  est  tracé  en  rouge  un  graflito  arabe  :  jjs.  <Jj, 
Zeki  Hazer. 

Deuxième  tableau  (pi.  XLIX,  B).  —  Ce  tableau  est  semblable  au  précédent 
quant  au  nombre  des  personnages;  mais  une  des  divinités  y  est  représentée 
debout,  tandis  que  les  autres  sont  assises. 

Le  roi  (■ — >-),  coiffé  de  la  couronne  blanche  (B.  6),  offre  l'œil  symbolique  g^ 
à  Ilarendotès  assis,  hiéracocéphale  et  coiffé  du  pschent  (B.  12),  à  Mandoulis 
également  assis  et  coiffé  de  la  couronne  B.  k,  eL  à  la  déesse  Ouadjit  debout, 
coiffée  de  la  couronne  rouge  (B.  1  1)  sans  uraeus.  Sauf  la  ligne  5,  qui  est  seule- 
ment dessinée  en  rouge,  tout  le  reste  du  tableau  a  été  sculpté  et  achevé. 


Titre  du  tableau  :  (» — ►  )  .  :^g    1]  (*). 


(1)   Ce  signe  a  été  omis  par  le  sculpteur. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCIIAII.  151 


<• 


»  o  i)  a — i  m  «» 


Mandodlis  :  (—— )  ï  ~kT)  <•<">  ~*   >  V")  -»«  "1  j  ""■■''  V  fvi  (*)  "^"*  ~H~  <3* 

c.  Pamowesi  (pi.  XLVI1I,  B). 

Cette  paroi,  large  de  3  m.  48  cent.,  comprend  un  seul  tableau,  également 
inachevé.  La  ligne  5  et  la  plus  grande  partie  de  la  ligne  o,  en  ont  été  seulement 
dessinées.  Le  sujet  est  celui-ci  :  le  roi  (» — -),  coiffé  de  la  couronne  blanche  B.  6 
(sans  uraeus),  offre  deux  vases  à  vin  é  é  ■'  Osiris  assis  et  coiffé  du  diadème  atcf 
(B.  10  plus  le  disque  au-dessus  des  cornes)  (?),  et  à  Mandoulis  assis,  coiffé  de 
sa  couronne  spéciale  C.  9. 

Titre  du  tableau  :  (- — ►)  !  a~~a  {>'«)  {         ***-  la  [](■*)  *~~a  A  &. 


'-  -  ^  (~)  ;  m  (SUS  î  H  SHH]  î  Bt 


©  -  «■» 


I  1  1  1  I  As.  ©©o  V' — •  *  ■ —  Mr  J  o  •  o         »J 


'"    Ce  début  do  ligne  a  été  sculpté,  mais  toute  la  suite  est  restée  inachevée,  seulement  dessinée  au 
trait  rouge. 


152  H.  GAUTHIER. 


TROISIÈME   REGISTRE. 
(PL  Lei  LI.) 

Ce  registre  mesure,  comme  les  précédents,  1  m.  6s  cent,  de  hauteur,  et  il  est 
séparé  du  second  registre  par  un  intervalle  de  o  m.  o3  cent.  Il  n'a  été  achevé 
que  sur  la  paroi  est;  sur  les  parois  sud  et  ouest,  les  inscriptions  hiéroglyphiques 
n'ont  même  pas  été  ébauchées  en  rouge.  Ce  registre  comporte  quatre  tableaux, 
dont  un  sur  chacune  des  paroi  est  et  ouest,  et  deux  sur  la  paroi  sud.  11  est 
interrompu  par  deux  fenêtres,  l'une  servant  à  éclairer  l'escalier  pratiqué  derrière 
la  paroi  sud,  l'autre  percée  au  sommet  de  la  paroi  ouest. 

a.   Paroi  est  (pi.  L,  A). 

Un  seul  tableau,  comme  aux  registres  inférieurs,  occupe  cette  paroi;  mais 
à  la  différence  des  deux  tableaux  situés  immédiatement  au-dessous  de  lui,  ce 
tableau  a  été  complètement  sculpté  et  achevé. 

Le  roi  (*« — ►),  coiffé  du  casque  de  guerre  A.  5,  et  surmonté  d'un  faucon  aux 
ailes  éployées  tenant  dans  ses  serres  le  1  et  le  Q,  offre  les  deux  vases  à  vin  é  é 
au  dieu  Harmakhis  hiéracocéphale,  assis  et  coiffé  du  disque  solaire  avec  urœus 
«•k(A.  7),  et  à  la  déesse  Hathor,  debout,  et  coiffée  du  diadème  D.  1  0  (  ?). 

Titre  du  tableau  :  (» — ►)  j  *«*wl      -    »  lai  («)*"»**  A  •¥•■ 


<•  1 


là- 


-^  0  I  a~~*  <SI>>    +   /-\  +  <5(s'') 

Hathob  :  (  — )  |  Î^S^^?.(!'f)^Tl)M.^^^s'^^,''r'!- 

b.   Paroi  sud  (pi.  LI,  A  et  B). 

Celte  paroi  est  divisée,  comme  au  registre  précédent,  en  deux  tableaux,  larges, 
le  premier,  de  a  m.  9 5  cent.,  le  second  de  2  m.  85  cent.  Ces  tableaux  sont 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  153 

achevés  en  ce  qui  concerne  les  figures,  mais  les  légendes  hiéroglyphiques  n'ont 
même  pas  été  dessinées  au  trait  rouge;  remplacement  où  elles  devaient  être 
gravées  a  été  soigneusement  taillé  et  poli,  et  des  lignes  rouges  entre-croisées, 
les  unes  horizontales,  les  autres  verticales,  forment  le  quadrillage  préparatoire, 
encore  visihle,  qui  devait  servir  au  peintre  à  dessiner  les  contours  des  hiérogly- 
phes. Aucun  signe  n'a  été  dessiné,  sauf  le  V,  début  de  la  ligne  qui  est  toujours 
gravée  derrière  le  corps  du  roi  :  ftfî  *f*  *T~~  Q  "*r"\ . 

Premier  tableau  (pi.  LI,  A).  —  Le  roi  (—*-),  coiffe  de  la  couronne  A.  1  1. 
offre  l'encens  #  à  Osiris  assis  et  coiffé  du  diadème  C.  8  (sans  disque  au  sommet?), 
à  Isis  également  assise  et  coiffée  de  sa  couronne  spéciale  D.  5,  et  à  Horus  hiéra- 
cocéphale,  assis  et  coiffé  du  psclicnl  (B.  12). 

Au-dessus  de  1  épaule  du  roi.  le  signe  V. 

Deuxième  tableau  (pi.  LI,  B).  —  Ce  tableau  ne  comporte  que  trois  personnages, 
et  non  quatre  comme  le  tableau  correspondant  du  registre  inférieur.  Une  large 
haie,  mesurant  o  m.  98  cent,  de  hauteur  sur  o  m.  88  cent,  de  largeur,  empiète 
en  effet  sur  ce  tableau  et  occupe  la  place  d'une  divinité.  Cette  fenêtre  est  desti- 
née à  donner  de  la  lumière  à  l'escalier  conduisant  aux  terrasses  du  temple,  et 
qui  est  pratiqué  derrière  la  paroi  sud  de  la  salle.  En  outre,  ce  tableau  est 
également  inachevé,  et  dans  le  même  état  que  le  tableau  précédent. 

Le  roi  (— *),  coiffé  de  la  couronne  C.  5(?),  offre  le  symbole  des  champs 
yj,  à  la  déesse  Isis  assise  et  coiffée  de  son  diadème  particulier  D.  5,  et  au  dieu 
Mandoulis  enfant;  ce  dernier  est  représenté  debout,  entre  la  fenêtre  et  l'angle 
ouest  de  la  paroi,  tout  nu,  coiffé  du  pschent  B.  12  (avec  disque?),  portant  la 
main  droite  à  sa  bouche,  et  tenant  de  la  main  gauche  un  oiseau  reih. 

Au-dessus  de  l'épaule  du  roi,  le  signe  9. 

c.   Paroi  ouest  (pi.  L,  B). 

Cette  paroi  ne  comprend  qu'un  seul  tableau,  et  encore  est-il  moins  large  que 
le  tableau  correspondant  des  registres  inférieurs.  La  corniche  de  la  porte  de  la 
procella  empiète,  en  effet,  sur  l'espace  qui  lui  était  réservé;  aussi  ne  mesure-t-il 
que  1  in.  90  cent,  de  largeur,  et  ne  comporte-t-il  que  deux  personnages,  au 
lieu  de  trois.  Une  fenêtre,  haute  de  1  mètre  depuis  le  plafond,  et  large  de 
0  m.  63  cent.,  est  creusée  dans  la  paroi,  à  0  m.  3 5  cent,  de  l'angle  sud;  celte 

Le  Temple  de  Knfabchah. 

1  911 


154  H.  GAUTHIER. 

fenêtre  déborde  encore  sur  le  tableau  sur  une  hauteur  de  o  m.  Zk  cent.  Saufla 
ligne  ordinaire,  Y'r'l-  etc.,  derrière  le  corps  du  roi,  aucune  inscription  n'a  été. 
même  ébauchée. 

Le  roi  (» — ►),  sans  autre  coiffure  que  la  perruque  et  l'urœus  (A.  i),  et  tenant 
de  la  main  droite  le  bâton  et  la  massue  entre-croisés,  offre  le  sceptre  +  à  la  déesse 
Isis,  coiffée  de  son  diadème  propre,  D.  5.  Entre  le  roi  et  la  déesse  est  représenté 
un  plateau  portant  f]  H,  et  au-dessous  de  ce  plateau  sont  rangées  des  tètes,  des 
pattes  et  des  corps  de  grands  animaux  à  cornes,  bœufs  et  antilopes.  Cette  scène 
devait,  dans  la  pensée  du  décorateur,  comporter  des  légendes  explicatives  assez 
longues,  car  de  très  nombreuses  lignes  ont  été  réservées  sur  le  champ  du  tableau; 
aucune  d'entre  elles  n'a  malheureusement  été  même  ébauchée  au  trait  rouge. 
On  lit  seulement  derrière  le  roi.  sculptée,  la  formule  ordinaire  :  (- — ►)  atI  jf 

VI.         PARTIE  DE  DROITE  (NORD). 

(PL  L1I-LIX.) 

PREMIER   REGISTRE. 

(PI.  LU  A,  LUI  et  LIV.) 

Ce  registre  est  haut  de  1  m.  70  cent,  y  compris  la  bande  non  décorée  de 
o  m.  10  cent.,  qui  le  sépare  de  l'inscription  du  bandeau  du  soubassement. 

a.   Paroi  est  (pi.  LU,  A). 

Cette  paroi  comprend  deux  tableaux  inégaux,  larges,  le  premier  de  2  m.  a  5  c. , 
le  second  de  1  ni.  55  cent.  Dans  le  premier  le  roi  (■< — «),  coiffé  du  pschent  B.  1  9  , 
offre  l'encens  au  dieu  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème  spécial  C.  9,  et  à  la  déesse 
Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  sans  uraeus;  dans  le  second,  coiffé 
de  la  couronne  B.  6,  il  offre  deux  vases  à  lait  x  x  au  dieu  Mandoulis,  coiffé 
du  diadème  B.  7  sur  A.  U. 


Premier  tableau.    Iitre  :  (-> — -)  .  ,  •  -  ■    *~~~*  Ahk 

i-B  »o.  :(—)igg  (SUS  î  ?  v  (SEmUnS)  î  Si1 

JL©    2  -\  ^  (cette  ligne  n'a  pas  été  sculptée;  elle  est  seulement  dessinée  en 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH. 
rouge,  et  la  plus  grande  partie  des  signes  a  aujourd'hui  disparu) 

V- 


155 


■ 


Man 


doui.is  : 


îi^^^i-ïiîicàp:îf^:,^î 


Sa.  ft^«  >  ^=zz  Î^T  fc^l         I    >  *. 


«"•«'(-jïMiriiW^ïtbJfeSïPiiA'T.'ïrj: 

i[TI/4'1  I  <==*  I  n^- r   I  (ce^ft  'igne  est  seulement  dessinée  en  rouge,  comme 
la  ligne  5,  et  presque  illisible)  ^()fï!-=v       ^=V^  "f^^^  ■  "1°^° 


fflCjrwi 


□ 


Wfâiffl&imflW/. 


i        \      m.    0> 


^'  . 


Deuxième  tableau.   Titre  :  (* — «) 


h^ 


|  >«««^  A  Nv,_ 


A©     h   ~\  I  C'8ne  seulement  dessinée   en   rouge  et  presque   tout  entière 
effacée) Y    |i 


(?) 


Mandoulis  :  (— )  f  jY|  ^^  !  j*a  j 'if  "|  t^^l  PÔ^^  î  ÏE^ 


(• — *■)   i  (ligne  seulement  dessinée  en  rouge  et  très  effacée)  :  \ 


(?) 


■ 


,..     ', 


pu        -H- 


't%ffir)'-ffiffi0,/'<  I 


■   ■  ■  ■  . 


6.  Paroi  nord  (pi.  LUI,  A  et  B). 


Cette  paroi,  longue  de  5  ni.  78  cent.,  est  divisée  en  trois  tableaux,  que  nous 
décrirons  en  commençant  par  le  plus  à  droite  (côté  est)  pour  terminer  par  le  plus 
à  gauche  (côté  ouest).  La  hauteur  du  registre  est  la  même  que  sur  la  paroi  est, 
soit  1  m.  70  cent.  Les  trois  tableaux  entre  lesquels  il  se  partage  sont  de  largeur 
inégale  :  a  m.  53  cent.,  1  m.  80  cent.,  et  1  m.  kb  cent.  Une  grande  partie  de 


156  H.  G  U  TJIIER. 

la  décoration  est  restée  inachevée,  principalement  les  inscriptions  hiéroglyphi- 
ques, qui  ont  été  simplement  tracées  au  trait  rouge,  et  non  sculptées.  Les  parties 
sculptées  ne  correspondent  pas  toujours  au  dessin  préparatoire.  Enfin,  les  parties 
seulement  dessinées  laissent  apercevoir  des  surcharges,  soit  qu'il  y  ait  eu  erreur 
de  la  part  de  l'auteur  du  premier  dessin,  soit  plutôt  qu'un  autre  décorateur  ait 
pris  sa  succession  et  ait  voulu  représenter  d'autres  scènes  que  lui.  Pour  toutes 
ces  raisons,  la  lecture  de  cette  paroi  est  extrêmement  difficile,  et  le  mauvais 
état  de  conservation  des  hiéroglyphes  seulement  tracés  au  trait  rouge  ajoute 
encore  à  cette  difficulté.  Certaines  lignes  sont  même  ahsolument  illisibles  sur 
toute  leur  longueur,  et  pour  toutes  les  parties  douteuses  je  dois  déclarer  par 
avance  que  les  signes  suivis  d'un  point  d'interrogation  ne  doivent  être  acceptés 
que  sous  toutes  réserves. 

Premier  tableau.  —  Le  roi  (-> — «),  coiffé  de  la  couronne  B.  1  1,  est  précédé 
d'un  personnage  de  petite  taille  (-< — «),  nu-tèle  et  dans  l'attitude  de  l'adoration: 
entre  eux  deux,  au  bas  du  tableau,  le  signe  •¥•  est  représenté,  à  peine  dégrossi 
et  sculpté  seulement  sur  sa  partie  droite,  tandis  que  le  reste  en  est  dessiné  en 
rouge.  Les  deux  personnages  sont  sculptés,  ainsi  que  les  cartouches  royaux  et 
le  signe  V  au-dessus  de  l'épaule  du  roi.  Tout  le  reste  est  seulement  dessiné. 
Ces  deux  personnages  devaient,  dans  l'idée  du  décorateur  primitif,  faire  face  à 
quelque  figure  divine;  mais  un  autre  artiste  a  achevé  le  tableau,  et  il  a  rempli 
tout  l'espace  laissé  sans  sculpture  en  avant  et  au-dessus  de  la  petite  figure  de 
plusieurs  lignes  d'hiéroglyphes,  les  unes  verticales,  les  autres  horizontales,  au 
milieu  desquelles  l'œil  a  peine  à  se  reconnaître.  La  divinité  qui  devait  faire  face 
aux  deux  figures  (-< — «)  n'existe  pas,  et  tout  ce  qui  a  été  surajouté  là  se  rapporte 
directement  à  la  scène  du  tableau  suivant,  la  purification  du  roi  par  les  dieux 
Horus  et  Thoth.  Enfin  derrière  le  roi  sont  encore  peintes  deux  (ou  trois)  lignes 
d'hiéroglyphes,  absolument  illisibles.  L'ordre  des  lignes  semble  être  celui  que 
j  indique,  mais,  vu  la  fréquence  et  la  grandeur  des  lacunes,  la  suite  du  texte 
n'apparaît  pas  toujours  clairement. 

l,  »<>,  :  (~)  j  ^  (vus  ;  ?  z»  dûônusi  ï  x 

(le  reste  manque)  i'  j  i'  (ces  trois  lignes  ont  été  seulement  dessinées  en  rouge, 
et  il  n'en  reste  plus  un  seul  signe). 

(~Mto?CS.*.£*H-!;Kti£«kT:ii5iP 


I.E  TEMPLE  !>E  k,H,,UÎ<;UAII. 


157 


TiOTffT+ôtfT'fEilBW-O-TdB»*' 

rrv^m'  _jmb  ir,n/^3)Ti\i»l,,:,v,n» 

-^  (il  est  impossible  de  voir  si  la  fin  de  cette  ligne  a  jamais  porté  quelque  signe) 

i  I       ^Tn:     lli.nl     lui     I  .«/l "].   . 

v-m- — )(»)        ,  IV:      A   =»=  ,  :      ^— '-»...-  7Â 

l>         *«""«A                       I     IJT,              I     ^                   I     ]  <=»m     IL  ;?i      I      a~~a 

v  >Sv   '  "-"-=•  -        -  |   f  (?) I     i  S    /    .  ,  •    •  i  i     \     1 1)  E"" 

fcP  •   i±i  .-  i1.1  i  (rien  n  est  visible)   |8"        1«=» 

•  l\\     >  JV© 


■ 


o       (?) 


) .     .„;..       i    . 


;   I     rien  nest  visible 


Au-dessus  des  lignes  16  à  22  on  voit,  tracés  également  en  rouge,  des 
animaux,  j^,  chacal  debout,  ^,  cliacal  accroupi,  fa^,  oiseau  diilicile  à 
identifier,  un  •(?),  un  4mè('!),  enfin  quelque  chose  qui  ressemble  à  une  cuisse 
d'animal,  ^-.  Tout  cela  est  assez  peu  net,  et  certaines  figures  sont  tracées  en 
surcharge  par-dessus  d'autres;  on  ne  voit  pas  trop  ce  que  signifie  tout  cet  aligne- 
ment de  choses  aussi  disparates.  Enfin,  au-dessous  de  la  ligne  19,  il  m'a 
semblé  apercevoir  un  oiseau  à  tête  humaine  et  aux  ailes  éployées,  dessiné  par- 
dessus les  hiéroglyphes  de  cette  ligne.  Serait-ce  là  le  graffito  de  l'oiseau-âme  que 
l'on  retrouve  gravé  sur  beaucoup  d'autres  parties  du  temple? 

Deuxième  tableau.  —  Ce  tableau  mesure  1  mètre  80  cent,  de  largeur  et 
montre  le  roi  coiffé  du  bonnet  A.  3  (« — -  )  debout  entre  Horus  hiéracocéphale  (- — ►) 


111   H  y  a  ici  une  surcharge. 

<2)   Toute  cette  partie  est  fort  douteuse  à  cause  des  surcharges.  A  côté  du  signe  K,  et  empiétant 
un  peu  sur  ta  queue,  on  voit  un  autre  urœus  plus  grand  et  orienté  dans  l'autre  sens,  qC. 


158  II.  GAUTHIER. 


et  Thoth  ibiocéphale  (■* — «),  qui  répandent  chacun  par-dessus  sa  tête  le  contenu 
d'un  vase  I  pour  le  purifier. 


Le  no,  :  (~)  j  «  (^SfDI  j  ?  «  (S  MPC  [^IH^- 
Thoth  :  (  < — «)  i  i|7)  .V- :        ^"^  l  j  Asv"~*  T  11         (?)     (?>  I  (il  ne  reste  rien, 

et  peut-être  même  n\  a-t-il  jamais  rien  eu)  i  |y|  j  *-~**  T  J  T  jfl.         £~~5 

Ten\ — 1|         U(!?is   o  X    sIa^a.      ,vyO-H-!iJ^»ii 

et  peut-être  n'y  a-t-il  jamais  rien  eu)   i   \ô]\   fî     U   ^=^«~a|     i  y\ 

Les  trois  personnages  de  ce  tableau  sont  seuls  sculptés;  tous  les  hiéroglyphes 
n'ont  été  que  dessinés  en  rouge. 

Troisième  tableau.  —  Ce  tableau  ne  mesure  que  i  mètre  45  cent,  de  largeur 
et  représente  le  roi  (■< — «)  embrassé  par  les  deux  déesses  Nekbabit  (» — ►  )  et 
Ouadjit  (» — >-).  Le  roi  porte  la  coiffure  B.  i  2  ,  Ouadjit  la  couronne  du  nord  B.  1 1 , 
sans  uraeus,  et  Nekbabit  le  diadème  B.  7.  Ce  tableau,  comme  le  précédent,  n'a 
été  sculpté  que  pour  les  figures,  tous  les  textes  étant  restés  simplement  dessinés. 
11  présente  en  outre  cette  particularité  que  les  cartouches  royaux  sont  écrits 
horizontalement,  et  non  verticalement  comme  c'est  le  plus  souvent  l'usage. 

le  roi  :  (— )  j  ^  (y;r-y]|Tw  Çynprf^u::]- 

On  aperçoit  sur  cette  ligne  5 ,  coupant  les  hiéroglyphes,  le  contour  de  la  déesse 
Ouadjit  tracé  en  rouge;  le  sculpteur  a  taillé  limage  de  la  déesse  à  dix  centi- 
mètres plus  en  avant,  sans  doute  pour  ménager  la  place  de  la  ligne  5  que  le 


LE   TEMPLE  DE   KALABCII A  II.  159 

dessinateur  avait  oubliée,  mais  il  n'a  pas  pris  la  peine  d'effacer  le  contour  qu'il 
n'avait  pas  suivi. 

N™»=(-)îj^+:ji,!*r:T!iîiî?ii:H-v:iiC^ 

c.    Paroi  ouest  (pi.  L1V,  A  et  B). 

Cette  paroi  ne  comprend  qu'un  seul  tableau,  qui  occupe  toute  sa  longueur,  soit 
Il  m.  3o  cent.  Ce  tableau  représente  six  personnages.  A  droite,  le  roi  (-< — «)  est 
tenu  de  chaque  côté  par  la  main,  à  droite  par  Mandoulis(?)  (■< — «),  à  gauche 
par  Amon(?)  biéracocéphale  (» — »).  Tous  deux  lui  présentent  le  symbole  de  la 
vie  •*■.  A  gauche,  derrière  Amon,  viennent  deux  dieux  et  une  déesse,  tous  les 
trois  regardant  le  roi  (» — ►  ).  La  figure  du  roi  n'a  pas  été  complètement  sculptée; 
tout  le  haut  de  la  tète,  ainsi  que  la  coiffure,  sont  restés  seulement  dessinés. 
Plusieurs  des  légendes  hiéroglyphiques  sont  restées  également  peintes  au  trait 
rouge,  et  de  l'une  d'entre  elles  quelques  signes  ont  seuls  été  exécutés. 

Le  roi  est  coiffé  du  diadème  G.  9;  Mandoulis  porte  le  pschentR.  1  2 ,  et.  Amon 
les  longues  plumes  ornées  chacune  d'un  uraeus,  et  le  disque  solaire  (A.  12). 

Le  roi  :  i  -    «)  I  (  les  cartouches  sont   peints  en  rouge  |   :  gg  (  \  ~T^ '4" 


ù  m 


(yM[P]r^[!ÏÏIïT 


M.vndoulis  :  (- — ►  )  I  VU)  s  s  s     >  1  (illisible)  (ces  deux  lignes  sont  éga- 

lement  peintes,  non  sculptées). 

Amon  ne  semble  pas  avoir  eu  de  légende;  du  moins  n'en  reste-t-il  rien. 

Mandoixis  :  (— — )  |  7y)  .  IXJ  I 


(1)      -    © 


1    I      W      I   ;■:■■■■     ■'/■■  Q     K 

1  <^*  I  *. —  4  (ces  trois  lignes  sont  seulement  dessinées)  1  t 

f»J    •  (ces  signes  seuls  ont  ete  sculples;  le  reste  de  la  ligne 

est  resté  peint  et  devenu  illisible). 

Ouawit:^)  ,  iri|%!nBlor©A  il  ,sr,  1  i*rk  ¥1  r?2- 


1G0  H.   GAUTHIER. 

Ces  quatre  dernières  lignes  sont  sculptées.  Le  dieu  Amon  (?)  hiéracocéphale  qui 
fait  directement  face  au  roi  n'a  pas  de  légende;  mais  entre  lui  et  le  dieu  qui  le 
suit  immédiatement  est  réservé  un  espace  de  o  m.  1 1  cent,  de  large  sur  toute 
la  hauteur  du  tableau,  qui  semble  avoir  été  une  ligne  d'hiéroglyphes  dessinés 
en  rouge,  dont  il  ne  reste  plus  aucun  signe  apparent.  Cette  ligne  était  peut-être 
en  relations  avec  Amon.  Enfin,  en  avant  du  sceptre  de  la  divinité  dont  le  nom 
est  perdu,  il  v  a  place  pour  une  petite  phrase,  qui  est  également  perdue. 

DEUXIÈME  REGISTRE. 

(PI.  LU  B,  LV  ctLVI). 

Ce  registre  est  un  peu  moins  élevé  que  le  registre  inférieur,  et  ne  mesure  que 
1  m.  64  cent,  de  hauteur,  y  compris  la  bande,  non  décorée,  de  o  m.  o5  cent., 
qui  le  sépare  du  registre  précédemment  décrit.  A  la  différence  de  ce  que  nous 
avons  constaté  pour  le  registre  inférieur  les  divinités  sont  ici  assises,  sauf  Min. 

a.   Paroi  est  (pi.  LU.  B). 

Cette  paroi  comprend  deux  tableaux  de  même  largeur  que  les  tableaux  cor- 
respondants du  registre  inférieur  (2  m.  2 5  cent,  et  1  m.  55  cent.). 

Premieh  tableau.  —  Le  roi  (» — ►),  coiffé  de  la  couronne  B.  11,  présente  le 
vase  \  au  dieu  Khnoum  à  tète  de  bélier  et  coiffé  du  diadème  C.  7  et  à  la  déesse 
Hathor  coiffée  de  la  couronne  D.  3.  Ce  tableau  est  resté  inachevé,  et  certaines 
légendes  hiéroglyphiques  sont  seulement  dessinées  au  trait  rouge;  celles  qui  ont 
été  sculptées  ne  l'ont  pas  été  complètement. 

Tithe  du  tableau  :  (« — -)       »      •  ■    " — *•  A  •¥•  ( seulement  dessine). 

-m-  ~*i^^  o, 'j  r,^  1  a-~^^  ( 


1(2) 


W  Ces  quatre  lignes  sont  sculntées. 

'2)   Cetle  ligne  est  seulement  jieinle,  et  assez  endommagée. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH. 


lfil 


ï     s 


!     I  i  i 


Les  lignes  6  à  1  o  sont  seulement  dessinées.  A  gauche  de  la  ligne  1  (titre  du 
tableau)  a  été  réservé  un  espace  pour  une  ligne  (7  tas),  qui  devait  contenir  la 
réponse  de  Khnoum  à  l'offrande  du  roi  (A — '^^  etc.);  il  est  impossible  de  voir 
si  les  hiéroglyphes  ont  été  dessinés;  en  tout  cas,  il  n'en  reste  pas  un  seul. 

Di:i  xième  T.viii.KAi .  —  Le  roi  (-< — -),  coiffé  du  diadème  C.  3  ,  offre  l'œil  1f§  au 
dieu  Mandoulis,  coille  de  son  diadème  spécial  C.  9.  La  plupart  des  inscriptions 
ont  été,  encore  ici,  seulement  dessinées,  et  le  tableau  est  resté  inachevé. 


±   (« 


A  ■¥•  (cette  ligne  est 


Titre  du  tableau  :  (-< — «) 
seulement  dessinée). 

l««..  =  (— )îjj;Cv:»5AJî?!r,CV'-'Mi|gfa;mi;Ël 

wll  T\  (ces  trois  lignes  sont  sculptées)  ,    V\N  a~~*«=»      -  %i 


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(cette  ligne  est  seulement  dessinée). 


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DOULIS  :   (~)  f  jft  „V  ,-**  "I  t    W     ï  ^  W  V  ïf  W  ( 


ces 


deux 


lignes  sont  sculptées,  mais  la  suivante  est  seulement  dessinée)  'j  JHfcv^-^- HP 


y  _(i)      (»)  -«*-  |    _  (?)    ss§  f  *  f  J 


•o         1  1  1     «     1  1  h 


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:<?). 


À  gauche  de  la  ligne  1  (titre  du  tableau)  a  été  réservé  un  espace  pour  une 
ligne  (7  bis),  qui  devait  contenir  la  réponse  de  Mandoulis  à  l'offrande  du  roi;  il 
n'en  reste  rien,  et  il  n'est  même  pas  possible  de  dire  si  cette  ligne  a  jamais  été 
écrite. 


Le  Temple  de  Kalabchah. 


162  H.   GAUTHIER. 

b.  Paroi  nord  (pi.  LV,  A  et  B). 

Celte  paroi  est  divisée  en  deux  grands  tableaux  de  quatre  personnages  chacun, 
mesurant  respectivement  a  m.  83  cent,  et  2  m.  o,5  cent,  de  largeur.  Toutes  les 
inscriptions  sont  seulement  dessinées,  ainsi  que  la  figure  du  roi  dans  le  second 
tableau. 

Premier  tableau  (pi.  LV,  A).  —  Le  roi  (- — ■),  coiffé  de  la  couronne  B.  6, 
oITre  AI  à  Min  ithyphallique  coiffé  du  diadème  B.  1 ,  à  Isis  coiffée  de  son  diadème 
D.  5  (sans  urams?)  et  à  Mandoulis,  coiffé  de  sa  couronne  spéciale  C.  9.  Derrière 
1  image  de  Min  s'élève  le  petit  édicule  spécial  qui  l'accompagne  très  souvent  sur 
les  représentations  :  ¥■• 

Titre  du  tableau  :  (-< — «)  j  jj_j  4  I.  *  ^(«)*-»l*  (ligne  seulement 

dessinée). 


LERoi:(^);l^l(K;^g^]UTl^r(^)M^^!Si^ 

MiN:(~)Jj^7rT*0 

Isis  :  (~)  j  ^i^wf  — fS  Î.AS  Vftfiw^W  ï1*" 
I   ©   ln*=<=»~  ©n^"   I    I    Ia^v^-h-I^iiiit^^      1  lilîr-    ...   J 

m«™.™:(— )Ti^i^^!j-»Jtlï  [^]ràr^i:S<** 

Deuxième  tarleau  (pi.  LV,  B).  —  Le  roi  (-< — -  ),  coiffé  de  la  couronne  B.  6 ,  offre 


d) 


Le  signe  9  est  seul  sculpté  parmi  toutes  les  inscriptions  de  ce  tableau. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCHAH.  163 

à  Mandoulis  coilTé  du  diadème  H.  7  sur  A.  6,  et  à  la  de'esse  Ouadjit  coiffée  de  la 
couronne  du  nord  B.  1  1  sans  urseus,  l'encens  et  l'eau  des  libations.  Toutes  les 
inscriptions  sont  seulement  dessinées,  l'image  du  roi  lui-même  est  restée  inache- 
vée et  n'a  pas  été  sculptée;  on  en  voit  simplement  le  contour  tracé  au  trait  rouge. 

Litre  du  tableau  :  ( -< — ■)  1  1  •  a  I  P,  f  1  ^  -  x  jr  <"r>  *" — ^At-  Cette  ligne 
est  interrompue  par  l'encensoir  et  par  le  vase  à  libations  que  le  roi  tient  en  sa 
main,  et  qui  débordent  sur  l'emplacement  réservé  à  la  légende  hiéroglyphique. 
Tout  cela  est  simplement  dessiné  en  rouge. 


i^:(~);=C£si^ir::,(Wp=^:»-in 

(ne)      JT  I  M    M  g=b       S.  m    O     J\        (™)         il    S  H  38^    < J  '    I    I  J   J\  "» 


MANDOULIS:(-^)7J^^^|j«yj-|,|,^Rj^|^^^1|1[ 


III 


°L,A,,jlT:(^)ï'i^K^..s^Trt1m  ■  ,A^s?:- 

c.   fW  o//es<  (pi.  LVI,  A  et  B). 

Cette  paroi  se  divise  en  deux  tableaux,  larges  respectivement  de  i  m.  65  cent, 
et  de  2  m.  65  cent. 

'''   Le  signe  s  est  retourné  en  sens  inverse. 


10/i  11.  GAUTHIER. 


Premier  tableau  (pi.  LVI,  A).  —  Le  roi  (-> — «),  coiffé  de  la  couronne  du  nord 
B.  1  1 .  offre  l'encens  $  à  Mandoulis  assis,  coiffé  du  diadème  C.  7.  Les  inscriptions 
sont  seulement  dessinées  en  rouge,  mais  toutes  les  figures  ont  été  sculptées. 


LITRE   DU   TABLEAU   :   (-> — -  )    i    i    •      *  _^_U'n  """""^  A  T' 

le  .01  :  («)  îsdcsriffJîTgCKMPrÂl  ï  X  (ce  si^  est 

sculpté;  l'emplacement  a  été  réservé  pour  le  reste  de  la  légende,  mais  elle  n'a 
pas  même  été  dessinée)  j'  ^ * ^^2  V"j-**lî fl^^r© JS ^Z2 
•  il     y\  I      (?)  j    1     1  <s  .ÂC  *^i   9 

T-t-rjA«~K**)ïi»:si*,îiB^jffizi.; 

s     1 1        -^"  -^  "^^    Jp  .1     "^"V  Un  remarque  des 

traces  de  dorure  sur  la  jambe  et  le  pied  du  dieu. 

Deuxième  tableau  (pi.  LVI,  B).  —  Le  roi  (-1 — «),  coiffé  de  la  couronne  du  nord 
B.  1 1 ,  offre  le  lait  jljl  à  Mandoulis  coiffé  de  son  diadème  spécial  C.  9  et  à  la 
déesse  Ouadjit  coiffée  de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  sans  uraeus.  Certaines 
légendes  ont  été  seulement  dessinées,  mais  d'autres  ont  été  sculptées  et  achevées. 


Titre  du  tableau  :  (-< — «)  Îa — il_  i^^ —    ±   (>'«)  *~~*  j\  -f  ■ 


<.,"'. 


1     On  aperçoit  ici  une  surcharge,  w». 
'2)  Toute  cette  ligne  est  effacée. 

Toutes  ces  lignes  sont  seulement  dessinées;  les  suivantes  (sauf  la  ligne  9  )  sont  sculptées. 


LE  TEMTLE  DE  KALABCHAH.  1G5 

mandoulis  :  (~)  f  jY[  ^  \\**  j  fi—  j  if  ;^îf  li  ï  ÎmÎtT 
*  ï(effacee)  i  >»*=.  *wî$  vs  r'o'j    ,*.._,  ^     ■ 

TROISIÈME   REGISTRE. 
(PI.  LVII,  LVIII,  LIX). 

Ce  registre  mesure  i  m.  62  cent,  de  hauteur;  il  est  séparé  du  précédent  par 
un  intervalle  de  0  ni.  o3  cent.  La  division  en  tableaux  correspond  absolument  à 
celle  du  registre  précédent.  Il  n'a  pas  été  achevé  clans  sa  décoration,  en  parti- 
culier sur  la  paroi  est  et  la  moitié  est  de  la  paroi  nord.  Les  divinités  y  sont  figurées 
assises,  comme  au  registre  précédent. 

a.   Paroi  est  (p\.  LVII,  A  et  B). 

Cette  paroi,  longue  de  3  m.  80  cent.,  est  divisée  en  deux  tableaux  d'inégale 
largeur,  le  premier  mesurant  2  m.  2 5  cent,  et  comprenant  trois  personnages, 
le  second  ne  mesurant  que  1  m.  55  cent,  et  comprenant  seulement  deux  person- 
nages. Aucun  de  ces  tableaux  n'a  été  achevé  en  ce  qui  concerne  les  inscriptions; 
l'emplacement  de  ces  dernières  a  été  soigneusement  délimité  au  ciseau,  et  le 
quadrillage  préparatoire  au  dessin  des  hiéroglyphes  a  été  tracé  en  minces 
lignes  rouges  sur  cet  emplacement;  mais  aucun  signe,  à  la  difierence  de  ce  que 
nous  avons  constaté  au  second  registre,  n'a  reçu  le  moindre  commencement 
d'exécution,  même  à  la  peinture  rouge.  Seul,  dans  chaque  tableau,  le  signe  Y, 
début  de  la  légende  XtI  T         V  T^i ,  a  été  sculpté  au-dessus  de  l'épaule  du  roi. 

Premier  taisleai  (pi.  LVII,  A).  —  Le  roi,  coiffé  du  pschent  (B.  12),  ollre 
h;  symbole  des  champs,  III,  à  Isis  assise  et  coi  fiée  de  son  diadème  D.  5 ,  et  à 
une  déesse,  également  assise,  et  coifiée  de  la  couronne  D.  7;  le  nom  de  cette 
déesse  n'est  pas  écrit,  mais  il  semble  bien,  d'après  ses  attributs  (plumes  d'Amon, 
disque  et  cornes)  qu'il  s'agisse  de  la  compagne  d'Amon,  Muni. 

'"   Ce  début  est  sculpté;  la  suite  est  seulement  dessinée. 


16G  H.  GAUTHIER. 

Les  légendes  hiéroglyphiques  devaient  occuper  douze  lignes,  mais  aucune  n'a 
été  même  peinte  en  rouge. 

Deuxième  tableau  (pi.  LVII,  B).  —  Ce  tableau  est  beaucoup  moins  large  que 
le  précédent,  et  il  ne  comporte  que  deux  personnages.  Le  roi  (-«—■),  coiffé  du 
casque  de  guerre  A.  5  surmonté  du  diadème  A.  1 1,  offre  à  Klmoum  assis,  à  tête 
de  bélier,  et  coiffé  de  la  couronne  A.  1 3,  un  objet  de  cette  forme  T.  Les  légendes 
devaient  occuper  dix  lignes  (?),  mais  aucune  d'elles  n'a  été  exécutée,  en  dehors 
du  signe  Y  au-dessus  de  l'épaule  du  roi. 

b.  Paroi  nord  (pi.  LVIII,  A  et  B). 

Cette  paroi  est  divisée  ici,  comme  au  registre  précédent,  en  deux  grands 
tableaux,  le  premier  de  2  m.  83  cent,  de  largeur,  le  second  de  2  ni.  90  cent. 
Chacun  de  ces  tableaux  comprend  quatre  personnages,  le  roi  et  trois  divinités. 
La  sculpture  des  légendes  hiéroglyphiques  n'a  pas  été  achevée;  certaines  d'entre 
elles  ne  sont  pas  même  peintes  en  rouge. 

Premier  tableau  (pi.  LVIII,  A).  —  Le  roi,  coiffé  seulement  de  la  perruque  et 
de  l'uraeus,  est  debout,  les  deux  bras  élevés  en  l'air  dans  l'attitude  de  l'adora- 
tion devant  trois  divinités  :  Phtah  assis  dans  un  naos,  Sekhmet(?)  debout,  cl 
probablement  Mandoulis  assis  sur  le  trône  habituel.  Au-dessus  du  roi  le  ciel 
>— 1  est  dessiné  en  rouge  et  a  reçu  un  commencement  de  sculpture. 

Le  dieu  Phtah  est  emmaillotté,  comme  à  l'ordinaire,  coiffé  de  la  perruque  et 
de  l'urœus,  et  porte  le  collier  et  le  collet  à  franges;  il  tient  appuyés  sur  son  genou 
le  sceptre  f,  le  •¥•  et  le  î  réunis.  Le  naos  dans  lequel  il  est  assis  est  recouvert 
du  toit  incliné,  tout  garni  d'uneus  dressés  et  coiffés  du  disque  solaire;  il  est 
encadré  à  gauche  et  à  droite  par  deux  4-.  La  déesse  Sekhmet(?)  est  debout;  elle 

tient  le  sceptre  ordinaire  des  déesses,  J ,  porte  une  tête  de  lionne,  est  coiffée  du 
disque  solaire  au  milieu  duquel  se  dresse  l'urœus  (  D.  1  0  (?).  Enfin  le  dernier 
dieu,  qui  est  probablement  le  dieu  local  de  Talmis-Kalabchah.  Mandoulis,  est 
assis  et  coiffé  du  diadème  B.  b. 

Les  légendes  explicatives  de  ce  tableau  devaient  être  contenues  dans  douze 
lignes  d'hiéroglyphes,  dont  l'emplacement  a  été  nettement  marqué  au  ciseau, 
mais  qui  n'ont  même  pas  été  dessinées  en  esquisse  préparatoire  rouge;  seuls 
les  deux  cartouches  du  nom  royal  se  détachent  en  rouge  sur  le  fond  blanc  de 
la  pierre,  mais  ils  sont  restés  vides. 


LE  TEMPLE  DE  KALABCII AIL  167 

Deuxième  taiîleai:  (pi.  LVIII,  B).  —  Le  roi  (< — -),  coiffé  «lu  pschent  B.  12,  offre 
l'emblème  de  la  Vérité  et  de  la  Justice,  tf  ,  à  Thoth  ibiocéphale,  assis  et  coiffé 
de  la  couronne  G.  7  ,  à  la  déesse  Safekh-Aboui(?),  debout,  sans  sceptre,  et  coiffée 
du  diadème  D.  1 1 ,  et  à  Mandoulis(?)  assis  et  coiffé  de  sa  couronne  spéciale  G.  g. 
Quatre  lignes  sur  treize  parmi  les  légendes  hiéroglyphiques  n'ont  été  ni  peintes 
ni  sculptées. 


ITRE  DU   TAItLEAI 


-,    1    >i       1  ■  ■ 

)     |    >w,~a  SL     m        I        (sir) 


>•      I 


1- !■..=(— )îs(*!55Ti;^(*HP::fa:i^i;tiJ: 

|  T^  1  (ni  sculptée,  ni  peinte). 

1   I    \m  \  «^  I     ■  «=►   I  -^^  - m   ©     I  I       I   <****  h\I  I    I    I  ©   I   \ 

sculptée,  ni  peinte)   1  (ni  sculptée,  ni  peinte). 

Safekh-Aboui  (?)  :  (* — ►)   1  (ni  sculptée,  ni  peinte). 

c.   Paroi  ouest  (pi.  LIX,  A  et  B). 

Cette  paroi  mesure  h  m.  3o  cent,  de  largeur,  et  nous  avons  vu  que  le  soubas- 
sement et  les  deux  premiers  registres  étaient  décorés  sur  toute  cette  surface. 
Mais  au  troisième  registre,  la  partie  décorée  de  tableaux  ne  mesure  que 
3  m.  70  cent,  de  largeur,  les  55  cent,  restants  étant  occupés  par  la  corniche 
de  la  porte  conduisant  à  la  procella;  cette  corniche  déborde  en  effet  beaucoup, 
de  chaque  côté,  en  dehors  des  montants  de  la  porte.  Cette  largeur  de  3  m.  75  c. 
se  subdivise  donc  en  deux  tableaux  très  inégaux,  le  premier  mesurant  1  m.  65  c. 
et  comprenant  seulement  deux  personnages,  le  second  mesurant  3  m.  10  cent, 
et  comportant  trois  personnages.  Toutes  les  divinités  sont  assises  sur  le  trône 
habituel,  et  la  sculpture  des  légendes  hiéroglyphiques  a  été  presque  partout 
achevée,  à  la  différence  de  ce  que  nous  avons  constaté  en  d'autres  parties  de  ce 
même  registre. 

Enfin  la  paroi  ouest  est  percée  d'une  fenêtre  rectangulaire,  haute  de  1  m.  1  1  c. 
et  large  de  o  m.  78  cent.  Cette  fenêtre  empiète  sur  le  registre  sur  une  hauteur 


168  II.   GAUTlIIEIi. 


de  o  m.  43  cent.,  et  sur  une  largeur  de  o  m.  12  cent,  dans  le  premier  tableau, 
et  o  m.  66  cent,  dans  le  second  tableau.  Elle  a  obligé  le  décorateur  à  ne  placer 
aucune  coiffure  sur  la  tête  du  roi  du  second  tableau;  ce  dernier  ne  porte  donc 
que  la  perruque  et  luraeus. 

Premier  tableau  (pi.  LIX,  A).  —  Le  roi  (« — •),  coiffé  de  la  couronne  blanche 
du  sud  (B.  6),  offre  deux  vases  à  vin  ||au  dieu  Mandoulis  assis  et  coiffé  du 
diadème  B.  h. 

Titre  du  tableau  :  (  mi-sculpté,  mi-peint)  :  (-« — «)  1  s. — li  -  1=*  11m 

SrAf 

LERoI:(^);^C^Il^^^(V-MPr^^ï^jy(lereste 

n'est  ni  sculpté,  ni  peint;  remplacement  de  la  ligne  est  seul  indiqué  )  j'(  ni  sculptée, 
ni  peinte). 

îir+^^(,r^n  ?«îp?Smi  T(ni  scu|i,t,?e- ni  i>emte)- 

Deuxième  tableau  (pi.  LIX,  B).  —  Le  roi  (■« — •),  coiffé  de  la  seule  perruque  et 
de  l'urreus  (A.  1),  est  debout  dans  l'attitude  de  l'adoration  devant  Mandoulis 
assis,  coiffé  du  diadème  B.  7  sur  A.  k,  et  devant  la  déesse  Ouadjit  assise  et  coiffée 
de  la  couronne  du  nord  B.  1  1  (sans  urœus). 

Titre  du  tableau  :  (« — «)  j  ^zj  ^>  ^^^  ■  ®"~~*h'f. 

i*  -  ■■(—)]  m  SUS  îSs  dom  ;  Bt 

_     y  T^  I  (ni  sculptée,  ni  peinte). 

MA>DoDHs:(^)îiVis^ï^ii^iriv»vi.^ç^"  ' 
whxjh 


:x   t-1"^., 


S    M 


Ouadjit  iv-^fj^n.  .Mô^.MTH  ï  u.^"""^!^ 


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KALABCHAH. 


PL.  II 


A).  —  Porte  de  la  Cclla.  Linteau  intér 


B).  —  Montant  nord. 


C).  —  Montant  sud. 


,      ..)-'!.;> 


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KALABCHAH. 


PL.  IV 


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A).  —  Cella.  Paroi  sud.  Soubassement  (il£  moitié). 


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B).  —  Cella.  Paroi  sud.  Soubassement  (2e  moitié). 


KALABCHAH. 


PL.  V 


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A).  —  Cella.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  Soubassement,  et  i"  registre,  Ier  tableau. 


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B).  —  Cella.  Partie  sud,  paroi  est.  Soubassement  (en  entier). 


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KAI.AUCHAH. 


PL.  VII 


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A).  —  Cella.  Paroi  sud.  Ier  registre,  i"  tableau. 


■i— ^T-rr- ^-=^-7-  ^-r=»!?l  r~-  1*  v"  r^- .^ 


B).  —  Cella.  Paroi  sud.  Ier  registre.  2e  tableau. 


KA1  ABCHAH. 


PL.  VII 


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1 


A).  —  Cella.  Paroi  sud.  2=  registre  et  frise.  i«  moitié. 


B).  —  Cella.  Paroi  sud.  2=  registre  et  frise.  2e  moitié. 


KALABCHAH. 


PL.  IX 


A).  —  Cella.  Partie  sud.  Paroi  est.  2"  registre  (en  entier). 


B).  —  Cella.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  2e  registre.  !cr  tableau. 


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PL.  XII 


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A).  —  Cella.  Paroi  nord.  Soubassement.  I"  moitié. 


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B).  —  Cella.  Paroi  nord.  Soubassement.  2e  moitié. 


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PL.  XIV 


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A).  —  Cella.  Paroi  nord.  icr  registre.  Ier  tableau. 


B).  —  Cella.  Paroi  nord.  Ier  registre.  2e  tableau. 


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PL.  XV 


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A).  —  Cella.  Paroi  nord.  2e  registre  et  frise.  ire  moitié. 


B).  —  Cella.  Paroi  nord.  2U  registre  et  frise.  2=  moitié 


KALABCHAH. 


PL.  XVI 


A).  —  Cella.  Partie  nord.  Paroi  est.  2e  registre  (en  entier) 


B)-  —  Cella.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Soubassement,  et  i"  registre,  Ier  tableau 


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PL.  XXI 


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A).  —  Procella.  Linteau  de  la  porte  à  l'intérieur. 


B).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  Soubassement. 


KALAHCHAH. 


PL.  XXII 


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A).  —  Procella.  Paroi  sud.  Soubassement. 


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B).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  est    Soubassement. 


KALABCHAH. 


PL.  XXIII 


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A).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Soubassement.  ire  moitié. 


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B)    —  Procella    Partie  nord.  Paroi  ouest.  Soubassement.  2e  moitié 


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PL.  XXIV 


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A).  —  Procella.  Paroi  nord.  Souhassement.  1™  moitié 


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B)-  —  Procella.  Paroi  nord.  Soubassement.  2e  moitié. 


KALABCHAII 


PL.  XXV 


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A).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  est.  Soubassement.  ire  moitié. 


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B).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  est.  Soubassement.  2e  moitié. 


KAl.AlïCHAH. 


PL.  XXVI 


A).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  est.  Ier  registre. 


B).  —  Procella.  Paroi  sud.  Ier  registre.  Ier  tableau. 


KALAHCHAH. 


PL.  XXVII 


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A).  —  Procella.  Paroi  sud.  Ier  registre.  2e  tableau. 


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B). 


Procella.  Paroi  sud.  Ier  registre.  3e  tableau. 


KALABCHAH. 


PL.  XXVIII 


A).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  Ier  registre. 


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B).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  est.  2<=  registre. 


KALABCHAH. 


PL.  XXIX 


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A).  —  Procella.  Paroi  sud.  2e  registre.  m  moitié. 


B).  —  Procella.  Paroi  sud    2e  registre.  2e  moitié. 


KALABCHAH. 


PL.  XXX 


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A).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  2e  registre. 


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B).  —  Procella.  Frise  au-dessus  de  la  porte  de  la  cella, 


KALABCHAH. 


PL.  XXXI 


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A).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  est.  i"  registre.  icr  tableau. 


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B).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  est.  Ier  registre.  2e  tableau. 


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PL.  XXXII 


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A)    —  Procella.  Paroi  nord.  Ier  registre.  Ier"  tableau. 


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B).  —  Procella.  Paroi  nord,  i"  registre.  2e  tableau. 


KALABCHAH. 


PL.  XXXIII 


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A).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Ier  registre    Ier  tableau. 


B).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Ier  registre.  2e  table 


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A).  —  Procella.  Paroi  nord.  2e  registre.  Ier  et  2e  tableaux 


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B).  —  Procella.  Paroi  nord.  2e  registre. 
2e  tableau  :   le  dieu  Mandoulis. 


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KALABCHAH. 


PL.  XXXVII 


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A).  —  Procella.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  2e  registre.  2e  tableau. 


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B).  —  Procella.  Partie  sud.  Paroi  est.  Ie*  registre. 
Le  dieu  Osiris. 


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KALABCHAH. 


PL.  XXXIX 


A).  —  Antichambre.  Linteau  de  la  porte,  à  l'extérieur  (gauche). 


B).  —  Antichambre.  Linteau  de  la  porte,  à  l'extérieur  (droite) 


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PL.  XL1I 


A).  —  Antichambre.  Linteau  intérieur  de  la  porte  (droite). 


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B).  —  Antichambre.  Linteau  intérieur  de  la  porte  (gauche). 


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PL.  XLIII 


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A).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Soubassement  (ir<=  moitié). 


B).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Soubassement  (2e  moitié). 


KALABCHAH. 


PL.  XLIV 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  Soubassement  (irc  moitié). 


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B).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  Soubassement  (2e  moitié). 


KALABCHAH. 


PL.  XLV 


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A).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  est.  Soubassement  (en  entier). 


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B).  —  Antichambre.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  Soubassement  (en  entier). 


KALABCHAH. 


PL.  XLVI 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  Soubassement  (en  entier"). 


B)-  —  Antichambre.  Partie  sud.  Paroi  est.  Soubassement  (en  entier) 


KALABCHAH. 


PL.  XLVII 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  i"  registre.  2e  tableau. 


B).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  icr  registre.  3e  tableau. 


KALAIiCHAII. 


PL.  XLVIII 


A).  —  Antichambre.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  i«  registre. 


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B).  —  Antichambre.  Partie  sud.  Paroi  ouest.  2e  registre. 


KALA13CHAH. 


PL.  XI. IX 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  2e  registre.  Ier  tableau. 


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B).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  2e  registre.  2e  tableau, 


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PL.  LI 


A).  —  Antichambre    Paroi  sud.  3=  registre  et  frise  (1"  moitié). 


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B).  —  Antichambre.  Paroi  sud.  3e  registre  et  frise  (2e  moitié). 


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A).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  est.  i«  registre  (en  entier). 


B).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  est.  2U  registre  (en  entier). 


KAI.AP.CH AI  I. 


pl.  nu 


A).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  i"  registre  (droite). 


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B).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  Ier  registre  (gauche). 


KALAHCHAII. 


PL.  LIV 


A).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  i"  registre  (droite). 


B).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  Ier  registre  (gauche). 


KA1.A1ÎCHAH. 


PL.  LV 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  2e  registre,  i"  tableau. 


B).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  2e  registre.  2e  tablea 


KALAHCIIAH. 


PL.  LVI 


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A).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  2e  registre.  Ier  tableau. 


B).  —  Antichambre.  Partie  nord.  Paroi  ouest.  2e  registre.  2e  tableau. 


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KALABCHAH. 


PL.  LVIII 


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A).  —  Antichambre.  Paroi  nord.  3e  registre  et  frise  (ire  moitié). 


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B)    —  Antichambre.  Paroi  nord.  3e  registre  et  frise  (2e  moitié). 


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KALABCHAH. 


PL.  LX 


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A).  —  Antichambre.  Frise  de  la  paroi  ouest,  au-dessus  de  la  porte  de  la  procella. 


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B)-  —  Antichambre.  Ensemble  de  la  paroi  sud,  montrant  à  gauche  la  porte  de  l'escalier  conduisant  aux  terrasses, 
à  droite  la  porte  du  petit  réduit  ménagé  sous  cet  escalier. 


Photolypie  Bsittimid.  P» 


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KALABCHAH. 


PI.    A 


DIADÈMES    DE    DIEUX    ET    DE    ROIS. 


12 


KAI ABCHAH. 


PI.   B 


DIADÈMES    DE    DIEUX    ET    DE    ROIS. 


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10 


KALABCHAH. 


PI.  C 


DIADEMES    DE    DIEUX    ET    DE    ROIS. 


KALABCHAH. 


PI.  D 


DIADÈMES    DE    DÉESSES    ET   DE    REINES. 


11 


PUBLICATIONS 
DU    SERVICE    DES   ANTIQUITÉS    DE    L'EGYPTE. 


Guide  du  Visiteur  au  Musée  du  Caire,  par  G.  Maspero.  in-8°,  Caire,  tg Épuisé);  la  nouvelle  édition 

est  en  préparation.  —  F.e  même  traduit  en  anglais  et  illustré,  5'édif. ,  in-8".  Caire,  1910.  — Prix  :  P.  T.  20 

('1  sh.).  —  Le  même  traduit  eu  arabe,  in-8°,  Caire,  igo4.  —  Prix  :  P.  T.  1,3. 
Catalogue  des  monuments  sr  inscriptions  de  l'Egypte  antique.  —  Ouvrage  publié  sous  les  auspices    de 

S.  A.  Abbas  11  lliluii.  Khédive  d'Egypte: 
Tomel.  —  De  la  frontière  de  Nubie  à  Kom-Ombos ,  par  J.  dis  Morgan,  U.  Bouriant,  G.  Legrain,  G.  Jéqoier, 

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Tome    III.   —   Kom-Ombos,    •î"    partie,  mêmes    auteurs.  —    1"  livraison.    —  In-4°,    Vienne,   1902.   — 

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La  troisième  livraison  est  sous  presse. 
Carte  de  la  nécropole  mempbite  :  Dahchour,  Sakkarali,  Abousir,  par  J.  du  Morgvn.  — ■  In-4",   ia  planches 

coloriées.  —  Caire,  1897.  —  Prix  :  771  mill.  (20  francs). 
Fouilles  à  Dahchour  (mars-juin  i8g4),  par  J.  de  Morgan,  avec  la  collaboration  de  MM.  Bertiiei.ot,  G.  Legrain, 

G.  Jéquier,  V.  Lorkt  et  D'  Fouquet.  —  In-4°,  Vienne,  1895.  —  Prix  :  P.T.  195  (5o  fr.  5o). 
Fouilles  à  Dahchour  (189/1-1895),  par  les  mêmes.  — Iu-4°,  Vienne,  1903.  —  Prix  :  P.T.  200  (5a  francs). 
Notice  sur  le  temple  de  Louqsor  ,  par  G.  Daressv.  —  In-8°,  Caire,  1 898.  —  Prix  :  P.  T.  8  ( a  francs). 
Notice  sur  le  temple  de  Médinet-Habou  ,  par  G.  Daressv.  — In-8°,  Caire,  1897. —  Prix  :  P.T.  12  (3  francs). 
Fragments  d'un  manuscrit  de  Ménandre  ,  découverts  et  publiés  par  G.  Lefebvre ,  in-a° ,  Caire ,  1 907  (Epuisé). 
Recueil  des  Inscriptions  grecques-chrétiennes  d'Egypte,  par  G.  Lefebvre. —  In-4°,  Caire.  1907.  —  Prix: 

P.  T.  200  (5a  francs). 
Livre  des  Perles  enfouies  et  du  Mystère  précieux,  par  Ahmed  bev  Kamal.  —  2  vol.  in-4",  Caire,  1907. — 

Prix  :  les  deux.  P.T.  i55  ('10  francs).  Pris  séparément  :  texte  arabe.  P.T.  80  (20  fr.  75);  traduction  française, 

P.T.  85  (22  francs). 
Annales  du  Service  des  Antiquités  ,  tomes  I  à  X. —  In-8°,  Caire,   1900-  1909.  —  Le  onzième  volume  est 

sous  presse. 

(Les  Annai.es  formeront  chaque  année  un  volume  de  iS  à  22  feuilles ,  avec  planches.  Chaque  volume  sera  vendu 
au  prie  de  P.T.  97  1/2  [a5fr.  a5].) 
Le  Musée  égyptien.  — Tome  I.  —  In-4°  avec  46  planches,  Caire,  1890-1900.  —  Prix  :  3a  fr.  5o. 

Tome  II,  1"  fasc.  —  In-4°  avec  17  planches,  Caire,  1906.  —  Prix  :  as  francs.  —  Second  fascicule.  — 
In-4°  avec  25  planches,  Caire,  1906.  —  Prix  :  26  francs.  — -  Troisième  fascicule.  —  In-4°  avec 
i5  planches,  Caire,  1907.  —  Prix  :  18  francs. 

Tome  III.  1"  fasc.  —  ln-4"  avec  a3  planches,  Caire,  1909.  —  Prix  :  25  francs. 
Plan  des  nécropoles  thébaines,  parE.  Bvraize. —  1" livraison,  feuilles  9,  20,  21,  3i  et  32. —  In-f", Caire. 

190/1.  —  Prix  :  P.T.  28  (7  francs).  —  2°  livraison,  feuilles  4a,   53,  61.  —  In-f",  Caire,  1907.  — 

Prix  :  P.T.  20  (5  francs). —  La  4°  livraison  est  sous  presse. 
Excavations  at  Saqqara  (190.5-1906),  par  .1.  E.  Qiubell.  —  Iu-4°  avec  planches.  Caire,  1907.  —  Prix  : 

P.  T.    174  (45  francs).  —  (1906-1907).  —  In-4*  avec  planches  en  couleurs.  Caire.  1908.  —  Prix  : 

P.  T.  35o  (90  fr.  75).  —  (1907-1908).  —  In-4°  avec  planches  en  couleurs,  Caire,   1909.  —  Prix  : 

P.T.  35o(9o  fr.  75). 

Les  Temples  immergés  de  la  Nurie  : 
In-4°  avec  planches.  —  Tome  I.  1"  livraison.  Rapports,  par  G.  Maspero  el  A.  Barsanti.  Caire,  1909.  — 

Prix  :  P.T.  i54  (  4o  francs).  —  9' livraison,  Caire,  1909.  —  Prix  :  P.  T.  1 48  (38  francs).  —  .'!"  livraison, 

Caire,  1910.  —  Prix  :  P.T.  200  (5a  francs). 

Le  Temple  de  Kalabciiaii  ,  par  H.  Gauthier.  —  1"  fascicule,  Caire,  1911.  —  Prix  :  P.  T.  .'!o8  (80  francs). 
Répertoire  généalogique  et  onomastique   du  Musée  du   Caire  (XVII'-XYIII"  dynasties),   par  G.  Legrain, 

UI78",  Genève.  1908.  —  Prix  :  P.  T.  77  i/'i  (20  francs). 


Catalogue  général  du  Musée  du  Caire  (in-4'  avec  planches  el  ligures  dans  le  texle)  : 

Ostraca  .  par  G.  Daressv.  Caire,  1901.  —  Prix  :  P.T.  230  (57  francs). 

Die  Met allgef. esse,  par  Fr.  de  Bissing,  Vienne,  1901.  —  Prix  :  P.T.  80  (20  fr.  75). 

Die  Fayencegefmsse ,  par  Fr.  de  Bissing,  Vienne,  1902.  —  Prii:i\T. 97  1/2  (25  fr.  a5). 

Die  SteingefjEsse,  par  Fr.  de  Bissing,  Vienne,  1904.  —  Prix  :  P.T.  100  (26  francs).  — Eiuleitttiig  u iid Indices , 

Vienne,  1907. —  Prix  :  P.  T.  38,5  (10  francs). 
Fouilles  de  la  vallée  des  rois,  par  G.  Daressv.  —  1"  partie  :  Tombes  de  Maherpra,  Aménophis  II .  Caire  , 

1 9c  1 .   — ■   Prix  :  P.T.  200  (5a  francs).  —  a*  partie  :   Tombes  d' Aménophis  II  et   de   Thoutmosis  III, 

Caire,  1902.  —  Prix  :  771  mil!.  (20  francs). 
Coptic  Monuments,  par  W.  E.  Crum,  Caire,  1901.  —  Prix  :  P.T.  270  (70  francs  1. 


PUBLICATIONS 

1)1     SERVICE   DES    ANTIQUITÉS   DE   L'EGYPTE   (Suite). 


CATii.nr.it:  général  du  Musée  du  Caire  (in-4°  avec  planches  et  ligures  dans  le  texte)  [suite]  : 

Gkab-  i'/vd  Denksteine  des  hittlbMs  Rbichs,  par  L*N«&5biÛPBR.  —  1"  partie:  Te.rt  zu  N"  aoooi-ao3g() . 

Berlin,  1909.  —  Prix  :  P.T.  220 (57  francs).  —  2'  partie:  Text  z.u  N"  so'ioosojSo  .  Berlin.  1908.  — 

Prix  :  P.'T.  3oo  (78  francs).  —  k°  partie  :  Tafeln,  Berlin,  190:}.  — Prix  :  P.  T.  3oo  (78  francs). 
Textes  et  dessins  magiques,  par  G.  Daressy,  Caire.  1909.  —  Prix  :  P.T.  70  (18  l'r.  i5). 
Sarcophages  antérieurs  au  nouvel  empire,  par  P.  Laçai-.  —  Tome  I,   1"  fascicule.  Caire,  »9o3.  —  Prix: 

P.T.  212  (55  francs). —  «'fascicule,  Caire, 190/1.  —  Prix:P.T.  i4o(36  fr.  20).  —  Tomell,  i"fascicule. 

Caire,  1905.  —  Prix:  771  mill.  (20  francs).  —  9e  fascicule,  Caire,  1907.  —  Prix  :  P.T.  100  (26  francs). 
Stèles  du  nouvel  empire,  par  P.  Lacau. —  Tomel.  1" fascicule.  Caire,  1909.  —  Prix:  P.T.  3oo  (77  fr.  77). 
Greek  Papyri,  par  Grenfell  et  Hunt.  Oxford,  1903.  —  Prix  :  P.T.  70  (18  l'r.  i5). 
Koptiscbb  Kuxst,  par  Strzvgowski,  Vienne,  190/1.  —  Prix  :  P.  T.  3oo  (78  francs). 
Greek  Movlds,  par  C.  C.  Edgar,  Caire,  1902.  —  Prix  :  P.  T.  g5  (2/1  fr.  60). 
Greek  Sculpture,  par  C.  C.  Edgar,  Caire,  1900.  —  Prix  :  P.  T.  t55  (60  fr.  20). 
Greek  Bronzes,  par  C..C.  Edgar,  Caire.  1906.  —  Prix  :  P.  T.  100  (26  francs). 
Graf.co-Egyptian  Glass,  parC.  C.  Edgar,  Caire,  1905.  —  Prix  :  P.  T.  80  (20  fr.  70). 
Gkaeco-Egyptian  Coffins ,  par  C.  C.  Edgar,  Caire,  1900.  —  Prix  :  P.T.  a'3'i,&  (60  francs). 
Sculptors'  studies  and  uxfinisued  Works,  par  C.  C.  Edgar,  Caire,  1906.  —  Prix:  P.  T.  176  (45  francs). 
Die  demotischen  Denkii  slbb,  par  W.  Spiegelberg.  —  1"  partie  :  Die  dcmotischen  Inschriften,  Leipzig,  1906. 

—  Prix  :  P.  T.  120  (3i  fr.  10).  —  2e  partie  :  Die  demolischen  Papyrus,   Strasbourg,  1908.  —  Prix  : 
P.T.  i5â  {ho  francs).  —  Tome  II  (planches),  Strasbourg.  1906.  —  Prix  :  P.T.  3o8  (80  francs). 

The  tomb  of  Thutmôsis  IV,  par  Carter-Newberry,  Londres,  190/1.  —  Prix  :  P.  T.  200  (52  francs). 

Greek  Inscriptions,  par  J.  G.  Milne,  Londres,  1  go5.  — Prix  :  P.  T.  1  92  (5o  francs). 

Stèles  hiéroglyphiques  d'époque  ftolémaïque  et  romaine,  par  Ahmed  bey  Kamal.  —  Tomel,  texte,  Caire,  igo5. 

—  Prix  :P.  T.  25 1  (65  francs).  —  Tomell.  planches,  Caire,  190/i.  — Prix:  P.  T.  212  (55  francs). 
Tables  d'offrandes,  par  Ahmed  be#Kamal.  —  Tome  1.  texte,  Caire.  1909.  —  Prix  :  P.T.  200  (52  francs 

—  Tome  II,  planches,  Caire,  1906.  —  Prix  :  P.  T.  i54  (4o  francs). 
Arcbaîc  objects,  par  J.  E.  Qcibell.  —  Tome  l  (texte),  Caire,  1906.  —  Prix  :  P.T.  200  (52  francs).  — ■ 

Tome  II  (planches),  Caire,  190/1.  —  Prix  :  P.T.  189  (36  francs). 
Tomb  of  Yuaa  and  Tiiuiu ,  par  J.  E.  Quibell  ,  Caire,  1908.  —  Prix  :  P.  T.  212  (  55  francs). 
La  Faune  momifiée  de  l'antique  Egypte,  par  Gaillard  et  Daressy,  Caire,  1905.  —  Prix  :  P.T.  i5i  (4 o  francs). 
Statues  dÈ  Divinités,  par  G.  Daressy.  —  Tome  I,  texte,  Caire,  S906.  —  Prix  :  P.T.  25o  (65  francs).  — 

Tome  II.  planches,  Caire,  igo5.  —  Prix  :  P.T.  912  (55  francs). 
Cercueils  des  cachettes  royales,  par  G.  Daressy,  Caire,  1909.  —  Prix  :  P.T.  3a8  (85  francs). 
Statues  et  statuettes  de  rois  et  de  particuliers  (2'  partie),  par  G.  Legrain.  —  Tome  I,  Caire,   1906. 

—  Prix  :  P.  T.  270  (70  francs  j.  —  Tome  II,  Caire,  1909.  —  Prix  :  P.  T.  200  (52  francs). 
Scarab-shaped  Seals,  par  P.  E.  Neyvberry,  Londres.,  1907.  —  Prix:  P.T.  200  (5a  francs). 
Amulets,  par  G.  A.  Reisner,  Caire,  1907.  —  Prix  :  P.  T.  1 54  (60  francs). 

Miroirs,  par  G.  Bénédite,  Caire,  1907.  —  Prix  :  P.  T.  îao  (3i  fr.  10). 

Bijoux  et  Orfèvreries,  par  É.  Vernier.  —  Tome  I,  1"  fascicule,  Caire,  1907.  —  Prix  :  P.  T.  90  (a 4  francs). 

—  2'  fascicule,  Caire,  1909.  —  Prix  :  P.  T.  i54  (4o  francs). 

Sarcophages  des  époques  persane  et  ptolémaïque  .  par  G.  Maspero.  — Tome  I,   1"  fascicule,  Caire,  1908. 

—  Prix:  P.T.  i36  (35  francs). 

Weights  and  Balances,  par  Arthur  E.  P.  Weigall,  Caire,  1908.'  —  Prix  :  P.T.  70  (18  fr.  i5). 

La  seconde  trou  y  aille  de  Deir  el-Bahari  ,  par  Ë.  CiussiNâT,  1"  partie.  —  Tome  I,  1"  fascicule,  Caire.  191)9. 

—  Prix  :  P.  T.  97  (25  francs). 

Papyrus  grec*  d'époque  byzantine,   par  Jean  Maspero.  —  Tome  1.    1"   fascicule,    Caire.   1910.  —  Prix  : 
P.  T.  220  (57  francs). 


EN  VENTE  : 

Au  MUSEE  DU  CAIHE  el  chez  les  principaux  libraires  du  Caire: 

Chez  Ernest  LEROUX,  éditeur,  a8,  rue  Bonaparte,  Paris; 

Chez  Bernard  QUARITCH,  1  1 ,  Graflon  Street,  New  Bond  Street,  \V,  Londres; 

Chez  Kari.  W.  HIERSEMANN,  3,  Kdnigsstrasse,  Leipzig. 


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